{"id":5765,"date":"2011-10-25T13:40:01","date_gmt":"2011-10-25T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/10\/25\/afrique-de-louest-la-reponse-des-scientifiques-au-changement-climatique\/"},"modified":"2011-10-25T13:40:01","modified_gmt":"2011-10-25T13:40:01","slug":"afrique-de-louest-la-reponse-des-scientifiques-au-changement-climatique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/10\/25\/afrique-de-louest-la-reponse-des-scientifiques-au-changement-climatique\/","title":{"rendered":"AFRIQUE DE L\u2019OUEST: La r\u00e9ponse des scientifiques au changement climatique"},"content":{"rendered":"<p>COTONOU, 25 oct (IPS) &#8211; L\u2019Afrique de l\u2019ouest n\u2019est pas \u00e0 l\u2019abri des effets du changement climatique: cyclones, inondations, s\u00e9cheresses s\u00e9v\u00e8res et fr\u00e9quentes, augmentation des gaz \u00e0 effet de serre&#8230; Elle est m\u00eame cit\u00e9e comme la r\u00e9gion ayant enregistr\u00e9 le plus grand d\u00e9ficit pluviom\u00e9trique au monde, ces derni\u00e8res d\u00e9cennies.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>D\u00e8s lors, la probl\u00e9matique des interactions entre environnement, climat et soci\u00e9t\u00e9s se pose aux scientifiques et autres chercheurs de cette partie du monde. Pour relever le d\u00e9fi, ils ont d\u00e9cid\u00e9 de f\u00e9d\u00e9rer les intelligences afin d\u2019\u00e9valuer les impacts du changement climatique et les possibilit\u00e9s d\u2019adaptation des populations au ph\u00e9nom\u00e8ne. Ils viennent d\u2019organiser un atelier du 18 au 21 octobre \u00e0 Cotonou, la capitale \u00e9conomique du B\u00e9nin.   Le changement climatique est la modification des tendances g\u00e9n\u00e9ralement observ\u00e9es en termes de climat. Elle est faite sur une p\u00e9riode de 30 ans o\u00f9 l\u2019on peut constater soit une baisse, soit une augmentation en moyenne de la temp\u00e9rature.  Au niveau mondial, selon le dernier rapport du Groupe d\u2019experts intergouvernemental sur l\u2019\u00e9volution du climat (GIEC), publi\u00e9 en 2007, \u00abla majeure partie du r\u00e9chauffement global observ\u00e9 depuis 50 ans est tr\u00e8s probablement due \u00e0 l\u2019augmentation des gaz \u00e0 effet de serre\u00bb.  Plus sp\u00e9cifiquement en Afrique de l\u2019ouest, une \u00e9tude du m\u00eame GIEC, sur diff\u00e9rentes simulations climatiques, \u00e9voque une zone tr\u00e8s ass\u00e9ch\u00e9e, puis assez humide.  Ce contraste climatologique a \u00e9t\u00e9 aussi relev\u00e9, mais cette fois-ci, en termes d\u2019impact sur la population, par le r\u00e9seau des scientifiques et chercheurs ouest-africains.  Ainsi, si rien n\u2019est fait d\u2019ici \u00e0 2050, les impacts directs sur la population s\u2019aggraveront. \u00abLes statistiques sur le nombre d\u2019enfants malnutris augmenteront de 20 pour cent et les besoins suppl\u00e9mentaires en aliments atteindront le seuil de 60 \u00e0 70 pour cent\u00bb, explique \u00e0 IPS, Dr Robert Zougmor\u00e9, coordonnateur r\u00e9gional de la zone ouest-africaine du programme \u00abChangement climatique, agriculture et s\u00e9curit\u00e9 alimentaire\u00bb.  Son coll\u00e8gue Souleymane Konat\u00e9, coordonnateur adjoint du programme \u00abAires prot\u00e9g\u00e9es, Afrique centrale et occidentale\u00bb, partage les m\u00eames observations.<\/p>\n<p>  Evoquant l\u2019\u00e9tude qu\u2019il a r\u00e9alis\u00e9e sur l\u2019impact du changement climatique sur la biodiversit\u00e9, Konat\u00e9 tire la sonnette d\u2019alarme, soulignant que face \u00e0 la famine et \u00e0 la r\u00e9surgence de certaines maladies, \u00abl\u2019homme est en train d\u2019exercer une forte pression sur la biodiversit\u00e9\u00bb. Cons\u00e9quence: plusieurs esp\u00e8ces sont en disparition et des for\u00eats d\u00e9cim\u00e9es, dit-il \u00e0 IPS.  Au niveau agricole, le constat n\u2019est pas non plus reluisant, estime Zougmor\u00e9 qui, dans la projection de 2050, affirme que \u00abpr\u00e8s de 50 esp\u00e8ces de cultures verront leur environnement de production chang\u00e9 avec, pour corollaire, des cultures qui ne pourront plus \u00eatre cultiv\u00e9es\u00bb.  Par exemple, si le B\u00e9nin, explique-t-il \u00e0 IPS, vient \u00e0 ne plus cultiver le manioc, un aliment de base de sa population, \u00abce sera une catastrophe en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, non seulement pour les producteurs, la population en g\u00e9n\u00e9rale, mais aussi pour les d\u00e9cideurs politiques\u00bb.  