{"id":5224,"date":"2010-10-29T13:40:01","date_gmt":"2010-10-29T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/10\/29\/afrique-du-sud-le-projet-de-loi-est-une-charte-pour-les-filous\/"},"modified":"2010-10-29T13:40:01","modified_gmt":"2010-10-29T13:40:01","slug":"afrique-du-sud-le-projet-de-loi-est-une-charte-pour-les-filous","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/10\/29\/afrique-du-sud-le-projet-de-loi-est-une-charte-pour-les-filous\/","title":{"rendered":"AFRIQUE DU SUD: Le Projet de loi est &#39;une charte pour les filous&#39;"},"content":{"rendered":"<p>LE CAP, 29 oct (IPS) &#8211; Une coalition de groupes de la soci\u00e9t\u00e9 civile a march\u00e9 sur le parlement d&#39;Afrique du Sud le 27 octobre pour protester contre le nouveau Projet de loi sur la protection de l&#39;information. <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>&#8220;Ce projet de loi est une trahison de tous les principes d\u00e9mocratiques pour lesquels nous avons lutt\u00e9&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la foule, Kader Asmal, un fid\u00e8le de la lutte anti-apartheid.  Le parlement d&#39;Afrique du Sud examine actuellement une l\u00e9gislation pour remplacer les lois sur le secret \u00e9labor\u00e9es au cours de la p\u00e9riode de l&#39;apartheid.  Les critiques, sous la banni\u00e8re de la &#39;Right 2 Know Campaign&#39; (Campagne pour le droit \u00e0 l\u2019information), disent que cette loi pourrait restreindre le droit d&#39;acc\u00e9der \u00e0 l\u2019information qui est essentiel pour tenir le gouvernement responsable.  &#8220;Cette loi est une charte pour les voleurs. Parce que tout le monde, du pr\u00e9sident \u00e0 l&#39;autorit\u00e9 locale, peut consid\u00e9rer des lois, des id\u00e9es, comme \u00e9tant confidentielles&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Asmal.  &#8220;Nulle part au monde vous ne verrez des conseillers communaux capables de faire [cela]&#8230; Vous ne pourrez pas trouver des centaines de gens habilit\u00e9s \u00e0 faire cela, vous n\u2019en trouverez qu\u2019un petit nombre&#8221;.  Cette loi criminaliserait ceux qui passent ou d\u00e9tiennent des informations confidentielles sans autorisation, qu\u2019ils soient d\u00e9nonciateurs, journalistes ou simples citoyens &#8211; m\u00eame si la divulgation de ces informations est consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e9tant dans l&#39;int\u00e9r\u00eat public.  Cela pourrait avoir de graves r\u00e9percussions sur la libert\u00e9 des m\u00e9dias, puisque les journalistes risqueraient des peines d\u2019emprisonnement pouvant aller jusqu&#39;\u00e0 25 ans pour avoir poss\u00e9d\u00e9 ou publi\u00e9 des informations confidentielles: des peines plus s\u00e9v\u00e8res que celles pr\u00e9vues pour les cadres du gouvernement qui dissimulent \u00e0 tort des informations.  Des informations sur les contrats gouvernementaux pourraient \u00eatre potentiellement consid\u00e9r\u00e9es comme confidentielles, emp\u00eachant la transparence dans des transactions impliquant de grandes entreprises parapubliques.  Des pouvoirs excessivement larges  Ayesha Kajee, la directrice de &#39;Freedom of Expression Institute&#39; (Institut pour la libert\u00e9 d\u2019expression &#8211; FXI) et membre de la campagne, est l&#39;un de ceux qui disent que le projet de loi, dans sa forme actuelle, est extr\u00eamement probl\u00e9matique.  &#8220;Il a une d\u00e9finition tr\u00e8s large, tr\u00e8s vague de l&#39;int\u00e9r\u00eat national qui soi-disant permettrait \u00e0 tout directeur d&#39;un organe quelconque du gouvernement, partout dans le pays, \u00e0 tous les niveaux &#8211; national, local, provincial \u2013 de classer les informations sur la base que c&#39;est dans l\u2019int\u00e9r\u00eat national de consid\u00e9rer ces informations comme \u00e9tant confidentielles&#8221;.  Ces larges pr\u00e9rogatives, d\u00e9clarent des activistes, pourraient paralyser les luttes populaires pour les droits sociaux et \u00e9conomiques. La campagne pour un traitement \u00e9largi et des soins pour le VIH\/SIDA, par exemple, pourrait \u00eatre entrav\u00e9e par le manque d&#39;informations sur le budget pour la sant\u00e9 d\u2019une province.  La Campagne pour le droit \u00e0 l\u2019information &#8211; qui a organis\u00e9 des manifestations de protestation et des r\u00e9unions communautaires \u00e0 Durban, \u00e0 Johannesburg et au Cap dans la semaine pr\u00e9c\u00e9dant la marche du 27 octobre &#8211; comprend diverses organisations communautaires, le groupe de plaidoyer pour un traitement du VIH, &#39;Treatment Action Campaign&#39;, et des chefs religieux, ainsi que le Forum national sud-africain des directeurs de publication, et le FXI.  