{"id":5108,"date":"2010-08-31T13:40:01","date_gmt":"2010-08-31T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/08\/31\/cote-divoire-davantage-daccouchements-assistes-par-un-personnel-qualifie\/"},"modified":"2010-08-31T13:40:01","modified_gmt":"2010-08-31T13:40:01","slug":"cote-divoire-davantage-daccouchements-assistes-par-un-personnel-qualifie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/08\/31\/cote-divoire-davantage-daccouchements-assistes-par-un-personnel-qualifie\/","title":{"rendered":"COTE D\u2019IVOIRE: Davantage d\u2019accouchements assist\u00e9s par un personnel qualifi\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>ABIDJAN, 31 ao\u00fbt (IPS) &#8211; Abiba Tahou\u00e9, 32 ans, se pr\u00e9pare \u00e0 quitter le centre de sant\u00e9 communautaire d\u2019Abobo-Baoul\u00e9, une banlieue au nord d\u2019Abidjan, la capitale \u00e9conomique ivoirienne, o\u00f9 elle vient de donner naissance \u00e0 son troisi\u00e8me enfant, le premier n\u00e9 dans une maternit\u00e9.\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Son carnet de sant\u00e9 communautaire en main, Tahou\u00e9 avait le sourire aux l\u00e8vres, ce 26 ao\u00fbt, malgr\u00e9 un travail difficile et trois heures d\u2019anxi\u00e9t\u00e9 qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l\u2019accouchement.  Elle affiche une double satisfaction. La premi\u00e8re, celle d\u2019avoir profit\u00e9 d\u2019une r\u00e9duction de plus de la moiti\u00e9 du co\u00fbt de l\u2019accouchement: une facture de 4.000 francs CFA (environ huit dollars), contre 10.000 FCFA (20 dollars) ou 25.000 FCFA (45 dollars) dans les grands h\u00f4pitaux publics et les cliniques priv\u00e9es. La seconde est d\u2019avoir surtout b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une assistance m\u00e9dicale de qualit\u00e9 de la part des sages-femmes.   &#8220;J\u2019avais des appr\u00e9hensions en arrivant. On racontait que les sages-femmes maltraitaient les patientes lors des accouchements parce que beaucoup d\u2019entre elles n\u2019avaient pas le niveau&#8221;, explique Tahou\u00e9 \u00e0 IPS. &#8220;Mes deux premiers accouchements se sont d\u00e9roul\u00e9s \u00e0 domicile pour \u00e9viter de subir leur torture. Mais cette fois, je savais qu\u2019il y avait des risques, alors j\u2019ai choisi un centre de sant\u00e9 et je ne suis pas d\u00e9\u00e7ue&#8221;, avoue-t-elle.   Dans la maternit\u00e9, d\u2019autres femmes en attente d\u2019accouchements observent attentivement les allers et venues des sages-femmes. Certaines femmes enceintes s\u2019inqui\u00e8tent au moment de rejoindre la salle d\u2019accouchement pendant que d\u2019autres se montrent optimistes.   &#8220;J\u2019ai respect\u00e9 toutes les consignes de sant\u00e9 lors de la grossesse. Les visites pr\u00e9natales et les vaccins sont \u00e0 jour. Le suivi s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 correctement. Il n\u2019y a pas de raison que les choses ne se passent pas normalement&#8221;, affirme \u00e0 IPS, Cath\u00e9rine Tanoh, 34 ans, qui porte sa deuxi\u00e8me grossesse.   Cet avis est partag\u00e9 par la sage-femme Monique Kouam\u00e9. &#8220;Lorsque la patiente est correctement suivie dans la p\u00e9riode pr\u00e9natale, nous n\u2019avons aucune difficult\u00e9 \u00e0 la faire accoucher&#8221;, dit-elle \u00e0 IPS.   Kouam\u00e9, comme les quatre autres sages-femmes de la maternit\u00e9, suit quasiment tous les trois mois, des s\u00e9ances de formation sur le suivi d\u2019une grossesse et d\u2019un accouchement. Cependant, elle reconna\u00eet qu\u2019il existe &#8220;des cas de d\u00e9c\u00e8s \u00e0 l\u2019accouchement dus \u00e0 des h\u00e9morragies. Mais nous n\u2019en rencontrons pas plus de cinq dans l\u2019ann\u00e9e, au lieu d\u2019une dizaine dans le pass\u00e9&#8221;.   Cela est d\u00fb au fait, selon Kouam\u00e9, &#8220;qu\u2019il y a des femmes enceintes derri\u00e8re lesquelles il faut souvent faire la police. Lorsque nous les rencontrons dans les rues du quartier, nous n\u2019h\u00e9sitons pas \u00e0 leur rappeler, pour certaines, les visites \u00e0 venir. Car il y en a \u00e0 risque qui oublient leurs rendez-vous&#8221;.   Dans un rapport publi\u00e9 le 25 ao\u00fbt 2010 sur les Objectifs du mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement (OMD), les autorit\u00e9s ont indiqu\u00e9 que les accouchements assist\u00e9s par un personnel qualifi\u00e9 \u00e9taient en hausse en C\u00f4te d\u2019Ivoire. De 45 pour cent en 1994, le taux est pass\u00e9 \u00e0 56 pour cent en 2009 et devrait atteindre 60 pour cent en 2014.   