{"id":6100,"date":"2012-06-13T13:40:01","date_gmt":"2012-06-13T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/06\/13\/mauritanie-une-cooperative-qui-contribue-a-la-couverture-des-besoins-en-legumes\/"},"modified":"2012-06-13T13:40:01","modified_gmt":"2012-06-13T13:40:01","slug":"mauritanie-une-cooperative-qui-contribue-a-la-couverture-des-besoins-en-legumes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/06\/13\/mauritanie-une-cooperative-qui-contribue-a-la-couverture-des-besoins-en-legumes\/","title":{"rendered":"MAURITANIE: Une coop\u00e9rative qui contribue \u00e0 la couverture des besoins en l\u00e9gumes"},"content":{"rendered":"<p>NOUAKCHOTT, 13 juin (IPS) &#8211; D\u00e9courag\u00e9 par le ch\u00f4mage et l\u2019\u00e9chec d\u2019une exp\u00e9rience dans le commerce, Mohamed Ould Abderrahmane exploite, avec plusieurs amis, une coop\u00e9rative mara\u00eech\u00e8re dans la zone p\u00e9riurbaine de Nouakchott, qui produit assez de l\u00e9gumes pour la capitale de la Mauritanie. <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Avec un niveau scolaire moyen et ayant b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une petite formation sur les techniques de mara\u00eechage, de s\u00e9chage et conservation de l\u00e9gumes, Abderrahmane cr\u00e9e en 1998, avec sept amis, la coop\u00e9rative d\u00e9nomm\u00e9e &#39;Najah&#39; (qui signifie succ\u00e8s en arabe) pour gagner leur vie par leurs propres efforts. Au nombre de 120 aujourd\u2019hui dans le groupe, ils ont entre 31 et 39 ans.  Recevant le 24 mai la visite de IPS, Abderrahmane vante son exp\u00e9rience et raconte en souriant: \u00abAvec une cotisation d\u2019environ 150 dollars chacun, mes amis et moi avons achet\u00e9 du mat\u00e9riel horticole, am\u00e9nag\u00e9 un terrain conc\u00e9d\u00e9 \u00e0 titre de pr\u00eat par l\u2019\u00c9tat, construit des r\u00e9serves en ciment pour le stockage de l\u2019eau et acquis des semences pour le d\u00e9marrage effectif du mara\u00eechage\u00bb.  Evaluant son exp\u00e9rience agricole de 14 ans, il d\u00e9clare \u00e0 IPS que \u00able succ\u00e8s est frappant. Regardez, 10 hectares enti\u00e8rement emblav\u00e9s, la verdure partout, des plants de l\u00e9gumes et d\u2019arbres fruitiers, des dizaines d\u2019emplois et un gain mensuel d\u2019environ 300 \u00e0 500 dollars pour chaque membre de la coop\u00e9rative\u00bb, dit-il.  Selon Abderrahmane, la coop\u00e9rative produit globalement autour de 500 tonnes par trimestre pour l\u2019ensemble des l\u00e9gumes et fruits: carottes, tomates, salades, choux, betteraves, pommes de terre, navets, oignons, radis, mangues, avocats, dattes et bananes.  La coop\u00e9rative cr\u00e9e 200 emplois directs ou indirects dont certains permanents et d\u2019autres temporaires, affirme-t-il, expliquant qu\u2019ils comprennent des vendeurs de l\u00e9gumes, des chauffeurs ou des charretiers, des vendeurs de plantes fourrag\u00e8res pour la nourriture de b\u00e9tail, ainsi que des distributeurs de fumier.  Abderrahmane et ses co\u00e9quipiers d\u00e9clarent appliquer des techniques culturales traditionnelles qu\u2019ils ont exp\u00e9riment\u00e9es depuis longtemps parce qu\u2019ils refusent d\u2019utiliser des produits chimiques.  \u00abNous faisons alterner les vari\u00e9t\u00e9s de l\u00e9gumes sur les plans. Si ce plan re\u00e7oit des tomates cette saison, la fois prochaine, il accueillera des salades ou des choux pour garantir la fertilisation du sol\u00bb, expliquent Mahmoud Ely et Ahmed Salem, deux autres membres de la coop\u00e9rative.  S\u2019agissant des engrais, Cheikh Ould Ely, membre de la coop\u00e9rative et pr\u00e9sident de l\u2019Union des coop\u00e9ratives agricoles de Nouakchott, affirme: \u00abLe fumier de volaille suffisamment dilu\u00e9 s\u2019adapte bien avec les cultures et le sol, c\u2019est pourquoi nous l\u2019achetons assez cher, \u00e0 sept dollars le sac de 50 kilogrammes\u00bb.  Le d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 r\u00e9gional du d\u00e9veloppement rural de Nouakchott, Cheikh Ould Mohamed Mahmoud, explique \u00e0 IPS que \u00able mara\u00eechage n\u00e9cessite une vari\u00e9t\u00e9 d\u2019ur\u00e9e qui permet d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer le cycle v\u00e9g\u00e9tal des plantes. Le compost de volaille est aussi recommand\u00e9 \u00e0 cause de sa forte teneur d\u2019azote, \u00e0 condition qu\u2019il soit correctement dilu\u00e9\u00bb.  