{"id":4600,"date":"2009-11-08T13:40:01","date_gmt":"2009-11-08T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/11\/08\/sante-kenya-la-prevention-du-sida-chez-les-toxicomanes-un-defi\/"},"modified":"2009-11-08T13:40:01","modified_gmt":"2009-11-08T13:40:01","slug":"sante-kenya-la-prevention-du-sida-chez-les-toxicomanes-un-defi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/11\/08\/sante-kenya-la-prevention-du-sida-chez-les-toxicomanes-un-defi\/","title":{"rendered":"SANTE-KENYA: La pr\u00e9vention du SIDA chez les toxicomanes, un d\u00e9fi"},"content":{"rendered":"<p>MOMBASA, 8 nov (IPS) &#8211; L\u2019Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) affirme que le Kenya a plus de toxicomanes que tout autre pays d&#39;Afrique de l\u2019est. L&#39;ONUDC estime qu\u2019il existe 100.000 consommateurs de coca\u00efne, 200.000 consommant des opiac\u00e9s comme l&#39;h\u00e9ro\u00efne et quatre millions de personnes qui fument du cannabis dans le pays.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Dans la ville c\u00f4ti\u00e8re de Mombasa, le principal port du Kenya, qui a la plus forte concentration de toxicomanes dans le pays, Masudi Omar de &#39;Reachout Centre Trust&#39;, un centre de traitement de la toxicomanie, d\u00e9clare qu&#39;il est vital que les programmes de pr\u00e9vention du SIDA atteignent cette population.<\/p>\n<p> &#8220;Une recherche effectu\u00e9e par nos partenaires de l&#39;USAID (Agence des Etats-Unis pour le d\u00e9veloppement international), en 2005 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 50 pour cent des consommateurs de drogues injectables, qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pist\u00e9s pour le VIH, se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s s\u00e9ropositifs. Le d\u00e9fi ici est de passer des messages de r\u00e9duction des risques du VIH pour les toxicomanes et les alcooliques ainsi que des conseils \u00e0 ceux qui sont d\u00e9pist\u00e9s s\u00e9ropositifs de solliciter une aide en termes de soins&#8221;, souligne Omar.<\/p>\n<p> Ces jeunes courent le risque \u00e9lev\u00e9 de contracter le VIH pour des raisons multiples. La plus difficile parmi celles-ci, ce sont des rapports sexuels non prot\u00e9g\u00e9s avec des partenaires multiples &#8211; un m\u00e9lange d&#39;indiff\u00e9rence \u00e0 l&#39;\u00e9gard des pratiques sexuelles plus s\u00fbres et les exigences du travail du sexe \u00e0 des fins commerciales, vers lequel beaucoup de toxicomanes se tournent afin de financer leurs habitudes de consommation de la drogue.<\/p>\n<p> Le taux de pr\u00e9valence du VIH au Kenya est de sept pour cent, selon la plus r\u00e9cente Enqu\u00eate sur l\u2019indicateur du SIDA du Kenya. On craint que ce taux puisse \u00eatre plus \u00e9lev\u00e9 dans les milieux o\u00f9 les toxicomanes sont concentr\u00e9s.  Abdul Aziz, qui a pu arr\u00eater d\u2019utiliser la drogue il y a six ans, confirme qu&#39;il est difficile d&#39;amener ce groupe \u00e0 \u00e9couter et \u00e0 prendre des mesures pour se prot\u00e9ger.<\/p>\n<p> &#8220;Je suis un toxicomane en r\u00e9cup\u00e9ration qui a \u00e9t\u00e9 accro \u00e0 la drogue pendant 22 ans. Je sais que les toxicomanes sont t\u00eatus et dans mon cas, lorsqu\u2019on m\u2019a approch\u00e9 avec des messages de r\u00e9duction de risque, j&#39;\u00e9tais t\u00eatu. Les toxicomanes r\u00e9sisteront \u00e0 l&#39;aide et il faut de la patience et du temps pour arriver \u00e0 les sensibiliser&#8221;, dit-il.<\/p>\n<p> Une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par l&#39;ONUDC r\u00e9v\u00e8le que les usagers de drogue \u00e0 Mombasa partagent g\u00e9n\u00e9ralement des seringues, augmentant consid\u00e9rablement le risque que le VIH passe entre eux. Pis encore, peu d\u2019usagers de drogue semblent conscients que le partage d&#39;aiguilles peut les exposer au VIH.