{"id":5915,"date":"2012-02-08T13:40:01","date_gmt":"2012-02-08T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/02\/08\/ouganda-des-banques-de-femmes-rurales-soulagent-des-temps-durs\/"},"modified":"2012-02-08T13:40:01","modified_gmt":"2012-02-08T13:40:01","slug":"ouganda-des-banques-de-femmes-rurales-soulagent-des-temps-durs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2012\/02\/08\/ouganda-des-banques-de-femmes-rurales-soulagent-des-temps-durs\/","title":{"rendered":"OUGANDA: Des banques de femmes rurales soulagent des temps durs"},"content":{"rendered":"<p>WAKISO, Ouganda, 8 f\u00e9v (IPS) &#8211; Pour la plupart des femmes ougandaises, l&#39;obtention d&#39;un pr\u00eat commercial pour d\u00e9marrer une entreprise est tr\u00e8s difficile. Beaucoup n&#39;ont pas les garanties requises de titres de propri\u00e9t\u00e9 fonci\u00e8re ou ne peuvent pas supporter les taux d&#39;int\u00e9r\u00eat pratiqu\u00e9s par les banques commerciales. <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Mais six banques rurales dirig\u00e9es par des femmes ont commenc\u00e9 \u00e0 changer la vie des femmes dans les zones rurales en Ouganda, facilitant leur acc\u00e8s au cr\u00e9dit et leur permettant de d\u00e9marrer de petits commerces et d\u2019am\u00e9liorer leur s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.  A environ 20 kilom\u00e8tres de la capitale ougandaise, Kampala, se trouve Wakiso. Ici, existe &#39;Hunger Project&#39;, une organisation internationale qui lutte pour mettre un terme durable \u00e0 la faim.  &#8220;C&#39;est une banque exceptionnelle parce qu\u2019elle est g\u00e9r\u00e9e par des femmes et appuie les femmes, en particulier celles qui sont engag\u00e9es dans l&#39;agriculture. Nous mobilisons les femmes et les encourageons \u00e0 lutter contre la faim et la pauvret\u00e9 par des \u00e9pargnes ainsi que par l&#39;acc\u00e8s \u00e0 de petits pr\u00eats&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Rose Nanyonga, la directrice de la banque.  Nanyonga a expliqu\u00e9 que contrairement aux banques commerciales, cette banque villageoise est la propri\u00e9t\u00e9 des femmes qui investissent dans sa croissance.  &#8220;Nos membres ach\u00e8tent des actions dans la banque. Donc elles en sont les propri\u00e9taires. Et elles re\u00e7oivent des dividendes \u00e0 la fin de chaque ann\u00e9e&#8221;, a indiqu\u00e9 Nanyonga. Tous les sept membres du conseil d&#39;administration de la banque sont \u00e9galement des femmes.  La banque ne se contente pas que de fournir aux clients l&#39;acc\u00e8s au cr\u00e9dit. En dehors de la salle des op\u00e9rations bancaires, des intrants agricoles, des lanternes et m\u00eame des panneaux solaires sont disponibles pour \u00eatre vendus aux clients de la banque.  Joel Komakec, un charg\u00e9 de projets \u00e0 &#39;Hunger Project&#39;, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS qu&#39;ils veulent s&#39;assurer que les emprunteurs de la banque ach\u00e8tent la bonne graine et le vrai \u00e9quipement avec l&#39;argent qui leur est pr\u00eat\u00e9.  &#8220;Avec la crise \u00e9nerg\u00e9tique actuelle dans le pays, tout le monde court pour acheter des panneaux solaires. Mais il y a des chances que l&#39;emprunteur acc\u00e8de \u00e0 un pr\u00eat juste pour en acheter un de qualit\u00e9 inf\u00e9rieure. Alors, nous veillons \u00e0 ce qu&#39;ils obtiennent le vrai&#8221;, a affirm\u00e9 Komakec.  Daisy Owomugasho, le directeur de &#39;Hunger Project&#39; en Ouganda, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS que le programme de micro-finance par des banques villageoises fait partie d&#39;une strat\u00e9gie en promotion en Ouganda et dans huit autres pays africains.  &#8220;Alors, le cr\u00e9dit qu&#39;ils obtiennent sous forme de micro-finance est cens\u00e9 aider les communaut\u00e9s soit \u00e0 produire de la nourriture, soit \u00e0 acc\u00e9der aux intrants, ou aux semences am\u00e9lior\u00e9es ou \u00e0 toute autre chose dont elles pourraient avoir besoin. Nous le consid\u00e9rons comme une approche holistique \u00e0 la lutte contre la faim et la pauvret\u00e9 des populations&#8221;, a expliqu\u00e9 Owomugasho.  