{"id":4708,"date":"2010-01-28T13:40:01","date_gmt":"2010-01-28T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/01\/28\/congo-le-fonds-pour-lagriculture-tarde-a-financer-les-projets\/"},"modified":"2010-01-28T13:40:01","modified_gmt":"2010-01-28T13:40:01","slug":"congo-le-fonds-pour-lagriculture-tarde-a-financer-les-projets","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/01\/28\/congo-le-fonds-pour-lagriculture-tarde-a-financer-les-projets\/","title":{"rendered":"CONGO: Le fonds pour l\u2019agriculture tarde \u00e0 financer les projets"},"content":{"rendered":"<p>BRAZZAVILLE, 28 jan (IPS) &#8211; Le gouvernement du Congo-Brazzaville a mis en place depuis environ cinq ans un Fonds de soutien \u00e0 l\u2019agriculture (FSA) pour aider les producteurs de ce secteur \u00e0 am\u00e9liorer leurs rendements. Mais, seuls 140 projets ont \u00e9t\u00e9 financ\u00e9s en 2009 sur pr\u00e8s de 800.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Mais malgr\u00e9 le sourire de certains b\u00e9n\u00e9ficiaires, l\u2019argent reste encore insuffisant pour financer tous les projets, m\u00eame si le fonds a \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9 pour 2010.   \u00abEn 2009, nous avons pu financer 140 projets pour un montant total de 1,537 milliard de francs CFA (environ trois millions de dollars). Et dans l\u2019ensemble, c\u2019\u00e9taient des petits producteurs de ma\u00efs, d\u2019arachide, de l\u00e9gumes, de manioc et de banane\u00bb, indique \u00e0 IPS, Magloire S\u00e9bastien Nse, directeur des \u00e9tudes et du financement des projets au FSA.   Plusieurs agriculteurs reconnaissent les bienfaits de ces financements, presque tomb\u00e9s du ciel. A Mantsoumba, au sud-ouest de Brazzaville, dans le bassin agricole de Bouansa, Faustin Ndamba a re\u00e7u quelque 13.000 dollars pour r\u00e9aliser un \u00e9levage de porcs. \u00abC\u2019est un coup de pousse pour nous, et nous sommes d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 produire de bons r\u00e9sultats\u00bb, affirme Damba \u00e0 IPS.  \u00abTous ces cinq hectares de manioc et les deux hectares de ma\u00efs que vous voyez sont le fruit de ce soutien financier. Dans notre coop\u00e9rative, nous travaillions certes, mais jamais nous n\u2019avoins exploit\u00e9 de telles \u00e9tendues\u00bb, t\u00e9moigne Boniface Ngoma de Ndiba, dans la zone de Bouansa.   \u00abTel que je vois travailler ces jeunes, tr\u00e8s d\u00e9termin\u00e9s, d\u2019ici \u00e0 juillet, le march\u00e9 sera inond\u00e9 de produits agricoles locaux\u00bb, estime Gilbert Mboussi, chef de la Zone d\u2019agriculture de Bouansa.   \u00abA Pointe-Noire (sud du pays), nous avons accord\u00e9 un cr\u00e9dit (30 millions de FCFA) \u00e0 un complexe d\u2019\u00e9levage qui produit 15.000 \u0153ufs par jour. Si nous en finan\u00e7ons six comme \u00e7a, &#8230;le prix de l\u2019\u0153uf va baisser dans le pays\u00bb, d\u00e9clare \u00e0 IPS, Louis Kono, directeur d\u2019appui au d\u00e9veloppement rural au FSA.   A Ngo, dans les Plateaux, au centre du pays, David Ondon a \u00e9galement re\u00e7u un financement du gouvernement pour la culture de pommes de terre et d\u2019arachide. \u00abIl y a eu trop de discours pendant des ann\u00e9es, sans concr\u00e9tisation. L\u00e0, nous sommes satisfaits, et avec ces financements, nous allons r\u00e9aliser nos r\u00eaves, produire plus et de fa\u00e7on permanente\u00bb, dit-il \u00e0 IPS.   Le ministre de l\u2019Agriculture et de l\u2019Elevage, Rigobert Maboundou, a parrain\u00e9 en d\u00e9cembre dernier, \u00e0 Ouesso, dans le nord du pays, une foire de l\u00e9gumes que les mara\u00eechers de cette ville ont produits gr\u00e2ce \u00e0 quelque 60.000 dollars allou\u00e9s par le FSA \u00e0 ces petits paysans.  \u00abNous avons atteint deux objectifs: les Congolais produisent d\u00e9sormais les l\u00e9gumes \u00e0 Ouesso, et le projet a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9\u00bb, se satisfait Kono.   D\u2019habitude, les productions l\u00e9gumi\u00e8res \u00e0 Ouesso sont l\u2019\u0153uvre des ressortissants camerounais et rwandais. Les autochtones ne sont que de consommateurs.   