<\/p>\n<p> Peter Macharia, coordonnateur de &#39;Family Health Option Kenya&#39; (Options de sant\u00e9 familiale \u2013 Kenya), affirme que traiter avec les toxicomanes pendant que l\u2019on fait la sensibilisation sur les IST (infections sexuellement transmissibles) exige des comp\u00e9tences sp\u00e9ciales et de la concentration. Il estime que le gouvernement doit cr\u00e9er des centres qui r\u00e9pondront aux besoins sp\u00e9ciaux des toxicomanes, notamment les jeunes.<\/p>\n<p> &#8220;Actuellement, (les) organisations, qui s\u2019occupent des toxicomanes et de leurs besoins en sant\u00e9 de la reproduction, sont des organisations non gouvernementales (ONG). Leur port\u00e9e est modeste, d&#39;o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 pour le gouvernement de s\u2019impliquer. Ce groupe a des besoins uniques&#8221;.<\/p>\n<p> Omar du &#39;Reachout Centre&#39; dit que les centres de traitement de la toxicomanie sont rares et leur co\u00fbt est prohibitif. Actuellement, le Kenya n\u2019a que deux centres de traitement, un \u00e0 Nairobi et un \u00e0 Mombasa. Omar d\u00e9clare que les co\u00fbts varient entre 20 et 40 dollars US par jour, ce qui d\u00e9passe les capacit\u00e9s de la plupart de ceux qui ont besoin de soins.<\/p>\n<p> Le co\u00fbt \u00e9lev\u00e9 du traitement signifie que bon nombre de ceux qui ont besoin d&#39;aide sont incapables d&#39;y acc\u00e9der et demeurent dans les rues, accros \u00e0 la drogue et l&#39;alcool. La plupart des toxicomanes qui viennent au &#39;Reachout Centre Trust&#39; sont pauvres. Un programme de quatre mois dans le centre vous co\u00fbte 132 dollars, mais le centre est incapable d&#39;offrir une gamme compl\u00e8te de soins. Omar dit qu&#39;ils font le d\u00e9pistage du VIH, mais sont oblig\u00e9s d\u2019orienter les clients vers un centre public pour le traitement.<\/p>\n<p> Pour cette raison, explique Caroline Mutua, une conseill\u00e8re au &#39;Reachout Centre&#39;, la gestion des cas et le suivi des clients constituent un d\u00e9fi.<\/p>\n<p> &#8220;On n&#39;est jamais s\u00fbr qu&#39;ils continueront par fr\u00e9quenter le centre des services de soins. Et s\u2019ils ne cessent pas d\u2019abuser (de la drogue), alors cela devient futile parce qu\u2019ils sont oblig\u00e9s de boire excessivement et de s&#39;engager dans un comportement \u00e0 risque. Pour qu\u2019ils commencent par r\u00e9cup\u00e9rer, ils doivent accepter qu&#39;ils ont un probl\u00e8me et cela constitue souvent le d\u00e9fi&#8221;, explique Mutua.<\/p>\n<p> La majorit\u00e9 des malades qui abusent de stup\u00e9fiants initient le traitement du VIH seulement lorsque leur condition s&#39;est d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e et qu\u2019ils ont besoin de soins m\u00e9dicaux urgents&#8221;.<\/p>\n<p> &#8220;Pour les femmes qui fabriquent de l&#39;alcool illicite, il est difficile de les convaincre de changer leurs activit\u00e9s et d&#39;\u00e9viter le commerce du sexe parce que c&#39;est leur seule source de revenus&#8221;, souligne Mweupe Alfani, un autre volontaire du centre. &#8220;Toutefois, nous tentons des interventions \u00e0 travers lesquelles nous les encourageons \u00e0 se lancer dans d&#39;autres activit\u00e9s et jusqu\u2019ici, il y a quelque changement important de comportement&#8221;.<\/p>\n<p> Macharia affirme que les efforts des ONG atteignent seulement environ 10 pour cent de la population, laissant un grand nombre de personnes dans le besoin d&#39;aide. Si ce n\u2019est pas r\u00e9gl\u00e9, dit-il, cela portera un grand coup \u00e0 la lutte contre le VIH\/SIDA au Kenya.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>MOMBASA, 8 nov (IPS) &#8211; L\u2019Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) affirme que le Kenya a plus de toxicomanes que tout autre pays d&#39;Afrique de l\u2019est. 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