BRAZZAVILL, 07 mai (IPS) – Le Centre Hospitalier et Universitaire
(CHU)de
Brazzaville ne vit que par son nom. Depuis sa création en 1987,
cet hôpital
conçu pour être un établissement sanitaire de référence n'a cessé
de
décevoir les patients.
" Les coûts de consultation y ont toujours été exorbitants. La
consultation
est fixée entre 2000 et 4000 F CFA, selon les services. Mais la
plupart des
malades sont dépourvus de moyens pour se payer la consultation.
Les
médicaments y sont introuvables. Les malades y sortent avec des
ordonnances
aux coûts inaccessibles", affirme un Brazzavillois.
Dès sa création, le CHU devait assumer trois missions : la
prestation des
soins de haute qualité, le développement de la recherche
biomédicale et la
formation du personnel de santé.
Le professeur KAYA Nestor du service de l'ophtalmologie raconte :
"Vous
savez que c'est un établissement qui a été conçu pour être un
hôpital de
référence dans les soins de qualité au Congo. Il devait recevoir
des malades
que l'on ne pouvait soigner dans d'autres centres de la place".
Mais dans l'ensemble, ce centre n'a pas atteint son principale
objectif
dévolu à tout établissement de santé, à savoir assurer l'accès
pour tous
aux soins de santé de qualité.
" A un moment, les gens l'ont même appelé CH-Tue au lieu de CHU,
car ils
avaient constaté que la plupart des malades qui y étaient admis
n'y
sortaient pas vivant", indique une infirmière.
Plus de 10 ans après sa mise sur pied, le CHU s'effondre peu à
peu. La
guerre civile de juin à octobre de l'année dernière a consacré sa
descente
aux enfers.
Les vandales ont pillé, des éprouvettes aux lits des malades.
Sur 900 lits qui constituaient la capacité d'hébergement du CHU ,
repartis
en 450 lits pour les services de médecine, 194 lits pour la
chirurgie, 108
lits pour la gynécologie obstétrique et 145 en pédiatrie, rien ne
reste de
tout cela. Beaucoup de lits et matelas ont été pillés. Ces lits
étaient
répartis dans 46 chambres individuelles et 237 chambres
collectives, relate
Monsieur jean LOUNAMA KOUTA, Directeur général du centre
hospitalier et
universitaire de Brazzaville.
"En ce moment, le CHU de Brazzaville est quasi vide. Je conseille
aux
malades de se faire soigner chez eux ou dans des cabinets
médicaux. Au
moins, ils soninets médicaux. Au
moins, ils sont à côté de leurs familles. Ici, il n'y a plus de
laboratoire.
Rien, rien". Tels sont les conseils de cette infirmière qui a
requis
l'anonymat face au désastre de ce centre.
En effet, le CHU présente aujourd'hui l'image d'un rêve déçu. De
ses
objectifs aux résultats obtenus, l'écart est grand et dans
l'opinion ses
prestations restent très critiques. Le CHU ne cesse de se
dégrader.
"Le matériel est devenu obsolète, il n'a pas été renouvelé, une
partie a
été pillée. Et nous sommes en difficultés de résoudre tous les
problèmes. Je
crains que cela risque d'augmenter les évacuations sanitaires sur
ce
point", a indiqué le sseur Kaya Nestor.
"C'est un oasis à sec", rétorque un malade. "je traîne là à
longueur de
journée dans l'intention de trouver une solution à mon mal. Et
après,
fatigué, je repars à la maison dans l'espoir de dominer ma douleur
et dans
la foi que Dieu me guérira", dit un malade qui ne sait plus à
quel saint
se vouer.
Tous les services sont presque arrêtés. Depuis près de cinq mois,
le
laboratoire du CHU ne fonctionne plus normalement. Le manque
criard de
microscopes, de réactifs, de lames et de tubes à essai contraint
ce service
à ne pas répondre complètement à la demande des patients. Les
seuls examens
réalisables sur place sont la goutte épaisse, le groupage sanguin,
la
numération formule sanguine. Et ceci selon la disponibilité du
matériel.
