{"id":4468,"date":"2009-08-08T13:40:01","date_gmt":"2009-08-08T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/08\/08\/tanzanie-des-solutions-aux-problemes-deau-a-dar-es-salaam-en-cours\/"},"modified":"2009-08-08T13:40:01","modified_gmt":"2009-08-08T13:40:01","slug":"tanzanie-des-solutions-aux-problemes-deau-a-dar-es-salaam-en-cours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/08\/08\/tanzanie-des-solutions-aux-problemes-deau-a-dar-es-salaam-en-cours\/","title":{"rendered":"TANZANIE: Des solutions aux probl\u00e8mes d\u2019eau \u00e0 Dar es Salaam en cours"},"content":{"rendered":"<p>DAR ES SALAAM, 8 ao\u00fbt (IPS) &#8211; Depuis neuf mois qu\u2019elle a am\u00e9nag\u00e9 dans le quartier de Kinondoni \u00e0 Dar es Salaam, Anna Christopher n\u2019a vu qu\u2019une seule fois l\u2019eau couler dans ses robinets.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Christopher, qui travaille en tant que fonctionnaire, d\u00e9clare que trouver de l\u2019eau est un fardeau dans cette zone \u00e0 faible revenu de la capitale \u00e9conomique de la Tanzanie.  Comme la majorit\u00e9 des habitants de Dar es Salaam, elle est oblig\u00e9e d\u2019acheter de l\u2019eau au gallon aupr\u00e8s des vendeurs ou vendeuses de rue, payant 250 \u00e0 300 shillings tanzaniens (Tshs) \u2013 \u00e9quivalant \u00e0 18-22 cents US \u2013 pour chaque r\u00e9cipient de 20 litres. Et ce sont les jours o\u00f9 l\u2019eau est disponible dans toute la cit\u00e9; quand il y a p\u00e9nurie \u2013 et cela se produit fr\u00e9quemment \u2013 les prix montent en fl\u00e8che \u00e0 500 Tshs par gallon.  &#8220;Cela fait que c\u2019est m\u00eame plus dur pour moi, puisque je dois d\u00e9penser environ 4.000 Tshs (trois dollars) par semaine sur l\u2019eau seule&#8221;, se lamente Christopher. Avec un revenu net \u00e9quivalant \u00e0 115 dollars par mois et une longue liste d\u2019autres factures \u00e0 payer, elle trouve que c\u2019est un fardeau. La plupart des Tanzaniens doivent joindre les deux bouts avec moins d\u2019un tiers de son revenu: le Programme des Nations Unies pour le d\u00e9veloppement estime que la moyenne annuelle de revenu par habitant dans l\u2019ensemble du pays est de 390 dollars.  Contrairement aux zones rurales o\u00f9 les femmes et filles parcourent de longues distances pour chercher de l\u2019eau, ici en ville, ce sont les vendeurs ou vendeuses qui l\u2019apportent vers chaque maison, soit par des charrettes \u00e0 bras ou des camions-citernes. Cela fournit indirectement un emploi \u00e0 un bon nombre de personnes. Juma Jabu affirme qu\u2019il peut r\u00e9aliser entre sept et 11 dollars par jour en vendant l\u2019eau, selon la demande.  Les quartiers am\u00e9lior\u00e9s ont leurs propres probl\u00e8mes Dans d\u2019autres parties de la ville, comme le quartier de classe moyenne de Tabata Kimanga, les habitants obtiennent habituellement l\u2019eau de robinet une fois par semaine. Ce quartier se situe sur un sol relativement \u00e9lev\u00e9, ce qui fait qu\u2019il est difficile pour les pompes vieillissantes de l\u2019approvisionner en eau \u00e0 partir de l\u2019usine de traitement de l\u2019eau du haut Ruvu.   Beaucoup de gens \u00e0 Tabata Kimanga d\u00e9pendent de l\u2019eau des puits superficiels, essentiellement creus\u00e9s par des entreprises ind\u00e9pendantes, mais cette eau est sal\u00e9e et impropre \u00e0 la consommation. Il y a de l\u2019eau douce en profondeur dans le sous-sol, mais elle ne peu \u00eatre exploit\u00e9e que par des pompes de grande puissance.   