JOHANNESBOURG, 19 oct (IPS) – Comme le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l'Inde, du Brésil et d'Afrique du Sud (IBSA) commençait mardi en Afrique du Sud, les éditeurs des pays respectifs ont décidé d'offrir une meilleure couverture de cet organe économique.
“Cette réunion était très importante et cruciale. Comme nous le savons, il y a eu un changement majeur dans le monde en termes de puissance économique, de puissance politique… vers le Sud et les pays comme l'Inde, l'Afrique du Sud et le Brésil sont devenus des acteurs très importants dans le monde”, a déclaré lundi Mondli Makhanya, président du 'South African Editors' Forum' (Forum des éditeurs d’Afrique du Sud – SANEF) pendant que les éditeurs se réunissaient au 'IBSA Editors' Forum' (Forum des éditeurs d’IBSA) à Johannesburg, en Afrique du Sud.
Ce forum a été co-organisé par le SANEF et Inter Press Service (IPS) Afrique, en collaboration avec la Banque mondiale et le ministère sud-africain des Systèmes publics de Communication et d'Information (GCIS).
Des membres du forum des éditeurs étaient parmi les organisations “people to people” en train de présenter leurs recommandations au Forum de dialogue des chefs d'Etat et de gouvernement d'IBSA à Pretoria, en Afrique du Sud, le 18 octobre.
Makhanya a indiqué que c'était important qu'IBSA bénéficie d’une couverture fiable et suffisante et qu'il était vital pour les trois pays de raconter leurs histoires au reste du monde.
“Alors, l’objectif aujourd'hui était de mettre en place des infrastructures et un cadre au sein duquel nous pouvons passer ces messages sans que les médias soient un porte-parole des gouvernements respectifs”, a-t-il souligné.
Jimmy Manyi, directeur général du GCIS, a affirmé que le gouvernement sud-africain était disposé à travailler avec les éditeurs. Il a ajouté que la façon dont IBSA a été présenté par les médias aurait une incidence sur la manière dont d'autres pays s’engageraient avec le groupe économique.
“Si nous continuons à ne pas parler de notre programme, cela signifie que les gens en sauront de moins en moins sur nous et nous voudrions vraiment que ce forum soit un tremplin pour la promotion et le marketing des trois pays entre nous-mêmes et avec le Nord aussi”, a-t-il dit.
Il a ajouté que la relation entre ces pays pourrait être plus qu’économique. Manyi a indiqué qu'il y a beaucoup d'informations à partager par ce trio et que les médias pourraient aider à les diffuser.
“Quelles sont les opportunités autour de l'éducation? Quelles sont les compétences commerciales que nous pouvons fournir les uns aux autres? Parce que de temps en temps, nous avons des différences de compétences, nous devons donc nous soutenir mutuellement pour nous assurer que nous sommes aussi compétents que (les autres pays)”, a-t-il suggéré.
Lola Nayar, la rédactrice en chef associée du magazine 'Outlook' en Inde, était d'accord, affirmant que ces pays peuvent travailler ensemble pour se partager des informations sur des questions importantes comme les stratégies d'atténuation des changements climatiques. Nayar a indiqué que dans les domaines de l'énergie et de l'agriculture, les trois pays examinaient des questions similaires.
“L'Inde est devenue un acteur majeur dans les secteurs de l'énergie éolienne et de l'énergie solaire et ce sont des technologies qu'elle pourrait partager avec l'Afrique du Sud”, a-t-elle dit.
Claudia Antunes, chef du service étranger à 'Folha de Sao Paulo' au Brésil, a déclaré que les trois pays devaient s'engager à parler d'une seule voix pour atteindre leurs objectifs. “IBSA en tant que groupe ne dispose pas d’une forte personnalité”, a-t-elle observé.

