{"id":5470,"date":"2011-03-25T13:40:01","date_gmt":"2011-03-25T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/03\/25\/sante-congo-de-nombreux-tuberculeux-terminent-desormais-leur-traitement\/"},"modified":"2011-03-25T13:40:01","modified_gmt":"2011-03-25T13:40:01","slug":"sante-congo-de-nombreux-tuberculeux-terminent-desormais-leur-traitement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/03\/25\/sante-congo-de-nombreux-tuberculeux-terminent-desormais-leur-traitement\/","title":{"rendered":"SANTE-CONGO: De nombreux tuberculeux terminent d\u00e9sormais leur traitement"},"content":{"rendered":"<p>POINTE-NOIRE, 25 mars (IPS) &#8211; Fabienne Makaya est assistante sociale \u00e0 Pointe-Noire, la capitale \u00e9conomique du Congo. Chaque matin, elle visite une dizaine de tuberculeux en phase intensive, et leur apporte des m\u00e9dicaments. &#8220;Sur notre insistance, ils prennent les produits sans probl\u00e8me&#8221;, affirme-t-elle \u00e0 IPS.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>&#8220;Quand je vois cette assistante sociale, je suis rassur\u00e9e que mon enfant prendra ses m\u00e9dicaments. Avant, seule, je ne pouvais pas lui faire admettre de suivre r\u00e9guli\u00e8rement son traitement&#8221;, t\u00e9moigne Martine Massounga, m\u00e8re d\u2019un tuberculeux au quartier Ti\u00e9ti\u00e9, l\u2019un de foyers de la tuberculose \u00e0 Pointe-Noire &#8211; 75 pour cent des malades -, selon une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e en 2009 par le Centre anti-tuberculeux de cette ville.  &#8220;M\u00eame les grandes personnes ont du mal \u00e0 prendre les comprim\u00e9s. Or, la phase intensive exige une prise r\u00e9guli\u00e8re des m\u00e9dicaments&#8221;, affirme \u00e0 IPS, Julienne Mandaka, une autre assistante sociale. Selon elle, les malades trouvent la dur\u00e9e du traitement trop longue et fatigante.  Selon le Centre anti-tuberculeux de Pointe-Noire, entre 2006 et 2008, quelque 400 \u00e0 500 malades n\u2019ont pu terminer leur traitement. &#8220;C\u2019\u00e9tait une corv\u00e9e; chaque jour, je devrais prendre des m\u00e9dicaments, et parfois j\u2019en oubliais&#8221;, indique Mesmin Mboukou, un ancien tuberculeux gu\u00e9ri en 2010.  &#8220;C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 ces agents sociaux que je me suis mis au pas. Comme des gendarmes, ils \u00e9taient l\u00e0 pour me rappeler mon traitement&#8221;, ajoute-t-il.  Le traitement de la tuberculose se fait en deux phases: la phase intensive de deux mois o\u00f9 la prise r\u00e9guli\u00e8re des antibiotiques &#8211; Pyrazinamide et Ethambutol &#8211; est obligatoire dans les centres de traitement, et la phase terminale de quatre mois o\u00f9 le malade am\u00e8ne les m\u00e9dicaments &#8211; Isoniazide et Ripamficine &#8211; chez lui.  &#8220;Avant, on remettait les m\u00e9dicaments aux patients, m\u00eame en phase intensive. Nombreux ne revenaient pas et on ne savait pas comment les rattraper. Maintenant avec les fiches de suivi, on peut retrouver des cas perdus&#8221;, explique Makaya.  Pour aider certains malades, le centre de Pointe-Noire organise des permanences le samedi, une journ\u00e9e o\u00f9 le centre est ferm\u00e9. &#8220;Les fonctionnaires et d\u2019autres malades, qui travaillent toute la semaine, viennent chercher leurs m\u00e9dicaments&#8221;, souligne Dr Demole Wassissa Wassa, chef du centre.  Pour Joseph Paul Nzahou, responsable de l\u2019Association des jeunes contre des maladies opportunistes et infectieuses, bas\u00e9e \u00e0 Pointe-Noire, cette strat\u00e9gie a permis \u00e0 plusieurs malades de finir leur traitement. &#8220;Le succ\u00e8s est r\u00e9el, et 37 de nos 64 membres ont termin\u00e9 leur traitement. M\u00eame les malades du SIDA, qui souffrent de la tuberculose, sont bien suivis&#8221;, d\u00e9clare-t-il \u00e0 IPS.  