Un patient désabusé raconte : "Je ne vois pas pourquoi il faut
payer les
frais médicaux au CHU actuellement. Tout vient de l'extérieur et
pour un
simple examen de la goutte épaisse, il faut attendre que le
matériel se
libère".
Le service de pédiatrie offre un spectacle désolant. Sur quatre
unités que
compte le pavillon, deux sont fonctionnelles. Les mamans refusent
d'y faire
hospitaliser leurs enfants. Les quelques nourrissons qu'on y
trouve ne
reçoivent que des soins précaires. "Il y a trois jours de cela,
on avait
mis une perfusion à mon enfant, la perfusion finie, personne ne
venait la
vérifier pour l'enlever. J'ai dû me résoudre à le faire moi-même
après avoir
attendu quelques heures. Il n'y a pas de sanitaires et pour les
gardes
malades, ce n'est pas du tout gai", affirme une jeune maman.
A l'instar de la pédiatrie, les services de stomatologie, de
radiologie et
de chirurgie sont des monuments.
Le service de stomatologie figure parmi les services qui reçoivent
beaucoup
de patients en ce moment, malheureusement, la bonne volonté des
médecins ne
peut pas régler les difficultés qui s'y trouvent. Sur quatre
fauteuils que
compte ce service, deux seulement sont fonctionnels. Comme
désinfectant, les
stomatologues se partagent quelques gouttes d'eau de Javel. Les
autres
produits nécessaires pour le soin et extraction dentaire sont
achetés par le
malade lui-même. "Nous avons le minimum pour prendre en charge
tous les
malades qui viennent pour un traitement de maxillo-facial",
rassure le
docteur Boniface NGONI.
La radiologie fonctionne à peine. Elle se résume en un dispositif
muni d'un
appareil manuel qui permet de faire quelques radiographies
d'urgence.
Le pavillon de chirurgie quant à lui ne fonctionne presque plus.
Le CHU ne
fait plus d'interventions chirurgicales. Ce ne sont pas les
médecins qui
manquent, mais c'est le cadre qui ne s'y prête plus. Le service de
réanimation polyvalente est complètement paralysé par manque
d'oxygène.
"Nous refusons d'opérer dans des conditions aussi médiocres
surtout que la
salle de stérilisation est très défectueuse. Aucune intervention
ne peut se
faire dans des conditions de sécurité anesthésique sans oxygène.
Nous
demandons au pouvoir public de pallier au plus pressé pour éviter
les
évacuations vers Pointe Noire, Kinshasa ou vers la France",
indique un
médecin de ce service.
Pour faire face à toutes ces difficultés, un budget d'exercice
1998 de 9
milliards de F CFA a été adopté par les participants à la session
du conseil
d'administration du CHU. Ce budget sera cré au renouvellement du
plateau technique vieux de dix ans et jamais mis à jour ; l'achat
d'un
nouveau groupe électrogène, de l'oxygène médical, des médicaments,
du petit
matériel. Il servira également à la réouverture du centre
psychiatrique et
des services stratégiques du CHU.
"J'espère que le constat d'amertume va s'amenuiser. On attend
toutes les
retombées de ce budget de 9 milliards F CFA. Seulement, la
direction
devrait également prendre des sanctions disciplinaires à l'endroit
de
certains agents qui se manifestent dans la mauvaise gestion du
patrimoine de
ce centre", a dit un citoyen de Brazzaville.
Le CHU n'est pas la seule structure hospitalière a être délabrée.
Cette
situation est symptomatique dans d'autres centres de santé et
d'autres
structures à caractère national.
Dans l'ensemble, le Congo dispose d'un réseau sanitaire non
négligeable et
d'une assez bonne accessibilité pour les populations. Le pays
compte un
centre hospitalier et universitaire (CHU), trois hôpitaux généraux
(Talangaï, Makélékélé, Blanche Gomez), treize hôpitaux de base,
une
centaine de centres de santé intégrés et environ 450 dispensaires.
