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FORUM SOCIAL MONDIAL: L'importance de donner au FSM une saveur africaine

15 January 2007 Leave a Comment

JOHANNESBURG, 15 jan (IPS) – Cette année marquera la première occasion où un pays africain, le Kenya, abritera seul le Forum social mondial (FSM) — une rencontre qui a commencé dans la ville brésilienne de Porto Alegre, il y a sept ans.

Même si le FSM était venu en Afrique en 2006, c'était dans le contexte d'un soi-disant "forum polycentrique" qui a également vu des rencontres se tenir sur d'autres continents. Le FSM de l'année dernière s'est déroulé dans la capitale malienne — Bamako; la capitale du Venezuela — Caracas; et la capitale économique pakistanaise, Karachi.

Parfois qualifié de "carnaval des opprimés", le FSM réunit ceux qui sont opposés à la mondialisation dans sa forme actuelle et à la domination internationale des capitaux, entre autres.

Hassen Lorgat, chef du département campagnes et communications pour la Coalition des ONG sud-africaines, est l'un de ceux qui applaudissent la décision d'organiser ce dernier forum à Nairobi. Dans une interview avec IPS, il a déclaré que le FSM 2007 serait une opportunité pour braquer les projecteurs sur les principaux défis auxquels est confrontée l'Afrique.

IPS: Quelle est la signification d’avoir l'Afrique comme le seul hôte du FSM cette année? Hassen Lorgat (HL): Il y a plusieurs raisons pour lesquelles il est important d'organiser le septième Forum social mondial en Afrique.

Etant donné la marginalisation de l'Afrique dans la politique et l'économie mondiales, le continent demeure un exportateur net de matières premières. Nous vendons nos matières premières à un prix dérisoire, et nous les rachetons à l'Occident après qu'ils ont été transformés, à un prix exorbitant.

Nous luttons pour avoir une représentation dans les grands forums internationaux comme les Nations Unies. Si vous regardez l'Organisation mondiale du commerce, plusieurs de ses membres sont pauvres et susceptibles de recevoir des pots-de-vin. L'Afrique souffre de la corruption aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nos syndicats tirent le diable par la queue et sont faibles.

Ce (FSM 2007) nous offre un temps pour réfléchir et nous consacrer à nouveau à la lutte contre l'immense pauvreté qui est en train de paralyser l'Afrique. A Nairobi, nous ferons le point de tous ces défis.

Par ailleurs, les précédentes rencontres en Amérique latine avaient une saveur latino-américaine. Il est temps que nous rendions autochtone le sommet de Nairobi avec nos particularités africaines.

IPS: Les participants africains se rendant à Nairobi sont-ils unis autour des questions communes pour lesquelles ils espèrent que des progrès seront faits au FSM — ou y a-t-il un sentiment que des gens de différentes régions du continent nourrissent différentes espérances pour le forum? HL: Le forum est un espace ouvert : différents mouvements en Afrique auront différentes approches et différents styles. Parfois, ils ont même des perspectives idéologiques différentes. Ceci nous amène à la question suivante : Notre diversité est-elle en train de nous rendre plus forts ou de nous affaiblir? Je pense que nous avons des attentes similaires et (des sources de) désespoir. Prenez par exemple les 24.000 personnes qui meurent de faim chaque jour, dans le monde entier — et les 8.200 personnes qui meurent de SIDA chaque jour, un grand nombre en Afrique du Sud. Si nous ne revenons pas à ces questions centrales, avec 1,1 milliard de personnes n'ayant pas accès à l'eau potable dans le monde entier, nous ferions une injustice à l'humanité.

Plus important encore, nous devons commencer par nous mettre d'accord sur ce qui occasionne la pauvreté et l'inégalité et ce qui les reproduit.

IPS: Y a-t-il une question particulière que vous, personnellement, aimeriez voir traiter? HL: Je pense que nous devons revendiquer le discours sur la corruption comme le nôtre, et l'intégrer dans un programme progressiste — récemment (le président Olusegun) Obasanjo du Nigeria a dénoncé cela (corruption). Il a déclaré que des millions de dollars — aussi bien dans le secteur public que privé — disparaissaient dans son pays chaque année. Mais la corruption n'est pas seulement confinée au Nigeria : c'est un problème mondial.

IPS: Qu'est-ce que le FSM peut apporter pour régler les problèmes de l'Afrique que d'autres conférences n'ont pas pu? HL: Le Forum social mondial est un jamboree…Tout le monde y va, organise sa rencontre et songe à ses propres affaires. Vous avez des leaders religieux, des groupes de femmes, des activistes du SIDA, qui viennent avec leur programme. Tous veulent être entendus…(Mais) nous devons trouver quelques points d'accord. C'est un défi pour nous.

IPS: Plusieurs délégués d'autres parties du monde seront au Kenya pour le FSM. Quelles sortes d'alliances internationales les Africains chercheront-ils à établir pour s'attaquer aux questions d'intérêt global, comme les règles sur le commerce inéquitable? HL: La coopération Sud-Sud dont parlent les gens devrait être ramenée au niveau de la société civile. Par exemple, l'alliance Inde-Brésil-Afrique du Sud est une coopération de gouvernement à gouvernement. La société civile devrait y être impliquée.

IPS: Qu'attendez-vous que les délégués et activistes ramènent de Nairobi dans leur pays? HL: Plus d'action, plus de réflexion, travailler ensemble. Nous devons apprendre des Brésiliens et des Indiens et de la révolution en Amérique latine, où des pays sont en train d'aller vers la gauche de l’échiquier politique.

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