{"id":6143,"date":"2012-07-07T13:40:01","date_gmt":"2012-07-07T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/07\/07\/ouganda-des-volontaires-communautaires-convainquent-des-familles-a-avoir-moins-denfants\/"},"modified":"2012-07-07T13:40:01","modified_gmt":"2012-07-07T13:40:01","slug":"ouganda-des-volontaires-communautaires-convainquent-des-familles-a-avoir-moins-denfants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/07\/07\/ouganda-des-volontaires-communautaires-convainquent-des-familles-a-avoir-moins-denfants\/","title":{"rendered":"OUGANDA: Des volontaires communautaires convainquent des familles \u00e0 avoir moins d\u2019enfants"},"content":{"rendered":"<p>KANUNGU, Ouganda, 7 juil (IPS) &#8211; C\u2019est la mi-matin\u00e9e au Centre de sant\u00e9 de Kanungu et la queue des patients s\u2019allonge puisque davantage de gens commencent \u00e0 arriver pour un traitement dans cette installation rurale situ\u00e9e \u00e0 plus de 400 kilom\u00e8tres de Kampala, la capitale ougandaise.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>La plupart sont ici pour acc\u00e9der aux services de planning familial, alors que certains attendent pour faire le d\u00e9pistage du cancer.  G\u00e9n\u00e9ralement, environ 100 malades visitent ce centre de sant\u00e9 par jour. Mais actuellement, il y a quatre fois ce nombre.<\/p>\n<p> &#8220;Nous voyons en moyenne 400 personnes par jour lorsque le m\u00e9decin en provenance de Kampala arrive, une fois le mois&#8221;, d\u00e9clare Kwesiga Muteisa, une s\u0153ur infirmi\u00e8re.  Il y a essentiellement des femmes dans la queue ici, bien que certaines soient accompagn\u00e9es par leurs partenaires.<\/p>\n<p> &#8220;Celles qui viennent avec leurs maris sont d\u2019abord servies afin d\u2019encourager l\u2019implication masculine dans le planning familial&#8221;, souligne la s\u0153ur Florence Rwabahima, responsable de la sant\u00e9 par int\u00e9rim au niveau du district.  Elle explique que cela constitue \u00e9galement une opportunit\u00e9 pour les hommes de subir le d\u00e9pistage et de recevoir des conseils sur le VIH, et d\u2019apprendre d\u2019autres m\u00e9thodes de planning familial qui ne sont pas g\u00e9n\u00e9ralement pratiqu\u00e9es parmi les Ougandais, comme le fait de subir une vasectomie.  Le nombre croissant de malades qui visitent le centre de sant\u00e9 constitue un t\u00e9moignage du succ\u00e8s des \u00e9quipes b\u00e9n\u00e9voles de sant\u00e9 (VHT). Il y a trois ans, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), en collaboration avec le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 de l\u2019Ouganda et le gouvernement local du district de Kanungu, ont cr\u00e9\u00e9 ces \u00e9quipes. L\u2019UNFPA finance 95 pour cent des services de planning familial dans cette nation d\u2019Afrique de l\u2019est, tandis que le gouvernement fournit le reste.  Les VHT sont compos\u00e9es de b\u00e9n\u00e9voles issus de la communaut\u00e9 qui sont form\u00e9s dans le planning familial afin d\u2019encourager la pratique dans leurs r\u00e9gions.  Elles effectuent des visites \u00e0 domicile et sensibilisent les gens sur le planning familial, distribuent des pr\u00e9servatifs et renvoient les malades vers des centres de sant\u00e9 pour plus d\u2019informations et de services. Chaque VHT couvre 25 m\u00e9nages.<\/p>\n<p> Babwicwa Mark, un retrait\u00e9 et membre de VHT, sourit, satisfait du nombre de couples qui ont d\u00e9sormais embrass\u00e9 le planning familial dans le district de Kanungu.  Alors que l\u2019Enqu\u00eate d\u00e9mographique et de sant\u00e9 (EDS) de 2011 du pays indique que le taux de pr\u00e9valence contraceptive au niveau national est de 26 pour cent, il s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 41 pour cent \u00e0 Kanungu.  &#8220;J\u2019ai motiv\u00e9 certaines des personnes qui viennent dans le centre pour des services de planning familial&#8221;, indique Mark. &#8220;La plupart des gens dans ma zone ne croyaient pas aux contraceptifs, mais apr\u00e8s beaucoup de sensibilisation, ils ont compris qu\u2019ils n\u2019avaient rien \u00e0 craindre&#8221;.  Amener les Ougandais \u00e0 prendre conscience du besoin pour le planning familial est vital dans un pays qui a le troisi\u00e8me taux de croissance d\u00e9mographique le plus \u00e9lev\u00e9 au monde: 3,2 pour cent.  &#8220;Les gens dans les communaut\u00e9s \u00e9coutent mieux les VHT que les agents de sant\u00e9, parce qu\u2019au moins ils les connaissent mieux que nous&#8221;, explique Saturday Nason, un infirmier en chef et formateur des VHT au Centre de sant\u00e9 de Kihihi, dans le district de Kanungu.  Les femmes ougandaises donnent naissance \u00e0 en moyenne six enfants, selon l\u2019EDS, une baisse de 0,5 par rapport \u00e0 la moyenne de sept en 2006. Narson attribue cette diminution \u00e0 la sensibilisation sur le planning familial.  Bien que 26 pour cent de la population productive ougandaise \u00e2g\u00e9e de 15 \u00e0 49 ans utilise des m\u00e9thodes modernes de planning familial selon l\u2019EDS, des mythes et croyances culturelles continuent d\u2019\u00eatre un obstacle.<\/p>\n<p> Les femmes sont souvent soumises \u00e0 la pression des hommes de produire plus d\u2019enfants. &#8220;Le plus grand d\u00e9fi est qu\u2019alors que beaucoup de femmes veulent adopter le planning familial et avoir moins d\u2019enfants, leurs \u00e9poux insistent pour plus&#8221;, d\u00e9clare Peace Nyakato, une femme membre des VHT et m\u00e8re de trois enfants.  Alors que la majorit\u00e9 des femmes interview\u00e9es au Centre de sant\u00e9 IV de Kanungu souhaitent en moyenne quatre enfants, la plupart des hommes en d\u00e9sirent sept ou plus. Twesigye Chrisente et son mari, Niwagaba Savio, constituent un exemple.  Cette m\u00e8re de quatre gosses est satisfaite du nombre d\u2019enfants qu\u2019elle a maintenant, mais Savio veut sept et menace d\u2019\u00e9pouser une deuxi\u00e8me femme si elle continue de refuser d\u2019en faire plus.  &#8220;J\u2019ai seulement un fr\u00e8re et une s\u0153ur et nous ne sommes pas respect\u00e9s dans la communaut\u00e9 parce que notre famille est petite&#8221;, indique Savio. &#8220;Je ne veux pas que cela arrive \u00e0 mes enfants&#8221;.<\/p>\n<p> Chrisente, par contre, estime que leur revenu est \u00e0 peine suffisant pour subvenir aux besoins des enfants qu\u2019ils ont d\u00e9j\u00e0. Le mari et la femme sont tous deux des agriculteurs de subsistance sans un revenu r\u00e9gulier.  Le couple a re\u00e7u des conseils au Centre de sant\u00e9 II de Kinaaba, dans le district de Kanungu, avant que Savio n\u2019accepte que sa femme puisse avoir un implant contraceptif. Cela lui \u00e9vitera de tomber enceinte pendant trois ans alors que Savio se demande s\u2019il faut avoir plus d\u2019enfants ou non.  Alors que Chrisente est certaine de ne pas avoir d\u2019autres enfants dans les trois prochaines ann\u00e9es, la situation n\u2019est pas si facile pour d\u2019autres femmes sous diff\u00e9rents types de contraceptifs. Peace affirme que d\u00e8s que les femmes ressentent les moindres effets secondaires des contraceptifs, elles ont tendance \u00e0 les abandonner, et cela conduit in\u00e9vitablement \u00e0 des grossesses impr\u00e9vues.<\/p>\n<p> &#8220;S\u2019agissant des effets secondaires, les gens pr\u00e9f\u00e8rent discuter de leurs probl\u00e8mes avec des camarades femmes plut\u00f4t que de retourner au centre de sant\u00e9 pour recevoir des conseils&#8221;, indique Florence. &#8220;C\u2019est pourquoi nous avons besoin des gens dans la communaut\u00e9 qui peuvent donner des conseils&#8221;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>KANUNGU, Ouganda, 7 juil (IPS) &#8211; C\u2019est la mi-matin\u00e9e au Centre de sant\u00e9 de Kanungu et la queue des patients s\u2019allonge puisque davantage de gens commencent \u00e0 arriver pour un traitement dans cette installation rurale situ\u00e9e \u00e0 plus de 400&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/07\/07\/ouganda-des-volontaires-communautaires-convainquent-des-familles-a-avoir-moins-denfants\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":631,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,27,1,3,4,30],"tags":[],"class_list":["post-6143","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-east-africa","category-headlines","category-population-refugies","category-sante","category-special-culture-religion-et-genre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6143","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/631"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6143"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6143\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6143"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6143"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6143"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}