Mais
Tous ont une identité particulière : les difficultés que rencontre
le
gouvernement congolais dans la mise en uvre de ses différentes
politiques
de santé.
L'hôpital de Talangaï par exemple, situé dans un quartier
populaire au Nord
de Brazzaville se trouve lui aussi dans un état de décrépitude
indescriptible après la guerre. Tangalaï est une zone urbaine où
la densité
et la pauvreté battent des records. Seulement, la direction de cet
hôpital
n'a pas encore arrêté un plan d'urgence pour enrayer les
difficultés constatées.
Le pays compte également une multitude de cabinets médicaux dont
les plus
médiocres cohabitent avec des centres de référence.
Face à la dégradation des infrastructures sanitaires, les
populations
congolaises sont désemparées.
"C'est la désolation qui prime partout. Le personnel médical est
limité
dans ses prestations et le malade est désemparé. Il n'y a pas
beaucoup de
médicaments à l'hôpital, même pour les plâtres, tu dois sortir ton
argent.
*DESTSERVFRE
*CATAF HE
CONGO-SANTE : Un HF4pital de rE9fE9rence qui n'a jamais E9tE9 une
rE9fE9rence
pour les malades.
Par Lyne Mikangou
BRAZZAVILLE, 07 mai (IPS) – Le Centre Hospitalier et Universitaire
(CHU)de
Brazzaville ne vit que par son nom. Depuis sa crE9ation en 1987,
cet
hF4pital
conE7u pour EAtre un E9tablissement sanitaire de rE9fE9rence n'a
cessE9 de
dE9cevoir les patients.
" Les coFBts de consultation y ont toujours E9tE9 exorbitants. La
consultation
est fixE9e entre 2000 et 4000 F CFA, selon les services. Mais la
plupart des
malades sont dE9pourvus de moyens pour se payer la consultation.
Les
mE9dicaments y sont introuvables. Les malades y sortent avec des
ordonnances
aux coFBts inaccessibles", affirme un Brazzavillois.
DE8s sa crE9ation, le CHU devait assumer trois missions : la
prestation des
soins de haute qualitE9, le dE9veloppement de la recherche
biomE9dicale et la
formation du personnel de santE9.
Le professeur KAYA Nestor du service de l'ophtalmologie raconte :
"Vous
savez que c'est un E9tablissement qui a E9tE9 conE7u pour EAtre
un hF4pital de
rE9fE9rence dans les soins de qualitE9 au Congo. Il devait
recevoir
des malades
que l'on ne pouvait soigner dans d'autres centres de la place".
Mais dans l'ensemble, ce centre n'a pas atteint son principale
objectif
dE9volu E0 tout E9tablissement de santE9, E0 savoir assurer
l'accE8s pour tous
aux soins de santE9 de qualitE9.
" A un moment, les gens l'ont mEAme appelE9 CH-Tue au lieu de
CHU,
car ils
avaient constatE9 que la plupart des malades qui y E9taient admis
n'y
sortaient pas vivant", indique une infirmiE8re.
Plus de 10 ans aprE8s sa mise sur pied, le CHU s'effondre peu E0
peu.
La
guerre civile de juin E0 octobre de l'annE9e derniE8re a consacrE9
sa descente
aux enfers.
Les vandales ont pillE9, des E9prouvettes aux lits des malades.
Sur 900 lits qui constituaient la capacitE9 d'hE9bergement du CHU
,
repartis
en 450 lits pour les services de mE9decine, 194 lits pour la
chirurgie, 108
lits pour la gynE9cologie obstE9trique et 145 en pE9diatrie, rien
ne
reste de
tout cela. Beaucoup de lits et matelas ont E9tE9 pillE9s. Ces lits
E9taient
rE9partis dans 46 chambres individuelles et 237 chambres
collectives,
relate
Monsieur jean LOUNAMA KOUTA, Directeur gE9nE9ral du centre
hospitalier et
universitaire de Brazzaville.