Pendant qu\u2019ils suivent le traitement de tuberculose, plusieurs malades font le test de d\u00e9pistage au VIH\/SIDA sous le conseil d\u2019un m\u00e9decin. &#8220;A peine trois malades ont refus\u00e9 de faire ce test en 2010. Les tests positifs sont pris en charge et suivent les deux traitements sans probl\u00e8me&#8221;, explique Dr Wassissa Wassa.  &#8220;Nous avons d\u2019abord commenc\u00e9 par recenser tous les malades inscrits, mais perdus de vue. Apr\u00e8s, on a envoy\u00e9 des \u00e9quipes pour les retrouver. Il y en a qui sont morts, et d\u2019autres ont repris le traitement&#8221;, indique Dr Igor Madzou, chef de Centre anti-tuberculeux de Brazzaville, la capitale congolaise.  En 2008, le centre de Brazzaville avait enregistr\u00e9 950 malades, mais 23 pour cent n\u2019avaient pas termin\u00e9 leur traitement. Gr\u00e2ce \u00e0 la mise en \u0153uvre de la strat\u00e9gie de proximit\u00e9, sept pour cent seulement des 902 malades enregistr\u00e9s en 2009 dans ce centre n\u2019ont pas termin\u00e9 leur traitement. &#8220;Il s\u2019agit exactement de 70 malades qui n\u2019ont pas eu un succ\u00e8s th\u00e9rapeutique. Si certains sont morts, d\u2019autres ont chang\u00e9 de domicile&#8221;, explique Dr Madzou.  Il ajoute: &#8220;Si on avait des moyens roulants pour suivre tous les malades chez eux, nous serions aujourd\u2019hui \u00e0 100 pour cent de taux de succ\u00e8s th\u00e9rapeutique&#8221;.  Au centre de Brazzaville, apr\u00e8s la phase intensive, les malades peuvent amener les m\u00e9dicaments chez eux pour deux mois. &#8220;Nous estimons \u00e0 ce moment que le malade a subi avec succ\u00e8s le premier traitement. On peut m\u00eame le r\u00e9f\u00e9rer vers le centre qu\u2019il juge \u00eatre proche de lui&#8221;, indique Madzou \u00e0 IPS.  A Pointe-Noire, une ville d\u2019environ un millions d\u2019habitants et o\u00f9 250 nouveaux cas de tuberculose sont enregistr\u00e9s chaque mois, trois centres relais de d\u00e9pistage et de traitement ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s dans les quartiers Ti\u00e9ti\u00e9, Mbota et Loandjili pour approcher les malades. Une quinzaine d\u2019autres petits centres existent juste pour distribuer les m\u00e9dicaments aux patients identifi\u00e9s.   &#8220;Les animateurs de ces centres visitent les malades, et donnent le traitement, m\u00eame pour ceux qui sont en phase terminale. C\u2019est le traitement \u00e0 la porte&#8230;&#8221;, d\u00e9clare Makaya.  &#8220;Dans nos laboratoires, nous examinons jusqu\u2019\u00e0 70 crachats par jour&#8230; Les cas positifs sont r\u00e9f\u00e9r\u00e9s dans les centres de leur choix, par rapport \u00e0 leur domicile&#8221;, indique Dr Wassissa Wassa \u00e0 IPS.  Mais d\u2019autres malades ne fr\u00e9quentent pas ces petits centres qu\u2019ils estiment sous-\u00e9quip\u00e9s et toujours en rupture de m\u00e9dicaments. &#8220;Je pr\u00e9f\u00e8re venir au grand centre, malgr\u00e9 la distance. A Loandjili, le centre ferme \u00e0 temps, et souvent on nous dit qu\u2019il n\u2019y a pas de m\u00e9dicaments&#8221;, d\u00e9plore Cr\u00e9pin, un malade en phase terminale.  &#8220;Les m\u00e9dicaments sont disponibles et gratuits. Souvent, les centres attendent les derniers comprim\u00e9s pour en faire la demande. C\u2019est \u00e7a qui provoque les ruptures&#8221;, affirme Dr Wassissa Wassa.  La communaut\u00e9 internationale a comm\u00e9mor\u00e9, le 24 mars, la Journ\u00e9e mondiale contre la tuberculose.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>POINTE-NOIRE, 25 mars (IPS) &#8211; Fabienne Makaya est assistante sociale \u00e0 Pointe-Noire, la capitale \u00e9conomique du Congo. 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