Des habitants de ce quartier disent que les ressources en eau souterraine ne sont pas sans danger, \u00e0 cause de nombreuses fosses septiques dans la zone, qui peuvent contaminer l\u2019eau souterraine et causer des maladies comme la diarrh\u00e9e et la dysenterie. L\u2019inqui\u00e9tude par rapport \u00e0 la qualit\u00e9 de l\u2019eau s\u2019\u00e9tend \u00e0 d\u2019autres quartiers de la ville, puisque les acheteurs ne savent pas l\u00e0 o\u00f9 les vendeurs ou vendeuses de rue ont obtenu l\u2019eau qu\u2019ils ou elles sont en train de vendre.   De mani\u00e8re \u00e9trange, il existe des endroits, dans la m\u00eame ville, o\u00f9 la p\u00e9nurie d\u2019eau est comme un vocabulaire nouveau dans un vieux dictionnaire. Des zones comme Masaki, Sinza, Victoria et Mwenge, ont longtemps joui de l\u2019eau de robinet durant toute l\u2019ann\u00e9e. Mais au cours des r\u00e9centes ann\u00e9es, les coupures d\u2019eau ont atteint m\u00eame ces quartiers riches.  Des d\u00e9fis techniques Mais si Dar es Salaam est une, alors pourquoi y a-t-il une telle disparit\u00e9 dans la distribution de cette ressource pr\u00e9cieuse? La r\u00e9ponse est bas\u00e9e sur plusieurs facteurs : le fleuve Ruvu, la situation g\u00e9ographique de la ville, et sa croissance d\u00e9mographique sans pr\u00e9c\u00e9dent.  Dar es Salaam obtient l\u2019essentiel de son eau \u00e0 travers deux usines de fourniture d\u2019eau sur le fleuve Ruvu; une autre usine plus petite fonctionne \u00e0 partir de Mtoni Kizinga, un ruisseau qui, comme le Ruvu, se jette dans l\u2019oc\u00e9an Indien.<\/p>\n<p> L\u2019usine de traitement du haut Ruvu a commenc\u00e9 par fonctionner en 1959 et a une capacit\u00e9 de 82.000 m\u00e8tres cubes par jour. L\u2019usine du bas Ruvu, construite en 1976, produit 182.000 m\u00e8tres cubes, et l\u2019usine de Mtoni Kizinga, qui fonctionne depuis 1947, a un rendement de 9.000 m\u00e8tres cubes.<\/p>\n<p> Mais les quelque quatre millions d\u2019habitants de la ville ont besoin d\u2019environ 450.000 m\u00e8tres cubes d\u2019eau par jour. M\u00eame avec les trous de sonde qui ont \u00e9t\u00e9 for\u00e9s plus r\u00e9cemment dans plusieurs parties de la cit\u00e9 contribuant pour 27.000 m\u00e8tres cubes suppl\u00e9mentaires, la ville produit seulement deux-tiers de l\u2019eau dont elle a besoin.  &#8220;Techniquement parlant, ces usines sont submerg\u00e9es. La ville a besoin de plus d\u2019eau que ce que les usines \u00e9taient initialement install\u00e9es pour produire&#8221;, indique Jackson Midala, directeur des op\u00e9rations de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019eau et d\u2019\u00e9vacuation des eaux us\u00e9es de Dar es Salaam (DAWASCO).    Il dit qu\u2019auparavant, toute la ville d\u00e9pendait de l\u2019usine du haut Ruvu, mais cela a chang\u00e9 puisque Dar es Salaam s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e. Lorsque l\u2019usine du bas Ruvu \u00e9tait install\u00e9e, elle devrait couvrir les besoins d\u2019environ 70 pour cent de la ville. Des quartiers prosp\u00e8res, nouvellement cr\u00e9\u00e9s, tels que Bunju, Tegeta, Kawe, Mbezi Beach, Mwenge et Sinza sont tous aliment\u00e9s par le bas Ruvu.   &#8220;Puisque l\u2019altitude joue un grand r\u00f4le dans le processus de distribution, les quartiers qui sont au niveau de la mer et plus proches des usines ont tendance \u00e0 obtenir plus d\u2019eau que ceux qui sont en altitude et plus \u00e9loign\u00e9s&#8221;, souligne Midala.  Les probl\u00e8mes sont clairement pr\u00e9sent\u00e9s dans plusieurs quartiers, comme Kimara, \u00e0 135 m\u00e8tres au-dessus du niveau de la mer, qui \u00e9tait connect\u00e9 \u00e0 l\u2019usine du bas Ruvu lorsqu\u2019elle est entr\u00e9e en service, mais qui ne re\u00e7oit pas d\u2019eau.  Les pompes, qui permettraient au syst\u00e8me de fonctionner tel que souhait\u00e9, ont s\u00e9rieusement besoin d\u2019\u00eatre remplac\u00e9es \u2013 les plus r\u00e9centes ont \u00e9t\u00e9 install\u00e9es dans l\u2019usine du bas Ruvu en 1975, et les autorit\u00e9s charg\u00e9es de l\u2019eau annoncent fr\u00e9quemment qu\u2019il n\u2019y aura pas d\u2019eau \u00e0 cause de l\u2019entretien.   