BRAZZAVILL, 26 mai (IPS) – Au cours de la guerre civile de 1993
94,
plusieurs propriétaires de maisons ont été expropriés au bénéfice
des
personnes d'ethnies majoritaires dans les quartiers ou régions où
ils
étaient non-originaires. Les nouvelles autorités congolaises
s'emploient à
restituer ces maisons à leurs propriétaires.
La guerre de 1993-94 avait opposé les partisans du président
déchu Pascal
Lissouba et ceux de Bernard Kolélas, alors leader de l'Opposition
congolaise, au sujet des élections législatives contestées de la
même année.
Sur le terrain, cette guerre s'est manifestée par la chasse
mutuelle entre
les ressortissants des pays du Niari (sud-ouest du pays)dont
Lissouba est
originaire et les originaires de la région du Pool, considérée
comme fief de
Bernard Kolélas.
Cette guerre avait fait officiellement 3000 morts, 300 000
personnes
déplacées et environ 10 000 habitations détruites.
" Les gens des pays du Niari traquaient et tuaient avec des
gourdins, des
fusils etc. les ressortissants du Pool, tandis que ces derniers
faisaient de
même avec leurs ennemis", rappelle un Brazzavillois qui a requis
l'anonymat.
Très rapidement, les quartiers Bacongo et Makélékélé situés au sud
de
Brazzaville et habités en majorité par les partisans de Bernard
Kolélas
s'étaient vidés des ressortissants des pays du Niari qui englobent
trois
régions : le Niari, la Bouenza et la Lékoumou.
D'autres quartiers comme Diata, Mfilou et Moutabala contrôlés par
les
partisans de Lissouba ont pratiqué l'épuration ethnique en
traquant et tuant
les ressortissants du Pool connus sous le nom tribal des
"Bakongo".
Le mouvement s'est étendu dans les régions du sud où chaque
habitant non
originaire s'est vu dans l'obligation de se réfugier dans sa
région natale.
"C'est ainsi que les maisons laissées par les fuyards ou ceux qui
ont été
tués dans ces affrontements, ont été récupérées, sans scrupule,
par les
originaires des localités où ils habitaient", ajoute notre
source.
Dès son retour au pouvoir le 25 octobre dernier, après sa victoire
militaire
sur le président déchu Pascal Lissouba, lors de la guerre civile
de
l'année dernière, l'actuel homme fort du Congo, Denis Sassou
Nguesso a
décidé de réhabiliter dans leurs droits les propriétaires qui ont
perdu
leurs maisons lors de la guerre de 1993-1994.
Les nouvelles autorités congolaises ont mis en place une
commission chargée
d'examiner la question des sinistrés (personnes déplacées et sans
abris du
fait de la guerre). Cette commission a publié ses résultats le 15
février
dernier. Ces résultats indiquent que les propriétaires ont le
droit de
récupérer leurs maisons expropriées. Ceux qui rencontreraient des
difficultés à rentrer en possession de leurs domiciles sont tenus
de
s'adresser à la Mairie où au service "contentieux" mis en place
pour
gérer ces situations.
Les propriétaires jubilent. Ils retrouvent leurs maisons indûment
expropriées depuis plus de cinq ans. "On se sent mieux chez
soi", dit l'un
d'e
A proximité de la mairie de Mfilou, c'est le célèbre hôtel bar
dancing
"Oncle Sidi". Son propriétaire l'avait perdu au profit d'un
homme en
uniforme, de la garde présidentielle de Lissouba.
"Ce patrimoine qui me fait vivre et assure ma retraite m'a
beaucoup manqué.
Absorbé par l'angoisse, j'ai tenté un rapprochement avec mon
remplaçant.
Question de lui demander de me verser un petit loyer. Sa réponse ?
Il m'a
adressé une sévère mise en garde appuyée d'une promesse ferme de
me faire
"voyager" c'est à dire me tuer en cas de récidive. Entre temps,
il a
changé la dénomination de l'hôtel. Il s'est mis à faire des
réfections, à
modifier, à repeindre les lieux".
