CONGO: Un an déjà, mais les choses n'ont pas vraiment l'air de s'améliorer

KINSHAS, 20 mai (IPS) – Et voilà ! L'équipe des agents assis
derrière le
scanner à l'aéroport international de Njili, a trouvé quelque
chose de
suspect dans la valise d'un passager : des journaux !

"Les journaux locaux ne sont pas autorisés à sortir du pays,
monsieur",
explique un douanier au fur et à mesure qu'un jeune détective au
visage
sévère, en tenue civile, fouille méticuleusement la valise, en
prenant soin
de séparer les journaux congolais des quotidiens étrangers. Il
détecte deux
enveloppes (de format A-4). Chacune d'elle est passée au scanner.
Leur
inspection ne signale rien.
Ensuite, c'est le tour d'un petit sac contenant un magnétophone,
des
cassettes (dont certaines contiennent des interviews) et un
carnet. Les
hommes en tenue civile demandent à ce reporter de l'IPS de jouer
les
cassettes, mais un autre détective, lui aussi en tenue civile,
s'amène et
lui rappelle que c'est un douanier et non lui qui devrait fouiller
la
valise. Il s'incline. Les interviews sont désormais en sécurité,
le carnet
aussi.
Mais, les journaux, non ! Le chef des détectives civils explique,
"nous
avons reçu la stricte instruction de ne laisser sortir aucun
journal local".
Le reporter de l'IPS essaie de limiter les dégâts en réclamant le
document
contenant le discours du gouverneur de la banque centrale et un
autre
document contenant une colonne écrite par le conseiller du
ministre de la
Communication.
Le groupe des détectives s'éloigne un peu pour examiner les
documents. Le
document contenant une colonne passe immédiatement. Le second
document
contenant le discours fait l'objet d'une lecture pendant 10 bonnes
minutes.
Au cours de cette lecture, tout le monde frappe la horde de
moustiques(provenant d'un marécage situé à proximité) qui ont élu
domicile à
l'aéroport international de Njili. Enfin, ce document a aussi été
autorisé à
sortir de la République démocratique du Congo (RDC).
Ce n'est pas par hasard que le régime du président Laurent Kabila
ne veut
pas laisser les journaux locaux sortir du pays. Ce régime a donné
aux
journaux (qui sont près de 100 en RDC, bien que seulement 30
soient
régulièrement publiés) beaucoup de choses à écrire sur la
situation des
droits de l'homme dans le pays.
Au cours de l'année ayant suivi le renversement de l'ancien
dictateur Mobutu
Sese Seko par l'alliance des forces démocratiques de la libération
du
Congo-Zaïre (AFDL) le 17 mai 1997, certains journalistes ont été
battus par
les forces de sécurité et d'autres ont été arrêtés. Les opposants
politiques
ont été traduits en justice et, parmi eux, certains sont
actuellement jugés
par un tribunal militaire.
L'opposant Etienne Tshisekedi, fer de lance de la résistance
politique
contre Mobutu jusqu'au renversement de ce dernier, a reçu
l'interdiction de
sortir de son village. Le président et le vice-président de la
ligue des
électeurs(une organisation civique)ont été arrêtés. Le conseil
exécutif de
la fédération des entreprises congolaises (FEC) et celui de
l'association
zaïrois droits de l'homme (AZADHO), ont été dissous.
En réagissant face à la mesure prise contre AZADHO, le comité de
Droits de
l'Homme Maintenant a rappelé dans un communiqué en date du 4 avril
que sa
réaction "fait suite à la suspension des activités des partis
politiques, à
L'arrestation et à la relégation de plusieurs responsables
politiques et de
plusieurs directeurs de publication, ainsi qu'à de nombreux actes
d'intimidation".
Le comité chapeaute les groupes de défense des droits de l'homme,
y compris
l'AZADHO. Il poursuit en disant qu'il "considère cette
décision… comme
l'expression de la volonté délibérée du gouvernement de l'AFDL
d'instaurer
une nouvelle dictature dans la République congolaise".
En avril, la presse locale et la presse internationale ont
largement couvert
une dispute entre le gouvernement de l'AFDL et les Nations Unies,
suite aux
allégations selon lesquelles les autorités de Kinshasa avaient
rendu la
tâche difficile à une commission de l'ONU chargée de faire la
lumière sur
les présumés massacres commis à l'est de la RDC.
