{"id":5162,"date":"2010-09-28T13:40:01","date_gmt":"2010-09-28T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/09\/28\/afrique-lavenir-se-trouve-dans-une-zone-de-libre-echange-du-cap-au-caire\/"},"modified":"2010-09-28T13:40:01","modified_gmt":"2010-09-28T13:40:01","slug":"afrique-lavenir-se-trouve-dans-une-zone-de-libre-echange-du-cap-au-caire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/09\/28\/afrique-lavenir-se-trouve-dans-une-zone-de-libre-echange-du-cap-au-caire\/","title":{"rendered":"AFRIQUE: &quot;L\u2019avenir se trouve dans une zone de libre-\u00e9change du Cap au Caire&quot;"},"content":{"rendered":"<p>LE CAP, 28 sep (IPS) &#8211; Le projet ambitieux des gouvernements africains pour une zone de libre-\u00e9change (ZLE) tripartite, s\u2019\u00e9tendant de l\u2019Afrique du Sud \u00e0 l\u2019Egypte, pourrait \u00eatre plus r\u00e9aliste que de faire fonctionner les unions douani\u00e8res r\u00e9gionales inefficaces qui existent sur le continent.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>La ZLE tripartite envisag\u00e9e, con\u00e7ue par les dirigeants de la r\u00e9gion en 2008 \u00e0 Kampala, en Ouganda, et soutenue avec enthousiasme par l\u2019Union europ\u00e9enne (UE), a \u00e9t\u00e9 en discussion \u00e0 la r\u00e9union annuelle du Centre de droit commercial pour l\u2019Afrique australe (Tralac) les 16 et 17 septembre. L\u2019organisation \u00e0 but non lucratif Tralac fournit une assistance en renforcement des capacit\u00e9s aux gouvernements et aux autres entit\u00e9s.<\/p>\n<p> Les trois parties seraient la Communaut\u00e9 de d\u00e9veloppement d\u2019Afrique australe (SADC), le March\u00e9 commun de l\u2019Afrique orientale et australe (COMESA) et la Communaut\u00e9 d\u2019Afrique de l\u2019Est (CAE).<\/p>\n<p> Le bloc comprendrait 26 pays, 578 millions de consommateurs et un produit int\u00e9rieur brut (PIB) de 853 milliards de dollars.<\/p>\n<p> Il pourrait seulement \u00eatre rivalis\u00e9 par la Chine et l\u2019Inde en termes de taille du march\u00e9 et serait au 15\u00e8me rang dans la liste des \u00e9conomies mondiales par PIB nominal du Fonds mon\u00e9taire international, quelque part entre le Mexique et la Cor\u00e9e du Sud.<\/p>\n<p> &#8220;Ce serait des affaires tr\u00e8s grandes et de taille au plan \u00e9conomique&#8221;, d\u00e9clare Sean Woolfrey, un chercheur de Tralac. &#8220;Les \u00e9conomies d\u2019\u00e9chelle permettraient plus facilement de diversifier, de stimuler le d\u00e9veloppement industriel, et d\u2019offrir une multitude de partenaires pour le commerce r\u00e9gional&#8221;.<\/p>\n<p> Actuellement, les pays qui formeront une partie du bloc survivent principalement avec les exportations d\u2019une gamme tr\u00e8s \u00e9troite de mati\u00e8res premi\u00e8res vers l\u2019UE et la Chine tout en comptant fortement sur l\u2019importation des biens d\u2019\u00e9quipement. Le commerce interr\u00e9gional, surtout dans les communaut\u00e9s \u00e9conomiques r\u00e9gionales (CER) en Afrique australe, est faible.<\/p>\n<p> &#8220;Le commerce intra-r\u00e9gional fait encore seulement 10 pour cent, le m\u00eame qu\u2019en 2001&#8221;, a fait remarquer Woolfrey. &#8220;Les CER ne promeuvent pas ceci autant que nous voudrions qu\u2019ils le fasse&#8221;. Un regard sur les importations r\u00e9gionales de l\u2019Afrique du Sud, poumon \u00e9conomique, qui repr\u00e9sentent seulement six pour cent de ses importations totales, semble le confirmer.