"En ce moment, le CHU de Brazzaville est quasi vide. Je conseille
aux
malades de se faire soigner chez eux ou dans des cabinets
mE9dicaux.
Au
moins, ils soninets mE9dicaux.
Au
moins, ils sont E0 cF4tE9 de leurs familles. Ici, il n'y a plus de
laboratoire.
Rien, rien". Tels sont les conseils de cette infirmiE8re qui a
requis
l'anonymat face au dE9sastre de ce centre.
En effet, le CHU prE9sente aujourd'hui l'image d'un rEAve dE9E7u.
De ses
objectifs aux rE9sultats obtenus, l'E9cart est grand et dans
l'opinion ses
prestations restent trE8s critiques. Le CHU ne cesse de se
dE9grader.
"Le matE9riel est devenu obsolE8te, il n'a pas E9tE9 renouvelE9,
une partie a
E9tE9 pillE9e. Et nous sommes en difficultE9s de rE9soudre tous
les problE8mes. Je
crains que cela risque d'augmenter les E9vacuations sanitaires sur
ce
point", a indiquE9 le sseur Kaya Nestor.
"C'est un oasis E0 sec", rE9torque un malade. "je traEEne lE0
E0 longueur de
journE9e dans l'intention de trouver une solution E0 mon mal. Et
aprE8s,
fatiguE9, je repars E0 la maison dans l'espoir de dominer ma
douleur
et dans
la foi que Dieu me guE9rira", dit un malade qui ne sait plus E0
quel saint
se vouer.
Tous les services sont presque arrEAtE9s. Depuis prE8s de cinq
mois,
le
laboratoire du CHU ne fonctionne plus normalement. Le manque
criard de
microscopes, de rE9actifs, de lames et de tubes E0 essai contraint
ce
service
E0 ne pas rE9pondre complE8tement E0 la demande des patients. Les
seuls examens
rE9alisables sur place sont la goutte E9paisse, le groupage
sanguin,
la
numE9ration formule sanguine. Et ceci selon la disponibilitE9 du
matE9riel.
Un patient dE9sabusE9 raconte : "Je ne vois pas pourquoi il faut
payer les
frais mE9dicaux au CHU actuellement. Tout vient de l'extE9rieur et
pour un
simple examen de la goutte E9paisse, il faut attendre que le
matE9riel se
libE8re".
Le service de pE9diatrie offre un spectacle dE9solant. Sur quatre
unitE9s que
compte le pavillon, deux sont fonctionnelles. Les mamans refusent
d'y
faire
hospitaliser leurs enfants. Les quelques nourrissons qu'on y
trouve ne
reE7oivent que des soins prE9caires. "Il y a trois jours de
cela,
on avait
mis une perfusion E0 mon enfant, la perfusion finie, personne ne
venait la
vE9rifier pour l'enlever. J'ai dFB me rE9soudre E0 le faire
moi-mEAme aprE8s avoir
attendu quelques heures. Il n'y a pas de sanitaires et pour les
gardes
malades, ce n'est pas du tout gai", affirme une jeune maman.
A l'instar de la pE9diatrie, les services de stomatologie, de
radiologie et
de chirurgie sont des monuments.
Le service de stomatologie figure parmi les services qui
reE7oivent
beaucoup
de patients en ce moment, malheureusement, la bonne volontE9 des
mE9decins ne
peut pas rE9gler les difficultE9s qui s'y trouvent. Sur quatre
fauteuils que
compte ce service, deux seulement sont fonctionnels. Comme
dE9sinfectant, les
stomatologues se partagent quelques gouttes d'eau de Javel. Les
autres
produits nE9cessaires pour le soin et extraction dentaire sont
achetE9s par le
malade lui-mEAme. "Nous avons le minimum pour prendre en charge
tous
les
malades qui viennent pour un traitement de maxillo-facial",
rassure le
docteur Boniface NGONI.