Nelly Mtema, qui travaille pour l\u2019Autorit\u00e9 de l\u2019eau et de l\u2019\u00e9vacuation des eaux us\u00e9es de Dar es Salaam (DAWASA), r\u00e9affirme que toutes les pompes ont \u00e9t\u00e9 totalement remplac\u00e9es. La DAWASA poss\u00e8de et entretient l\u2019infrastructure de distribution, pendant que DAWASCO, sa compagne parapublique, est responsable des op\u00e9rations de distribution: le comptage, la facturation, les recouvrements et les coupures.  Midala de la DAWASCO contourne la question d\u2019une infrastructure d\u00e9fectueuse, soulignant plut\u00f4t la construction de grands quartiers r\u00e9sidentiels riches comme ayant augment\u00e9 la consommation de l\u2019eau au-del\u00e0 de ce que le syst\u00e8me peut fournir, privant ainsi d\u2019autres parties de la ville.  &#8220;Afin de s\u2019assurer qu\u2019au moins toute personne qui a un robinet obtient de l\u2019eau, un rationnement est n\u00e9cessaire&#8221;, explique Midala.  Am\u00e9lioration de l\u2019infrastructure Mais Nelly Msuya, une porte-parole de la DAWASA, est plus franche. &#8220;C\u2019est vrai qu\u2019il y a un grand d\u00e9fi dans la fourniture des services d\u2019eau dans la ville \u00e0 travers notre infrastructure&#8221;.<\/p>\n<p> En r\u00e9ponse \u00e0 ce d\u00e9fi, la DAWASA a \u00e9labor\u00e9 un plan d&#39;am\u00e9lioration de l&#39;approvisionnement en eau. Le service d\u2019eau envisage de d\u00e9velopper des aquif\u00e8res souterrains en deux phases. Dans la premi\u00e8re phase, \u00e0 partir de septembre, 20 puits profonds seront for\u00e9s, produisant 260.000 m\u00e8tres cubes par jour.   En Mars 2010, la construction sera sur une expansion de l\u2019usine de traitement du bas Ruvu, pour accro\u00eetre sensiblement la production \u00e0 270.000 m\u00e8tres cubes d&#39;eau par jour. L\u2019usine du haut Ruvu doit conna\u00eetre \u00e9galement une expansion, passant de 82.000 \u00e0 140.000 m\u00e8tres cubes par jour.<\/p>\n<p> Des mesures seront \u00e9galement prises pour pr\u00e9server les niveaux d&#39;eau du fleuve Ruvu, explique Msuya. &#8220;Pour s\u2019assurer que la fourniture de l&#39;eau sur le Ruvu est bien v\u00e9rifi\u00e9e, des plans sont en cours pour construire un barrage dans la zone de Kidunda dans la r\u00e9gion c\u00f4ti\u00e8re o\u00f9 coule le fleuve&#8221;.<\/p>\n<p> Selon elle, les petites entreprises list\u00e9es ont pr\u00e9sent\u00e9 leurs propositions le 21 juillet 2009, qui sont actuellement en train d&#39;examin\u00e9es. Une \u00e9tude de faisabilit\u00e9 de neuf mois devrait d\u00e9buter en septembre 2009. Une ville assoiff\u00e9e attend.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DAR ES SALAAM, 8 ao\u00fbt (IPS) &#8211; Depuis neuf mois qu\u2019elle a am\u00e9nag\u00e9 dans le quartier de Kinondoni \u00e0 Dar es Salaam, Anna Christopher n\u2019a vu qu\u2019une seule fois l\u2019eau couler dans ses robinets.<\/p>\n","protected":false},"author":682,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,27,1,3,4],"tags":[],"class_list":["post-4468","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-east-africa","category-headlines","category-population-refugies","category-sante"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4468","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/682"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4468"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4468\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4468"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4468"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4468"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}