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FORUM SOCIAL MONDIAL: Des crises mondiales plus complexes dans la 11ème année

8 February 2011 Leave a Comment

RIO DE JANEIRO, 8 fév (IPS) – Le néolibéralisme et la mondialisation financière qui l’accompagne ont été l’ennemi commun qui a unifié et mobilisé les militants des tendances les plus variées qui ont fondé, il y a dix ans, à Porto Alegre (sud du Brésil), le Forum social mondial (FSM) comme un espace de rencontre, de réflexion et de débat, sous le slogan “Un autre monde est possible”.

Mais dans sa 11ème année, le FSM se tient du 6 au 11 février à Dakar, au Sénégal, à un moment où les politiques néolibérales et de marché libre se distinguent moins dans un monde menacé d'effondrement à partir d'une combinaison de crises: financière, changements climatiques, alimentaire et d'eau. L'impérialisme américain, une autre cible préférée des activistes, a vu son poids économique baisser tandis qu'une autre superpuissance, la Chine, émerge avec ses propres pratiques coloniales, quoique sans le militarisme ou l'exportation de son système de croyance et de mode de vie – pour l'instant. La croissance dynamique des économies émergentes a sorti des centaines de millions de personnes de l'extrême pauvreté. Mais l'inégalité dans le monde et à l’intérieur des pays est encore prononcée, comme l’indique le visage des personnes affamées dans plusieurs parties de la planète. La menace climatique se fait sentir dans l'augmentation du nombre de personnes tuées et déplacées par des conditions météorologiques extrêmes, et les pertes croissantes subies par l'agriculture. Les financements ont une force destructrice, avec 860 trillions de dollars de capitaux spéculatifs circulant dans le monde – 13 fois le produit intérieur brut (PIB) mondial – selon la Banque des règlements internationaux. Tout cela est aggravé par “la mauvaise gouvernance planétaire” – l'absence d'institutions capables de faire face aux “problèmes mondiaux”, selon l’économiste brésilien Ladislau Dowbor, qui s’est rendu à Dakar pour partager les idées d'un groupe d'intellectuels qui, sous le titre “Crises et perspectives”, discutent des solutions systémiques pour les “crises convergentes”. La concentration croissante de richesses, qui a laissé les deux-tiers de l'humanité exclus du progrès, vivant avec seulement six pour cent du revenu mondial, n'est pas durable, a expliqué Dowbor, professeur à l'Université catholique de São Paulo. Il n'est pas non plus possible de continuer sur ce “Titanic environnemental”, épuisant les ressources naturelles, “le sol, la vie marine”, a-t-il ajouté. Le document de base du groupe d'intellectuels qui comprend Dowbor, “l’écosocioéconomiste” franco-polonais, Ignacy Sachs, ainsi que le futuriste britannique et économiste évolutif, Hazel Henderson, rejette les “visions simplifiées du processus de prise de décisions sociales”, appelle au sauvetage de “la dimension publique de l'Etat”, et suggère le remplacement du PIB comme principal indicateur économique, entre autres recomandations. Le FSM retourne en Afrique pour sa huitième édition mondiale juste au moment où un soulèvement populaire a renversé la dictature en Tunisie, avec un autre qui menace de faire de même en Egypte. Le Forum de cette année “sera animé, avec de nouvelles personnes”, mais il aura lieu dans des conditions précaires, “avec un tiers du budget initialement prévu”, a déclaré l'un des fondateurs du FSM, Candido Grzybowski, directeur de l’Institut d'analyse sociale et économique du Brésil (IBASE). Dans plusieurs manifestations, par exemple, il n'y aura pas d'interprétations simultanées. Environ 50.000 participants sont attendus, soit un tiers du total qui s’est inscrit dans la dernière édition mondiale, organisée en 2009 dans la ville de Belém, dans la jungle amazonienne du nord du Brésil. “Mais ce chiffre pourrait doubler, avec l'afflux des Européens”, espère Grzybowski. Le Sénégal a une population 15 fois plus petite que celle du Brésil, a indiqué Chico Whitaker, un autre fondateur du FSM, qui a expliqué que 80 pour cent des participants à ces manifestations proviennent généralement du pays hôte. La présence latino-américaine sera beaucoup plus limitée, partiellement à cause des difficultés financières rencontrées par des organisations non gouvernementales du fait de la baisse des fonds des donateurs étrangers, aggravée par des taux de change défavorables et la rareté de financements nationaux. Et les billets d'avion pour Dakar sont coûteux, parce qu’il n'y a pas de vols directs à partir de l'Amérique latine; les vols transitent par l'Europe. Les limites de l'organisation à Dakar reflètent le manque d’un appui gouvernemental, accréditant la position prise par l’un des militants du courant brésilien qui ont organisé un forum thématique l’année dernière dans l'Etat de Bahia, dans le nord-est du Brésil, et qui préconisent des alliances avec les gouvernements progressistes, afin de renforcer les manifestations du FSM et de leur donner un impact plus large. Le FSM se définit comme une initiative de la société civile à laquelle les dirigeants gouvernementaux ne participent qu’en tant qu'invités aux manifestations organisées par les mouvements sociaux et les organisations. Cependant, la plupart des éditions mondiales, y compris la cinquième édition tenue au Brésil, ont bénéficié du soutien financier des gouvernements nationaux ou locaux. L’ancien président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, un invité aux éditions précédentes, a participé en tant que “membre de la société civile” à un séminaire organisé à Dakar, le lundi 7 février, sous le thème 'L'Afrique et la Journée de la diaspora' dans le programme du FSM 2011. Lula a annoncé que les relations du Brésil avec l'Afrique seront une priorité dans ses activités post-gouvernementales. Pour le prochain Forum mondial unifié, qui se tient tous les deux ans depuis 2005 – les autres sont “polycentriques”, avec différentes manifestations régionales – beaucoup de Brésiliens veulent ramener le FSM à ses origines à Porto Alegre, alors que d'autres font pression pour qu'il soit organisé à Bahia, l'Etat qui regroupe la plus forte proportion de personnes de descendance africaine. Mais l'Europe, un autre candidat puissant pour l’organisation de l'édition de 2013, se concentre sur d'autres approches, telles que la tentation d'avoir un impact sur les grandes questions du moment. Toutefois, ce sont les nouveaux paradigmes d'un “autre monde” de l'avenir, plus que les défis actuels, qui préoccupent le plus les fondateurs du FSM. “Un développement qui tue la vie sur la planète constitue un problème majeur”, a souligné Grzybowski, qui a exclu “l'économie verte” comme une solution, affirmant que ce n'est que vraiment du “capitalisme peint au vert” qui ne modifie pas les mécanismes qui sous-tendent la tragédie. Sa proposition est “d'aller au-delà du FSM” et profiter de Rio+20 de l'année prochaine, la Conférence des Nations Unies pour le développement durable, qui réactualisera le débat lancé en 1992 au Sommet sur la terre, à Rio de Janeiro. Les mouvements sociaux devraient organiser une forte présence à la conférence de 2012, afin de forger une alliance avec le gouvernement brésilien en vue de changer la façon dont l'environnement et le développement sont perçus, a-t-il suggéré. Les problèmes mondiaux sont immenses et complexes, mais “le monde ne s'arrête pas, et les peuples font l'histoire”, comme on le voit dans le monde arabe ces derniers jours, a-t-il dit.

Afrique, Amerique Latine, Développement, Economie, Finances, Le Commerce, Environnement, FORUM SOCIAL MONDIAL, Global Affairs, Headlines, Politique

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