{"id":5448,"date":"2011-03-10T13:40:01","date_gmt":"2011-03-10T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/03\/10\/kenya-profiter-dun-meilleur-assainissement\/"},"modified":"2011-03-10T13:40:01","modified_gmt":"2011-03-10T13:40:01","slug":"kenya-profiter-dun-meilleur-assainissement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/03\/10\/kenya-profiter-dun-meilleur-assainissement\/","title":{"rendered":"KENYA: Profiter d\u2019un meilleur assainissement"},"content":{"rendered":"<p>NAIROBI, 10 mars (IPS) &#8211; Elle a contribu\u00e9 \u00e0 la construction des toilettes pour sa communaut\u00e9, \u00e0 Nairobi; et en retour, Teresia Wasuka est en train d\u2019obtenir une maison qui sera la sienne. <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Wasuka a v\u00e9cu comme squatter dans l\u2019installation de Waruku, une partie de la banlieue tentaculaire de Kangemi \u00e0 Nairobi, la capitale kenyane, pendant plusieurs ann\u00e9es. En 2007, elle a adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 un groupe d\u2019\u00e9pargne collective, le &#39;Waruku Community Development Project&#39; (Projet de d\u00e9veloppement communautaire de Waruku &#8211; WACODEP).  &#8220;Lorsque nous avons form\u00e9 ce groupe il y a quatre ans, notre objectif principal \u00e9tait de d\u00e9velopper des projets qui nous aideraient \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 l\u2019eau potable et \u00e0 avoir un bloc d\u2019ablution. Nous ne savions pas qu\u2019un tel projet irait loin pour fournir des maisons \u00e0 la plupart d\u2019entre nous qui sont sans-abri&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Wasuka.  Comme n\u2019importe quel autre bidonville au Kenya, l\u2019installation de Waruku s\u2019\u00e9largit sous la pression d\u00e9mographique. Les cabanes en terre cuite et en t\u00f4le ondul\u00e9e sont entass\u00e9es les unes contre les autres \u2013 les voisins peuvent litt\u00e9ralement se parler depuis le confort de leurs lits. Les lopins de terre sont s\u00e9par\u00e9s par des sentiers qui n\u2019ont souvent que quelques centim\u00e8tres de large, dont certains se doublent parce qu\u2019\u00e9tant des canaux de drainage.  L\u2019eau potable s\u2019ach\u00e8te aupr\u00e8s des vendeurs, parfois sans qu\u2019on sache d\u2019o\u00f9 elle vient. Il y a \u00e0 peine de l\u2019espace pour creuser des latrines \u00e0 fosse. Les habitants de Waruku d\u00e9f\u00e8quent souvent dans des sacs en plastique qu\u2019ils jettent ensuite au-dessus de la canop\u00e9e de la banlieue, les tristement c\u00e9l\u00e8bres &#39;toilettes volantes&#39; des banlieues de Nairobi.  &#8220;Des maladies, telles que le chol\u00e9ra et la typho\u00efde, sont fr\u00e9quentes dans cette zone. En fait, la plupart d\u2019entre nous peuvent facilement reconna\u00eetre les sympt\u00f4mes lorsque nous les voyons&#8221;, a soulign\u00e9 Wasuka. Les souvenirs de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra de 2008 dans la r\u00e9gion demeurent encore dans son esprit. &#8220;Mon fils &#8211; Simon Kerero &#8211; a surv\u00e9cu de justesse lorsqu\u2019il a \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9 par la maladie pendant l\u2019\u00e9pid\u00e9mie&#8221;, se rappelle Wasuka.  &#8220;Il y a trois raisons principales qui font que nous avons form\u00e9 ce groupe&#8221;, explique Charles Wagura, le pr\u00e9sident. &#8220;Se soutenir financi\u00e8rement \u00e0 travers un mod\u00e8le appel\u00e9 &#39;tourbillon&#39;, d\u00e9velopper des projets qui pourraient am\u00e9liorer nos moyens d\u2019existence et parler d\u2019une seule voix&#8221;.   Les 25 membres du groupe devraient mobiliser chacun 200 shillings kenyans (environ 2,50 dollars) par mois. Tous les mois, quatre membres du groupe se partagent l\u2019argent r\u00e9uni; avec les membres du groupe se succ\u00e9dant jusqu\u2019\u00e0 ce que tous les 25 obtiennent leur part.  Peu de temps apr\u00e8s l\u2019enregistrement du WACODEP comme une organisation communautaire, les dirigeants du groupe se sont rapproch\u00e9s des autorit\u00e9s locales avec une liste de besoins. &#8220;La liste a prioris\u00e9 le besoin pour l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau et \u00e0 l\u2019assainissement ainsi que pour la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le pr\u00e9sident.  Les autorit\u00e9s ont ensuite mis le groupe en contact avec la &#39;Athi Water Service Board&#39; (Commission des services d\u2019eau d\u2019Athi) \u2013 une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Etat sous la tutelle du minist\u00e8re de l\u2019Eau et de l\u2019Irrigation, cr\u00e9\u00e9e pour fournir les services d\u2019eau et d\u2019assainissement dans certaines parties du pays.  