'L'oncle Sidi" peut aujourd'hui se réjouir. L'hôtel lui revient
de droit.
"Je suis enfin libérer de l'angoisse".
Ce même sentiment est partagé par Maître Nsounga Aloïse, victime
lui aussi
de l'expropriation.
"J'ai fui mon domicile le 11 novembre 1993 suite aux violences et
exactions
des Aubevillois (milices de Lissouba) lors du déclenchement de la
première
guerre civile de 1993-94. Ma femme, mes enfants et moi-même avons
erré dans
tout Brazzaville durant les cinq ans du règne de Lissouba. Pendant
que
j'errais, quelqu'un d'autre occupait tranquillement ma maison.
C'est un
gars du quartier", explique Maître Nsounga.
"Je n'ai remis les pieds chez moi que le 14 janvier 1998 à la
faveur de la
victoire des forces démocratiques et patriotiques (FDP)de Denis
Sassou
Nguesso. En dépit du pillage des vitres et du système électrique,
j'ai
retrouvé ma maison. J'attendais impatiemment ce moment. La
première nuit a
été comme un cauchemar. Vous ne pouvez imaginer ce que je
ressens".
Comme Maître Nsounga et Oncle Sidi, originaires du Pool, des
centaines de
familles des pays du Niari sont retournées dans les quartiers qui
hier
étaient encore considérés comme le fief des ressortissants du
Pool. Certains
ont déjà récupéré leur maison.
"Makélékélé est notre milieu, pas ailleurs. Les 4 ans que nous
avons passé
en face du palais des congrès ont été pour nous comme un enfer.
Notre joie
est immense de retrouver le quartier et les voisins", a dit l'un
d'eux qui
a retrouvé sa maison intacte.
Le site situé en face du Palais des Congrès de Brazzaville a servi
de camp
aux personnes déplacées pendant cette guerre.
D'autres propriétaires ont du mal à réintégrer leur maison. Il
faut négocier
le départ des occupants. Parfois, en libérant les maisons,
certains
occupants les laissent dans l'état où ils les ont trouvés, c'est-à-
dire
dépourvues de tôles, portes et fenêtres. Ce cas de figure
constitue un frein
pour le retour de bon nombre de familles qui veulent bien regagner
leur
maison mais ne disposent pas de moyens financiers suffisants pour
la rendre
habitable.
Mais la récupération des maisons ne se fait pas sans heurts. Un
occupant
illégal qui a requis l'anonymat refuse catégoriquement de
restituer la
maison qui ne lui appartient pas. Il dit qu'il ne sortira pas de
la maison
qu'il occupe quoi qu'il en soit. Selon lui, l'occupant de sa villa
de
Loutété (localité située au sud de Brazzaville) l'a 'envoyé au
diable'
lorsqu'il a entrepris les démarches pour récupérer sa maison.
"C'est bien beau de restituer les maisons aux propriétaires de
Brazzaville. Les mêmes dispositions serlles prises dans les pays
du
Niari afin de restituer aux ayants droits ce qui leur appartient
?". C'est
une garantie qu'il faut absolument nous donner, ajoute-t-il.
En pareille circonstance, les propriétaires lésés dans leurs
droits
recourent aux services de la police. Les autorités de la police de
Bacongo
et Makélékélé ont affirmé que plusieurs litiges sur les maisons
illégalement
occupées font l'objet de plaintes fréquemment déposées ces
derniers temps
sur leur bureau de travail. La police aide les parties à
s'entendre et à
trouver une solution négociée. L'usage de la force est proscrit
avant le
délai de décembre 1998 arrêté pour libérer sans autre prétexte les
maisons
appartenant à autrui.