Owomugasho a indiqu\u00e9 que les hommes \u00e9taient aussi libres d\u2019emprunter aupr\u00e8s de la banque.  Elle a affirm\u00e9 que les communaut\u00e9s sont form\u00e9es sur la fa\u00e7on de g\u00e9rer et d\u2019utiliser efficacement le cr\u00e9dit afin d&#39;\u00e9chapper \u00e0 la pauvret\u00e9.  &#8220;Mais nous avons constat\u00e9 que pour autonomiser les femmes, elles doivent \u00e9galement \u00eatre en charge du cr\u00e9dit. Elles sont form\u00e9es sur la tenue des livres, sur les comp\u00e9tences bancaires et elles sont capables de g\u00e9rer les banques rurales elles-m\u00eames&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Owomugasho.  Elle a dit que toutes les six banques font non seulement de profit, mais ont aussi eu un taux \u00e9lev\u00e9 de remboursement des pr\u00eats parce que leurs membres se sentent propri\u00e9taires des banques.  A environ 14 km de Wakiso, se trouve un kiosque m\u00e9tallique bleu qui fournit des services bancaires aux zones rurales situ\u00e9es autour de &#39;Kikandwa Parish&#39; (Paroisse Kikandwa) et au-del\u00e0.  Il est g\u00e9r\u00e9 par Aisha Nansuna, qui collecte les d\u00e9p\u00f4ts journaliers et facilite les retraits des clients qui ne peuvent pas se rendre au si\u00e8ge de la banque.  Nansuna a confi\u00e9 \u00e0 IPS que l&#39;emplacement du kiosque a permis d\u2019insuffler une culture de l&#39;\u00e9pargne parmi les femmes rurales \u00e0 Wakiso. &#8220;Vous voyez des femmes apporter m\u00eame la plus petite somme d&#39;argent pour \u00e9pargner parce que la banque est proche&#8221;, a-t-elle soulign\u00e9.  Nansuna est aussi une b\u00e9n\u00e9ficiaire de la banque rurale. Derri\u00e8re le kiosque, se trouve sa boutique bien remplie de m\u00e9dicaments.  &#8220;J&#39;ai beaucoup b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de notre banque&#8221;, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9. &#8220;J&#39;ai commenc\u00e9 avec un pr\u00eat pour la volaille, puis j\u2019ai plus tard demand\u00e9 1.500 dollars que j&#39;ai utilis\u00e9s pour installer cette boutique de m\u00e9dicaments&#8221;. Avec l&#39;argent qu&#39;elle gagne de son commerce, elle a pu envoyer un de ses enfants \u00e0 l&#39;universit\u00e9.  Dorothy Kabajungu, 50 ans, est une autre b\u00e9n\u00e9ficiaire. Elle a dit \u00e0 IPS que les banques rurales pratiquent des taux d&#39;int\u00e9r\u00eat plus bas par rapport aux banques commerciales.  &#8220;Nous payons 20 pour cent d&#39;int\u00e9r\u00eat et ils nous accordent une p\u00e9riode de 10 mois pour rembourser ce montant. Mais on m\u2019a dit que les autres banques prennent plus de 30 pour cent pour les pr\u00eats&#8221;, a-t-elle indiqu\u00e9.  &#8220;Cette banque est tr\u00e8s bonne parce que c&#39;est notre propre banque. Nous, les villageois, nous l\u2019aimons beaucoup parce que nous ne sommes pas mis sous beaucoup de pression pour rembourser les pr\u00eats&#8221;, a-t-elle affirm\u00e9.  Kabajungu a commenc\u00e9 avec un pr\u00eat de 125 dollars, qu\u2019elle a investi dans la volaille. Une fois qu&#39;il a \u00e9t\u00e9 rembours\u00e9, elle a eu acc\u00e8s \u00e0 un pr\u00eat plus important de 500 dollars, qu\u2019elle a investi encore dans la volaille, mais qu\u2019elle utilise \u00e9galement pour d\u00e9marrer un commerce de bois de chauffage.  &#8220;Je viens d\u2019entreprendre le commerce de bois de chauffage parce que le charbon est tr\u00e8s cher et il y a une demande pour le bois de chauffage&#8221;, a-t-elle dit, expliquant que la formation sur le renforcement des comp\u00e9tences qu\u2019elle a suivie lui a permis d\u2019identifier et de suivre un besoin.  Kabajungu a confi\u00e9 \u00e0 IPS que gr\u00e2ce \u00e0 la formation, elle a appris \u00e0 survivre m\u00eame au milieu des temps \u00e9conomiques difficiles.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>WAKISO, Ouganda, 8 f\u00e9v (IPS) &#8211; Pour la plupart des femmes ougandaises, l&#39;obtention d&#39;un pr\u00eat commercial pour d\u00e9marrer une entreprise est tr\u00e8s difficile. 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