{"id":5101,"date":"2010-08-27T13:40:01","date_gmt":"2010-08-27T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/08\/27\/kenya-un-effort-pour-sauver-les-cultures-de-macadamia\/"},"modified":"2010-08-27T13:40:01","modified_gmt":"2010-08-27T13:40:01","slug":"kenya-un-effort-pour-sauver-les-cultures-de-macadamia","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/08\/27\/kenya-un-effort-pour-sauver-les-cultures-de-macadamia\/","title":{"rendered":"KENYA: Un effort pour sauver les cultures de macadamia"},"content":{"rendered":"<p>NAIROBI, 27 ao\u00fbt (IPS) &#8211; Joseph Ndirangu Muriithi est inquiet. Apr\u00e8s avoir vu la chute de la culture du caf\u00e9 au Kenya il y a une d\u00e9cennie, il a maintenant peur que sa deuxi\u00e8me culture de rente baisse \u00e9galement puisqu\u2019une nouvelle maladie d\u00e9truit les arbres de son macadamia (une plante qui donne des noix).\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Cet agriculteur de 55 ans, originaire du village de Karia, au c\u0153ur du district du Katanga dans le centre du Kenya, a \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de l\u2019essor du caf\u00e9 dans les ann\u00e9es 1970 et 1980, et a vu cette culture autrefois &#8220;dor\u00e9e&#8221; r\u00e9duire consid\u00e9rablement sa valeur presque \u00e0 z\u00e9ro dans les ann\u00e9es 1990.   Et maintenant, Muriithi, un ancien producteur de caf\u00e9, craint que cette maladie fongique ne transforme le macadamia en une autre culture de rente sans importance pour lui. &#8220;Ma plus grande inqui\u00e9tude maintenant, c&#39;est l&#39;\u00e9mergence de maladies qui se sont av\u00e9r\u00e9es \u00eatre fatales pour cette culture de rente&#8221;, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.   Jusque-l\u00e0, il a perdu trois de cet arbre et s\u2019inqui\u00e8te que d\u2019autres meurent dans un futur proche.   Mais, Muriithi ne doit pas beaucoup s\u2019inqui\u00e9ter parce que la chercheuse Jesca Mbaka a \u00e0 c\u0153ur les int\u00e9r\u00eats des producteurs de macadamia.   &#8220;Avec le soutien d&#39;autres chercheurs et organisations, nous esp\u00e9rons ma\u00eetriser compl\u00e8tement la maladie d\u00e8s que possible. Les agriculteurs ne doivent jamais perdre espoir sur cette grande culture de rente&#8221;, a dit Mbaka, qui est bas\u00e9e \u00e0 l&#39;Institut de recherche agricole du Kenya (KARI).   Une \u00e9tude men\u00e9e au Kenya et publi\u00e9e dans la revue scientifique &#39;Journal of Applied Sciences&#39; en ao\u00fbt 2009, pour laquelle Mbaka \u00e9tait la chercheuse principale, a montr\u00e9 que deux principales maladies fongiques seraient la cause de l&#39;angoisse des producteurs de macadamia au Kenya.   &#8220;Il y a une pr\u00e9valence croissante de deux maladies principales, notamment la pourriture des racines, et le chancre des tiges &#8211; deux maladies caus\u00e9es par le champignon Phytophthora cinnamomi&#8221;, a expliqu\u00e9 Mbaka.   Bien que l&#39;agent pathog\u00e8ne ne soit pas nouveau au Kenya, c&#39;est la premi\u00e8re fois qu&#39;il a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme ayant un effet consid\u00e9rable sur le macadamia. C&#39;est une maladie qui provoque la pourriture des racines. Il s\u00e8che aussi l&#39;\u00e9corce de l&#39;arbre, tuant par cons\u00e9quent la plante apr\u00e8s quelques mois.   Selon le KARI, Mbaka est la premi\u00e8re scientifique \u00e0 mener des recherches approfondies sur ce champignon particulier et la fa\u00e7on dont il affecte le macadamia au Kenya.   Sur la base de ses recherches, le Programme des femmes africaines dans la recherche agricole et le d\u00e9veloppement a accord\u00e9 \u00e0 Mbaka une bourse de deux ans en 2009, pour d\u00e9velopper des comp\u00e9tences sur la fa\u00e7on de mettre en \u0153uvre ses r\u00e9sultats, sans polluer l&#39;environnement. Ce programme de bourses est log\u00e9 sous le programme Genre et diversit\u00e9 au sein du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale.   L\u2019objectif de Mbaka est de savoir quels types d&#39;agents pathog\u00e8nes existent afin d&#39;identifier les meilleurs produits chimiques antifongiques qui seraient appropri\u00e9s.   Elle a termin\u00e9 l&#39;\u00e9tude et d\u00e9couvert qu&#39;il existe un seul type d&#39;agent pathog\u00e8ne qui affecte le macadamia et d&#39;autres arbres au Kenya. &#8220;Cela signifie que nous pouvons facilement le combattre sur la base des connaissances existantes&#8221;, a-t-elle indiqu\u00e9.   Mbaka cherche maintenant des moyens sur la fa\u00e7on dont ses \u00e9tudes sur les maladies fongiques peuvent \u00eatre mises en \u0153uvre au profit des petits agriculteurs en Afrique.   On estime que plus de 10.000 agriculteurs k\u00e9nyans se sont lanc\u00e9s dans la culture du macadamia comme culture de rente principalement pour le march\u00e9 d&#39;exportation.   Il a certainement fourni un revenu r\u00e9gulier \u00e0 Muriithi au cours des ann\u00e9es. &#8220;Lorsque je plantais les arbres de cette culture il y a 26 ans, je ne savais pas qu&#39;il s&#39;agissait d&#39;une culture de rente potentielle qui verrait mes enfants finir leur instruction&#8221;, a-t-il affirm\u00e9.   Bien qu&#39;il ait dit que les prix des noix de macadamia sont toujours bas en raison de la concurrence limit\u00e9e entre les entreprises d\u2019exportation et les soci\u00e9t\u00e9s de transformation, Muriithi empoche 1.300 dollars en moyenne chaque fois qu&#39;il fait une r\u00e9colte.   &#8220;Tout ce dont nous avons besoin est que les chercheurs offrent un rem\u00e8de pour les maladies qui pr\u00e9valent, et certains d&#39;entre nous peuvent promettre de ne jamais mourir pauvres&#8221;, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NAIROBI, 27 ao\u00fbt (IPS) &#8211; Joseph Ndirangu Muriithi est inquiet. 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