La radiologie fonctionne E0 peine. Elle se rE9sume en un
dispositif
muni d'un
appareil manuel qui permet de faire quelques radiographies
d'urgence.
Le pavillon de chirurgie quant E0 lui ne fonctionne presque plus.
Le
CHU ne
fait plus d'interventions chirurgicales. Ce ne sont pas les
mE9decins
qui
manquent, mais c'est le cadre qui ne s'y prEAte plus. Le service
de
rE9animation polyvalente est complE8tement paralysE9 par manque
d'oxygE8ne.
"Nous refusons d'opE9rer dans des conditions aussi mE9diocres
surtout que la
salle de stE9rilisation est trE8s dE9fectueuse. Aucune
intervention
ne peut se
faire dans des conditions de sE9curitE9 anesthE9sique sans
oxygE8ne. Nous
demandons au pouvoir public de pallier au plus pressE9 pour
E9viter
les
E9vacuations vers Pointe Noire, Kinshasa ou vers la France",
indique
un
mE9decin de ce service.
Pour faire face E0 toutes ces difficultE9s, un budget d'exercice
1998
de 9
milliards de F CFA a E9tE9 adoptE9 par les participants E0 la
session du conseil
d'administration du CHU. Ce budget sera crE9 au renouvellement du
plateau technique vieux de dix ans et jamais mis E0 jour ;
l'achat
d'un
nouveau groupe E9lectrogE8ne, de l'oxygE8ne mE9dical, des
mE9dicaments, du petit
matE9riel. Il servira E9galement E0 la rE9ouverture du centre
psychiatrique et
des services stratE9giques du CHU.
"J'espE8re que le constat d'amertume va s'amenuiser. On attend
toutes les
retombE9es de ce budget de 9 milliards F CFA. Seulement, la
direction
devrait E9galement prendre des sanctions disciplinaires E0
l'endroit
de
certains agents qui se manifestent dans la mauvaise gestion du
patrimoine de
ce centre", a dit un citoyen de Brazzaville.
Le CHU n'est pas la seule structure hospitaliE8re a EAtre
dE9labrE9e. Cette
situation est symptomatique dans d'autres centres de santE9 et
d'autres
structures E0 caractE8re national.
Dans l'ensemble, le Congo dispose d'un rE9seau sanitaire non
nE9gligeable et
d'une assez bonne accessibilitE9 pour les populations. Le pays
compte
un
centre hospitalier et universitaire (CHU), trois hF4pitaux
gE9nE9raux
(TalangaEF, MakE9lE9kE9lE9, Blanche Gomez), treize hF4pitaux de
base, une
centaine de centres de santE9 intE9grE9s et environ 450
dispensaires. Mais
Tous ont une identitE9 particuliE8re : les difficultE9s que
rencontre le
gouvernement congolais dans la mise en 9Cuvre de ses diffE9rentes
politiques
de santE9.
L'hF4pital de TalangaEF par exemple, situE9 dans un quartier
populaire au Nord
de Brazzaville se trouve lui aussi dans un E9tat de dE9crE9pitude
indescriptible aprE8s la guerre. TangalaEF est une zone urbaine
oF9
la densitE9
et la pauvretE9 battent des records. Seulement, la direction de
cet
hF4pital
n'a pas encore arrEAtE9 un plan d'urgence pour enrayer les
difficultE9s constatE9es.
Le pays compte E9galement une multitude de cabinets mE9dicaux dont
les plus
mE9diocres cohabitent avec des centres de rE9fE9rence.
Face E0 la dE9gradation des infrastructures sanitaires, les
populations
congolaises sont dE9semparE9es.
"C'est la dE9solation qui prime partout. Le personnel mE9dical
est
limitE9
dans ses prestations et le malade est dE9semparE9. Il n'y a pas
beaucoup de
mE9dicaments E0 l'hF4pital, mEAme pour les plE2tres, tu dois
sortir ton argent.