Selon Alphonse Diatomba, conseiller du maire de Bacongo, " un
propriétaire
qui a vu sa maison cassée pouvait demeurer dans la maison qu'il
occupe
jusqu'en décembre 1998 compte tenu de la scolarité des enfants qui
ne
peuvent être déplacés au beau milieu de l'année scolaire".
Aujourd'hui, plusieurs occupants s'appuient sur cette disposition
pour
prolonger la durée d'habitation dans les maisons expropriées.
C'est le cas de Monsieur Edouard, l'un des sept occupants de la
case 37, du
quartier Makélékélé. Il dit qu'il est prêt à partir dès que les
enfants
seront en vacances, sinon poursuit-il : "comment ferais-je pour
déplacer
mes enfants vers le lieu où ils fréquentent, surtout les plus
petits".
La police est déjà intervenue, à plusieurs reprises au cours des
échauffourées entre propriétaires et occupants, afin de les
départager.
Certains observateurs espèrent que cette opération de restitution
des
maisons expropriées ne se limitera pas seulement aux victimes de
la guerre
de 1993-94. Ils pensent que la même opération doit être appliquée
pour les
victimes de la guerre de cinq mois (juin à octobre 1997) qui a
consacré la
destruction massive des habitations et sans doute des cas
d'expropriation.
*DESTSERVFRE
*CATAF HD
DROITS DE L'HOMME-CONGO : Des propriE9taires rE9habilitE9s dans
leurs droits.
Par Lyne Mikangou
BRAZZAVILLE, 26 mai (IPS)- Au cours de la guerre civile de 1993-
94,
plusieurs propriE9taires de maisons ont E9tE9 expropriE9s au
bE9nE9fice des
personnes d'ethnies majoritaires dans les quartiers ou rE9gions
oF9
ils
E9taient non-originaires. Les nouvelles autoritE9s congolaises
s'emploient E0
restituer ces maisons E0 leurs propriE9taires.
La guerre de 1993-94 avait opposE9 les partisans du prE9sident
dE9chu Pascal
Lissouba et ceux de Bernard KolE9las, alors leader de l'Opposition
congolaise, au sujet des E9lections lE9gislatives contestE9es de
la
mEAme annE9e.
Sur le terrain, cette guerre s'est manifestE9e par la chasse
mutuelle
entre
les ressortissants des pays du Niari (sud-ouest du pays)dont
Lissouba
est
originaire et les originaires de la rE9gion du Pool, considE9rE9e
comme fief de
Bernard KolE9las.
Cette guerre avait fait officiellement 3000 morts, 300 000
personnes
dE9placE9es et environ 10 000 habitations dE9truites.
" Les gens des pays du Niari traquaient et tuaient avec des
gourdins,
des
fusils etc. les ressortissants du Pool, tandis que ces derniers
faisaient de
mEAme avec leurs ennemis", rappelle un Brazzavillois qui a requis
l'anonymat.
TrE8s rapidement, les quartiers Bacongo et MakE9lE9kE9lE9 situE9s
au sud de
Brazzaville et habitE9s en majoritE9 par les partisans de Bernard
KolE9las
s'E9taient vidE9s des ressortissants des pays du Niari qui
englobent
trois
rE9gions : le Niari, la Bouenza et la LE9koumou.
D'autres quartiers comme Diata, Mfilou et Moutabala contrF4lE9s
par
les
partisans de Lissouba ont pratiquE9 l'E9puration ethnique en
traquant
et tuant
les ressortissants du Pool connus sous le nom tribal des
"Bakongo".
Le mouvement s'est E9tendu dans les rE9gions du sud oF9 chaque
habitant non
originaire s'est vu dans l'obligation de se rE9fugier dans sa
rE9gion
natale.
"C'est ainsi que les maisons laissE9es par les fuyards ou ceux
qui
ont E9tE9
tuE9s dans ces affrontements, ont E9tE9 rE9cupE9rE9es, sans
scrupule, par les
originaires des localitE9s oF9 ils habitaient", ajoute notre
source.