La note d\u2019espoir se trouve dans la compr\u00e9hension de ces interactions entre l\u2019\u00eatre humain et le climat. C\u2019est la vision du minist\u00e8re fran\u00e7ais des Affaires \u00e9trang\u00e8res et europ\u00e9ennes, qui \u00e0 initi\u00e9, de 2007 \u00e0 2010, un programme de Recherches interdisciplinaires et participatives sur les interactions entre les \u00e9cosyst\u00e8mes, le climat et les soci\u00e9t\u00e9s en Afrique de l\u2019ouest (RIPIECSA).  Le programme RIPIECSA est financ\u00e9 \u00e0 hauteur de 3,5 millions d\u2019euros pour appuyer 23 projets dans 12 pays africains: B\u00e9nin, Burkina Faso, Cameroun, C\u00f4te d\u2019Ivoire, Ghana, Guin\u00e9e, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, S\u00e9n\u00e9gal et Togo.  Ce soutien a permis aux chercheurs de travailler sur la capacit\u00e9 d\u2019adaptation des populations ouest-africaines aux effets n\u00e9fastes du changement climatique.  Au B\u00e9nin, Euloge Agbossou, directeur du Laboratoire d\u2019hydraulique et de ma\u00eetrise de l\u2019eau, a d\u00e9clar\u00e9 que \u00abface aux \u00e9volutions climatiques, les producteurs ont trouv\u00e9 les r\u00e9ponses suivantes: nouvelles pratiques culturales et nouvelles cultures (promotion de la culture du riz); extension de la surface cultiv\u00e9e et mise en place de nouvelles activit\u00e9s\u00bb.  Au S\u00e9n\u00e9gal comme au Burkina Faso, souligne Ibrahima Diedhiou, professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Thi\u00e8s au S\u00e9n\u00e9gal, c\u2019est la culture intensive du &#39;Jatropha curca L.&#39; qui est promue \u00abpour accro\u00eetre et stabiliser les revenus des paysans\u00bb.  Au Mali, Cheick Hamala Diakit\u00e9, coordonnateur du projet Syst\u00e8me de pr\u00e9vision de l\u2019inondation du Delta central du fleuve Niger au Mali et d\u00e9veloppement r\u00e9gional, \u00abforme les paysans install\u00e9s dans les rayons de 30.000 km2 du fleuve \u00e0 Mopti, \u00e0 mesurer et \u00e0 conna\u00eetre le niveau de l\u2019eau afin de planifier leurs activit\u00e9s de p\u00eache, d\u2019\u00e9levage et d\u2019agriculture\u00bb, indique Mamy Soumar\u00e9, g\u00e9ographe charg\u00e9 de l\u2019interaction entre la dynamique des ressources et les usagers.<\/p>\n<p> Ces exp\u00e9riences partag\u00e9es par les scientifiques et chercheurs en au cours de leur atelier de Cotonou, ne sont pas encore connues des d\u00e9cideurs. Ce qui soul\u00e8ve la probl\u00e9matique de l\u2019utilisation, par les politiques, des diff\u00e9rents r\u00e9sultats des recherches scientifiques.  Roland Moreau, un expert fran\u00e7ais pr\u00e9sent \u00e0 la rencontre, estime que \u00ables scientifiques doivent traduire les probl\u00e8mes en questionnement afin de mettre leurs connaissances \u00e0 la disposition des politiques\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>COTONOU, 25 oct (IPS) &#8211; L\u2019Afrique de l\u2019ouest n\u2019est pas \u00e0 l\u2019abri des effets du changement climatique: cyclones, inondations, s\u00e9cheresses s\u00e9v\u00e8res et fr\u00e9quentes, augmentation des gaz \u00e0 effet de serre&#8230; Elle est m\u00eame cit\u00e9e comme la r\u00e9gion ayant enregistr\u00e9 le&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/10\/25\/afrique-de-louest-la-reponse-des-scientifiques-au-changement-climatique\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":902,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,25,34,11,12,1,21,29],"tags":[],"class_list":["post-5765","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-columnas","category-desert-rampant","category-developpement","category-environnement","category-headlines","category-science-technologie","category-west-africa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5765","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/902"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5765"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5765\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5765"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5765"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5765"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}