{"id":6185,"date":"2012-08-06T13:40:01","date_gmt":"2012-08-06T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/08\/06\/mauritanie-des-femmes-dans-laviculture-pour-lutter-contre-la-pauvrete-rurale\/"},"modified":"2012-08-06T13:40:01","modified_gmt":"2012-08-06T13:40:01","slug":"mauritanie-des-femmes-dans-laviculture-pour-lutter-contre-la-pauvrete-rurale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/08\/06\/mauritanie-des-femmes-dans-laviculture-pour-lutter-contre-la-pauvrete-rurale\/","title":{"rendered":"MAURITANIE: Des femmes dans l\u2019aviculture pour lutter contre la pauvret\u00e9 rurale"},"content":{"rendered":"<p>NOUAKCHOTT, 6 ao\u00fbt (IPS) &#8211; Fatimetou Mint M\u2019Barkenni, avicultrice \u00e0 Bourate, un village du sud de la Mauritanie, vient d\u2019\u00e9puiser son stock de poulets de chair qu\u2019elle a \u00e9lev\u00e9 et vendus gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019assistance du Programme de lutte contre la pauvret\u00e9 rurale par l\u2019appui aux fili\u00e8res (PROLPRAF), un projet gouvernemental.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>&#8220;La premi\u00e8re vague de poussins \u00e9lev\u00e9s a \u00e9t\u00e9 vendue en juin et j\u2019attends que le PROLPRAF me livre la seconde, la demande \u00e9tant tr\u00e8s importante&#8221;, d\u00e9clare M\u2019Barkenni, une avicultrice de 53 ans. &#8220;Cette op\u00e9ration est vitale pour nous les femmes, car les hommes sont all\u00e9s chercher du boulot dans les grands centres urbains, comme Nouakchott et Nouadhibou&#8221;, les deux principales villes de la Mauritanie, explique-t-elle \u00e0 IPS.  &#8220;L\u2019unit\u00e9 (l\u2019\u00e9levage) de poulets de chair de Bourate constitue une aubaine pour nous, habitants de cette localit\u00e9, surtout en cette p\u00e9riode de grande s\u00e9cheresse o\u00f9 de s\u00e9rieux probl\u00e8mes de malnutrition se posent \u00e0 nous&#8221;, souligne M\u2019Barkenni.  De son c\u00f4t\u00e9, Mariem Mint Sidi, la g\u00e9rante d\u2019une unit\u00e9 de volaille \u00e0 Foum Gleita, dans le sud-est du pays, vante son savoir-faire en techniques d\u2019alimentation et de traitement m\u00e9dical des poussins. Elle est satisfaite du niveau abordable des prix des poulets. &#8220;Avec six dollars, on peut acqu\u00e9rir un poulet de chair de 2,4 kilogrammes de viande saine et nutritive&#8221;, affirme-t-elle \u00e0 IPS.  Les avicultrices sont des g\u00e9rantes employ\u00e9es comme volontaires pour le projet qui est dans sa phase pilote.  &#8220;L\u2019aviculture dans des zones d\u2019extr\u00eame pauvret\u00e9 vise la garantie d\u2019une production locale soutenue et l\u2019impulsion d\u2019activit\u00e9s g\u00e9n\u00e9ratrices de revenus et cr\u00e9atrices d\u2019emplois&#8221;, explique Mohamed Ould Abdallahi, le coordinateur du PROLPRAF.  Financ\u00e9 par le Fonds international de d\u00e9veloppement agricole (FIDA) pour 4,170 millions de dollars, le PROLPRAF compte, \u00e0 travers cette op\u00e9ration, r\u00e9duire l\u2019h\u00e9morragie de devises par la substitution progressive de la production nationale aux importations, selon Abdallahi.       Les deux unit\u00e9s avicoles de Bourate et Foum Gleita avaient d\u00e9marr\u00e9 avec 1.600 poussins d\u2019un jour, import\u00e9s du Maroc voisin, avec un cycle de vie de 45 jours, explique Ahmed Ould Sidina, assistant \u00e0 la production animale au PROLRAF, qui pr\u00e9cise que la premi\u00e8re commande appartient \u00e0 une vari\u00e9t\u00e9 de poulets dite COBB-500.  Ces poussins ont \u00e9t\u00e9 livr\u00e9s en juin dernier, affirme Ahmed Ould Brahim Khlil, un v\u00e9t\u00e9rinaire du PROLPRAF, indiquant que chacune des deux unit\u00e9s a co\u00fbt\u00e9 environ 10.000 dollars, y compris la construction du b\u00e2timent, l\u2019achat des poussins et des aliments, ainsi que l\u2019\u00e9clairage et la cong\u00e9lation solaires.  Les recettes de cette phase pilote ont n\u00e9anmoins permis de constituer un fonds de roulement d\u2019environ 3.500 dollars pour l\u2019achat de nouveaux poussins et de leurs aliments. La prochaine commande de 2.000 poussins est attendue vers la mi-ao\u00fbt, ajoute Brahim Khlil.<\/p>\n<p> Selon Sidina, les deux unit\u00e9s avicoles sont compos\u00e9es, chacune, de deux pi\u00e8ces construites en fer galvanis\u00e9 et form\u00e9es en arc avec un isolant thermique. Les abreuvoirs et les mangeoires \u00e9taient sur les lieux avant l\u2019arriv\u00e9e des poussins par avion, souligne-t-il \u00e0 IPS.  