{"id":5691,"date":"2011-08-23T13:40:01","date_gmt":"2011-08-23T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/08\/23\/kenya-des-aliments-de-secours-obtenus-aupres-des-fermiers-locaux\/"},"modified":"2011-08-23T13:40:01","modified_gmt":"2011-08-23T13:40:01","slug":"kenya-des-aliments-de-secours-obtenus-aupres-des-fermiers-locaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/08\/23\/kenya-des-aliments-de-secours-obtenus-aupres-des-fermiers-locaux\/","title":{"rendered":"KENYA: Des aliments de secours obtenus aupr\u00e8s des fermiers locaux"},"content":{"rendered":"<p>NAIROBI, 23 ao\u00fbt (IPS) &#8211; Mourid Abdi Dolal et Wilson Rotich sont tous deux de petits fermiers qui produisent des cultures de base. Mais pendant que l&#39;un vend ses produits au march\u00e9 du village, l\u2019autre cultive pour nourrir le nombre croissant de r\u00e9fugi\u00e9s au Kenya.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Rotich a peut-\u00eatre per\u00e7u un avantage dans une entreprise dirig\u00e9e par le Programme alimentaire mondial (PAM) qui lie les petits fermiers aux march\u00e9s \u00e0 travers le &#39;Purchase for Progress&#39; (projet Achat pour le progr\u00e8s &#8211; P4P).<\/p>\n<p> A chaque r\u00e9colte fructueuse, Rotich met de c\u00f4t\u00e9 une partie du rendement, qu&#39;il vend au PAM \u00e0 travers des appels d\u2019offres favorables aux petits fermiers. Selon les responsables du PAM, ceci est une nouvelle approche pour mettre en commun les aliments de secours localement aupr\u00e8s des agriculteurs au lieu de les importer de l&#39;\u00e9tranger.<\/p>\n<p> Rotich, 57 ans, originaire de la province de la Rift Valley, au Kenya, poss\u00e8de une ferme de 1,2 hectare dans le village de Transmara, dans laquelle il pratique une rotation de cultures avec le ma\u00efs, les haricots et quelques autres plantes l\u00e9gumineuses.<\/p>\n<p> Mais, jusqu&#39;\u00e0 ce qu&#39;il soit inform\u00e9 du projet P4P, sa r\u00e9colte durement obtenue avait \u00e0 peine produit un b\u00e9n\u00e9fice. Cependant, aujourd\u2019hui, il peut vendre sa r\u00e9colte au PAM au taux du march\u00e9 national. C&#39;est environ cinq fois plus que ce qu&#39;il avait l\u2019habitude de gagner en la vendant localement.<\/p>\n<p> Aujourd\u2019hui, Rotich vend un sac de 90 kilogrammes de ma\u00efs sec ou de sorgho \u00e0 un prix compris entre 42 et 51 dollars, et un sac de 90 kg de haricot rosecoco lui rapportera jusqu&#39;\u00e0 71 dollars.<\/p>\n<p> Auparavant, il gagnerait seulement 11 dollars pour un sac de 90 kg de ma\u00efs sec ou de sorgho et entre 10 et 13 dollars pour un sac de 90 kg de haricot rosecoco.<\/p>\n<p> &#8220;Les agents du PAM nous ont dit de former des organisations paysannes \u00e0 travers lesquelles ils (ach\u00e8teraient) nos r\u00e9coltes agricoles&#8221;, d\u00e9clare Rotich. &#8220;Cela a aid\u00e9 ma famille parce que je suis en mesure de payer les frais scolaires et m\u00eame les factures d&#39;h\u00f4pital lorsque l&#39;un d\u2019entre nous tombe malade&#8221;.<\/p>\n<p> La charg\u00e9e des relations publiques du PAM-Kenya, Rose Ogolla, affirme que le P4P est une entreprise sociale d\u00e9sireuse d\u2019am\u00e9liorer l&#39;acc\u00e8s des petits fermiers aux march\u00e9s, ainsi qu\u2019\u00e0 les inspirer \u00e0 investir davantage dans l&#39;agriculture gr\u00e2ce \u00e0 l&#39;innovation.<\/p>\n<p> Selon Ogolla, ce projet vise \u00e0 impliquer les fermiers dans la cha\u00eene du march\u00e9 local soit en concluant un contrat ou \u00e0 travers des appels d&#39;offres aux petits agriculteurs.<\/p>\n<p> Au niveau de contrat, dit-elle, le PAM n\u00e9gocie avec les organisations paysannes avant la saison des plantations pour qu\u2019elles fournissent des vivres \u00e0 un prix donn\u00e9, et le paiement est effectu\u00e9 lors de la livraison, et peut \u00eatre utilis\u00e9 par les agriculteurs pour acc\u00e9der aux pr\u00eats.