{"id":5968,"date":"2012-03-14T13:40:01","date_gmt":"2012-03-14T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/03\/14\/kenya-micro-credits-et-serres-aident-les-femmes-a-affronter-le-changement-climatique\/"},"modified":"2012-03-14T13:40:01","modified_gmt":"2012-03-14T13:40:01","slug":"kenya-micro-credits-et-serres-aident-les-femmes-a-affronter-le-changement-climatique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/03\/14\/kenya-micro-credits-et-serres-aident-les-femmes-a-affronter-le-changement-climatique\/","title":{"rendered":"KENYA: Micro-cr\u00e9dits et serres aident les femmes \u00e0 affronter le changement climatique"},"content":{"rendered":"<p>NAIROBI, 14 mars (IPS) &#8211; Au march\u00e9 de Gakoromone, \u00e0 Meru, dans la Province orientale du Kenya, Ruth Muriuki arrive dans un pick-up rempli de tomates et de choux, malgr\u00e9 la raret\u00e9 des pluies dans la r\u00e9gion, gr\u00e2ce \u00e0 la technologie de serre qu&#39;elle utilise sur sa ferme &#8211; et au micro-cr\u00e9dit. <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>&#8220;Un tas de dix tomates qui co\u00fbtait Sh40 (50 centimes de dollar) il y a trois mois, va maintenant doubler de prix. Mais nous n&#39;avons pas le choix&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 David Njogu, un vendeur de l\u00e9gumes dans ce march\u00e9 en plein air. Muriuki vend un gros chou en pain de sucre, qui aurait co\u00fbt\u00e9 50 cents il y a trois mois, \u00e0 1,50 dollar.  Un contr\u00f4le sur place dans le pays montre que les prix des produits horticoles ont grimp\u00e9 au cours des trois derniers mois suite \u00e0 l&#39;absence des petites pluies qui devaient venir entre octobre et d\u00e9cembre l&#39;ann\u00e9e derni\u00e8re.  Cependant, les agriculteurs qui utilisent la technologie de serre n&#39;ont pas besoin de pr\u00e9cipitations pour faire pousser leurs cultures.  Dans les serres, g\u00e9n\u00e9ralement faits de verre ou de toit et murs plastiques transparents, la temp\u00e9rature et l&#39;humidit\u00e9 peuvent \u00eatre contr\u00f4l\u00e9es, faisant qu\u2019il est possible aux agriculteurs de cultiver toute l&#39;ann\u00e9e.  A l\u2019instar de Muriuki, Sarah Chebet, originaire de &#39;Nandi Hills&#39;, dans la province de la Rift Valley, d\u00e9crit ses deux ann\u00e9es d&#39;exp\u00e9rience avec l&#39;agriculture sous serre comme &#8220;un r\u00eave devenu r\u00e9alit\u00e9&#8221;.  &#8220;J&#39;ai achet\u00e9 ma serre gr\u00e2ce \u00e0 un cr\u00e9dit accord\u00e9 par une institution locale de micro-finance. A travers ce projet au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es, j&#39;ai pu acheter une fraiseuse de ma\u00efs, install\u00e9 une boutique de d\u00e9tail, achet\u00e9 deux vaches laiti\u00e8res, et un stock de 400 kilogrammes de ma\u00efs, que j&#39;entends vendre d\u00e8s que les prix grimperont&#8221;, a indiqu\u00e9 cette femme de 28 ans, m\u00e8re d&#39;un enfant.  A partir d&#39;une seule serre, elle r\u00e9colte en moyenne quatre cageots de tomates par semaine, ce qui lui rapporte environ 100 dollars la semaine.  &#39;Nandi Hills&#39; est l&#39;une des r\u00e9gions arides du pays, o\u00f9 les pr\u00e9cipitations ne sont pas garanties tout au long de l&#39;ann\u00e9e.  &#8220;Notre gar\u00e7on est encore jeune, c&#39;est pourquoi nous investissons dans les entreprises, afin que je puisse stabiliser mon niveau de revenu avant qu\u2019il ne rejoigne l&#39;\u00e9cole&#8221;, a dit Chebet. Son mari g\u00e8re d\u2019autres projets agricoles sur leur lopin de terre de cinq acres (2,5 hectares).  Selon Silas Tuwei, le charg\u00e9 de projet int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 &#39;Amiran Kenya Ltd.&#39;, la soci\u00e9t\u00e9 a vendu plus de 2.300 serres \u00e0 travers le pays au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es. &#8220;La plupart d&#39;entre elles ont \u00e9t\u00e9 achet\u00e9es \u00e0 travers des institutions de micro-finance qui ciblent les femmes, les jeunes et les \u00e9tablissements d&#39;enseignement&#8221;, a-t-il indiqu\u00e9. &#8220;En moyenne, pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des serres appartient aux femmes&#8221;.  &#39;Amiran&#39;, l&#39;une des plus grandes entreprises horticoles du Kenya, se sp\u00e9cialise dans la construction de serres comme faisant partie de ses activit\u00e9s. Toutefois, d&#39;autres fermiers d\u00e9pendent de constructeurs individuels qui savent comment fabriquer des serres.  &#8220;Afin d\u2019atteindre le plus grand nombre d&#39;agriculteurs possible, nous avons sign\u00e9 un accord avec trois institutions de financement: la &#39;Kenya Women Finance Trust&#39; (Association de financement des femmes du Kenya), &#39;Equity Bank&#39;, et &#39;Co-operative Bank of Kenya&#39;&#8221;, a expliqu\u00e9 Tuwei.  Au m\u00eame moment, la &#39;CIC Insurance Company&#39; (Compagnie coop\u00e9rative d&#39;assurance) a maintenant une politique pour couvrir le c\u00f4t\u00e9 mat\u00e9riel des serres professionnellement construites au Kenya, au cas o\u00f9 elles prennent feu, sont renvers\u00e9es par des vents violents, ou d\u00e9truites par n\u2019importe quelle autre calamit\u00e9 naturelle.  &#8220;J&#39;ai d\u00e9couvert que l&#39;agriculture sous serre et l&#39;agriculture par l&#39;irrigation constituent la voie \u00e0 suivre parce que l&#39;agriculture pluviale n\u2019a pas march\u00e9 pour moi \u00e0 plusieurs reprises, notamment dans le pass\u00e9 r\u00e9cent. Les pluies ne sont plus fiables&#8221;, a affirm\u00e9 Muriuki, 64 ans, m\u00e8re de sept enfants.  Dans la r\u00e9gion de Meru, se souvient-elle, &#8220;les pluies venaient toujours le 15 mars chaque ann\u00e9e. Il ne faisait aucun doute \u00e0 ce sujet. Mais au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, la situation a chang\u00e9. Il n&#39;y a aucune garantie qu&#39;il pleuvra le 15 mars comme c\u2019\u00e9tait le cas quand j\u2019\u00e9tais jeune&#8221;.  Mais sur \u00e0 peine un demi-hectare de terre dans le village de Karimagachiije, \u00e0 15 kilom\u00e8tres hors de la ville de Meru, Muriuki peut produire au moins une tonne de l\u00e9gumes toutes les semaines gr\u00e2ce \u00e0 l&#39;agriculture sous serre.  Elle vend les produits dans diff\u00e9rents march\u00e9s de l&#39;est et du centre du Kenya, gagnant suffisamment d&#39;argent pour payer les frais de formation pour ses deux filles plus jeunes dans diff\u00e9rentes universit\u00e9s du pays. &#8220;C\u2019\u00e9tait ma premi\u00e8re opportunit\u00e9 de payer les frais scolaires. Avant de commencer ce projet, c&#39;\u00e9tait uniquement la responsabilit\u00e9 de mon mari&#8221;, a-t-elle soulign\u00e9.  Cependant, comme Chebet, elle n&#39;\u00e9tait pas en mesure de r\u00e9unir la somme d&#39;argent n\u00e9cessaire pour mettre en place le projet d&#39;horticulture.  &#8220;Il y a trois ans, je me suis rapproch\u00e9e de l\u2019Association de financement des femmes du Kenya o\u00f9 j&#39;ai emprunt\u00e9 Sh300.000 (3.750 dollars) comme le capital pour mon projet agricole&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Muriuki.  Cette association est sp\u00e9cifiquement destin\u00e9e \u00e0 l&#39;autonomisation des filles et femmes k\u00e9nyanes par des facilit\u00e9s de cr\u00e9dit. Les pr\u00eats sont essentiellement accord\u00e9s \u00e0 travers des groupes d&#39;entraide, o\u00f9 les parts des membres du groupe sont utilis\u00e9es comme garantie pour les pr\u00eats effectu\u00e9s par l&#39;un des membres, parce que beaucoup de femmes pauvres ne poss\u00e8dent pas de biens qu&#39;elles peuvent utiliser comme garantie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NAIROBI, 14 mars (IPS) &#8211; Au march\u00e9 de Gakoromone, \u00e0 Meru, dans la Province orientale du Kenya, Ruth Muriuki arrive dans un pick-up rempli de tomates et de choux, malgr\u00e9 la raret\u00e9 des pluies dans la r\u00e9gion, gr\u00e2ce \u00e0 la&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/03\/14\/kenya-micro-credits-et-serres-aident-les-femmes-a-affronter-le-changement-climatique\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":741,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,37,11,27,6,1,30],"tags":[],"class_list":["post-5968","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-afrique-cultiver-le-futur","category-developpement","category-east-africa","category-economie-finances-le-commerce","category-headlines","category-special-culture-religion-et-genre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5968","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/741"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5968"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5968\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5968"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5968"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5968"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}