<\/p>\n<p> L\u2019union douani\u00e8re du COMESA, lanc\u00e9e l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, est largement consid\u00e9r\u00e9e comme un abus de langage; la SADC est en train de conna\u00eetre de s\u00e9rieux retards dans son passage de la ZLE \u00e0 une union douani\u00e8re.<\/p>\n<p> &#8220;Il y a des questions tr\u00e8s importantes autour de la mise en \u0153uvre du protocole commercial de la SADC et des autres protocoles, et il n\u2019y a aucun m\u00e9canisme pour suivre ces processus, ni de sanctions pour les Etats qui n\u2019ob\u00e9issent pas&#8221;, soutient le directeur ex\u00e9cutif du Tralac, Trudi Hartzenberg.<\/p>\n<p> Lors du sommet des chefs d\u2019Etat de la SADC en ao\u00fbt 2010, l\u2019union douani\u00e8re, devant \u00eatre lanc\u00e9e cette ann\u00e9e, a \u00e9t\u00e9 mise en veilleuse. C\u2019est une avanc\u00e9e positive, constate Hartzenberg.<\/p>\n<p> &#8220;Etablir une union douani\u00e8re \u00e0 cette \u00e9tape serait pr\u00e9matur\u00e9. Beaucoup de travail reste \u00e0 faire sur les barri\u00e8res non tarifaires, sur un projet de protocole sur les services et sur la lib\u00e9ralisation des services. Cela peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 dans la ZLE de la SADC. Nous n\u2019avons pas besoin d\u2019une union douani\u00e8re pour cela&#8221;.<\/p>\n<p> L\u2019aversion croissante contre l\u2019int\u00e9gration commerciale de la SADC, venant particuli\u00e8rement de Pretoria, a vu la ZLE tripartite \u00e9merger comme une alternative plus r\u00e9aliste et plus r\u00e9alisable pour l\u2019Afrique, souligne Hartzenberg.<\/p>\n<p> Cela ne veut pas dire que ce sera facile. &#8220;La ZLE tripartite a sans doute beaucoup \u00e0 offrir mais elle ne se r\u00e9alisera pas de fa\u00e7on magique&#8221;, fait remarquer Woolfrey.<\/p>\n<p> Les obstacles sont notamment les barri\u00e8res non tarifaires existantes, l\u2019harmonisation des tarifs et des normes, un manque de strat\u00e9gies coh\u00e9rentes, la faible diversification et la position de l\u2019union douani\u00e8re d\u2019Afrique australe.<\/p>\n<p> Un obstacle principal est l\u2019Afrique du Sud elle-m\u00eame, avec ses r\u00e8gles d\u2019origine compliqu\u00e9es. Avec la disparition des barri\u00e8res tarifaires, les r\u00e8gles d\u2019origine ont acquis de la notori\u00e9t\u00e9 parmi certains analystes comme une mani\u00e8re subtile de prot\u00e9ger les produits et les secteurs industriels.<\/p>\n<p> Les pays les utilisent pour exclure les tierces parties des accords de pr\u00e9f\u00e9rence commerciale. Un exemple serait d\u2019emp\u00eacher un produit chinois, reconditionn\u00e9 en Afrique du Sud, qui trouve son chemin vers l\u2019UE en vertu de l\u2019accord de coop\u00e9ration de d\u00e9veloppement et de commerce (ACDC) entre l\u2019UE et l\u2019Afrique du Sud.<\/p>\n<p> Plus les r\u00e8gles sont complexes, plus il est facile de prot\u00e9ger de la concurrence les industries comme celles des v\u00eatements et des textiles. Mais certains analystes soutiennent que ceci cr\u00e9erait un obstacle au commerce intra-r\u00e9gional, comme envisag\u00e9 dans la ZLE tripartite.<\/p>\n<p> &#8220;La plupart des pays de la zone tripartite ont une base industrielle faible et profiteraient de r\u00e8gles simples&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le conseiller commercial Mike Humphrey. &#8220;Mais en raison de l\u2019\u00e9conomie diversifi\u00e9e de l\u2019Afrique du Sud, les r\u00e8gles d\u2019origine pour la ZLE de la SADC sont tr\u00e8s compliqu\u00e9es, avec diff\u00e9rentes r\u00e8gles pour chaque sous cat\u00e9gorie&#8221;, a-t-il poursuivi.