{"id":6338,"date":"2012-11-18T13:40:01","date_gmt":"2012-11-18T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/11\/18\/ouganda-labsence-de-contraceptifs-entraine-plus-davortements-illegaux\/"},"modified":"2012-11-18T13:40:01","modified_gmt":"2012-11-18T13:40:01","slug":"ouganda-labsence-de-contraceptifs-entraine-plus-davortements-illegaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/11\/18\/ouganda-labsence-de-contraceptifs-entraine-plus-davortements-illegaux\/","title":{"rendered":"OUGANDA: L\u2019absence de contraceptifs entra\u00eene plus d\u2019avortements ill\u00e9gaux"},"content":{"rendered":"<p>KAMPALA, 19 nov (IPS) &#8211; Tous les jours, au moins cinq femmes sont amen\u00e9es \u00e0 la salle de gyn\u00e9cologie de l&#39;H\u00f4pital national de r\u00e9f\u00e9rence de Mulago \u00e0 Kampala, en Ouganda, pour le traitement de complications caus\u00e9es par des tentatives grossi\u00e8res d\u2019interruption de grossesse.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Selon Dr Charles Kiggundu, le chef du d\u00e9partement de gyn\u00e9cologie de l\u2019h\u00f4pital, certaines des femmes qui viennent ici boivent de l&#39;essence ou prennent des combinaisons non test\u00e9es d\u2019herbes et de m\u00e9dicaments pour provoquer un avortement. D\u2019autres ins\u00e8rent des b\u00e2tons dans leurs vagins.<\/p>\n<p> Les femmes \u00e0 l&#39;H\u00f4pital national de r\u00e9f\u00e9rence de Mulago repr\u00e9sentent un petit pourcentage des quelque 150.000 femmes qui souffrent de complications dues \u00e0 des avortements dangereux chaque ann\u00e9e dans ce pays enclav\u00e9 d&#39;Afrique de l\u2019est, o\u00f9 1.200 femmes meurent tous les ans de tentatives dangereuses d&#39;avortement, repr\u00e9sentant un quart de tous les d\u00e9c\u00e8s maternels dans le pays.<\/p>\n<p> Dans ce pays, &#8220;l\u2019absence d\u2019informations sur les contraceptifs&#8221; est la cause du taux d\u2019avortements dangereux, en particulier chez les jeunes femmes, a d\u00e9clar\u00e9 Kiggundu \u00e0 IPS.<\/p>\n<p> Moins d&#39;un tiers des femmes ougandaises utilisent toute forme de contr\u00f4le des naissances, selon l\u2019Enqu\u00eate d\u00e9mographique et de sant\u00e9 de 2011 du pays.<\/p>\n<p> Un certain nombre de femmes soign\u00e9es par Kiggundu sont des \u00e9tudiantes c\u00e9libataires, dont la plupart ont \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9es par leurs partenaires, a-t-il soulign\u00e9.<\/p>\n<p> Selon le rapport sur l&#39;Etat de la population mondiale 2012, intitul\u00e9 &#8220;Au choix et non au hasard; le planning familial, les droits humains et le d\u00e9veloppement&#8221;, publi\u00e9 le 14 novembre par le Fonds des Nations Unies pour la population, les avortements dangereux repr\u00e9sentent pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de tous les avortements dans le monde. Selon le rapport, presque tous les avortements dangereux se font dans les pays en d\u00e9veloppement, avec le plus grand nombre en Afrique subsaharienne.<\/p>\n<p> Les donn\u00e9es les plus r\u00e9centes ont montr\u00e9 que les adolescentes et les jeunes repr\u00e9sentent environ 40 pour cent des avortements dangereux dans le monde entier.<\/p>\n<p> &#8220;En Afrique subsaharienne, les adolescentes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 19 ans ont, en moyenne, 120 naissances pour 1.000 par an, allant du taux \u00e9lev\u00e9 de 199 pour 1.000 filles au Niger au taux faible de 43 pour 1.000 filles au Rwanda. Plus de la moiti\u00e9 des jeunes femmes accouchent avant l&#39;\u00e2ge de 20 ans, et la f\u00e9condit\u00e9 des adolescentes dans la plupart des pays d&#39;Afrique subsaharienne a montr\u00e9 peu de recul depuis 1990&#8221;, a indiqu\u00e9 le rapport.<\/p>\n<p> Moses Mulumba, le directeur ex\u00e9cutif du Centre pour la sant\u00e9, les droits humains et le d\u00e9veloppement (CEHURD), a indiqu\u00e9 que le probl\u00e8me des avortements dangereux est une pr\u00e9occupation croissante chez les jeunes dans le pays.<\/p>\n<p> &#8220;La majorit\u00e9 des personnes qui sont touch\u00e9es sont des \u00e9l\u00e8ves du cours secondaire et des \u00e9tudiantes&#8221;, a-t-il expliqu\u00e9 \u00e0 IPS. &#8220;Il n\u2019existe aucun doute \u00e0 ce sujet. C&#39;est un probl\u00e8me de la jeunesse&#8221;.