GUINEE BISSAU-ECONOMIE: La dette extérieure sera réduite de 80%.

BISSA, 12 ma (IPS) – Les bailleurs de fonds bilatéraux et
multilatéraux de
la Guinée Bissau réduiront de 80% la dette extérieure de ce pays
de
l'Afrique de l'Ouest.

La Banque Mondiale et le FMI (fonds monétaire international) ont
approuvé
les 6 et 7 avril dernier l'éligibilité de la Guinée Bissau à
l'initiative
des pays pauvres hautement endettés (HIPC). La révélation a été
lors d'une
conférence de presse donnée par le ministre de l'Economie et des
Finances,
Issufo SANHA, qui vient d'arriver d'une mission qui l'a conduit
aux Etats
Unis d'Amérique.
Les pays éligibles à l'initiative des Nations Unies des pays
hautement
endettés voient la totalité ou une partie de leurs dettes apurée,
après un
programme d'ajustement économique triennal, sous la direction des
institutions de Bretton Woods.
Selon Issufo Sanha, pour la première fois, la Guinée Bissau a eu
l'opportunité de bénéficier de la réduction de sa dette externe,
tant
bilatérale que multilatérale avec la Banque mondiale, le Fonds
Monétaire
International, la Banque Africaine de Développement, le Club de
Paris, et
d'autres organismes internationaux.
Cette dette qui s'élève à 910 millions de dollars n'avait jamais
fait
l'objet de négociations. Sa réduction aujourd'hui permet à la
Guinée Bissau
de créer les conditions de base propices au développement durable
de son
économie. Ainsi, elle pourra avoir accès aux fonds essentiels au
développement des secteurs sociaux, notamment, la santé,
l'éducation,
l'assainissement et l'habitat social, dit le ministre de
l'Economie et des
Finances.
Faisant allusion aux conditions d'accès à l'Initiative HIPC,
Issufo SANHA a
indiqué qu'il a fallu trois années consécutives de programme
d'ajustement de
l'économie, sous l'égide de la Banque Mondiale et du FMI. La
Guinée Bissau
l'a entrepris entre 1995 et 1997. Le ministère de l'Economie et
des
Finances est en train d'établir maintenant un second programme
d'ajustement
structurel couvrant la période 1998-2001.
Les autorités Bissau guinéennes envisagent un accord de
reconversion d'une
partie de la dette contractée auprès du Portugal (pays
colonisateur) en
fonds d'investissement pour les chefs d'entreprises portugais qui
travaillent en partenariat aveis qui
travaillent en partenariat avec leurs homologues Bissau guinéens.
Les
négociations, à cet effet, sont en cours. Le ministre portugais
des Finances
visitera le pays en juin prochain pour étudier les modalités de
conversion
d'une partie de la dette, envers le Portugal, en fonds
d'investissement pour
le secteur de l'agriculture, de la pêche, de l'élevage, a indiqué
Issufo.
Les indicateurs sociaux de la Guinée Bissau sont parmi les plus
bas de
l'Afrique subsaharienne. Un reflet significatif de cette situation
est donné
par l'indicateur de développement humain (IDH)qui, selon le
rapport mondial
sur le développement humain de 1997, situe la Guinée Bissau au
163ème rang
sur un total de 175 pays, avec un IDH de 0,291.
Les indicateurs socio-démographiques et sanitaires témoignent
tous d'une
baisse des performances des services sociaux de base. L'espérance
de vie à
la naissance est de 44 ans, la mortalité infantile s'élève à 203
pour 1000.
Le taux de scolarisation de 40% est l'un des plus bas en Afrique
Cette dégradation également visible dans le domaine de la santé
montre que
si les bas indicateurs sociaux résultent d'un héritage aux racines
lointaines, ils sont aussi le produit de politiques économiques
et sociales
longtemps qui sont demeurées inconsistantes.
A son accession à l'indépendance en 1975, la Guinée Bissau sortait
d'une
guerre de libération de 11 années qui a déplacé plus de 1/5 de la
population, détruit les infrastructures et profondément
déstructuré
l'économie dont la production a baissé de plus d'un tiers.
Les options de développement faites dans les premières années de
souveraineté accordaient une place prépondérante à la gestion
centralisée de
la croissance par substitution des importations.
Les politiques fiscales et monétaires expansionnistes et les
grands
investissements publics concentrés dans le domaine industriel et
faiblement
orientés vers le secteur agricole productif théoriquement
qualifié de
prioritaire, ont contribué à l'endettement du pays. L'échec de
ces
politiques avait été officiellement reconnu au début des années
80.
*DESTSERVFRE
*CATAF IF
GUINEE BISSAU-ECONOMIE : La dette extE9rieure sera rE9duite de
80%.
Par Salvador Gomes
BISSAU, 12 mai(IPS)- Les bailleurs de fonds bilatE9raux et
multilatE9raux de
la GuinE9e Bissau rE9duiront de 80% la dette extE9rieure de ce
pays
de
l'Afrique de l'Ouest.