DE8s son retour au pouvoir le 25 octobre dernier, aprE8s sa
victoire
militaire
sur le prE9sident dE9chu Pascal Lissouba, lors de la guerre
civile
de
l'annE9e derniE8re, l'actuel homme fort du Congo, Denis Sassou
Nguesso a
dE9cidE9 de rE9habiliter dans leurs droits les propriE9taires qui
ont perdu
leurs maisons lors de la guerre de 1993-1994.
Les nouvelles autoritE9s congolaises ont mis en place une
commission
chargE9e
d'examiner la question des sinistrE9s (personnes dE9placE9es et
sans
abris du
fait de la guerre). Cette commission a publiE9 ses rE9sultats le
15
fE9vrier
dernier. Ces rE9sultats indiquent que les propriE9taires ont le
droit de
rE9cupE9rer leurs maisons expropriE9es. Ceux qui rencontreraient
des
difficultE9s E0 rentrer en possession de leurs domiciles sont
tenus
de
s'adresser E0 la Mairie oF9 au service "contentieux" mis en
place
pour
gE9rer ces situations.
Les propriE9taires jubilent. Ils retrouvent leurs maisons
indFBment
expropriE9es depuis plus de cinq ans. "On se sent mieux chez
soi",
dit l'un
d'e
A proximitE9 de la mairie de Mfilou, c'est le cE9lE8bre hF4tel bar
dancing
"Oncle Sidi". Son propriE9taire l'avait perdu au profit d'un
homme
en
uniforme, de la garde prE9sidentielle de Lissouba.
"Ce patrimoine qui me fait vivre et assure ma retraite m'a
beaucoup
manquE9.
AbsorbE9 par l'angoisse, j'ai tentE9 un rapprochement avec mon
remplaE7ant.
Question de lui demander de me verser un petit loyer. Sa rE9ponse
? Il
m'a
adressE9 une sE9vE8re mise en garde appuyE9e d'une promesse ferme
de me faire
"voyager" c'est E0 dire me tuer en cas de rE9cidive. Entre
temps,
il a
changE9 la dE9nomination de l'hF4tel. Il s'est mis E0 faire des
rE9fections, E0
modifier, E0 repeindre les lieux".
'L'oncle Sidi" peut aujourd'hui se rE9jouir. L'hF4tel lui
revient
de droit.
"Je suis enfin libE9rer de l'angoisse".
Ce mEAme sentiment est partagE9 par MaEEtre Nsounga AloEFse,
victime lui aussi
de l'expropriation.
"J'ai fui mon domicile le 11 novembre 1993 suite aux violences et
exactions
des Aubevillois (milices de Lissouba) lors du dE9clenchement de la
premiE8re
guerre civile de 1993-94. Ma femme, mes enfants et moi-mEAme avons
errE9 dans
tout Brazzaville durant les cinq ans du rE8gne de Lissouba.
Pendant
que
j'errais, quelqu'un d'autre occupait tranquillement ma maison.
C'est
un
gars du quartier", explique MaEEtre Nsounga.
"Je n'ai remis les pieds chez moi que le 14 janvier 1998 E0 la
faveur
de la
victoire des forces dE9mocratiques et patriotiques (FDP)de Denis
Sassou
Nguesso. En dE9pit du pillage des vitres et du systE8me
E9lectrique,
j'ai
retrouvE9 ma maison. J'attendais impatiemment ce moment. La
premiE8re
nuit a
E9tE9 comme un cauchemar. Vous ne pouvez imaginer ce que je
ressens".
Comme MaEEtre Nsounga et Oncle Sidi, originaires du Pool, des
centaines de
familles des pays du Niari sont retournE9es dans les quartiers qui
hier
E9taient encore considE9rE9s comme le fief des ressortissants du
Pool. Certains
ont dE9jE0 rE9cupE9rE9 leur maison.
"MakE9lE9kE9lE9 est notre milieu, pas ailleurs. Les 4 ans que
nous
avons passE9
en face du palais des congrE8s ont E9tE9 pour nous comme un enfer.