<\/p>\n<p> Mais quelques-unes des tentatives d&#39;avortement dangereux auraient pu \u00eatre \u00e9vit\u00e9es si les femmes avaient \u00e9t\u00e9 plus conscientes des efforts visant \u00e0 \u00e9largir l&#39;acc\u00e8s l\u00e9gal \u00e0 la proc\u00e9dure. Il existe encore une perception tr\u00e8s r\u00e9pandue selon laquelle tous les avortements sont ill\u00e9gaux dans le pays, selon Elisa Slattery, directrice de la division Afrique du Centre pour les droits \u00e0 la reproduction.<\/p>\n<p> En 2006, le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 a l\u00e9galis\u00e9 l&#39;avortement en cas de risque grave pour la vie ou la sant\u00e9 mentale de la m\u00e8re, de graves anomalies f\u0153tales, de probl\u00e8mes de sant\u00e9 comme le cancer du col de l\u2019ut\u00e9rus ou le VIH\/SIDA, ou lorsque la grossesse est le r\u00e9sultat d&#39;un viol ou d&#39;un inceste.<\/p>\n<p> Une meilleure connaissance de l&#39;interpr\u00e9tation des lois pourrait r\u00e9duire les taux d&#39;avortement dangereux, non seulement en permettant l&#39;acc\u00e8s aux femmes qui en ont l\u00e9galement besoin, mais aussi en r\u00e9duisant la stigmatisation autour de la question, a indiqu\u00e9 Slattery \u00e0 IPS.<\/p>\n<p> Les directives publi\u00e9es cette ann\u00e9e par le gouvernement indiquaient que toutes les femmes ont droit \u00e0 des soins apr\u00e8s avortement &#8211; m\u00eame si l&#39;avortement \u00e9tait ill\u00e9gal. Mais Mulumba a fait savoir que les autorit\u00e9s n&#39;ont pas fait assez pour expliquer aux femmes quand elles ont droit \u00e0 un avortement sans risque.<\/p>\n<p> &#8220;Historiquement, les gens [consid\u00e8rent] l&#39;avortement comme \u00e9tant une mauvaise pratique&#8221;, a affirm\u00e9 Mulumba. &#8220;Beaucoup de gens ne veulent pas en parler&#8221;.<\/p>\n<p> Cela inclut les m\u00e9decins et d\u2019autres fournisseurs de soins de sant\u00e9, a-t-il indiqu\u00e9, qui pourraient offrir le service s\u2019ils se sentaient moralement \u00e0 l\u2019aise pour le faire.<\/p>\n<p> Kiggundu a expliqu\u00e9 que certains professionnels de la sant\u00e9 sont r\u00e9ticents \u00e0 effectuer des avortements en raison de la stigmatisation qui entoure la proc\u00e9dure. La plupart des m\u00e9decins sont soit mal inform\u00e9s sur la politique de l&#39;avortement du pays ou r\u00e9pugnent \u00e0 mener la proc\u00e9dure, et sont peu susceptibles de le recommander m\u00eame dans les cas o\u00f9 il est n\u00e9cessaire, a-t-il indiqu\u00e9.<\/p>\n<p> La r\u00e9duction du nombre de tentatives d&#39;avortement dangereux en Ouganda n\u00e9cessiterait que l\u2019on surmonte la stigmatisation et \u00e9duque \u00e0 la fois les femmes et les m\u00e9decins au sujet de la l\u00e9gislation actuelle, a pr\u00e9conis\u00e9 Slattery.<\/p>\n<p> &#8220;Nous devons renforcer les capacit\u00e9s des fournisseurs de soins de sant\u00e9, au sein des cadres juridique et politique&#8221;, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<p> Att\u00e9nuer la stigmatisation non seulement facilitera l&#39;acc\u00e8s \u00e0 l&#39;avortement pour les femmes qui en ont besoin, mais aussi cela encouragera plus de femmes qui envisagent d\u2019avorter \u00e0 consulter un professionnel d\u2019abord, a d\u00e9clar\u00e9 Joy Asasira, une assistante de programmes au CEHURD.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>KAMPALA, 19 nov (IPS) &#8211; Tous les jours, au moins cinq femmes sont amen\u00e9es \u00e0 la salle de gyn\u00e9cologie de l&#39;H\u00f4pital national de r\u00e9f\u00e9rence de Mulago \u00e0 Kampala, en Ouganda, pour le traitement de complications caus\u00e9es par des tentatives grossi\u00e8res&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/11\/18\/ouganda-labsence-de-contraceptifs-entraine-plus-davortements-illegaux\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":923,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,27,1,3,4],"tags":[],"class_list":["post-6338","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-east-africa","category-headlines","category-population-refugies","category-sante"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6338","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/923"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6338"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6338\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6338"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6338"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6338"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}