Ensuite, début mai, le gouvernement Kabila a encore eu mauvaise
presse,
suite à l'arrestation d'un membre de Human Rights Watch, une
organisation
non gouvernementale américaine (ONG). Selon les médias, le nommé
Suleiman
Ali Baldo était sur le point de quitter le pays le 8 mai, au terme
d'un
séjour de trois semaines, lorsqu'il a été arrêté à l'aéroport de
Njili. Ses
documents ont été saisis. Il a été par la suite autorisé à quitter
la RDC le
9 mai, après avoir subi un interrogatoire organisé par les forces
de sécurité.
Les observateurs présents sur place sont inquiets des derniers
développements notés dans ce pays de l'Afrique centrale.
"C'est tout comme si nous avions reculé dans le domaine des
libertés
individuelle et collective", affirme Kenge Mukengeshayi,
rédacteur en chef
du journal indépendant 'le phare'. "Nous avons lutté contre la
dictature de
Mobutu et pendant ce temps, nous avons (progressivement) gagné du
terrain
dans le domaine des libertés, mais nous avons l'impression que
tout cela a
été mis en question".
Nous ne voulons pas dire qu'il n'y a pas eu d'améliorations. La
plupart des
observateurs reconnaissent la baisse de la criminalité (financière
et
ordinaire). En général, les gens circulent librement à Kinshasa à
n'importe
quelle heure de la nuit ou de la journée. Avant l'avènement de
l'AFDL, la
population vivait dans la crainte des forces armées du Zaïre, qui
extorquaient de l'argent aux passagers en plein jour, ont signalé
à l'IPS
les résidents de Kinshasa.
"Pendant le règne de Mobutu, vous ne pouviez pas circuler avec un
sac",
confie à l'IPS l'opérateur de saisie, Papy Makwanza. "Les agents
de
sécurité auraient suivi le taxi, que vous avez pris à l'aéroport,
et vous
auraient rançonné".
"Aujourd'hui, je circule avec de l'argent en poche", renchérit-
il. "Il y
a eu un grand changement depuis l'avènement de l'AFDL. Dans le
domaine de la
sécurité, je donne 9 sur 10 au gouvernement".
Cependant, cette note ne s'applique pas à tous les fronts. Il y a
eu des
rumeurs relatives à l'enlèvement de certaines personnes aux
frontières du
pays. A l'est (non loin des frontières rwandaise et burundaise),
les forces
publiquttent contre les Mai Mai. Ces derniers sont des rebelles
qui
livrent une supposée guerre ethnique à la minorité Tutsi de la
RDC.
Mukengeshayi avoue que, de façon générale, les habitants de
Kinshasa sont
plus en sécurité actuellement. Cela dit, il soutient qu'il y a un
profond
malaise, en ce qui concerne la manière dont le gouvernement traite
ses
opposants.
"Il y a une sorte de frustration", dit-il à l'IPS.
"Les gens disent : 'Mais Mobutu n'avait pas agi de cette façon.
Il était le
plus grand dictateur, mais il tolérait les organisations de
défense des
droits de l'homme. Comment se fait-il que le mouvement de
libération
n'arrive pas à tolérer l'expression des libertés individuelles et
collectives", ajoute Mukengeshayi qui avait été détenu pendant
six mois par
le régime de Mobutu.
"Nous ne pouvons pas nous opposer au nouveau régime", observe-t-
il. "Au
contraire, nous ne pouvons pas regretter la fin du règne de Mobutu
car 30 à
32 ans durant, la grande masse des richesses de ce pays a été
gâchée.
"Mais ce que les gens veulent c'est l'orientation. Ils souhaitent
que le
gouvernement dise : 'voici la situation dont nous avons hérité.
Voici ce que
nous proposons et voici la direction dans laquelle nous voulons
aller".
Jusque là, soutient-il, cela n'a pas été fait.
Actuellement, les Congolais attendent de voir si leur président va
s'en
tenir au calendrier qu'il a, lui-même, fixé. Les élections auront-
elles lieu
en avril 1999, comme l'annonce le calendrier ; ou bien, le
processus de
transition démocratique sera-t-il avorté, comme c'est le cas au
Nigéria ?