En collaboration avec &#39;Maji na Ufanisi&#39; (Eau et d\u00e9veloppement, en Swahili) \u2013 une organisation non gouvernementale locale, le groupe a obtenu le financement pour la construction d\u2019un kiosque d\u2019eau et d\u2019un bloc d\u2019ablution.  &#8220;Le gouvernement local nous a rassur\u00e9s que la terre sur laquelle nous construisions appartenait effectivement \u00e0 l\u2019Etat. Et pour sa part, la Commission des services d\u2019eau d\u2019Athi a fourni le financement, alors que nous avons mis en \u0153uvre le projet en collaboration avec les membres de la communaut\u00e9&#8221;, a indiqu\u00e9 Esther Waikuru, la responsable principale du D\u00e9veloppement communautaire de &#39;Maji na Ufanisi&#39;.  Le projet a re\u00e7u environ 32.000 dollars sous forme d\u2019une subvention aupr\u00e8s de la commission.  Waikuru explique que le projet a \u00e9t\u00e9 mis en \u0153uvre en utilisant un mod\u00e8le appel\u00e9 &#39;Assainissement environnemental ax\u00e9 sur les m\u00e9nages&#39;, qui adopte une approche &#39;ascendante&#39; avec les b\u00e9n\u00e9ficiaires eux-m\u00eames au c\u0153ur du processus de planification.  &#8220;Nous avons invit\u00e9 tous les 25 membres du WACODEP \u00e0 un atelier au cours duquel nous avons d\u00e9velopp\u00e9 ensemble un plan d\u2019action&#8221;, a indiqu\u00e9 Waikuru. &#8220;L\u2019objectif principal \u00e9tait de les amener \u00e0 conduire le processus au lieu que nous leur imposions un projet. Au d\u00e9but de janvier 2008, la construction avait d\u00e9marr\u00e9, avec la participation totale des membres de la communaut\u00e9&#8221;.  Huit mois plus tard, le projet est op\u00e9rationnel. Le kiosque fournit de l\u2019eau \u00e0 100 m\u00e9nages environ dans l\u2019\u00e9tablissement de Waruku, g\u00e9n\u00e9rant une recette moyenne de 1.000 shillings (13 dollars) par jour. Les habitants ont \u00e9galement acc\u00e8s \u00e0 des toilettes et salles de bain propres moyennant une somme qui double la recette quotidienne provenant de l\u2019installation.  &#8220;C\u2019est un bon revenu pour nos membres, \u00e9tant donn\u00e9 que la plupart d\u2019entre eux gagnent un salaire de 200 Sh (environ 2,50 dollars) par jour, alors que d\u2019autres vivent avec moins d\u2019un dollar par jour&#8221;, a affirm\u00e9 le pr\u00e9sident.  Bien qu\u2019il ne dispose pas de donn\u00e9es fixes, Wagura a observ\u00e9 que le bombardement nocturne des &#39;toilettes volantes&#39; aux alentours du projet a diminu\u00e9 depuis que le bloc d\u2019ablution a \u00e9t\u00e9 achev\u00e9. &#8220;Au m\u00eame moment, le taux des \u00e9pid\u00e9mies de maladies transmissibles n\u2019est pas aussi r\u00e9gulier qu\u2019il l\u2019\u00e9tait&#8221;.  Selon la tr\u00e9sori\u00e8re du groupe, Margaret Wawira, les b\u00e9n\u00e9fices journaliers provenant des services d\u2019eau et du bloc d\u2019ablution leur ont permis d\u2019acheter une parcelle de terre, qui a \u00e9t\u00e9 subdivis\u00e9e entre tous les 25 membres. &#8220;Nous \u00e9conomisons maintenant davantage d\u2019argent pour faire d\u00e9velopper les lopins de terre avant de les int\u00e9grer&#8221;, a soulign\u00e9 la tr\u00e9sori\u00e8re.  &#39;Maji na Ufanisi&#39; est sur le point de mettre en \u0153uvre beaucoup d\u2019autres projets de m\u00eame nature dans diff\u00e9rentes banlieues de Nairobi, avec le financement provenant de plusieurs partenaires au d\u00e9veloppement. &#8220;Nous avons quatre autres projets dans la banlieue de Kangemi, sept dans la banlieue de Kibera et trois dans la banlieue de Mukuru&#8221;, a indiqu\u00e9 Waikuru.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NAIROBI, 10 mars (IPS) &#8211; Elle a contribu\u00e9 \u00e0 la construction des toilettes pour sa communaut\u00e9, \u00e0 Nairobi; et en retour, Teresia Wasuka est en train d\u2019obtenir une maison qui sera la sienne.<\/p>\n","protected":false},"author":741,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,27,12,1,4],"tags":[],"class_list":["post-5448","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-east-africa","category-environnement","category-headlines","category-sante"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5448","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/741"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5448"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5448\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5448"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5448"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5448"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}