{"id":5129,"date":"2010-09-08T13:40:01","date_gmt":"2010-09-08T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/09\/08\/afrique-australe-sadapter-ou-perir\/"},"modified":"2010-09-08T13:40:01","modified_gmt":"2010-09-08T13:40:01","slug":"afrique-australe-sadapter-ou-perir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/09\/08\/afrique-australe-sadapter-ou-perir\/","title":{"rendered":"AFRIQUE AUSTRALE: S\u2019adapter ou p\u00e9rir"},"content":{"rendered":"<p>WINDHOEK, 8 sep (IPS) &#8211; Un changement climatique provoquera des changements de comportement \u00e0 travers l\u2019Afrique australe. Et quand il s\u2019agit de l\u2019adaptation, l\u2019agriculteur swazi Bongani Phakathi est un homme frustr\u00e9, un peu plus en avance sur ses voisins.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Traditionnellement, le b\u00e9tail au Swaziland pa\u00eet dans les champs pendant l\u2019hiver, mangeant les restes des r\u00e9coltes de ma\u00efs et d\u2019autres cultures. Mais Phakathi pratique l\u2019agriculture de conservation sur sa petite ferme \u00e0 quelques kilom\u00e8tres \u00e0 la sortie de la capitale Mbabane.<\/p>\n<p> &#8220;Je ne permets pas que le b\u00e9tail broute dans mon champ parce qu\u2019il d\u00e9grade le sol \u2013 non seulement en mangeant toutes les tiges de ma\u00efs et en laissant le sol vide, mais \u00e9galement en frappant le sol des pattes&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Phakathi \u00e0 IPS.<\/p>\n<p> Pour ses propres vaches, Phakathi coupe une partie du ma\u00efs et des herbes et les met de c\u00f4t\u00e9. Mais il transforme le reste en paillis pour aider \u00e0 pr\u00e9server \u00e0 la fois l\u2019humidit\u00e9 et la fertilit\u00e9 du sol sur son lopin de terre.<\/p>\n<p> Ses voisins sont tr\u00e8s surpris de trouver son champ plein de fourrage all\u00e9chant, cl\u00f4tur\u00e9, et n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 laisser leur b\u00e9tail y p\u00e9n\u00e9trer pour pa\u00eetre.<\/p>\n<p> &#8220;Je les guette toujours pour qu\u2019ils n\u2019entrent pas dans mon champ&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Phakathi.<\/p>\n<p> Le syst\u00e8me de p\u00e2turage dans le champ est tout \u00e0 fait probl\u00e9matique au Swaziland, selon Dr Roland Dlamini, directeur des services v\u00e9t\u00e9rinaires au minist\u00e8re de l\u2019Agriculture du Swaziland. Il confirme le point de vue de Phakathi&#39; selon lequel laisser le b\u00e9tail dans les champs n\u2019endommage pas seulement le sol; et il ajoute que le b\u00e9tail broute \u00e9galement \u00e0 l\u2019exc\u00e8s, mangeant tout le fourrage disponible en peu de temps.<\/p>\n<p> &#8220;Nous sommes en train de dire maintenant aux agriculteurs de faire de foins et de nourrir leur b\u00e9tail avec m\u00e9thode pour avoir suffisamment de nourriture pouvant durer plus longtemps&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Dlamini.<\/p>\n<p> &#8220;Ceux qui sont dans le bas veld o\u00f9 ils n\u2019ont pas eu une bonne pluie depuis plus de 10 ans, ont maintenant l\u2019habitude de faire du foin parce qu\u2019ils n\u2019ont pas des champs de ma\u00efs&#8221;.<\/p>\n<p> Un d\u00e9fi pour ceux qui ont adopt\u00e9 la pratique de faire du foin vient des feux de brousse qui br\u00fblent l\u2019herbe avec laquelle les agriculteurs sont cens\u00e9s faire du foin pour leur b\u00e9tail.<\/p>\n<p> &#8220;Ceci est un grave probl\u00e8me dans le pays; les gens br\u00fblent encore la brousse comme ils veulent&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Dlamini. &#8220;En outre, les feux sauvages finissent par d\u00e9truire les maisons et les champs, ils entra\u00eenent \u00e9galement le manque d\u2019herbe pour le b\u00e9tail&#8221;.<\/p>\n<p> Dlamini a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il faut une politique claire d\u2019utilisation de la terre si des solutions doivent \u00eatre trouv\u00e9es pour les questions de p\u00e2turage, parce que de pr\u00e9cieux p\u00e2turages sont en train de se perdre au profit des logements. &#8220;Actuellement, nous sommes en train de manquer de terre de p\u00e2turage parce que des gens sont en train de construire des maisons dans les zones r\u00e9serv\u00e9es auparavant au b\u00e9tail&#8221;.<\/p>\n<p> Des mod\u00e8les, sur la fa\u00e7on de g\u00e9rer la prairie dans des conditions s\u00e8ches, viennent d\u2019autres parties de la r\u00e9gion, comme la Namibie. Les meilleurs exemples l\u00e0-bas contr\u00f4lent soigneusement le nombre total de b\u00e9tail et d\u00e9placent les troupeaux des environs pour \u00e9viter la d\u00e9gradation du sol ou la destruction de l\u2019herbe disponible.<\/p>\n<p> Mais le conseiller zimbabw\u00e9en en agriculture, Dr Tobias Takavarasha, a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il est important de reconna\u00eetre que les diff\u00e9rents syst\u00e8mes de p\u00e2turage \u00e0 travers la r\u00e9gion traduisent les diff\u00e9rentes conditions.<\/p>\n<p> Il a soulign\u00e9 que les \u00e9leveurs namibiens ont g\u00e9n\u00e9ralement beaucoup plus d\u2019espace pour la pratique durable de p\u00e2turage \u00e0 l\u2019herbe seule, par exemple, et que les troupeaux du Swaziland ne sont pas guid\u00e9s strictement par des int\u00e9r\u00eats commerciaux; les agriculteurs sont r\u00e9ticents \u00e0 vendre les animaux qui repr\u00e9sentent un prestige plut\u00f4t qu\u2019un fonds de commerce.<\/p>\n<p> Mais il a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il y a des m\u00e9thodes adapt\u00e9es \u00e0 chaque situation.<\/p>\n<p> &#8220;L\u00e0 o\u00f9 il n\u2019y a pas assez d\u2019herbe, un agriculteur peut nourrir le b\u00e9tail avec des haricots et du ma\u00efs biologiques&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Takavarasha.<\/p>\n<p> Bongani Phakathi esp\u00e8re que le message parvienne bient\u00f4t \u00e0 ses voisins pour non seulement le bien de son lopin de terre cl\u00f4tur\u00e9, mais \u00e9galement celui de tous.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>WINDHOEK, 8 sep (IPS) &#8211; Un changement climatique provoquera des changements de comportement \u00e0 travers l\u2019Afrique australe. 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