Dans ce pays de l'Afrique occidentale, les élections
présidentielles,
initialement prévues pour octobre, sont entrain d'être remplacées
par un
référendum qui déterminera si les Nigérians veulent que le général
Sani
Abacha reste au pouvoir ou non.
Jusque là, les signes ne sont pas pour autant encourageants, pas
seulement à
cause du climat politique, mais également à cause de la
logistique.
Le premier projet de la nouvelle Constitution, qui déterminera les
conditions d'organisation de l'élection, a été élaboré par une
commission et
soumis à l'appréciation du gouvernement. L'étape suivante est la
formation
d'une assemblée constituante chargée de l'élaboration du deuxième
projet.
S'il s'agit d'une assemblée élue, alors elle se chargera
d'approuver le
projet de Constitution. S'il s'agit plutôt d'une assemblée
désignée, le sort
du projet sera décidé par un référendum dont l'organisation ne
sera pas
facile dans ce troisième plus vaste pays de l'Afrique où les
problèmes de
communication sont énormes.
Il faut que tout cela se fasse d'ici à novembre, compte tenu du
programme de
transition adopté par le gouvernement de l'AFDL. L'échéance sera
atteinte
*DESTSERVFRE
*CATAF IP
CONGO : Un an dE9jE0, mais les choses n'ont pas vraiment l'air de
s'amE9liorer
Par Kenneth Blackman
KINSHASA, 20 mai (IPS) – Et voilE0 ! L'E9quipe des agents assis
derriE8re le
scanner E0 l'aE9roport international de Njili, a trouvE9 quelque
chose de
suspect dans la valise d'un passager : des journaux !
"Les journaux locaux ne sont pas autorisE9s E0 sortir du pays,
monsieur",
explique un douanier au fur et E0 mesure qu'un jeune dE9tective au
visage
sE9vE8re, en tenue civile, fouille mE9ticuleusement la valise, en
prenant soin
de sE9parer les journaux congolais des quotidiens E9trangers. Il
dE9tecte deux
enveloppes (de format A-4). Chacune d'elle est passE9e au scanner.
Leur
inspection ne signale rien.
Ensuite, c'est le tour d'un petit sac contenant un magnE9tophone,
des
cassettes (dont certaines contiennent des interviews) et un
carnet. Les
hommes en tenue civile demandent E0 ce reporter de l'IPS de jouer
les
cassettes, mais un autre dE9tective, lui aussi en tenue civile,
s'amE8ne et
lui rappelle que c'est un douanier et non lui qui devrait fouiller
la
valise. Il s'incline. Les interviews sont dE9sormais en
sE9curitE9,
le carnet
aussi.
Mais, les journaux, non ! Le chef des dE9tectives civils explique,
"nous
avons reE7u la stricte instruction de ne laisser sortir aucun
journal
local".
Le reporter de l'IPS essaie de limiter les dE9gE2ts en rE9clamant
le
document
contenant le discours du gouverneur de la banque centrale et un
autre
document contenant une colonne E9crite par le conseiller du
ministre
de la
Communication.
Le groupe des dE9tectives s'E9loigne un peu pour examiner les
documents. Le
document contenant une colonne passe immE9diatement. Le second
document
contenant le discours fait l'objet d'une lecture pendant 10 bonnes
minutes.
Au cours de cette lecture, tout le monde frappe la horde de
moustiques(provenant d'un marE9cage situE9 E0 proximitE9) qui ont
E9lu domicile E0
l'aE9roport international de Njili. Enfin, ce document a aussi
E9tE9
autorisE9 E0
sortir de la RE9publique dE9mocratique du Congo (RDC).
Ce n'est pas par hasard que le rE9gime du prE9sident Laurent
Kabila
ne veut
pas laisser les journaux locaux sortir du pays. Ce rE9gime a
donnE9
aux
journaux (qui sont prE8s de 100 en RDC, bien que seulement 30
soient
rE9guliE8rement publiE9s) beaucoup de choses E0 E9crire sur la
situation des
droits de l'homme dans le pays.