La Banque Mondiale et le FMI (fonds monE9taire international) ont
approuvE9
les 6 et 7 avril dernier l'E9ligibilitE9 de la GuinE9e Bissau E0
l'initiative
des pays pauvres hautement endettE9s (HIPC). La rE9vE9lation a
E9tE9 lors d'une
confE9rence de presse donnE9e par le ministre de l'Economie et des
Finances,
Issufo SANHA, qui vient d'arriver d'une mission qui l'a conduit
aux
Etats
Unis d'AmE9rique.
Les pays E9ligibles E0 l'initiative des Nations Unies des pays
hautement
endettE9s voient la totalitE9 ou une partie de leurs dettes
apurE9e,
aprE8s un
programme d'ajustement E9conomique triennal, sous la direction des
institutions de Bretton Woods.
Selon Issufo Sanha, pour la premiE8re fois, la GuinE9e Bissau a eu
l'opportunitE9 de bE9nE9ficier de la rE9duction de sa dette
externe, tant
bilatE9rale que multilatE9rale avec la Banque mondiale, le Fonds
MonE9taire
International, la Banque Africaine de DE9veloppement, le Club de
Paris, et
d'autres organismes internationaux.
Cette dette qui s'E9lE8ve E0 910 millions de dollars n'avait
jamais
fait
l'objet de nE9gociations. Sa rE9duction aujourd'hui permet E0 la
GuinE9e Bissau
de crE9er les conditions de base propices au dE9veloppement
durable
de son
E9conomie. Ainsi, elle pourra avoir accE8s aux fonds essentiels au
dE9veloppement des secteurs sociaux, notamment, la santE9,
l'E9ducation,
l'assainissement et l'habitat social, dit le ministre de
l'Economie et
des
Finances.
Faisant allusion aux conditions d'accE8s E0 l'Initiative HIPC,
Issufo
SANHA a
indiquE9 qu'il a fallu trois annE9es consE9cutives de programme
d'ajustement de
l'E9conomie, sous l'E9gide de la Banque Mondiale et du FMI. La
GuinE9e Bissau
l'a entrepris entre 1995 et 1997. Le ministE8re de l'Economie et
des
Finances est en train d'E9tablir maintenant un second programme
d'ajustement
structurel couvrant la pE9riode 1998-2001.
Les autoritE9s Bissau guinE9ennes envisagent un accord de
reconversion d'une
partie de la dette contractE9e auprE8s du Portugal (pays
colonisateur) en
fonds d'investissement pour les chefs d'entreprises portugais qui
travaillent en partenariat aveis qui
travaillent en partenariat avec leurs homologues Bissau guinE9ens.
Les
nE9gociations, E0 cet effet, sont en cours. Le ministre portugais
des
Finances
visitera le pays en juin prochain pour E9tudier les modalitE9s de
conversion
d'une partie de la dette, envers le Portugal, en fonds
d'investissement
pour
le secteur de l'agriculture, de la pEAche, de l'E9levage, a
indiquE9
Issufo.
Les indicateurs sociaux de la GuinE9e Bissau sont parmi les plus
bas
de
l'Afrique subsaharienne. Un reflet significatif de cette situation
est
donnE9
par l'indicateur de dE9veloppement humain (IDH)qui, selon le
rapport
mondial
sur le dE9veloppement humain de 1997, situe la GuinE9e Bissau au
163E8me rang
sur un total de 175 pays, avec un IDH de 0,291.
Les indicateurs socio-dE9mographiques et sanitaires tE9moignent
tous
d'une
baisse des performances des services sociaux de base. L'espE9rance
de
vie E0
la naissance est de 44 ans, la mortalitE9 infantile s'E9lE8ve E0
203 pour 1000.
Le taux de scolarisation de 40% est l'un des plus bas en Afrique
Cette dE9gradation E9galement visible dans le domaine de la
santE9
montre que
si les bas indicateurs sociaux rE9sultent d'un hE9ritage aux
racines
lointaines, ils sont aussi le produit de politiques E9conomiques
et
sociales
longtemps qui sont demeurE9es inconsistantes.
A son accession E0 l'indE9pendance en 1975, la GuinE9e Bissau
sortait d'une
guerre de libE9ration de 11 annE9es qui a dE9placE9 plus de 1/5 de
la
population, dE9truit les infrastructures et profondE9ment
dE9structurE9
l'E9conomie dont la production a baissE9 de plus d'un tiers.
Les options de dE9veloppement faites dans les premiE8res annE9es
de
souverainetE9 accordaient une place prE9pondE9rante E0 la gestion
centralisE9e de
la croissance par substitution des importations.
Les politiques fiscales et monE9taires expansionnistes et les
grands
investissements publics concentrE9s dans le domaine industriel et
faiblement
orientE9s vers le secteur agricole productif thE9oriquement
qualifiE9 de
prioritaire, ont contribuE9 E0 l'endettement du pays. L'E9chec de
ces
politiques avait E9tE9 officiellement reconnu au dE9but des
annE9es
80.