{"id":4780,"date":"2010-03-19T13:40:01","date_gmt":"2010-03-19T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/03\/19\/senegal-lirrigation-locale-le-levier-du-developpement-rural\/"},"modified":"2010-03-19T13:40:01","modified_gmt":"2010-03-19T13:40:01","slug":"senegal-lirrigation-locale-le-levier-du-developpement-rural","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/03\/19\/senegal-lirrigation-locale-le-levier-du-developpement-rural\/","title":{"rendered":"SENEGAL: L\u2019irrigation locale, le levier du d\u00e9veloppement rural"},"content":{"rendered":"<p>DAKAR, 19 mars (IPS) &#8211; En quatre ans d\u2019intervention, le Projet d\u2019appui \u00e0 la petite irrigation locale (PAPIL) a d\u00e9pens\u00e9 plus que cinq milliards de francs CFA (environ 10,5 millions de dollars US) dans la culture irrigu\u00e9e au S\u00e9n\u00e9gal, et plusieurs communaut\u00e9s rurales b\u00e9n\u00e9ficient de ses actions de d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social. <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 l\u2019optimisme suscit\u00e9 par les r\u00e9sultats du PAPIL consid\u00e9r\u00e9s comme satisfaisants, le projet est confront\u00e9, selon son coordonnateur, Amadou Baba Sy, \u00e0 quelques difficult\u00e9s auxquelles il faut rem\u00e9dier pour lui permettre d\u2019accro\u00eetre sa performance et de s\u2019\u00e9largir \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale. Ces difficult\u00e9s sont li\u00e9es notamment au retard dans l\u2019ex\u00e9cution et \u00e0 un gap de financement.   Pour d\u00e9velopper l\u2019agriculture et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, une convention a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9e en f\u00e9vrier entre l&#39;Agence des Etats-Unis pour le d\u00e9veloppement international (USAID) et le PAPIL dans le but de d\u00e9finir un cadre de collaboration, de cogestion et de cofinancement de leurs activit\u00e9s communes afin de p\u00e9renniser le projet comme outil de d\u00e9veloppement \u00e0 la base, d\u00e9clare Sy \u00e0 IPS.   Au total 207 microprojets pour un montant de 766,3 millions de francs CFA (environ 1,6 million de dollars) sont mis \u00e0 la disposition des communaut\u00e9s rurales, avec 63 microprojets pour Fatick, dans l\u2019ouest du S\u00e9n\u00e9gal; 72 microprojets pour Kolda (sud-est); 40 microprojets pour Tambacounda (centre-est); et 32 microprojets pour K\u00e9dougou (sud-ouest du pays), indique-t-il.  Les microprojets comprennent 34 pour l\u2019hydraulique 35 pour l\u2019\u00e9ducation, 10 pour la sant\u00e9, et 98 pour l\u2019\u00e9quipement post-r\u00e9colte.  Par ailleurs, a indiqu\u00e9 Sy, \u00abLes activit\u00e9s de production de plants et de reboisement, d\u2019ouverture et d\u2019entretien de pare-feux, d\u2019ouverture et d\u2019entretien des parcours \u00e0 b\u00e9tail, ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es dans les diff\u00e9rentes zones avec souvent des objectifs quantitatifs d\u00e9pass\u00e9s\u00bb. Il a ajout\u00e9 qu\u2019un programme d\u2019information, d\u2019\u00e9ducation et de communication avec production d\u2019outils de sensibilisation, a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement men\u00e9 par les centres m\u00e9dicaux r\u00e9gionaux sur les maladies d\u2019origine hydrique.   Sy souligne toutefois que la crise financi\u00e8re et alimentaire persistante, les effets n\u00e9fastes des changements climatiques, les inondations cons\u00e9cutives aux pluies diluviennes, l\u2019avanc\u00e9e du d\u00e9sert, l\u2019\u00e9rosion c\u00f4ti\u00e8re et la disparition des \u00e9cosyst\u00e8mes ont \u00e9t\u00e9 des obstacles qui ont frein\u00e9 certaines r\u00e9alisations du PAPIL.  Jeffrey Povolny, directeur du Programme USAID\/Wula Nafaa (signifie &#8220;Avantages de la for\u00eat&#8221; en bambara) au S\u00e9n\u00e9gal, a pour sa part indiqu\u00e9 que l\u2019USAID s\u2019est rendu compte de la n\u00e9cessit\u00e9 de travailler avec le PAPIL dans l\u2019optique d\u2019aider l\u2019Etat s\u00e9n\u00e9galais \u00e0 am\u00e9liorer ses activit\u00e9s et politiques agricoles.   \u00abNous sommes dans la m\u00eame zone d\u2019intervention. C\u2019est pourquoi nous avons jug\u00e9 normal de mettre en synergie nos efforts et de travailler ensemble pour une meilleure rentabilit\u00e9\u00bb, explique-t-il. L\u2019objectif g\u00e9n\u00e9ral du programme USAID\/Wula Nafaa est de contribuer \u00e0 la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 et au d\u00e9veloppement local durable, en augmentant le revenu des producteurs ruraux et des communaut\u00e9s locales, a-t-il ajout\u00e9 \u00e0 IPS.  