Adama Traor\u00e9, un autre technicien agricole, indique \u00e0 IPS que le sol contient du sel et a besoin d\u2019engrais organiques comme le fumier, les crottes d\u2019animaux et autres.  Selon Mahmoud Ely, la coop\u00e9rative a produit entre septembre et novembre 2011 environ 570 tonnes de l\u00e9gumes. \u00abC\u2019est \u00e0 cette p\u00e9riode qu\u2019il y avait un d\u00e9ficit de l\u00e9gumes et l\u2019Etat a fait appel aux mara\u00eechers pour r\u00e9pondre aux besoins des consommateurs\u00bb, d\u00e9clare-t-il, indiquant que cette production repr\u00e9sente 27 pourcent des besoins de la population de Nouakchott.  Mais le d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 r\u00e9gional de Nouakchott \u00e9met des r\u00e9serves sur cette estimation. \u00abJe ne pense pas que leur production atteigne ce seuil\u00bb, dit-il \u00e0 IPS.  Pour sa part, Salem vante le savoir-faire de leur coop\u00e9rative, soulignant qu\u2019ils ont \u00abintroduit plus tard des plantes \u00e9trang\u00e8res comme l\u2019avocat, le persil et le radis\u00bb.  Il ajoute, toutefois, que leur coop\u00e9rative souffre de l\u2019absence de subventions de l\u2019Etat, de la chert\u00e9 des semences et mat\u00e9riels horticoles, mais aussi de la \u00abconcurrence des produits provenant d\u2019Espagne, du Maroc et du S\u00e9n\u00e9gal aux mois de mars, avril et mai\u00bb.<\/p>\n<p> Traor\u00e9 affirme \u00e0 IPS que la qualit\u00e9 de leurs l\u00e9gumes est assez bonne aux plans nutritionnel et sanitaire, indiquant que les membres de la coop\u00e9rative b\u00e9n\u00e9ficient r\u00e9guli\u00e8rement d\u2019un recyclage aux techniques culturales comme le repiquage, la fertilisation, l\u2019arrosage&#8230;  D\u2019autres membres de la coop\u00e9rative, Ali Ould Mohamed et B\u00e9chir Ould Moktar, se plaignent des ennemis des cultures sur la production: les rats, les pucerons, les mouches et les maladies qui attaquent les choux et les tomates. Pour les combattre, ils utilisent les feuilles de moringa, de nime et de piment. Ces produits naturels, disent-ils, sont accessibles et sans risque.  \u00abLe climat relativement frais et la proximit\u00e9 des services techniques, notamment le Programme de lutte contre la pauvret\u00e9 rurale par l\u2019appui aux fili\u00e8res (PROLPRAF), favorisent le mara\u00eechage \u00e0 Nouakchott\u00bb, souligne Traor\u00e9, ajoutant qu\u2019il se pratique aussi dans deux autres grandes villes mauritaniennes: Rosso (sud-ouest du pays) et Nouadhibou (nord-ouest).  Le PROLPRAF, qui est financ\u00e9 par le Fonds international de d\u00e9veloppement agricole (FIDA) pour 4,170 millions de dollars sur six ans depuis janvier 2011, vise \u00e0 am\u00e9liorer le bien-\u00eatre des populations d\u00e9munies, en particulier les jeunes et les femmes, indique \u00e0 IPS, Alioun Demba, responsable de la coop\u00e9ration internationale au minist\u00e8re du D\u00e9veloppement rural.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NOUAKCHOTT, 13 juin (IPS) &#8211; D\u00e9courag\u00e9 par le ch\u00f4mage et l\u2019\u00e9chec d\u2019une exp\u00e9rience dans le commerce, Mohamed Ould Abderrahmane exploite, avec plusieurs amis, une coop\u00e9rative mara\u00eech\u00e8re dans la zone p\u00e9riurbaine de Nouakchott, qui produit assez de l\u00e9gumes pour la capitale&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/06\/13\/mauritanie-une-cooperative-qui-contribue-a-la-couverture-des-besoins-en-legumes\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":898,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,37,11,1,39,29],"tags":[],"class_list":["post-6100","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-afrique-cultiver-le-futur","category-developpement","category-headlines","category-jeunes-agriculteurs","category-west-africa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6100","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/898"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6100"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6100\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6100"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6100"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6100"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}