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Q&R: ''Nous voulons contrôler notre eau''

21 March 2007 Leave a Comment

JOHANNESBURG, 21 mars (IPS) – Dans un discours sur l'état de la nation prononcé en février, le président sud-africain Thabo Mbeki a déclaré que son pays avait "déjà réalisé les Objectifs du millénaire pour le développement concernant la fourniture de base de l'eau, avec l'amélioration de l'accès de 59 pour cent en 1994 à 83 pour cent en 2006".

Huit objectifs de développement ont été adoptés pendant le Sommet du millénaire des Nations Unies en 2000, en vue de relever les niveaux de vie dans le monde entier d'ici à 2015. Parmi eux, figure la réduction du nombre de personnes n'ayant pas un accès durable à l'eau potable.

A l'heure actuelle, un ménage d'environ huit personnes en Afrique du Sud reçoit gratuitement quelque 6.000 litres d'eau par mois.

Toutefois, Patrick Findane, coordonnateur adjoint pour la Coalition contre la privatisation de l'eau, un groupe civique, estime que la description que fait le gouvernement des progrès réalisés dans l'augmentation de l'accès à l'eau est mensongère — puisque la quantité d'eau fournie ne satisfait pas les besoins des pauvres.

Il a été plus précis sur cette affirmation dans une interview qu'il a accordée à Moyiga Nduru de IPS en prélude à la Journée mondiale de l'eau (22 mars), qui se focalise cette année sur le manque d'eau. Moyiga Nduru (MN): Où pensez-vous que le système de fourniture d'eau aux pauvres est défaillant? Patrick Findane (PF): La constitution de l'Afrique du Sud dit que tout le monde a droit à une eau saine, propre et en quantité suffisante. Les pauvres reçoivent 6.000 litres par mois, par ménage (mais) ce n'est pas suffisant. Les autorités en charge de l'eau affirment qu'elles porteront la quantité à 10.000 litres par ménage. Elles ont commencé cela dans certaines régions.

MN: Mais l'Afrique du Sud est perçue comme un pays où l'eau manque. Les autorités n'essaient-elles pas d'économiser l'eau en limitant les quantités fournies? PF: Nous ne croyons pas qu'il y ait une pénurie d'eau en Afrique du Sud. Nous avons assez de pluies.

MN: Comment la pénurie d'eau affecte-t-elle les pauvres? PF: La recherche que nous avons menée à Soweto (une zone résidentielle noire juste à l'extérieur de Johannesburg), entre juin et juillet 2006, montre que les femmes et les enfants souffrent le plus du manque d'eau. Dans certaines régions, les femmes font jusqu'à deux kilomètres dans la soi-disant nouvelle Afrique du Sud, démocratique pour aller chercher de l'eau. Cela n'a pas de sens.

MN : La pénurie d'eau aggrave-t-elle les effets de la pandémie du SIDA? (Selon le Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/SIDA, la prévalence du VIH pour les adultes est de 18,8 pour cent en Afrique du Sud).

PF: Les personnes vivant avec le VIH/SIDA ont besoin de soins spéciaux. Elles doivent être nettoyées et lavées; elles doivent également boire beaucoup d'eau. Elles ont besoin d'eau pour prendre leurs médicaments (les comprimés anti-rétroviraux prolongeant la vie) comme le demande le médecin. Lorsque vous avez une mesure d'eau installée dans votre maison, vous êtes limité dans l'utilisation de l'eau.

La pénurie d'eau affecte également la gestion des infrastructures sanitaires…Dans des parties de Soweto, les gens ne nettoient plus à grande eau leurs toilettes…C'est très dégradant. C'est pour cela que nous avons intenté un procès à Johannesburg Water (un service municipal) et la Ville de Johannesburg. Nous les attaquons pour avoir refusé aux pauvres un accès suffisant à l'eau.

Durant le Forum social mondial à Nairobi, au Kenya, en janvier, nous avons constaté que le problème de l'eau est tout entier. Nous avons appris sur la privatisation de l'eau dans des pays comme le Ghana, la Tanzanie, la Bolivie, et le Brésil. En Bolivie, les communautés se sont battues pour le contrôle de l'eau. L'eau en Bolivie est maintenant contrôlée par les communautés. Nous voulons faire de même en Afrique du Sud.

Quand nous étions à Nairobi, nous avions également formé le 'Africa Water Network' (Réseau pour l'eau en Afrique), qui est opposé à la privatisation. La privatisation est comme un vampire — elle suce le sang des pauvres…Nous croyons que l'eau est une nécessité. L'eau ne devrait pas être vendue. C'est un produit de base. C'est la vie.

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