<\/p>\n<p> Mais, au cas o\u00f9 un fermier participe \u00e0 un appel d&#39;offres, un processus concurrentiel est utilis\u00e9 pour inviter plusieurs groupes d&#39;agriculteurs ou de vendeurs de produits agricoles \u00e0 soumissionner pour la fourniture de vivres au PAM, o\u00f9 ils ne sont pas tenus de payer des frais de soumission, explique-t-elle. (Les frais de soumission constituent une somme que les soumissionnaires sont cens\u00e9s payer pour prouver qu&#39;ils sont capables de financer un gros contrat d&#39;appel d&#39;offres au cours du processus de passation des march\u00e9s publics).<\/p>\n<p> &#8220;Le projet vise \u00e0 renforcer la cha\u00eene de fourniture d\u2019aliments de secours ainsi qu\u2019\u00e0 rendre l&#39;agriculture attrayante en offrant aux fermiers un march\u00e9 tout pr\u00eat&#8221;, affirme Ogolla. &#8220;Nous faisons cela en concluant un contrat ou un appel d&#39;offres avec les agriculteurs, ce qui leur permet de nous vendre des c\u00e9r\u00e9ales au prix du march\u00e9 en cours&#8221;.<\/p>\n<p> Un communiqu\u00e9 publi\u00e9 en juillet par le PAM indique que les agriculteurs ayant moins de trois hectares de terre, dans les provinces de la Rift Valley, de l\u2019ouest, de l\u2019est et de la c\u00f4te, b\u00e9n\u00e9ficient actuellement de ce projet de cinq ans qui s\u2019ach\u00e8ve en 2013.<\/p>\n<p> Tout ce dont un agriculteur a besoin, c\u2019est d&#39;\u00eatre l\u00e9galement enregistr\u00e9 aupr\u00e8s d&#39;une coop\u00e9rative, pour \u00eatre en mesure de produire 56 tonnes m\u00e9triques de vivres \u00e0 partir de sa petite ferme, d\u2019avoir des installations de stockage appropri\u00e9es et un compte bancaire.<\/p>\n<p> Ce projet vient \u00e0 un moment o\u00f9 le pr\u00e9sident k\u00e9nyan, Mwai Kibaki, a qualifi\u00e9 la s\u00e9cheresse dans les pays d&#39;Afrique orientale de catastrophe nationale. Mais l&#39;entreprise a gagn\u00e9 \u00e0 la fois l\u2019\u00e9loge et le m\u00e9pris des acteurs sociaux et \u00e9conomiques.<\/p>\n<p> Dolal, un \u00e9leveur qui s\u2019est lanc\u00e9 dans l\u2019agriculture sur des terres arides, affirme qu&#39;il n&#39;a pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du projet P4P parce que celui-ci n&#39;a pas atteint la Province du nord-est, une r\u00e9gion qui abrite un nombre croissant de r\u00e9fugi\u00e9s victimes de la s\u00e9cheresse dans le pays et originaires de la Somalie.<\/p>\n<p> Dolal, qui pratique maintenant l&#39;horticulture \u00e0 petite \u00e9chelle dans son village de Dertu, frapp\u00e9 par la s\u00e9cheresse, d\u00e9clare qu&#39;il peut r\u00e9colter des quantit\u00e9s raisonnables de chou fris\u00e9, de tomates et de dolique, mais que ces produits ne peuvent lui fournir qu\u2019un petit revenu puisqu\u2019il les vend aux villageois \u00e0 vil prix.<\/p>\n<p> &#8220;Je serais heureux si le PAM nous venait \u00e0 nous avec des subventions parce que mon village se situe \u00e0 environ 50 kilom\u00e8tres du camp de r\u00e9fugi\u00e9s de Dadaab&#8221;, indique Dolal, qui est assist\u00e9 par le Projet de village du mill\u00e9naire des Nations Unies, un mod\u00e8le novateur qui aide des communaut\u00e9s rurales africaines \u00e0 se sortir de l\u2019extr\u00eame pauvret\u00e9.<\/p>\n<p> &#8220;Notre village ressent la pression caus\u00e9e par une augmentation des personnes d\u00e9plac\u00e9es fuyant la s\u00e9cheresse&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Dolal. Actuellement, il y a environ 400.000 personnes \u00e0 Dadaab, dont la plupart ont fui la s\u00e9cheresse en Somalie.<\/p>\n<p> Selon Samuel Mbalu, un agent du Projet de village du mill\u00e9naire \u00e0 Dertu, le Kenya est en train d&#39;encourager les communaut\u00e9s pastorales \u00e0 investir dans l\u2019agriculture sur les terres arides pour prot\u00e9ger la r\u00e9gion des s\u00e9cheresses p\u00e9riodiques qui, selon lui, touchent presque 70 pour cent de la population.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NAIROBI, 23 ao\u00fbt (IPS) &#8211; Mourid Abdi Dolal et Wilson Rotich sont tous deux de petits fermiers qui produisent des cultures de base. 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