Evoquant l\u2019adaptation des poussins aux conditions climatiques, Brahim Khlil d\u00e9clare que cette exp\u00e9rience est couronn\u00e9e de succ\u00e8s et sera \u00e9largie \u00e0 d\u2019autres zones rurales du pays. &#8220;Les poussins s\u2019adaptent parfaitement aux conditions extr\u00eames de chaleur (40 degr\u00e9s \u00e0 l\u2019ombre) et seuls 34 d\u2019entre eux ont p\u00e9ri sur les 1.600&#8221;, explique-t-il \u00e0 IPS.  Il ajoute que les poussins \u00e9taient immunis\u00e9s contre deux pathologies fr\u00e9quentes en Mauritanie que sont le Gumboro et le Newcastle, et que les g\u00e9rantes avaient \u00e9t\u00e9 form\u00e9es aux techniques de nettoyage des poussins et \u00e0 l\u2019administration de dose de vitamine.  Selon le minist\u00e8re du D\u00e9veloppement rural (MDR), la consommation annuelle de volaille en Mauritanie est estim\u00e9e par \u00e0 11.000 tonnes par an et \u00e0 trois \u00e0 quatre kilogrammes par individu et par an, tandis qu\u2019au Maroc, elle est de 12 \u00e0 15 kg par personne, et au S\u00e9n\u00e9gal de huit \u00e0 10 kg par personne et par an.  Les besoins de la Mauritanie en volaille sont couverts en partie par la production locale, mais dans leur majeure partie par l\u2019importation annuelle de 5.000 tonnes de poulets congel\u00e9s, sans compter les 40.000 poussins d\u2019un jour import\u00e9s.  S\u2019agissant des \u0153ufs, la consommation mauritanienne est couverte \u00e0 33 pour cent par la production locale de cinq millions d\u2019unit\u00e9s et, pour les 67 pour cent restants, par des importations. Le co\u00fbt d\u2019importation des poulets congel\u00e9s, des poussins et les intrants pour leur entretien (aliments, soins, mat\u00e9riel avicole et \u0153ufs), est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 18 millions de dollars par an, selon Moktar Fall, un conseiller \u00e0 l\u2019\u00e9levage au MDR.  Abdallahi Ould Nabgha, pr\u00e9sident du Groupement national des aviculteurs de Mauritanie, indique que le pays compte 60 fermes r\u00e9parties entre les villes de Nouakchott (sud-ouest du pays), Nouadhibou (ouest), Rosso et S\u00e9libaby (sud).<\/p>\n<p> &#8220;L\u2019aviculture emploie 10.000 personnes, sans compter les ressources qu\u2019elle apporte aux sous-traitants et interm\u00e9diaires qui fournissent le fumier utilis\u00e9 comme engrais organique ainsi que les plumes exploit\u00e9es pour la fabrication de balais pour nettoyer des ordinateurs&#8221;, indique Nabgha.  Il d\u00e9plore toutefois l\u2019absence d\u2019infrastructures n\u00e9cessaires dans le pays, ce qui impose l\u2019importation des poussins, de leurs aliments et du mat\u00e9riel avicole.  Pour combler ce d\u00e9ficit, l\u2019Etat a sign\u00e9, le 22 juillet, avec un homme d\u2019affaires mauritanien, un accord portant construction d\u2019un complexe avicole \u00e0 Nouakchott, la capitale, pour un financement de 34 millions de dollars sur une dur\u00e9e de 18 mois.  Ce complexe pr\u00e9voit une unit\u00e9 de production de poussins d\u2019un jour et de poulets de chair d\u2019une capacit\u00e9 20.000 tonnes par an, une production de 15 millions d\u2019\u0153ufs par an et 120.000 tonnes d\u2019aliments de volaille, indique \u00e0 IPS, Yahya Ould Abdeldayem, directeur des investissements au minist\u00e8re de l\u2019Economie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NOUAKCHOTT, 6 ao\u00fbt (IPS) &#8211; Fatimetou Mint M\u2019Barkenni, avicultrice \u00e0 Bourate, un village du sud de la Mauritanie, vient d\u2019\u00e9puiser son stock de poulets de chair qu\u2019elle a \u00e9lev\u00e9 et vendus gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019assistance du Programme de lutte contre la&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/08\/06\/mauritanie-des-femmes-dans-laviculture-pour-lutter-contre-la-pauvrete-rurale\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":898,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,37,11,6,1,39,30,29],"tags":[],"class_list":["post-6185","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-afrique-cultiver-le-futur","category-developpement","category-economie-finances-le-commerce","category-headlines","category-jeunes-agriculteurs","category-special-culture-religion-et-genre","category-west-africa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6185","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/898"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6185"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6185\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6185"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6185"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6185"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}