{"id":5726,"date":"2011-09-20T13:40:01","date_gmt":"2011-09-20T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/09\/20\/afrique-de-louest-toujours-en-attente-dune-solution-definitive-a-lerosion-cotiere\/"},"modified":"2011-09-20T13:40:01","modified_gmt":"2011-09-20T13:40:01","slug":"afrique-de-louest-toujours-en-attente-dune-solution-definitive-a-lerosion-cotiere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/09\/20\/afrique-de-louest-toujours-en-attente-dune-solution-definitive-a-lerosion-cotiere\/","title":{"rendered":"AFRIQUE DE L\u2019OUEST: Toujours en attente d\u2019une solution d\u00e9finitive \u00e0 l\u2019\u00e9rosion c\u00f4ti\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p>ABIDJAN, 20 sep (IPS) &#8211; La mont\u00e9e r\u00e9currente des eaux de la mer sur le littoral de la C\u00f4te d\u2019Ivoire et d\u2019autres pays d\u2019Afrique de l\u2019ouest, entre septembre et octobre, relance l\u2019urgence de trouver une solution d\u00e9finitive \u00e0 l\u2019\u00e9rosion c\u00f4ti\u00e8re qui d\u00e9vaste des maisons et infrastructures sur les plages. <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Selon des sp\u00e9cialistes des questions environnementales de C\u00f4te d\u2019Ivoire, il est n\u00e9cessaire de rouvrir l\u2019embouchure du fleuve Como\u00e9 afin att\u00e9nuer la progression de l\u2019oc\u00e9an Atlantique qui provoque, depuis trois d\u00e9cennies, une \u00e9rosion c\u00f4ti\u00e8re d\u00e9sastreuse pour les riverains des zones touch\u00e9es.  Le fleuve Como\u00e9, long de 813 kilom\u00e8tres, prend sa source entre Banfora et Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, et traverse la C\u00f4te d\u2019Ivoire du nord au sud avant de se jeter dans le golfe de Guin\u00e9e, \u00e0 Grand-Bassam, \u00e0 l\u2019est d\u2019Abidjan, la capitale \u00e9conomique ivoirienne.   C\u00e9dric Lombardo, expert environnemental, bas\u00e9 \u00e0 Abidjan, qui a travaill\u00e9 pour l\u2019Etat ivoirien pendant les cinq derni\u00e8res ann\u00e9es sur le dossier, a expliqu\u00e9 que la fermeture r\u00e9p\u00e9t\u00e9e de l\u2019embouchure ne pouvait avoir que des cons\u00e9quences graves. L\u2019embouchure a \u00e9t\u00e9 ouverte \u00e0 quatre reprises, dont la derni\u00e8re en 2004, puis referm\u00e9e la m\u00eame ann\u00e9e.  Selon Lombardo, la fermeture r\u00e9p\u00e9t\u00e9e de l\u2019embouchure s\u2019explique par le fait que l\u2019estuaire du fleuve Como\u00e9 subit un fort d\u00e9p\u00f4t de la s\u00e9dimentation marine. Elle varie entre 60 centim\u00e8tres et un m\u00e8tre par an, alors que la moyenne annuelle est de 10 centim\u00e8tres.<\/p>\n<p> &#8220;Avec cette situation, nous avons les 500 kilom\u00e8tres de c\u00f4te formant le littoral ivoirien qui sont annuellement rong\u00e9s par endroits dont certains vont jusqu\u2019\u00e0 un r\u00e9tr\u00e9cissement de deux \u00e0 trois m\u00e8tres par an. Au fur et \u00e0 mesure, la mer gagne du terrain&#8221;, indique Lombardo \u00e0 IPS.  Lombardo estime que l\u2019op\u00e9ration de r\u00e9ouverture de l\u2019embouchure, dont le co\u00fbt est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 quelque 15 milliards de francs FCFA (environ 30 millions de dollars), devrait se caract\u00e9riser par l\u2019acc\u00e8s du fleuve Como\u00e9 \u00e0 la lagune, puis \u00e0 la mer afin de permettre au fleuve d\u2019engraisser, avec tous les s\u00e9diments, le littoral du sud du pays.  En outre, l\u2019ouverture de l\u2019embouchure du fleuve doit \u00eatre soutenue par la construction des digues en mer afin de faciliter le transit-littoral et prot\u00e9ger les plages, ajoute-t-il.  La construction des digues, selon les experts, est presque similaire aux \u00e9pis en pierres b\u00e9tonn\u00e9es pr\u00e9vus au B\u00e9nin o\u00f9 un projet est en cours de d\u00e9marrage pour tenter de stopper l\u2019\u00e9rosion c\u00f4ti\u00e8re \u00e0 l\u2019est de Cotonou, la capitale \u00e9conomique, o\u00f9 le ph\u00e9nom\u00e8ne est plus criant. Il s\u2019agit de la construction de sept nouveaux \u00e9pis, ainsi que la r\u00e9habilitation de l\u2019\u00e9pi de Siafato dont la longueur sera port\u00e9e de 220 \u00e0 260 m\u00e8tres.  A l\u2019est de l&#39;\u00e9pi de Siafato, vers la fronti\u00e8re du Nigeria, la &#8220;c\u00f4te est grignot\u00e9e tous les jours, parfois m\u00eame, elle est engloutie. Il y a longtemps que les infrastructures de l\u2019h\u00f4tel restaurant le &#39;Roi de la langouste&#39; est sous l\u2019eau&#8221;, \u00e9crit &#39;Nouvelle Expression&#39;, un quotidien b\u00e9ninois, le 16 septembre, en se demandant si l\u2019Etat b\u00e9ninois a d\u00e9missionn\u00e9 dans la lutte contre l\u2019\u00e9rosion c\u00f4ti\u00e8re.   