{"id":5958,"date":"2012-03-07T13:40:01","date_gmt":"2012-03-07T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/03\/07\/zambie-plus-besoin-dattendre-que-les-mangues-murissent\/"},"modified":"2012-03-07T13:40:01","modified_gmt":"2012-03-07T13:40:01","slug":"zambie-plus-besoin-dattendre-que-les-mangues-murissent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/03\/07\/zambie-plus-besoin-dattendre-que-les-mangues-murissent\/","title":{"rendered":"ZAMBIE: Plus besoin &quot;d\u2019attendre que les mangues m\u00fbrissent&quot;"},"content":{"rendered":"<p>LUSAKA, 7 mars (IPS) &#8211; Il y a huit ans, lorsque le mari de Mary Sitali divor\u00e7ait d\u2019elle, en envoyant une lettre traditionnelle \u00e0 ses parents, disant qu&#39;il ne voulait plus d\u2019elle et qu\u2019elle pouvait se remarier, elle est retourn\u00e9e dans son village en Zambie rurale avec leurs deux enfants, sans aucun moyen de subvenir \u00e0 leurs besoins.  <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Son mari avait notamment indiqu\u00e9 dans sa lettre que les parents de sa femme pouvaient &#8220;la marier \u00e0 un homme de votre choix &#8211; qu&#39;il soit un homme de grande ou de petite taille, le choix \u00e9tant enti\u00e8rement le v\u00f4tre&#8221;.  A la maison, dans le village de Kandiana, dans la province occidentale de la Zambie, son feu p\u00e8re l\u2019avait autoris\u00e9e \u00e0 exploiter ses deux lopins de terre, d\u2019environ un quart d&#39;hectare chacun, alors que Sitali, \u00e0 l\u2019\u00e9poque 51 ans, attendait qu\u2019un autre homme l&#39;\u00e9pouse, pendant que son p\u00e8re continuait de conserver la propri\u00e9t\u00e9 de la terre.  Le village est situ\u00e9 sur les franges de la plaine inondable de Barotse, environ 190 kilom\u00e8tres de long et 70 km de large, qui est inond\u00e9e pendant la saison des pluies qui commence \u00e0 la fin de janvier.  L\u2019un des lopins de terre que le p\u00e8re de Sitali l\u2019avait autoris\u00e9e \u00e0 exploiter \u00e9tait pr\u00e8s de cette plaine inondable et elle a pu planter des semences de riz traditionnel localement appel\u00e9 &#8220;Angola&#8221;.  La deuxi\u00e8me demande en mariage n&#39;est jamais venue. Mais gr\u00e2ce \u00e0 ses efforts en tant que rizicultrice, Sitali a pu subvenir partiellement aux besoins de ses enfants, sa m\u00e8re, et m\u00eame des trois enfants de son fr\u00e8re d\u00e9funt.  Mais Sitali est ce que l&#39;organisation non gouvernementale (ONG) &#39;Concern Worldwide&#39; qualifie &#8220;d\u2019agricultrice marginale&#8221; parce que bien qu\u2019elle travaille dur, la nourriture qu&#39;elle produit n&#39;est g\u00e9n\u00e9ralement pas suffisante pour nourrir sa famille pendant toute l&#39;ann\u00e9e. D\u2019autres agricultrices comme Sitali ont d\u00fb \u00e9galement rester affam\u00e9es durant des mois, en particulier vers le d\u00e9but et la fin des r\u00e9coltes.  Le riz n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 une culture de rente prise au s\u00e9rieux en Zambie, en d\u00e9pit de sa capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9duire la pauvret\u00e9 et la faim chronique. Dans les statistiques sur les r\u00e9coltes de 2010 du minist\u00e8re de l&#39;Agriculture, il ne figure pas parmi les 10 premi\u00e8res cultures de rente du pays, qui comprennent le ma\u00efs, le manioc, le bl\u00e9 &#8211; des cultures de rente principalement pour des fermiers commerciaux blancs &#8211; et les arachides.  Pour cette raison, il a toujours \u00e9t\u00e9 hors du panier de cultures qui re\u00e7oivent des subventions agricoles de la part du gouvernement.  Mais Sitali est un membre de la &#39;Na\u00f1oko Cooperative Association&#39; (Association coop\u00e9rative Na\u00f1oko), qui n\u00e9gocie en faveur d\u2019un appui agricole pour ses membres \u00e0 la fois aupr\u00e8s du gouvernement et de la soci\u00e9t\u00e9 civile. C\u2019est l&#39;une des plus de 87 associations coop\u00e9ratives de ce type dans le pays auxquelles appartiennent les agricultrices.  Selon des statistiques gouvernementales, plus de 1,5 million de femmes travaillent dans l&#39;agriculture, soit en tant qu\u2019ouvri\u00e8res ou en tant que petites agricultrices. La plupart sont semi-analphab\u00e8tes ou analphab\u00e8tes et n&#39;ont re\u00e7u aucune formation formelle dans les pratiques agricoles.  Toutefois, des ONG comme &#39;Concern Worldwide&#39;, &#39;Civil Society for Poverty Reduction&#39; (Soci\u00e9t\u00e9 civile pour la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9), &#39;Pelum Association&#39;, &#39;Keepers Zambia Foundation&#39;, &#39;Action-Aid International&#39;, &#39;Oxfam International&#39; et beaucoup d&#39;autres appuient les agricultrices de la Zambie par la formation, des semences, des engrais, des animaux de ferme, et du mat\u00e9riel agricole. Et maintenant, le gouvernement a commenc\u00e9 \u00e0 subventionner les producteurs de riz.  &#8220;Sous le &#39;Farmer Input Support Programme&#39; (Programme d&#39;appui aux intrants agricoles) du gouvernement, nous donnons maintenant aux riziculteurs deux sacs d&#39;engrais chimiques subventionn\u00e9s &#8211; un basal, et un en surface&#8230; Ils re\u00e7oivent \u00e9galement un sac de 10 kilogrammes de semences de riz&#8221;, a indiqu\u00e9 George Muleta, un agent de terrain pour le minist\u00e8re de l&#39;Agriculture.  Sur le march\u00e9 libre, les engrais peuvent se vendre jusqu\u2019\u00e0 37 dollars pour un sac de 50 kg, mais avec la subvention, ils co\u00fbtent seulement 10 dollars.  La province occidentale est la r\u00e9gion la plus pauvre en Zambie, selon le recensement national organis\u00e9 en 2000 dans le pays. Ici, il y a pr\u00e8s de deux millions de m\u00e9nages, et des femmes comme Sitali, qui sont soit divorc\u00e9es, veuves soit c\u00e9libataires, dirigent jusqu&#39;\u00e0 19 pour cent de ces maisons.  Et 13.750 femmes de cette province sont actuellement engag\u00e9es dans la culture du riz, selon le minist\u00e8re de l&#39;Agriculture.  Patrick Chibbamulilo, un charg\u00e9 principal de programmes \u00e0 l&#39;Agence japonaise de coop\u00e9ration internationale, a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019entre 1988 \u00e0 2008, la production nationale de riz en Zambie est pass\u00e9e d&#39;environ 9.293 tonnes m\u00e9triques \u00e0 pr\u00e8s de 24.023 tonnes. Mais en seulement trois ans, de 2007 \u00e0 2010, elle est pass\u00e9e de 18.317 tonnes m\u00e9triques \u00e0 53.000 tonnes &#8211; un bond d&#39;environ 288 pour cent.  La riziculture en Zambie est toujours rudimentaire puisque le rendement \u00e0 l&#39;hectare est seulement de 1,44 tonne m\u00e9trique, par rapport \u00e0 la moyenne africaine de 2,5 tonnes m\u00e9triques par hectare et la moyenne mondiale de 4,15 tonnes par hectare, selon les archives de l&#39;Institut international de recherche sur le riz.  Pour les femmes de la province occidentale, la culture du ma\u00efs n&#39;a pas \u00e9t\u00e9 une option viable parce que le sol ici ne favorise pas sa croissance. Bien qu&#39;il puisse pousser sur la plaine inondable, il sera balay\u00e9 par les crues saisonni\u00e8res de janvier \u00e0 mai avant de m\u00fbrir.  Mais Sitali et d&#39;autres femmes ici ont maintenant b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de l&#39;introduction d&#39;une nouvelle vari\u00e9t\u00e9 de semences de bl\u00e9, localement appel\u00e9e &#39;Nduna&#39;.  &#8220;Nous souffrions de faim dans les mois difficiles de septembre, octobre et novembre &#8211; avant que les mangues ne m\u00fbrissent&#8221;, a indiqu\u00e9 Sitali. &#8220;Mais cela n\u2019existe plus, et tout ceci gr\u00e2ce \u00e0 &#39;Nduna&#39;&#8221;.  &#39;Nduna&#39;, en Silozi, la langue locale de la province, est le titre d&#39;un chef traditionnel, mais le minist\u00e8re de l&#39;Agriculture a introduit une vari\u00e9t\u00e9 de semences de bl\u00e9 du m\u00eame nom en 2010. Et elle a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement d\u00e9velopp\u00e9e pour les zones humides de l&#39;ouest de la Zambie, a expliqu\u00e9 Muleta.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LUSAKA, 7 mars (IPS) &#8211; Il y a huit ans, lorsque le mari de Mary Sitali divor\u00e7ait d\u2019elle, en envoyant une lettre traditionnelle \u00e0 ses parents, disant qu&#39;il ne voulait plus d\u2019elle et qu\u2019elle pouvait se remarier, elle est retourn\u00e9e&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/03\/07\/zambie-plus-besoin-dattendre-que-les-mangues-murissent\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":689,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,37,11,10,1,28,30],"tags":[],"class_list":["post-5958","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-afrique-cultiver-le-futur","category-developpement","category-droits-humains","category-headlines","category-southern-africa","category-special-culture-religion-et-genre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5958","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/689"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5958"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5958\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5958"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5958"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5958"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}