Yusra Adams, un militant bas\u00e9 au Cap, craint que la loi an\u00e9antisse les luttes pour le logement et une meilleure fourniture des informations vitales.  &#8220;Les m\u00e9dias me donnent des informations sur le terrain; ce sont eux qui m&#39;alertent sur ce qui se passe. Si je ne lis pas, je ne suis pas bien inform\u00e9&#8221;.  L\u2019activiste Nkwame Cedile, qui a particip\u00e9 \u00e0 l&#39;organisation des \u00e9v\u00e9nements, est d&#39;accord. &#8220;Cette loi affectera tout, de votre conseiller \u00e0 votre pr\u00e9sident, de l&#39;h\u00f4pital \u00e0 votre biblioth\u00e8que. Elle jettera une couche d&#39;obscurit\u00e9 sur des informations au sein du gouvernement&#8221;, a-t-elle indiqu\u00e9.  &#8220;Et le danger, selon moi, est qu\u2019elle fera qu\u2019il sera difficile d\u2019obtenir la transparence et la reddition de comptes, et sous toute d\u00e9mocratie, la transparence et la reddition de comptes constituent les piliers de cette d\u00e9mocratie-l\u00e0&#8221;.  R\u00e9ponse du gouvernement  Devant la commission parlementaire charg\u00e9e d&#39;examiner le projet de loi le 22 octobre, le ministre de la S\u00e9curit\u00e9 de l&#39;Etat, Siyabonga Cwele, a soulign\u00e9 que les citoyens auront toujours recours \u00e0 la Loi sur la promotion de l\u2019information (PAIA), pour acc\u00e9der aux informations.  &#8220;Nous ne sommes pas contre cela&#8230; l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l&#39;information&#8221;, a dit Cwele. &#8220;Nous avons dit cela \u00e0 plusieurs reprises. C&#39;est pourquoi il y a une section dans le projet de loi qui traite de la priorit\u00e9 en termes d&#39;acc\u00e8s, et nous avons \u00e9galement fait des propositions pour plus de conformit\u00e9 avec la PAIA&#8221;.  Une d\u00e9claration publi\u00e9e par le minist\u00e8re proposait que le concept &#8220;d&#39;int\u00e9r\u00eat national&#8221; soit retir\u00e9 du projet de loi, et qu\u2019une d\u00e9finition de &#8220;l\u2019information commerciale&#8221; soit adopt\u00e9e \u00e0 partir de l&#39;actuelle PAIA. Kajee du FXI n\u2019est pas impressionn\u00e9e par cette d\u00e9fense du ministre.  &#8220;Actuellement, le gouvernement doit prouver pourquoi quelque chose doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant confidentiel. Si ce projet de loi est adopt\u00e9 comme loi, il incombe au citoyen de montrer pourquoi quelque chose ne devrait pas \u00eatre secret&#8221;, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS.  &#8220;C&#39;est une \u00e9quation injuste puisque le gouvernement dispose d\u2019\u00e9normes ressources; il a un pouvoir \u00e9norme par rapport au citoyen ordinaire&#8221;.  Pour Nic Dawes, directeur de publication de l&#39;hebdomadaire &#39;Mail &#038; Guaridan&#39;, le projet de loi rappelle l&#39;\u00e9poque de l&#39;apartheid.  &#8220;Nous nous souvenons de ce que c&#39;\u00e9tait que de vivre dans une soci\u00e9t\u00e9 de secrets. Nous savons que l\u2019on ne peut pas avoir la vraie libert\u00e9 et vivre sa libert\u00e9 sans le droit de savoir&#8221;, a-t-il soulign\u00e9.  &#8220;Il y a ceux d&#39;entre eux qui nous disent, et bien, ayez confiance en nous, vous avez la libert\u00e9 de nous faire confiance. Nous disons que ce n&#39;est pas pour cette libert\u00e9 que nous nous sommes battus; en fait, ce n&#39;est pas du tout la libert\u00e9&#8221;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LE CAP, 29 oct (IPS) &#8211; Une coalition de groupes de la soci\u00e9t\u00e9 civile a march\u00e9 sur le parlement d&#39;Afrique du Sud le 27 octobre pour protester contre le nouveau Projet de loi sur la protection de l&#39;information.<\/p>\n","protected":false},"author":815,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,24,10,1,7,28],"tags":[],"class_list":["post-5224","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-communication-medias","category-droits-humains","category-headlines","category-politique","category-southern-africa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5224","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/815"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5224"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5224\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5224"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5224"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5224"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}