A Brazzaville, la capitale congolaise, l\u2019Institut du d\u00e9veloppement rural (IDR) a install\u00e9 une unit\u00e9 de production d\u2019\u0153ufs et de poulets, gr\u00e2ce \u00e0 un financement d\u2019environ 60.000 dollars du FSA.  Cr\u00e9\u00e9 en 2005, le FSA a commenc\u00e9 \u00e0 octroyer les premiers cr\u00e9dits en 2009, suite \u00e0 une inscription budg\u00e9taire d&#39;environ 10 millions de dollars. Mais selon le rapport 2009 du FSA, \u00e0 peine trois millions de dollars ont pu \u00eatre d\u00e9caiss\u00e9s, et 648 projets sont toujours sur la table du FSA, en attente de financement au titre de l\u2019ann\u00e9e 2009.  \u00abOn aurait pu financer tous ces projets, mais notre fonds fiduciaire n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9bloqu\u00e9. Ce qui fait que depuis septembre 2009, nous ne pouvons plus financer un seul projet\u00bb, a expliqu\u00e9 Nse \u00e0 IPS.   Le budget 2010 de l&#39;Etat accordera au FSA environ six millions de dollars, un montant en baisse, compar\u00e9 \u00e0 celui de 2009 qui \u00e9tait de 10 millions de dollars. \u00abEntre la politique du gouvernement et les d\u00e9caissements, il y a un foss\u00e9. Avec six millions de dollars en 2010, on ne sait pas \u00e0 quoi correspond le financement des projets\u00bb, se lamente Nse.  \u00abS\u2019il y avait des probl\u00e8mes financiers, on devait nous le notifier. Il n\u2019y a que des hommes de mauvaise foi qui ne croient pas au d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture\u00bb, ajoute-t-il. Nse promet de s\u2019occuper des dossiers en instance d\u00e8s que les financements de 2010 vont arriver, notamment les 648 projets restants de 2009.   Les financements accord\u00e9s aux producteurs par le FSA sont remboursables avec un taux d\u2019int\u00e9r\u00eat de 0,5 pour cent. Mais les institutions de l\u2019Etat comme l\u2019IDR et les centres de recherche ne remboursent pas. Cet argent leur est donn\u00e9 comme des subventions, selon Kono.  Il y a d\u00e9j\u00e0, pour 2010, quelque 2.094 projets en attente. Venu au si\u00e8ge du FSA pour s\u2019enqu\u00e9rir du financement de son projet, Cr\u00e9pin Ondze, un agriculteur de la zone de la capitale, est surpris d\u2019apprendre qu\u2019il n\u2019y avait toujours pas d&#39;argent.  \u00abNous sommes impatients d\u2019\u00eatre servis comme les autres. Nous avons besoin de cet argent pour le conditionnement et le transport de notre production de tomates \u00e0 Odziba\u00bb, se plaint Ondze, pr\u00e9sident du Cercle d\u2019encadrement des jeunes pour le d\u00e9veloppement, une coop\u00e9rative agricole bas\u00e9e \u00e0 Brazzaville.   Selon la loi cr\u00e9ant le FSA, 10 pour cent du budget national devraient \u00eatre affect\u00e9s dans les caisses du fonds. Mais, cela est encore loin de la r\u00e9alit\u00e9. Avec un budget de plus de 5,6 milliards de dollars en 2009, le gouvernement n\u2019a affect\u00e9 que quelque trois millions de dollars au FSA.   Le Congo importe chaque ann\u00e9e de la nourriture pour 26 millions de dollars. D\u2019apr\u00e8s le Fonds des Nations Unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture, sur les 10 millions d\u2019hectares de terres cultivables, seuls deux pour cent sont exploit\u00e9s, et les femmes repr\u00e9sentent 70 pour cent des 145.000 exploitants agricoles dans ce pays d\u2019Afrique centrale riche en p\u00e9trole.   L\u2019agriculture ne comble que 30 pour cent des besoins alimentaires du Congo. Pour encourager les agriculteurs, le gouvernement a cr\u00e9\u00e9 ce fonds et d\u00e9cid\u00e9, depuis 2008, d\u2019exon\u00e9rer tous les mat\u00e9riels et intrants agricoles entrant dans le pays.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>BRAZZAVILLE, 28 jan (IPS) &#8211; Le gouvernement du Congo-Brazzaville a mis en place depuis environ cinq ans un Fonds de soutien \u00e0 l\u2019agriculture (FSA) pour aider les producteurs de ce secteur \u00e0 am\u00e9liorer leurs rendements. 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