Au cours de l'annE9e ayant suivi le renversement de l'ancien
dictateur
Mobutu
Sese Seko par l'alliance des forces dE9mocratiques de la
libE9ration
du
Congo-ZaEFre (AFDL) le 17 mai 1997, certains journalistes ont
E9tE9
battus par
les forces de sE9curitE9 et d'autres ont E9tE9 arrEAtE9s. Les
opposants politiques
ont E9tE9 traduits en justice et, parmi eux, certains sont
actuellement jugE9s
par un tribunal militaire.
L'opposant Etienne Tshisekedi, fer de lance de la rE9sistance
politique
contre Mobutu jusqu'au renversement de ce dernier, a reE7u
l'interdiction de
sortir de son village. Le prE9sident et le vice-prE9sident de la
ligue des
E9lecteurs(une organisation civique)ont E9tE9 arrEAtE9s. Le
conseil exE9cutif de
la fE9dE9ration des entreprises congolaises (FEC) et celui de
l'association
zaEFrois droits de l'homme (AZADHO), ont E9tE9 dissous.
En rE9agissant face E0 la mesure prise contre AZADHO, le comitE9
de
Droits de
l'Homme Maintenant a rappelE9 dans un communiquE9 en date du 4
avril
que sa
rE9action "fait suite E0 la suspension des activitE9s des partis
politiques, E0
L'arrestation et E0 la relE9gation de plusieurs responsables
politiques et de
plusieurs directeurs de publication, ainsi qu'E0 de nombreux actes
d'intimidation".
Le comitE9 chapeaute les groupes de dE9fense des droits de
l'homme, y
compris
l'AZADHO. Il poursuit en disant qu'il "considE8re cette
dE9cision…
comme
l'expression de la volontE9 dE9libE9rE9e du gouvernement de l'AFDL
d'instaurer
une nouvelle dictature dans la RE9publique congolaise".
En avril, la presse locale et la presse internationale ont
largement
couvert
une dispute entre le gouvernement de l'AFDL et les Nations Unies,
suite
aux
allE9gations selon lesquelles les autoritE9s de Kinshasa avaient
rendu la
tE2che difficile E0 une commission de l'ONU chargE9e de faire la
lumiE8re sur
les prE9sumE9s massacres commis E0 l'est de la RDC.
Ensuite, dE9but mai, le gouvernement Kabila a encore eu mauvaise
presse,
suite E0 l'arrestation d'un membre de Human Rights Watch, une
organisation
non gouvernementale amE9ricaine (ONG). Selon les mE9dias, le
nommE9
Suleiman
Ali Baldo E9tait sur le point de quitter le pays le 8 mai, au
terme
d'un
sE9jour de trois semaines, lorsqu'il a E9tE9 arrEAtE9 E0
l'aE9roport de Njili. Ses
documents ont E9tE9 saisis. Il a E9tE9 par la suite autorisE9 E0
quitter la RDC le
9 mai, aprE8s avoir subi un interrogatoire organisE9 par les
forces
de sE9curitE9.
Les observateurs prE9sents sur place sont inquiets des derniers
dE9veloppements notE9s dans ce pays de l'Afrique centrale.
"C'est tout comme si nous avions reculE9 dans le domaine des
libertE9s
individuelle et collective", affirme Kenge Mukengeshayi,
rE9dacteur
en chef
du journal indE9pendant 'le phare'. "Nous avons luttE9 contre la
dictature de
Mobutu et pendant ce temps, nous avons (progressivement) gagnE9 du
terrain
dans le domaine des libertE9s, mais nous avons l'impression que
tout
cela a
E9tE9 mis en question".
Nous ne voulons pas dire qu'il n'y a pas eu d'amE9liorations. La
plupart des
observateurs reconnaissent la baisse de la criminalitE9
(financiE8re
et
ordinaire). En gE9nE9ral, les gens circulent librement E0 Kinshasa
E0 n'importe
quelle heure de la nuit ou de la journE9e. Avant l'avE8nement de
l'AFDL, la
population vivait dans la crainte des forces armE9es du ZaEFre,
qui
extorquaient de l'argent aux passagers en plein jour, ont signalE9
E0
l'IPS
les rE9sidents de Kinshasa.
