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FORUM SOCIAL MONDIAL: De petits moyens pour régler de grands problèmes

22 January 2007 Leave a Comment

NAIROBI, 22 jan (IPS) – "On nous a dit de venir à cette célébration parce que c'est un événement pour mettre fin à la pauvreté", a affirmé Edward Njeru, conducteur de tuktuk (un véhicule tricycle utilisé comme taxi dans des centres urbains), à propos du Forum social mondial (FSM), qui a démarré dans la capitale kényane samedi.

Il a déclaré à IPS : "J'espère que cette pauvreté prendra réellement fin". Njeru, qui ramène chez lui entre 14 et 43 dollars par mois, à peine de quoi satisfaire ses besoins, était avec environ 30 de ses collègues qui ont fait défiler leurs tuktuks aux couleurs vives dans le Parc Uhuru, où s'est déroulée la cérémonie d'ouverture du FSM.

En dehors des tuktuks, des conducteurs de taxis motos ont exhibé leurs “boda bodas”, qui sont devenus un moyen de transport populaire dans plusieurs parties du pays.

Les parades des tuktuks et des boda bodas reflétaient le thème du septième FSM annuel, "Luttes des peuples, alternatives des peuples", par lequel des gens s'attaquent à la pauvreté par leurs petits moyens.

La rencontre du 20 au 25 janvier a drainé des milliers et des milliers de délégués des quatre coins du globe, venus pour dénoncer les injustices sociales qui ont continué d’affliger les pays en développement, l'Afrique en particulier.

Une multitude de personnes s'étaient engouffrées dans le parc de Nairobi. Le soleil de plomb importait peu.

Portant des T-shirts et des foulards de toutes les couleurs, ils brandissaient des pancartes, des drapeaux et des banderoles sur lesquels étaient inscrits des messages contre la pauvreté, entre autres, alors qu'ils dansaient sur des airs africains et caribéens. La sueur dégoulinait de leurs visages.

L'événement du parc venait après une marche du bidonville de Kibera, à environ sept kilomètres au sud-est de Nairobi. Le bidonville est le plus grand du Kenya et de l'Afrique de l'est, avec une population de plus de 700.000 habitants. Ici, les délégués se sont trouvés face à face avec la pauvreté : des huttes en terre de barre, inexistence de système d'égouts, odeur nauséabonde venant des égouts à ciel ouvert, absence de route et de services de quelque type que ce soit.

Dans le parc, les orateurs se succédant les uns après les autres, ont accusé les pays riches d'instituer des politiques qui sont défavorables aux nations en développement, et qui ont entretenu la pauvreté dans ces nations. "Nous savons le monde que nous voulons, un monde dans lequel il n'y a aucune domination de l'Occident, mais le respect; un monde dans lequel il n'y a pas un niveau élevé de dettes issues de cette domination", a déclaré Chico Whitaker, un membre du Comité international du FSM. Selon des organisations mondiales de lutte contre la dette, les pays africains consacrent environ 15 milliards de dollars par an au remboursement des dettes, sur un continent où plus de la moitié de la population vit avec moins d'un dollar par jour. Le continent a été également malmené par les plus forts taux de VIH/SIDA et d'analphabétisme.

Des analystes estiment que cette situation pourrait être inversée si les gouvernements dépensaient plus dans les soins de santé, l'éducation et d'autres secteurs du service public, plutôt que sur le remboursement de la dette.

La question du VIH/SIDA a dominé les discours au Parc Uhuru, d'autant que les intervenants ont réitéré qu'il restait le plus grand défi des pays africains, et ont proposé des suggestions pour s'y attaquer.

"La principale chose à faire pour régler ce problème est la prévention parce que prévenir vaux mieux que guérir. Nous devons nous rappeler les conseils et les tests volontaires", a souligné Kenneth Kaunda, ancien président zambien, à l'assistance.

Il a ajouté que "contrôler son statut et en parler ouvertement réduira la stigmatisation. Je ne vous dis pas ce que je n'ai fait", a déclaré le Kaunda, qui est allé faire son test de dépistage en 2002, et a parlé publiquement du VIH/SIDA après la mort de son fils qui a succombé à la maladie.

Alors que le monde est aux prises avec le défi du VIH/SIDA, plusieurs initiatives cherchant à s'attaquer au problème sont apparues dans différentes parties du monde. Au Brésil, des poèmes ont été utilisés sur des condoms pour informer les gens des dangers du VIH/SIDA. Le projet du "condom poétique" était l'idée personnelle de Ramos Filho, un poète et professeur de droit originaire du district d'Itajai à Santa Catarina, au Brésil. Il y a été poussé par le fort taux de VIH/SIDA dans la région.

"Les taux élevés étaient une alerte que quelque chose devait être fait d'urgence. J'ai commencé par distribuer des condoms avec des messages poétiques à tout le Brésil dans le but de donner l'information aux gens", a dit Filho à IPS dans le parc, où il était en train de distribuer des condoms.

Son projet, a-t-il dit, avait conduit à une prise de conscience plus élevée et à un changement de comportement au sein de la population. L'initiative de Filho cadre bien avec le slogan du FSM, "Un autre monde est possible", ainsi qu'avec le thème de cette année : "luttes des peuples, alternatives des peuples'.

En fait, le comité d'organisation du FSM 2007 espère que davantage d'initiatives du genre sortiront du forum. "Nous espérons que les gens poseront des questions sur le monde tel qu’il est et proposeront des alternatives pour créer un monde meilleur", a dit à IPS, Oduor Ong'wen, un membre du comité.

Plus de 150.000 personnes venant des quatre coins du globe sont attendus au FSM, au cours duquel d'autres questions clés dont le logement, l'environnement, le commerce, le chômage, la corruption, la gouvernance et les droits de l'Homme seront débattues.

Le FSM est une réunion annuelle d'activistes sociaux cherchant à concevoir des moyens de contrer la domination des nations occidentales riches. Généralement, ce rassemblement de dizaines de milliers d'activistes se tient en janvier, comme un contrepoids au Forum économique mondial, une rencontre annuelle de puissants hommes d'affaires et de l'élite politique, qui se déroule dans la station alpine suisse de Davos. ***** +FORUM SOCIAL MONDIAL – Aux premières loges avec le Journal TerraViva de IPS

Afrique, Développement, Droits Humains, FORUM SOCIAL MONDIAL, Global Affairs, Headlines, Politique, Sante

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