BRAZZAVILLE, 23 oct. (IPS) – L'annonce par le chef de l'Etat de
l'élaboration
d'une nouvelle Constitution suscite une polémique au sein de la
classe
politique congolaise.
Dans son discours prononcé le 14 octobre dernier à l'occasion du
premier
anniversaire de la fin de la guerre civile qui a ravagé le Congo
l'année
dernière, le chef de l'Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, a
annoncé
l'élaboration d'une nouvelle Cérendum en 1999.
"La nouvelle Constitution ne sera pas comme ce fut trop souvent
le cas, un
texte inextricable, inaccessible et loiassou
Nguesso
dans son message radiotélévisé à la nation.
La Constitution congolaise a été votée le 15 mars 1992 par une
majorité de
98 % des suffrages exprimé
l'issue de la
Conférence Nationale Souveraine de 1991.
Elle a également institué un régime semi-présidentiel au Congo, au
sein
duquel le chef du gouvernement a autant de pouvoi0>>sident de
la République, sinon plus. Le chef de l'Etat est élu au suffrage
universel
direct et le gouvernement n'est responsable que devant le
législatif.
Cependant, en janvier dernier, ion pour le pays,
considérant
que l'ancienne ne cadrait plus avec la réaliairement à la
Constitution du 15 mars, la nouvelle
Constitution en
préparation adoptera un régime présidentiel qui accorde une place
importante
à l'autorité incontestée du chef de l'Etat.
De plus, la durée du mandat présidentiel sera prolongé à 7 ans au
lieu de 5
ans. Il s'agit de permettre au futur chef de l'Etaent son
programme,
selon les
autorités de Brazzaville.
Même le Parlement subira des changements. Lr une seule chambre, à
savoir
l'Assemblée
nationale.
La tenue de ce référendum constitutio0>>e prochaine, n'est
pas
appréciée de certains leaders politiques.
"Une constitution n'est pas un programme. En effme Makoundzi
Wollo,
ancien doyen de la
faculté de droit
à l'Université Marien Ngouabi du Congo
" La constitution est faite pour durer et ne peut faire l'objet
d'un
tripotage à tout vent, d'autant plus que dan'ont même pas connu un
début de
changement
significatif", a-t-il conclu.
nous invite à
réfléchir sur
la question de la réconcilianationale qui pose problème. Il y a la
question de la préparation des prochaines élections".
Tchicaya , président du Rassemblement pour le développement et le
progrès
social (RDPS), était dans l'opposition aux côtés de Sassou Nguesso
et
Bernard Kolélas, ancien maire de Brazzaville, avant que ce dernier
ne
rejoigne le camp de Pascal Lissouba, présideons tous dans
l'opposition, Kolélas, Sassou et
moi-même,
nous avons tous signé un mémorandum qui demandait la mise en place
d'une
commission nationale indépendante pour la préparation des
élections. Cette
commission devrait prendre tout en main, en commençant par le
recensement
administratif", indique Tchicaya.
"Je suis navré qu'au moment où notre allié, le président Sassou
Nguesso
arrive au pouvoir, ce mémorandum ne soit plus à l'ordre du jour.
Nous
>laboration de cette
constitution", ajoute-t-il.
Denis Sassou Nguess<130>>lu en 1992.
Pascal Lissouba et Sassou Nguesso se sont affrontés dans un
conflit
déclenché le 5 juin 1997. La guerre qui a duré cinq mois et
causé 10.000
obre 1997, le Congo
s'est doté
d'un acte fondamental régissant la période actuelle de transition,
d'une
durée de 3 ans, jusqu'à l'an 2001, date prévue pour l'élection
présidentielle.
Cet acte fondamental qui a remplacé la Consu 15
mars 1992
a remis l'essentiel des pouvoirs d'Etat entre les mains du
président de la
République qui est seul chef du gouvernementngolais selon qu'ils
soient de
l'opposition ou de la mouvance présidentielle. L'opposition avait
souvent
accusé le régime de Lissouba de pi<<13té l'une des causes de la
guerre civile de
juin dernier.
Les orientations données à la nouvelle constitution sont loin de
plaire à
Nicéphore Fylla de Saint-Eudes, président du parti républicain
libéral
(P.R.L.) qui se demande alors ce qui a bien pu pousser le pouvoir
actuel à
onstitution est celle que tous les hommes politiques
ont voté
à 98 pour cent et défendu quand Lissouba était seul à la
contester", dit
Filla.
"En mars 1992, nous avoe constitution
demande au
peuple de désobéir à tout tyran ce
pays", a-t-il
fait remarquer.
Pour José Médard Ngouabi, diplômé en Technique de Transit
International,
l'allongement du mandat présidentiel n'est prise interne au Congo.
José fait ainsi allusion aux troubles que connaît la région du
Pool, au sud
ys, où les anciens miliciens Ninja de Bernard Kolélas commettent
des
attaques à main armée contre les autoren place d'un mécanisme qui
puisse
faire que
le secteur informel soit organisé et appuyé. Le Pool brûle et rien
ne se
fait. Rien ne nous garantit que cette fois-ci, la constitution
serait la
bonne et la plus proche de nous", a affirmé Ngouabi.
"Je me demande si la guerre est venue parce que le mandat
présidentiel
était court et qu'allonger le mandat présidentiel de 5 à 7 ans va
faire que
la guerre soit à jamais proscrite aura le
même sort que l'ancien si les murs politiques ne changent pas.
" Si les Congolais ne réalisent pas entre eté de vivre dans la
régularité vraie,
en paix
et selon la justice pour tous, le nouveau texte aura le même sort
que
l'ancien", renchérit Homère Moundele, constitutionnaliste
congolais.
"La constitution d'un pays est faite toujours tendance à réviser,
à
modifier une
constitution
qui ne lui profiterait pas", constate-t-il.
Bien qu'il ne rejette pas totalement le nouveau tecaya soutient
que
"pour obtenir le consensus autour de la
nouvelle
constitution, il faudra nécessairement instaurer un débat
contradictoire".
Car, dit-il, "qu'adviendra-t-il donc au référendum
constitutionnel, si le
vote est négatif, quer 4 actes
fondamentaux