"Pendant le rE8gne de Mobutu, vous ne pouviez pas circuler avec
un
sac",
confie E0 l'IPS l'opE9rateur de saisie, Papy Makwanza. "Les
agents
de
sE9curitE9 auraient suivi le taxi, que vous avez pris E0
l'aE9roport, et vous
auraient ranE7onnE9".
"Aujourd'hui, je circule avec de l'argent en poche", renchE9rit-
il.
"Il y
a eu un grand changement depuis l'avE8nement de l'AFDL. Dans le
domaine de la
sE9curitE9, je donne 9 sur 10 au gouvernement".
Cependant, cette note ne s'applique pas E0 tous les fronts. Il y a
eu
des
rumeurs relatives E0 l'enlE8vement de certaines personnes aux
frontiE8res du
pays. A l'est (non loin des frontiE8res rwandaise et burundaise),
les
forces
publiquttent contre les Mai Mai. Ces derniers sont des rebelles
qui
livrent une supposE9e guerre ethnique E0 la minoritE9 Tutsi de la
RDC.
Mukengeshayi avoue que, de faE7on gE9nE9rale, les habitants de
Kinshasa sont
plus en sE9curitE9 actuellement. Cela dit, il soutient qu'il y a
un
profond
malaise, en ce qui concerne la maniE8re dont le gouvernement
traite
ses
opposants.
"Il y a une sorte de frustration", dit-il E0 l'IPS.
"Les gens disent : 'Mais Mobutu n'avait pas agi de cette faE7on.
Il
E9tait le
plus grand dictateur, mais il tolE9rait les organisations de
dE9fense
des
droits de l'homme. Comment se fait-il que le mouvement de
libE9ration
n'arrive pas E0 tolE9rer l'expression des libertE9s individuelles
et
collectives", ajoute Mukengeshayi qui avait E9tE9 dE9tenu pendant
six mois par
le rE9gime de Mobutu.
"Nous ne pouvons pas nous opposer au nouveau rE9gime", observe-t-
il.
"Au
contraire, nous ne pouvons pas regretter la fin du rE8gne de
Mobutu
car 30 E0
32 ans durant, la grande masse des richesses de ce pays a E9tE9
gE2chE9e.
"Mais ce que les gens veulent c'est l'orientation. Ils souhaitent
que
le
gouvernement dise : 'voici la situation dont nous avons hE9ritE9.
Voici ce que
nous proposons et voici la direction dans laquelle nous voulons
aller".
Jusque lE0, soutient-il, cela n'a pas E9tE9 fait.
Actuellement, les Congolais attendent de voir si leur prE9sident
va
s'en
tenir au calendrier qu'il a, lui-mEAme, fixE9. Les E9lections
auront-elles lieu
en avril 1999, comme l'annonce le calendrier ; ou bien, le
processus de
transition dE9mocratique sera-t-il avortE9, comme c'est le cas au
NigE9ria ?
Dans ce pays de l'Afrique occidentale, les E9lections
prE9sidentielles,
initialement prE9vues pour octobre, sont entrain d'EAtre
remplacE9es
par un
rE9fE9rendum qui dE9terminera si les NigE9rians veulent que le
gE9nE9ral Sani
Abacha reste au pouvoir ou non.
Jusque lE0, les signes ne sont pas pour autant encourageants, pas
seulement E0
cause du climat politique, mais E9galement E0 cause de la
logistique.
Le premier projet de la nouvelle Constitution, qui dE9terminera
les
conditions d'organisation de l'E9lection, a E9tE9 E9laborE9 par
une commission et
soumis E0 l'apprE9ciation du gouvernement. L'E9tape suivante est
la
formation
d'une assemblE9e constituante chargE9e de l'E9laboration du
deuxiE8me projet.
S'il s'agit d'une assemblE9e E9lue, alors elle se chargera
d'approuver le
projet de Constitution. S'il s'agit plutF4t d'une assemblE9e
dE9signE9e, le sort
du projet sera dE9cidE9 par un rE9fE9rendum dont l'organisation ne
sera pas
facile dans ce troisiE8me plus vaste pays de l'Afrique oF9 les
problE8mes de
communication sont E9normes.
Il faut que tout cela se fasse d'ici E0 novembre, compte tenu du
programme de
transition adoptE9 par le gouvernement de l'AFDL. L'E9chE9ance
sera
atteinte