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FORUM SOCIAL MONDIAL: Nostalgie du FSM 2006, inquiétudes financières pour le FSM 2007

20 December 2006 Leave a Comment

BAMAKO, 20 déc (IPS) – Des milliers de gens devraient se rendre à Nairobi, la capitale du Kenya, dans un mois, pour le Forum social mondial (FSM) 2007. Toutefois, moins d'un an auparavant, une autre capitale africaine — Bamako, au Mali — était le point d'attraction où l'étape africaine du FSM s'était tenue.

Faisant une rétrospective, les vétérans du FSM de Bamako, ont, pour la plupart, trouvé la rencontre intéressante et réussie.

Pour Mamadou Goita, l'un des trois coordinateurs du Comité national d'organisation du FSM au Mali, Bamako a été une réussite par la qualité des débats. "C'était une première en Afrique, avec une présence de plus de 21.000 participants". "Le Forum polycentrique de Bamako a été pour nous un succès car il a permis de renforcer la formation de réseaux et le partenariat entre les différents mouvements africains", a souligné Barry Aminata Touré, présidente de la Coalition dette et développement, un groupe non gouvernemental basé à Bamako.

Elle a déclaré à IPS qu'il y avait eu deux innovations principales : l'espace des femmes et le Camp international de la jeunesse Thomas Sankara. "Bamako a été l'étape des propositions, Nairobi doit être celle de l'action", ajoute-t-elle.

Pour leur part, les femmes maliennes, à travers la Coordination des associations et organisations non gouvernementales féminines du Mali (CAFO) — un collectif de près de 500 associations et ONG — ont trouvé utile la tenue du forum.

La secrétaire exécutive de la CAFO, Traoré Oumou Touré, a déclaré à IPS : "Dès le départ, nous avons perçu l'enjeu d'une telle rencontre. Nous avons demandé à nos militantes de s'inscrire dans toutes les thématiques. L'enjeu pour nous, c'était une plus grande participation des femmes dans cette lutte. Et surtout démontrer que la femme doit être actrice et non soumise à toutes les questions qui concernent la marche du monde". "Le Forum a permis à nos militantes de savoir que partout en Afrique et ailleurs, nos problèmes sont les mêmes : nous sommes majoritaires, et pourtant, nous sommes marginalisés, sous représentées et non impliquées. Nous subissons, car tous les actes que les hommes prennent sur le plan familial, social et même politique, nous concernent et nous affectent", affirme-t-elle.

Selon Oumou Touré, la leçon capitale tirée du forum est que "l'amélioration des conditions de nos vies ne s'obtient que dans le cadre d'une synergie dans les actions et une constance dans le combat". Toutefois, Dembélé Alima Koné, membre de l'Association des femmes islamiques du Mali, ne partage pas cette opinion et garde toujours les mêmes convictions, comme l'année dernière : "La femme doit s'occuper de l'éducation des enfants et de son foyer".

Djafar Thiam, un chercheur malien, estime que "le forum a eu un impact positif. Les acteurs alter mondialistes, dans une approche solidaire, sont en train de mener des campagnes et des plaidoyers contre les politiques néolibérales, la dette et l'introduction des OGM (organismes génétiquement modifiés)…et ces actions commencent à avoir un impact". Sékou Berthé, un paysan malien, qui avait pris part au FSM de Bamako, a indiqué également qu'il avait beaucoup appris sur les OGM lors de la rencontre. "Nous ne savions pas au départ qu'avec l'introduction des OGM, nous allons perdre notre souveraineté alimentaire et être encore dépendant des firmes occidentales", a-t-il expliqué à IPS. "Le forum nous a ouvert les yeux".

Du côté des commerçants, vendeurs d'objets d'art et promoteurs hôteliers, c'est la nostalgie : "Nous avons fait de bonnes affaires avec le forum", a révélé à IPS, Hamidou Konaté, un antiquaire au marché des artisans de Bamako.

Le FSM de Bamako a profondément modifié la vie de certains acteurs directs. "Au niveau personnel, le forum de Bamako m'a permis d'élargir mon réseau de relations. Depuis, je suis invité un peu partout sur le continent à la suite des thématiques développées lors du forum, à travers des campagnes d'éducations alternatives contre la dette, les accords de partenariat économique…", a déclaré Goita à IPS.

Goita estime que fondamentalement, quelque chose a changé dans sa vie. "Sur un plan personnel, le forum m'a permis de m'engager dans le combat de la protection du patrimoine génétique africain".

Plus incisif, Nouhoum Kéita, un autre militant alter mondialiste malien, ajoute : "Le forum a raffermi ma conviction à poursuivre la lutte et à démontrer la justesse des thèses que nous défendons par rapport aux politiques néolibérales, à la militarisation des relations internationales et à l'obstruction de toute perspective de développement autonome".

Pour Assane Koné, journaliste et membre de la commission de la communication au niveau de l'organisation, l'après forum a été profitable : "Compte tenu de l'expérience acquise dans le cadre du forum, de temps en temps, on sollicite notre expertise pour l'organisation des rencontres" au Mali.

Cependant, bon nombre de Maliens, qui aimeraient rééditer l'exploit du FSM 2006, pourraient se trouver dans l'incapacité de le faire à Nairobi.

"Le Forum social mondial de Nairobi va être difficile en termes de mobilisation; le coût du billet d'avion 800.000 francs CFA (environ 1.600 dollars); et les problèmes de visa" sont autant de sources d'inquiétudes pour les militants alter mondialistes du Mali, a déclaré Barry Touré à IPS. Elle a évoqué également la non-participation de la société de traduction et d'interprétation 'Babel' au forum de Nairobi, comme une autre préoccupation.

Ces inquiétudes sont partagées par certains autres militants alter mondialistes. "Nairobi doit être un prolongement de Bamako…et pour sa réussite, les organisations doivent chercher et obtenir une large participation au niveau du continent pour approfondir les thèmes qui ont été débattus à Bamako", explique Kéita, pour sa part. Le FSM, qui se déroulera du 20 au 25 janvier 2007, doit drainer environ 150.000 personnes au Kenya. Ce sera la première occasion à laquelle un pays africain abrite seul l'événement.

Convoqué pour la première fois en 2001 dans la ville brésilienne de Porto Alegre par des organisations civiques locales, le forum s'est déplacé à Mumbai, en Inde, en 2004 — et s'est tenu à plusieurs endroits cette année : la capitale malienne, Bamako; Caracas, au Venezuela; et la capitale économique du Pakistan, Karachi.

Afrique, Développement, Droits Humains, FORUM SOCIAL MONDIAL, Headlines, Politique, Spécial Culture, Religion et Genre, West Africa

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