{"id":6690,"date":"2013-07-01T13:40:01","date_gmt":"2013-07-01T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2013\/07\/01\/madagascar-une-femme-specialisee-en-gestion-des-risques-lies-au-climat\/"},"modified":"2013-07-01T13:40:01","modified_gmt":"2013-07-01T13:40:01","slug":"madagascar-une-femme-specialisee-en-gestion-des-risques-lies-au-climat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2013\/07\/01\/madagascar-une-femme-specialisee-en-gestion-des-risques-lies-au-climat\/","title":{"rendered":"MADAGASCAR: Une femme sp\u00e9cialis\u00e9e en gestion des risques li\u00e9s au climat"},"content":{"rendered":"<p>ANTANANARIVO, 1 juil (IPS) &#8211; L\u2019\u00e9tude de la nature \u00e9tait une science qui autrefois n\u2019attirait que des hommes bien que ses effets affectaient aussi la vie des femmes. Aujourd&#39;hui, elles sont nombreuses les femmes \u00e0 vouloir se battre contre le changement climatique et \u00e0 att\u00e9nuer les risques de catastrophes naturelles.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>L&#39;oc\u00e9an Indien, une vaste mer remplie de richesses et bord\u00e9e de quelques pays, a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 cette ann\u00e9e par des catastrophes naturelles violentes. D&#39;o\u00f9 la mobilisation et le r\u00e9veil des pays de cette r\u00e9gion, en particulier de ceux qui en ont beaucoup souffert. \t Le pays le plus touch\u00e9 par ces changements climatiques a \u00e9t\u00e9 Madagascar. Durant ces 30 derni\u00e8res ann\u00e9es, la Grande Ile aurait d\u00e9pens\u00e9 plus de 1,7 milliard de dollars US \u00e0 panser ses blessures caus\u00e9es par le changement climatique.  En deuxi\u00e8me position, vient la R\u00e9union dont les estimations des pertes s\u2019\u00e9l\u00e8vent \u00e0 environ 710 millions de dollars, suivi de Maurice avec pr\u00e8s de 421 millions de dollars de d\u00e9g\u00e2ts. Les Comores et les Seychelles viennent ensuite, mais leurs d\u00e9g\u00e2ts sont moindres. Les pertes estim\u00e9es pour ces deux pays sont respectivement de l\u2019ordre de 43 millions et de 32 millions de dollars, selon plusieurs sources.<\/p>\n<p> Face \u00e0 cette situation, Fenitriniaina Randrianarisaona, une jeune Malgache, a d\u00e9cid\u00e9 de s\u2019investir dans la gestion des risques des catastrophes naturelles. Comme les autres \u00e9tudiantes malgaches, elle aurait pu choisir le droit, les sciences politiques, le commerce comme fili\u00e8re d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieures. Mais elle a choisi de se sp\u00e9cialiser dans cette fili\u00e8re qui permet de comprendre les ph\u00e9nom\u00e8nes climatiques pour att\u00e9nuer les cons\u00e9quences du changement climatique et de sauver des vies innocentes.  Ce choix s\u2019est fait rapidement. \u00abJ&#39;ai vu une annonce de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Antananarivo dans le journal. C\u2019\u00e9tait un avis de formation. Je l\u2019ai vue deux jours avant la fermeture de l&#39;inscription et je me suis dit: pourquoi pas. C\u2019\u00e9tait en 2011\u00bb, d\u00e9clare Randrianarisaona.  \u00abJ&#39;ai pens\u00e9 et je le pense encore, que la variabilit\u00e9 climatique est une question d\u2019actualit\u00e9 br\u00fblante et pour que assurer son d\u00e9veloppement, un pays doit miser sur la gestion des catastrophes naturelles. Donc, je me suis inscrite et heureusement, ma candidature a \u00e9t\u00e9 retenue\u00bb, ajoute-t-elle.  Elle a donc entrepris des \u00e9tudes en gestion des catastrophes naturelles. Elle insiste sur l&#39;importance de la pr\u00e9vention. \u00abLa variabilit\u00e9 climatique est un ph\u00e9nom\u00e8ne mondial et Madagascar n\u2019est pas \u00e0 l\u2019abri. D\u00e9j\u00e0 avec la pauvret\u00e9 croissante dans le pays, la population est vuln\u00e9rable. Face aux al\u00e9as climatiques comme les cyclones et les inondations, elle l\u2019est davantage\u00bb, explique-t-elle.  \u00abC\u2019est vrai qu\u2019on ne peut pas emp\u00eacher la formation des ph\u00e9nom\u00e8nes naturels mais au moins, on pourrait att\u00e9nuer leurs effets pour diminuer les d\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riels et les pertes en vies humaines. C\u2019est ce qui me motive \u00e0 aller dans ce sens. Pour bien g\u00e9rer et r\u00e9duire les risques de catastrophes, il faut miser sur la pr\u00e9vention\u00bb, souligne-t-elle.<\/p>\n<p> Randrianarisaona insiste que les femmes sont les premi\u00e8res victimes des catastrophes naturelles. Le cyclone Haruna en janvier et l&#39;invasion de crickets qui a suivi sont des exemples d\u00e9solants de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de la population, et en particulier des femmes face \u00e0 ces catastrophes.  \u00abLes femmes et les enfants sont les plus vuln\u00e9rables aux catastrophes \u00e0 Madagascar. Avec la pauvret\u00e9 croissante, qui touche presque essentiellement le milieu rural, les femmes exer\u00e7ant des activit\u00e9s dans le secteur agricole, sont les plus touch\u00e9es&#8221;, dit-elle.<\/p>\n<p> Mais les femmes sont aussi plus motiv\u00e9es et sensibles aux questions de catastrophes naturelles. \u00abCe n&#39;est pas juste un int\u00e9r\u00eat comme les autres car les ignorer ou les consid\u00e9rer comme des facteurs normaux de la vie de tous les jours, \u00e9quivaut \u00e0 minimiser ces drames et \u00e0 \u00eatre presque leur complice\u00bb, affirme-t-elle.  Randrianarisaona insiste que les femmes ont une contribution dans ce combat. \u00abLes femmes sont plus m\u00e9ticuleuses, responsables, pr\u00e9venantes et pr\u00e9visibles que les hommes. C\u2019est le cas pour les al\u00e9as naturels. Dans le cadre de la pr\u00e9vention, leur r\u00f4le est essentiel. Elles pourraient transmettre facilement \u00e0 leurs enfants les mesures de pr\u00e9caution \u00e0 prendre pour se mettre en s\u00e9curit\u00e9. Chose que les hommes qui passent leur temps \u00e0 travailler pour pouvoir nourrir la famille, n\u2019ont pas le temps de faire\u00bb.<\/p>\n<p> Elle rejette l&#39;id\u00e9e que c&#39;est difficile de motiver les gens sur la question. \u00abActuellement, la variabilit\u00e9 climatique touche tous les pays du monde et fait de nombreuses victimes. Cela se voit tous les jours aux informations et se lit dans les journaux. Il est donc plus facile de sensibiliser tous les acteurs \u00e0 tous les niveaux et donner aux femmes la place qui leur revient dans cette pr\u00e9vention\u00bb.<\/p>\n<p> Randrianarisaona regrette cependant qu&#39;il n&#39;y ait pas assez de femmes engag\u00e9es dans le domaine. \u00abC&#39;est s\u00fbr qu&#39;elles se sentent concern\u00e9es, mais il y a un manque de personnel qualifi\u00e9 \u00e0 Madagascar alors que les femmes pourraient ais\u00e9ment jouer ce r\u00f4le\u00bb. Il serait souhaitable que les femmes aient aussi l\u2019opportunit\u00e9 de suivre des formations comme celle que Randrianarisaona a suivie.  &#39;Gender Links&#39; a toujours insist\u00e9 pour que le Protocole de la SADC sur le genre et le d\u00e9veloppement ait une base de donn\u00e9es essentielle sur le changement climatique qui affecte aussi bien les hommes que les femmes et les enfants. Il serait temps que tous les pays signataires du protocole l\u2019appliquent.  *(Leevy Frivet est journaliste \u00e0 Maurice et a \u00e9crit pour &#39;Gender Links&#39;, une ONG de d\u00e9fense des droits des femmes en Afrique australe. Cet article est publi\u00e9 en vertu d\u2019un accord de coop\u00e9ration entre Gender Links et IPS).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ANTANANARIVO, 1 juil (IPS) &#8211; L\u2019\u00e9tude de la nature \u00e9tait une science qui autrefois n\u2019attirait que des hommes bien que ses effets affectaient aussi la vie des femmes. 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