Notre joie
est immense de retrouver le quartier et les voisins", a dit l'un
d'eux
qui
a retrouvE9 sa maison intacte.
Le site situE9 en face du Palais des CongrE8s de Brazzaville a
servi
de camp
aux personnes dE9placE9es pendant cette guerre.
D'autres propriE9taires ont du mal E0 rE9intE9grer leur maison. Il
faut nE9gocier
le dE9part des occupants. Parfois, en libE9rant les maisons,
certains
occupants les laissent dans l'E9tat oF9 ils les ont trouvE9s,
c'est-E0-dire
dE9pourvues de tF4les, portes et fenEAtres. Ce cas de figure
constitue un frein
pour le retour de bon nombre de familles qui veulent bien regagner
leur
maison mais ne disposent pas de moyens financiers suffisants pour
la
rendre
habitable.
Mais la rE9cupE9ration des maisons ne se fait pas sans heurts. Un
occupant
illE9gal qui a requis l'anonymat refuse catE9goriquement de
restituer
la
maison qui ne lui appartient pas. Il dit qu'il ne sortira pas de
la
maison
qu'il occupe quoi qu'il en soit. Selon lui, l'occupant de sa villa
de
LoutE9tE9 (localitE9 situE9e au sud de Brazzaville) l'a 'envoyE9
au diable'
lorsqu'il a entrepris les dE9marches pour rE9cupE9rer sa maison.
"C'est bien beau de restituer les maisons aux propriE9taires de
Brazzaville. Les mEAmes dispositions serlles prises dans les pays
du
Niari afin de restituer aux ayants droits ce qui leur appartient
?".
C'est
une garantie qu'il faut absolument nous donner, ajoute-t-il.
En pareille circonstance, les propriE9taires lE9sE9s dans leurs
droits
recourent aux services de la police. Les autoritE9s de la police
de
Bacongo
et MakE9lE9kE9lE9 ont affirmE9 que plusieurs litiges sur les
maisons illE9galement
occupE9es font l'objet de plaintes frE9quemment dE9posE9es ces
derniers temps
sur leur bureau de travail. La police aide les parties E0
s'entendre
et E0
trouver une solution nE9gociE9e. L'usage de la force est proscrit
avant le
dE9lai de dE9cembre 1998 arrEAtE9 pour libE9rer sans autre
prE9texte les maisons
appartenant E0 autrui.
Selon Alphonse Diatomba, conseiller du maire de Bacongo, " un
propriE9taire
qui a vu sa maison cassE9e pouvait demeurer dans la maison qu'il
occupe
jusqu'en dE9cembre 1998 compte tenu de la scolaritE9 des enfants
qui
ne
peuvent EAtre dE9placE9s au beau milieu de l'annE9e scolaire".
Aujourd'hui, plusieurs occupants s'appuient sur cette disposition
pour
prolonger la durE9e d'habitation dans les maisons expropriE9es.
C'est le cas de Monsieur Edouard, l'un des sept occupants de la
case
37, du
quartier MakE9lE9kE9lE9. Il dit qu'il est prEAt E0 partir dE8s
que les enfants
seront en vacances, sinon poursuit-il : "comment ferais-je pour
dE9placer
mes enfants vers le lieu oF9 ils frE9quentent, surtout les plus
petits".
La police est dE9jE0 intervenue, E0 plusieurs reprises au cours
des
E9chauffourE9es entre propriE9taires et occupants, afin de les
dE9partager.
Certains observateurs espE8rent que cette opE9ration de
restitution
des
maisons expropriE9es ne se limitera pas seulement aux victimes de
la
guerre
de 1993-94. Ils pensent que la mEAme opE9ration doit EAtre
appliquE9e pour les
victimes de la guerre de cinq mois (juin E0 octobre 1997) qui a
consacrE9 la
destruction massive des habitations et sans doute des cas
d'expropriation.