Lombardo soutient qu\u2019une seconde solution urgente peut \u00eatre envisag\u00e9e pour ralentir l\u2019avanc\u00e9e de l\u2019\u00e9rosion c\u00f4ti\u00e8re en C\u00f4te d\u2019Ivoire. Il sugg\u00e8re la construction d\u2019un canal qui pourrait \u00e9galement permettre l\u2019engraissement du littoral avec les s\u00e9diments convoy\u00e9s par le fleuve Como\u00e9.  &#8220;Ce sont des options. Toutefois, il reste \u00e0 savoir si elles peuvent s\u2019installer sur une longue dur\u00e9e et sans avoir de cons\u00e9quences n\u00e9gatives \u00e0 court terme. Car g\u00e9n\u00e9ralement, les solutions apport\u00e9es ne sont qu\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8res&#8221;, affirme \u00e0 IPS, Fr\u00e9d\u00e9ric Kouam\u00e9, un environnementaliste bas\u00e9 \u00e0 Abidjan.  Kouam\u00e9 rappelle la construction, en 2001, de dunes artificielles sur les berges pour prot\u00e9ger le littoral, mais qui ont par la suite c\u00e9d\u00e9 sous la forte pression de la mont\u00e9e des eaux maritimes. Il a ajout\u00e9 que les effets des changements climatiques, notamment l\u2019\u00e9l\u00e9vation du niveau de la mer, ne feront qu\u2019aggraver l\u2019\u00e9rosion des c\u00f4tes ouest-africaines.<\/p>\n<p> L\u2019Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) avait fait constater que les r\u00e9ponses apport\u00e9es par les Etats et les op\u00e9rateurs locaux, au travers de la mise en place d\u2019ouvrages de protection, n\u2019ont souvent eu comme effet que de retarder ou d\u00e9placer les effets d\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne qui va en s\u2019amplifiant, sans jamais permettre d\u2019en traiter durablement les causes.  L\u2019UICN avait soulign\u00e9 cela lors d\u2019une rencontre des ministres de l\u2019Environnement des pays c\u00f4tiers d\u2019Afrique de l\u2019ouest tenue en mai 2011 \u00e0 Dakar, au S\u00e9n\u00e9gal. A cette r\u00e9union, la Mauritanie, le S\u00e9n\u00e9gal, la Gambie, la Guin\u00e9e-Bissau, la Guin\u00e9e, la Sierra Leone, le Lib\u00e9ria, la C\u00f4te d\u2019Ivoire, le Ghana, le Togo et le B\u00e9nin avaient adopt\u00e9 la mise en place d\u2019un Observatoire du littoral ouest-africain pour r\u00e9duire les risques li\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9rosion c\u00f4ti\u00e8re.  Ces Etats avaient admis \u00e9galement que parmi les r\u00e9ponses les plus efficaces face aux risques c\u00f4tiers, figurait la valorisation des infrastructures naturelles qui prot\u00e8gent les c\u00f4tes, comme les mangroves, les dunes c\u00f4ti\u00e8res ou encore les lagunes.  Mais quatre mois apr\u00e8s la r\u00e9union de Dakar, aucune avanc\u00e9e ne semble avoir \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e dans la protection de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me, notamment en C\u00f4te d\u2019Ivoire o\u00f9 les c\u00f4tes ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 nouveau confront\u00e9es \u00e0 la mont\u00e9e de la mer.  A Abidjan, plusieurs maisons ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truites et des dizaines de familles sont sans abri depuis la derni\u00e8re sortie de la mer, \u00e0 la fin ao\u00fbt, a constat\u00e9 IPS sur place. A Grand-Bassam, non loin d\u2019Abidjan, outre des habitations d\u00e9vast\u00e9es, la principale activit\u00e9 \u00e9conomique &#8211; la p\u00eache artisanale &#8211; conna\u00eet encore un ralentissement \u00e0 cause de la destruction des outils de production.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ABIDJAN, 20 sep (IPS) &#8211; La mont\u00e9e r\u00e9currente des eaux de la mer sur le littoral de la C\u00f4te d\u2019Ivoire et d\u2019autres pays d\u2019Afrique de l\u2019ouest, entre septembre et octobre, relance l\u2019urgence de trouver une solution d\u00e9finitive \u00e0 l\u2019\u00e9rosion c\u00f4ti\u00e8re&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/09\/20\/afrique-de-louest-toujours-en-attente-dune-solution-definitive-a-lerosion-cotiere\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":330,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,12,1,3,29],"tags":[],"class_list":["post-5726","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-environnement","category-headlines","category-population-refugies","category-west-africa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5726","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/330"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5726"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5726\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5726"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5726"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5726"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}