En quatre ans, le projet a r\u00e9alis\u00e9 65 pour cent de ses objectifs de ma\u00eetrise d&#39;eau, notamment dans la politique anti-sel afin de r\u00e9cup\u00e9rer des sols pour une bonne productivit\u00e9 agricole et pour contribuer \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, selon son rapport d\u2019activit\u00e9.  \u00abGr\u00e2ce \u00e0 la politique anti-sel initi\u00e9e par le PAPIL, plus de 2.000 hectares de sols ont pu \u00eatre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s et plus de 6.000 hectares sont en ce moment s\u00e9curis\u00e9s\u00bb, indique le rapport.   Selon Wally Gu\u00e9ye, conseiller technique au minist\u00e8re de l\u2019Environnement, les volumes importants d\u2019eau stock\u00e9s au niveau des sites d\u2019intervention ont permis au PAPIL de faire augmenter le potentiel de terres cultivables de 241 hectares en 2003 contre 2.614 hectares en 2009.  De m\u00eame, ces volumes d\u2019eau ont contribu\u00e9 \u00e0 un accroissement des rendements rizicoles de moins d\u2019une tonne\/hectare en 2003 \u00e0 trois et six tonnes\/hectares en 2009, au d\u00e9veloppement de la production rizicole, horticole et mara\u00eech\u00e8re de contre-saison, \u00e0 une autosuffisance en riz, pour six \u00e0 huit mois, des populations des villages polaris\u00e9s par les sites am\u00e9nag\u00e9s et valoris\u00e9s : Fatick, Tambacounda, K\u00e9dougou et Kolda.   \u00abLe projet a aussi aid\u00e9 \u00e0 une augmentation de plus de 50 pour cent des revenus de plus de 6.000 exploitants, une recharge des nappes avec une remont\u00e9e d\u2019eau douce (puits, forages, puits mara\u00eechers), la mise en \u0153uvre de&#8230; microprojets (adduction d\u2019eau potable et assainissement), la lutte anti-sel, la r\u00e9cup\u00e9ration de plus de 2.100 hectares de terres salinis\u00e9es, la protection et la s\u00e9curisation de plus de 9.800 hectares de terres menac\u00e9es de salinisation\u00bb, explique Gu\u00e9ye \u00e0 IPS.   Selon Ibrahima Diouf, coordonnateur d\u2019un groupement d\u2019agriculteurs ayant b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du projet \u00e0 Fatick, depuis plus de trois ans, la culture et le rendement du riz ont consid\u00e9rablement augment\u00e9. \u00abNotre groupement, qui regroupe plus de cent personnes, a plus de cinq hectares de riz&#8230; Actuellement, on est bien suivi par le PAPIL, surtout dans le domaine de l\u2019irrigation. Nous exer\u00e7ons aussi dans le mara\u00eecher, et c\u2019est vraiment rentable\u00bb, d\u00e9clare-t-il \u00e0 IPS.   Famara Sarr, le vice-pr\u00e9sident du Conseil r\u00e9gional de Fatick, estime qu\u2019il est important d\u2019inciter l\u2019Etat \u00e0 mettre plus de ressources \u00e0 la disposition du projet d\u2019autant plus que l\u2019intervention du PAPIL est une aubaine pour les populations.   \u00abLe probl\u00e8me de financement emp\u00eache le PAPIL d\u2019atteindre environ 65 pour cent des superficies am\u00e9nag\u00e9es et 70 pour cent des productions additionnelles. Cet \u00e9tat de fait engendre une diminution du nombre de sites touch\u00e9s\u00bb, affirme-t-il. \u00abLe projet doit \u00eatre p\u00e9rennis\u00e9 afin d\u2019accompagner les populations dans les activit\u00e9s de d\u00e9veloppement dans lesquelles tout le monde trouve son compte\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DAKAR, 19 mars (IPS) &#8211; En quatre ans d\u2019intervention, le Projet d\u2019appui \u00e0 la petite irrigation locale (PAPIL) a d\u00e9pens\u00e9 plus que cinq milliards de francs CFA (environ 10,5 millions de dollars US) dans la culture irrigu\u00e9e au S\u00e9n\u00e9gal, et&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/03\/19\/senegal-lirrigation-locale-le-levier-du-developpement-rural\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":576,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,37,11,6,12,1,3,29],"tags":[],"class_list":["post-4780","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-afrique-cultiver-le-futur","category-developpement","category-economie-finances-le-commerce","category-environnement","category-headlines","category-population-refugies","category-west-africa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4780","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/576"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4780"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4780\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4780"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4780"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4780"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}