<\/p>\n<p> &#8220;Ceci a engendr\u00e9 le protocole commercial de la SADC qui n\u2019a jamais vraiment entra\u00een\u00e9 davantage de commerce&#8221;.<\/p>\n<p> On attend que les puissances h\u00e9g\u00e9moniques sous r\u00e9gionales, l\u2019Afrique du Sud et l\u2019Egypte, aux deux extr\u00eames de la zone tripartite propos\u00e9e, s\u2019accrochent \u00e0 la marge de man\u0153uvre que les r\u00e8gles d\u2019origine compliqu\u00e9es leur accordent, avec la paralysie \u00e9ventuelle des effets sur le commerce intra-r\u00e9gional.<\/p>\n<p> &#8220;Les r\u00e8gles d\u2019origine seront ce sur quoi il serait plus difficile de s\u2019entendre dans la ZLE tripartite&#8221;, note Humphrey.<\/p>\n<p> Hartzenberg est d\u2019accord: &#8220;L\u2019Egypte et l\u2019Afrique du Sud consid\u00e8rent tous deux les r\u00e8gles d\u2019origine comme un moyen de prot\u00e9ger leurs march\u00e9s int\u00e9rieurs. La tension que l\u2019Afrique du Sud et l\u2019Egypte am\u00e8nent dans ce processus est peut-\u00eatre le facteur de complication le plus important dans les n\u00e9gociations&#8221;.<\/p>\n<p> Un compromis dans lequel les 24 autres pays ouvrent leurs march\u00e9s \u00e0 l\u2019Afrique du Sud, par exemple pour les march\u00e9s publics, pourrait \u00eatre une voie de sortie de la situation difficile.<\/p>\n<p> &#8220;L\u2019une des autres mani\u00e8res de diffuser cette tension est d\u2019impliquer davantage le secteur priv\u00e9&#8221;, explique Hartzenberg \u00e0 IPS.&#8221;Le secteur priv\u00e9 aura un point de vue tr\u00e8s diff\u00e9rent, non seulement dans les secteurs sensibles comme ceux des v\u00eatements et des textiles, mais \u00e9galement dans les autres secteurs qui peuvent conna\u00eetre l\u2019avantage de r\u00e8gles d\u2019origine plus lib\u00e9rales&#8221;.<\/p>\n<p> La ZLE tripartite, pr\u00e9vue pour juin 2011, prendra probablement plus de temps pour se r\u00e9aliser parce que les pays sont encore impliqu\u00e9s dans les n\u00e9gociations d\u2019accords de partenariat \u00e9conomique avec l\u2019UE.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LE CAP, 28 sep (IPS) &#8211; Le projet ambitieux des gouvernements africains pour une zone de libre-\u00e9change (ZLE) tripartite, s\u2019\u00e9tendant de l\u2019Afrique du Sud \u00e0 l\u2019Egypte, pourrait \u00eatre plus r\u00e9aliste que de faire fonctionner les unions douani\u00e8res r\u00e9gionales inefficaces qui&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/09\/28\/afrique-lavenir-se-trouve-dans-une-zone-de-libre-echange-du-cap-au-caire\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":654,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,38,6,1],"tags":[],"class_list":["post-5162","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-commerce-et-pauvrete","category-economie-finances-le-commerce","category-headlines"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5162","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/654"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5162"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5162\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5162"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5162"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5162"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}