SOMALIE: La fiE8vre de la vallE9e du Rift en voie de disparition.

NAIROB, 11 mars (IPS) – Une E9pidE9mie qui a emportE9 des
douzaines de
vies
humaines en Somalie, ces quatre derniers mois, a E9tE9
contrF4lE9e, selon
un
haut responsable des Nations Unies.

"La fiE8vre de la vallE9e du Rift qui a sE9vi au sud de la
Somalie
est
terminE9e", dE9clare le coordinateur des actions humanitaires des
Nations
Unies Dominik Langenbacher". "Toutes les informations reE7ues
jusqu'ici
prouvent que l'E9pidE9mie est finie".
"Et il n'y a aucune preuve que la fiE8vre de la vallE9e du rift
se
soit
rE9pandue au-delE0 des rE9gions du sud inondE9es", affirme
Langenbacher
dans
une lettre adressE9e E0 IPS mercredi dernier.
Selon lui, cette information est basE9e sur des enquEAtes faites
sur
le
terrain par l'E9quipe de l'Organisation Mondiale de la SantE9
(OMS),
assistE9e
par les professionnels de l'Institut national de Virologie
d'Afrique du
sud,
le centre de contrF4le et de prE9vention des maladies E0 Atlanta,
aux Etats
Unis, et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et
l'Agriculture (FAO).
Les responsables des Nations Unies expliquent que ces trois
derniers
mois,
les experts ont parcouru les diffE9rentes localitE9s du pays pour
enquEAter
sur
les effets de l'E9pidE9mie de la fiE8vre hE9morragique sur
l'homme
et les
animaux.
"Des preuves reE7ues, nous pouvons conclure qu'il y a eu une
exagE9ration
sur
le nombre de personnes atteintes de la maladie en Somalie",
dE9clare
Langenbacher.
"Pendant que l'on dE9nombre des personnes atteintes de la
maladie, la
plupart des personnes dE9clarE9es malades de la fiE8vre de la
vallE9e du
Rift
souffrent prE9sentement d'autres maladies".
La dE9claration de Langenbacher survient un mois aprE8s celle du
Dr
Mike
Ryan,
qui a dirigE9 l'E9quipe de l'OMS pour enquEAter sur la maladie au
nord-est
du
Kenya, E0 la frontiE8re entre le Kenya et la Somalie. De cette
dE9claration, il
ressort que l'E9pidE9mie qui a tuE9 quatre vingt personnes en
somalie, est
en
voie de disparition.
L'E9pidE9mie a E9galement tuE9 400 personnes au Kenya. Depuis la
dE9claration
de
Ryan, de nouveaux cas ne sont plus signalE9s dans le pays.
Ryan attribue cette baisse des cas de l'E9pidE9mie E0 la
rE9duction
des
fortes
pluies et aux conditions climatiques dE9favorables liE9es au
phE9nomE8ne
El
Nino, qui empEAche la multiplication des moustiques qui
transmettent
la
maladie. Les fortes pluies qui dE9butaient en mi-octobre sont
tombE9es pus
tF4t
que prE9vues cette annE9e.
"Les moustiques meurent d'eux–mEAmes E0 mesure que l'atmosphE8re
devient
sE8che", dE9clare-t-il. "Je pense que nous assistons E0 une
rE9gression
naturelle de la maladie parce que le virus est en voie de
disparition".
Langenbacher affirme que les investigations faites au nord-est de
la
Somalie
prouvent qu'il n'existe aucun site potentiel de multiplication des
moustiques AE8des, ultiplication des
moustiques AE8des, qui transmettent la fiE8vre de la vallE9e du
rift. Les
chE8vres et les moutons que l'E9quipe a vus sur les lieux sont
sains
et
les
propriE9taires de bE9tail n'ont connu aucun signe de la maladie
ces
six
derniers mois, dE9clare-t-il, avant d'ajouter qu'au Nord la
situation
est
similaire.
Dans les rE9gions inondE9es du sud de la somalie, l'E9quipe des
Nations
Unies
chargE9es de l'enquEAte rE9vE8le que l'inondation a fait des
ravages dans
les
cheptels. Cependant, l'on ne saurait affirmer E0 quel point.
Les agences humanitaires ont affirmE9 la semaine derniE8re que,
par
exemple,
dans la vallE9e des fleuves Juba et Shabelle au sud de la somalie,
quelques
2000 personnes sont mortes, 33.500 animaux ont pE9ris et 60000
hectares
de
cultures inondE9s par les flots et infectE9s de maladies
d'origine
hydrique
telles que la fiE8vre de la vallE9e du Rift.
Cependant, Langenbacher dE9clare que "les chercheurs doutent
fortement
des
chiffres produits car ces gros chiffres proviendraient
probablement des
propriE9taires de bE9tail". Il ajoute que les investigations ont
prouvE9
que
la plupart des animaux meurent directement ou indirectement des
consE9quences
de l'inondation.
"Beaucoup d'animaux, aprE8s avoir sE9journE9 dans l'eau pendant
longtemps,
deviennent des estropiE9s, souffrent des infections de la
musculature
et
progressivement s'affaiblissent et meurent de pneumonie ou
d'autres
maladies", affirme Langenbacher.
Il ajoute que "le bE9tail sain reste le pivot de l'E9conomie
somalienne"
et
que les rumeurs selon lesquelles l'E9pidE9mie de la fiE8vre de la
vallE9e du
rift contactE9e par la plupart des animaux et des hommes au sud de
la
Somalie
aurait causE9 de vE9ritables inquiE9tudes en Somalie et E0
l'extE9rieur.
"Ce qu'il y a lieu de faire maintenant, c'est d'amE9liorer les
mE9thodes
de
contrF4le de la maladie en Somalie, oF9 il peut y avoir des traces
du
virus",
a-t-il ajoutE9. "En dehors des mE9thodes de contrF4le, la santE9
des
animaux a
besoin d'EAtre amE9liorE9e. PrE9sentement nous sommes en quEAte
d'argent pour
accomplir cette mission".
La fiE8vre de la vallE9e du Rift, une maladie virale que l'on
rencontre
souvent en Afrique sub-saharienne, tire son nom de la vallE9e du
Rift
d'Afrique de l'Est, oF9 elle est rE9pandue. Elle est uniquement
transmise
par
les piqFBres d'insectes infectE9s et occasionnellement par le
contact
avec
les
sE9crE9tions des animaux infectE9s.
"La fiE8vre de la vallE9e du Rift est gE9nE9ralement une maladie
trE8s
bE9nigne,
mais seul un faible pourcentage de gens guE9rissent de la
maladie",
dE9clare
Ryan.