{"id":5533,"date":"2011-05-02T13:40:01","date_gmt":"2011-05-02T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/05\/02\/kenya-des-femmes-sunissent-contre-la-pauvrete\/"},"modified":"2011-05-02T13:40:01","modified_gmt":"2011-05-02T13:40:01","slug":"kenya-des-femmes-sunissent-contre-la-pauvrete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/05\/02\/kenya-des-femmes-sunissent-contre-la-pauvrete\/","title":{"rendered":"KENYA: Des femmes s\u2019unissent contre la pauvret\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>KIAMBU DISTRICT, Kenya, 2 mai (IPS) &#8211; Lorsque cela marche, c\u2019est spectaculaire: le projet laitier d\u2019Esther Ngonyo Njuguna tient lieu de t\u00e9moignage sur le potentiel des projets de micro-cr\u00e9dit pour accro\u00eetre les revenus dans des zones rurales.\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Il y a huit ans, Maman Njoki \u2013 &#8220;m\u00e8re de Njoki&#8221; comme on appelle affectueusement Njuguna en l\u2019honneur d\u2019un de ses cinq enfants \u2013 d\u00e9clare qu\u2019elle \u00e9tait une m\u00e9nag\u00e8re dans le district de Kiambu dans le centre du Kenya. Son mari est un comptable, qui gagne assez d\u2019argent pour couvrir le revenu du m\u00e9nage.  Aujourd\u2019hui, elle est propri\u00e9taire d\u2019un projet laitier avec 15 vaches frisonnes et jersiaises, produisant quotidiennement du lait au centre de collecte de lait pr\u00e8s de l\u00e0, dans son village natal de Ndumberi. Son succ\u00e8s est attribu\u00e9 \u00e0 un syst\u00e8me solide d\u2019\u00e9pargne et de cr\u00e9dit qui lui a permis de monter l\u2019entreprise.   Cette femme de 58 ans garde ses vaches laiti\u00e8res, qui produisent un peu plus de 100 litres de lait chaque jour, sur un petit lopin de terre d\u2019environ 1.000 m\u00e8tres carr\u00e9s seulement. Aussi, sur un petit espace qui reste, b\u00ealent et gloussent quelques ch\u00e8vres et des poulets d\u2019une petite volaille.   &#8220;Ce que je poss\u00e8de aujourd\u2019hui est r\u00e9alisable par n\u2019importe quelle m\u00e9nag\u00e8re qui g\u00e8re au moins 100 shillings k\u00e9nyans (1,25 dollar) par jour pour le budget alimentaire familial. Tout ce dont elle a besoin, c\u2019est d\u2019\u00e9pargner quelques pi\u00e8ces de monnaie dans cette somme aupr\u00e8s d\u2019un groupe d\u2019entraide, afin qu\u2019elle ait au moins 200 shillings \u00e0 la fin du mois&#8221;, explique Maman Njoki.   Le capital ouvre le potentiel    Elle r\u00e9p\u00e8te les conseils qu\u2019elle a elle-m\u00eame accept\u00e9s il y a huit ans d\u2019un responsable d\u2019une institution de micro-finance appel\u00e9e &#39;Pamoja Women Development Program&#39; (Programme de d\u00e9veloppement des femmes de Pamoja \u2013 PAWDEP), lorsqu\u2019elle a rejoignait 39 autres femmes dans son village pour former le Groupe d\u2019entraide Consolata.   &#8220;Nous avons enregistr\u00e9 le groupe en tant qu\u2019organisation communautaire et l\u2019avons imm\u00e9diatement li\u00e9 \u00e0 cette institution de micro-finance, afin que nous ayons une plateforme bancaire pour nos \u00e9pargnes&#8221;, d\u00e9clare Maman Njoki.   Chaque membre du groupe Consolata devait mettre l\u2019\u00e9quivalent de 2,50 dollars dans une caisse commune tous les mois. Les membres pr\u00e9sentant une id\u00e9e d\u2019entreprise r\u00e9alisable peuvent alors emprunter de l\u2019argent \u00e0 partir des \u00e9pargnes r\u00e9unies pour un taux d\u2019int\u00e9r\u00eat de cinq pour cent; ce pr\u00eat est remboursable au bout de trois mois.   Les pr\u00eats des membres sont limit\u00e9s \u00e0 60 pour cent du capital qu\u2019ils ont accumul\u00e9 comme \u00e9pargne aupr\u00e8s du groupe, le solde \u00e9tant gard\u00e9 pour permettre de couvrir d\u2019\u00e9ventuels d\u00e9fauts de paiement des pr\u00eats.   &#8220;Nous les avons encourag\u00e9s \u00e0 poursuivre l\u2019exp\u00e9rience en empruntant l\u2019argent de temps en temps et en investissant dans de petites entreprises&#8221;, affirme Rachel Wanyoike, une conseill\u00e8re en micro-finance qui travaille maintenant comme directrice des ressources humaines du PAWDEP. &#8220;Pendant ce temps, nous avons une \u00e9quipe de charg\u00e9s de cr\u00e9dit qui continue de leur enseigner comment investir l\u2019argent d\u2019une mani\u00e8re qui les aidera \u00e0 rembourser leurs pr\u00eats avec succ\u00e8s&#8221;.   &#8220;Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 form\u00e9e en micro-finance, j\u2019ai constat\u00e9 que l\u2019\u00e9levage \u00e9tait un investissement qui avait besoin de cro\u00eetre&#8221;, a-t-elle indiqu\u00e9.    &#8220;En 2009, Maman Njoki avait mobilis\u00e9 un stock de 14 animaux laitiers, qui, selon nous, \u00e9tait une garantie suffisante pour lui assurer un pr\u00eat individuel&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Wanyoike.    Avec cette garantie, Njuguna a obtenu un pr\u00eat personnel de 12.500 dollars du PAWDEP, remboursable sur trois ans, qu\u2019elle est en train d\u2019utiliser pour diversifier son activit\u00e9 \u2013 elle a achet\u00e9 trois premiers lopins de terre en zone urbaine dans la ville de Ruiri, \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de Nairobi, la capitale k\u00e9nyane.   &#8220;Elle est cens\u00e9e finir de rembourser le pr\u00eat d\u2019ici le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e prochaine. Et avec ses lopins de terre visibles, nous serons heureux de monter jusqu\u2019\u00e0 cinq millions de shillings (37.500 dollars) ou plus pour lui permettre de mettre en valeur les lopins de terre&#8221;, a dit la conseill\u00e8re en micro-finance.   Examen du contexte    Le PAWDEP travaille actuellement avec des groupes d\u2019\u00e9pargne dont le nombre total de membres s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 48.000 femmes dans les provinces du centre, de l\u2019est, de la Vall\u00e9e du Rift et de Nairobi, au Kenya. Il y a plusieurs institutions similaires au Kenya, qui aident les femmes et les jeunes avec un meilleur acc\u00e8s au cr\u00e9dit.   Un rapport de 2010, publi\u00e9 par l\u2019organisation caritative pour le d\u00e9veloppement internationale &#39;ActionAid&#39; \u2013 &#8220;Terre fertile: Comment les gouvernements et les bailleurs peuvent r\u00e9duire de moiti\u00e9 la famine&#8221; \u2013 bas\u00e9 sur les donn\u00e9es recueillies au Kenya, en Ouganda et au Malawi, affirme que ce genre d\u2019appui pour les petites agricultrices pourrait r\u00e9duire de moiti\u00e9 la famine sur le continent africain d\u2019ici \u00e0 2015.   Elle poss\u00e9dait sa propre vache, et a pu louer la terre sur laquelle elle cultivait le foin pour nourrir ses animaux pendant qu\u2019ils grandissaient. Le village de Ndumberi est fier d\u2019avoir un centre de transformation du lait qui a donn\u00e9 \u00e0 Maman Njoki un march\u00e9 rentable et accessible pour sa production.   Plusieurs femmes africaines trouveraient les avantages d\u2019un meilleur acc\u00e8s au cr\u00e9dit limit\u00e9 par des syst\u00e8mes fonciers juridiques et traditionnels, les rapports de force internes; les hommes et les femmes des zones rurales ont aussi du mal \u00e0 venir \u00e0 bout des infrastructures d\u00e9faillantes qui les privent de l\u2019eau, de l\u2019acc\u00e8s aux march\u00e9s, ou m\u00eame de bons conseils et des technologies agricoles.   Bien que la micro-finance ne puisse pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e isol\u00e9ment des autres facteurs, elle contribue fortement \u00e0 rendre disponibles la plupart des ressources \u00e0 la population rurale.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>KIAMBU DISTRICT, Kenya, 2 mai (IPS) &#8211; Lorsque cela marche, c\u2019est spectaculaire: le projet laitier d\u2019Esther Ngonyo Njuguna tient lieu de t\u00e9moignage sur le potentiel des projets de micro-cr\u00e9dit pour accro\u00eetre les revenus dans des zones rurales.<\/p>\n","protected":false},"author":741,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,37,11,27,6,1,30,20],"tags":[],"class_list":["post-5533","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-afrique-cultiver-le-futur","category-developpement","category-east-africa","category-economie-finances-le-commerce","category-headlines","category-special-culture-religion-et-genre","category-travail"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5533","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/741"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5533"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5533\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5533"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5533"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5533"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}