Le grand pic de cette progression se situe notamment dans le sud-ouest du pays o\u00f9 les sages-femmes, en service dans les diff\u00e9rentes maternit\u00e9s de la r\u00e9gion, ont r\u00e9alis\u00e9 en 2009, quelque 22.100 accouchements sur les 25.708 enregistr\u00e9s, soit 86 pour cent contre 79 pour cent en 2007. Les 3.608 restants se sont d\u00e9roul\u00e9s \u00e0 domicile.   Par ailleurs, le pays a connu une baisse du taux de mortalit\u00e9 des enfants de moins de cinq ans qui est de pr\u00e8s de 15 pour 1.000 naissances en 2010, selon le rapport, et qui pourrait tomber en dessous de 10 pour 1.000, en 2014.   &#8220;Il faut aujourd\u2019hui permettre l\u2019acc\u00e8s aux h\u00f4pitaux \u00e0 un plus grand nombre de personnes. Car dans des localit\u00e9s, soit le personnel m\u00e9dical est inexistant et les b\u00e2timents tombent en ruine, soit l\u2019\u00e9tat des pistes impraticables emp\u00eache le d\u00e9placement des populations&#8221;, souligne Fanta Traor\u00e9, sage-femme \u00e0 Soubr\u00e9, dans le sud-ouest de la C\u00f4te d\u2019Ivoire.   Pour sa part, Lacin\u00e9 Diaby, directeur du d\u00e9veloppement au minist\u00e8re du Plan et du D\u00e9veloppement, a reconnu, lors de la pr\u00e9sentation du rapport, que les indicateurs \u00e9voluent de mani\u00e8re favorable, mais non encore suffisante&#8221;. Selon lui, la crise politico-militaire, que traverse le pays depuis bient\u00f4t huit ans, n\u2019aurait pas permis un investissement important dans le secteur de la sant\u00e9.   &#8220;Afin de pouvoir atteindre les OMD dans ce domaine, il faudrait augmenter le budget li\u00e9 \u00e0 la sant\u00e9 publique pour la formation des agents, et surtout p\u00e9renniser la gratuit\u00e9 de certains services&#8221;, propose le rapport. Le budget de la sant\u00e9 s\u2019\u00e9l\u00e8ve actuellement \u00e0 115 milliards FCFA (environ 230 millions de dollars), soit moins de cinq pour cent du budget national, selon le minist\u00e8re.<\/p>\n<p>  Ces mesures sont n\u00e9cessaires en raison des risques que courent les femmes non assist\u00e9es \u00e0 l\u2019accouchement. Selon Joseph Bi Vroh, directeur du Programme de la sant\u00e9 de la reproduction et de la planification familiale (PSRPF) au minist\u00e8re de la Sant\u00e9 et de l\u2019Hygi\u00e8ne publique, &#8220;la cons\u00e9quence du d\u00e9ficit d\u2019assistance m\u00e9dicale qualifi\u00e9e est d\u00e9j\u00e0 \u00e9norme en C\u00f4te d\u2019Ivoire&#8221;.   Quatre-vingt pour cent des d\u00e9c\u00e8s maternels sont dus \u00e0 des causes m\u00e9dicales directes parmi lesquelles les h\u00e9morragies (36,1 pour cent), les dystocies (20,3 pour cent), les infections du post-partum (4,8 pour cent), les complications de l\u2019avortement (14,8 pour cent) et l\u2019hypertension art\u00e9rielle (18,2 pour cent), selon le PSRPF.   Ces difficult\u00e9s entra\u00eenent 543 d\u00e9c\u00e8s maternels pour 100.000 naissances encore en 2010, tandis que 16 femmes d\u00e9c\u00e8dent par jour en m\u00eame temps que le b\u00e9b\u00e9 dans le pays \u00e0 cause des complications \u00e0 l\u2019accouchement, indique le PSRPF.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ABIDJAN, 31 ao\u00fbt (IPS) &#8211; Abiba Tahou\u00e9, 32 ans, se pr\u00e9pare \u00e0 quitter le centre de sant\u00e9 communautaire d\u2019Abobo-Baoul\u00e9, une banlieue au nord d\u2019Abidjan, la capitale \u00e9conomique ivoirienne, o\u00f9 elle vient de donner naissance \u00e0 son troisi\u00e8me enfant, le premier&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/08\/31\/cote-divoire-davantage-daccouchements-assistes-par-un-personnel-qualifie\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":330,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,1,4,30,29],"tags":[],"class_list":["post-5108","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-headlines","category-sante","category-special-culture-religion-et-genre","category-west-africa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5108","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/330"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5108"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5108\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5108"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5108"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5108"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}