{"id":4423,"date":"2009-07-07T13:40:01","date_gmt":"2009-07-07T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/07\/07\/agriculture-biotechnologie-lafrique-ne-doit-pas-etre-laissee-derriere\/"},"modified":"2009-07-07T13:40:01","modified_gmt":"2009-07-07T13:40:01","slug":"agriculture-biotechnologie-lafrique-ne-doit-pas-etre-laissee-derriere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/07\/07\/agriculture-biotechnologie-lafrique-ne-doit-pas-etre-laissee-derriere\/","title":{"rendered":"AGRICULTURE: Biotechnologie: L\u2019Afrique ne doit pas \u00eatre laiss\u00e9e derri\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p>KAMPALA, 7 juil (IPS) &#8211; L\u2019Afrique doit embrasser la biotechnologie agricole ou  elle risque d\u2019\u00eatre exclue d\u2019une importante r\u00e9volution technologique qui a eu \u00e0 augmenter la production alimentaire en Europe, en Am\u00e9rique du nord et en Asie.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Le professeur Diran Makinde, directeur du R\u00e9seau des biosciences d\u2019Afrique de l\u2019ouest et de l\u2019Initiative des biosciences du nouveau Partenariat pour le d\u00e9veloppement de l\u2019Afrique (NEPAD) d\u00e9clare que &#8220;l\u2019Afrique a rat\u00e9 la R\u00e9volution verte, qui a aid\u00e9 l\u2019Asie et l\u2019Am\u00e9rique latine \u00e0 atteindre l\u2019autosuffisance dans la production alimentaire. L\u2019Afrique ne peut pas se permettre d\u2019\u00eatre exclue ou de rater une autre &#39;r\u00e9volution technologique&#39; mondiale importante, notamment avec l\u2019accroissement de la population&#8221;.  Les participants \u00e0 une conf\u00e9rence organis\u00e9e en mai \u00e0 Entebbe, en Ouganda, par l\u2019Institut international de recherche de politique alimentaire (IFPRI) et le Conseil national de la science et de la technologie de l\u2019Ouganda ont not\u00e9 que les changements climatiques, les ravageurs des cultures et les co\u00fbts de production \u00e9lev\u00e9s exigent un investissement urgent dans le d\u00e9veloppement de la biotechnologie agricole pour l\u2019Afrique si les d\u00e9fis doivent \u00eatre relev\u00e9s.<\/p>\n<p> Marc Rosegrant, directeur de la division de l\u2019environnement et de la technologie de production de l\u2019IFPRI a indiqu\u00e9 : &#8220;Dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, des populations en croissance, la productivit\u00e9 agricole stagnante et des changements climatiques croissants feront qu\u2019il sera plus difficile pour l\u2019Afrique de lutter contre la pauvret\u00e9 et la malnutrition. Pour affronter ces d\u00e9fis, beaucoup de pays africains sont en train d\u2019\u00e9valuer une gamme d\u2019instruments et de technologies, y compris les biotechnologies agricoles qui tiennent de grandes promesses pour l\u2019am\u00e9lioration des rendements des cultures&#8221;.  Rosegrant a confi\u00e9 \u00e0 IPS que la production vivri\u00e8re de l\u2019Afrique par unit\u00e9 de surface de terre est la plus faible au monde. &#8220;La production de la patate douce, une culture essentielle, est de six tonnes \u00e0 l\u2019hectare, comparativement \u00e0 la moyenne mondiale de 14 tonnes par hectare. La Chine produit en moyenne 18 tonnes \u00e0 l\u2019hectare, trois fois la moyenne africaine&#8221;.<\/p>\n<p> Le professeur Norah Olembo, directrice ex\u00e9cutive du Forum africain des acteurs de la biotechnologie (ABSF), un groupe de pression pour la biotechnologie, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS que la biotechnologie est aussi un moyen d\u2019\u00e9viter les d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s \u00e0 l\u2019environnement par des m\u00e9thodes conventionnelles de la production agricole.  &#8220;Nous continuons toujours par languir dans la pauvret\u00e9, la faim et la d\u00e9vastation en Afrique. Chaque ann\u00e9e, vous entendrez qu\u2019une partie de l\u2019Afrique souffre de la faim. Et m\u00eame si nous ne souffrons pas de la faim, nous sommes pauvres. Mais la production des cultures et d\u2019arbres peut apporter la richesse de plusieurs fa\u00e7ons. Au Kenya, la demande pour des plants d\u2019arbres atteint 14 millions par an. Nous pouvons utiliser des techniques biotechnologiques pour arr\u00eater la d\u00e9forestation et accro\u00eetre le reboisement en cultivant des arbres \u00e0 croissance rapide, appropri\u00e9s pour des parties donn\u00e9es du pays&#8221;, a-t-elle affirm\u00e9.  L\u2019ABSF est une plateforme mise en place pour promouvoir l\u2019utilisation des cultures g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es (GM) en Afrique par le Service international pour l\u2019acquisition des demandes de la biotechnologie agricole (ISAAA). L\u2019ISAAA est, \u00e0 son tour, financ\u00e9 par \u2013 entre autres \u2013 les multinationales des organismes g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s (OGM) &#39;Bayer Crop Sciences&#39; et Monsanto en vue de faire correspondre les solutions biotechnologiques aux probl\u00e8mes agricoles dans les pays en d\u00e9veloppement.  Malgr\u00e9 les multiples efforts pour pousser la biotechnologie dans l\u2019agriculture africaine, Rosegrant a dit que son adoption a \u00e9t\u00e9 lente dans la plupart des endroits, du fait de ce qu\u2019il a qualifi\u00e9 d\u2019&#8221;adversaires organiques efficaces \u00e0 la technologie, hautement organis\u00e9s&#8221; ainsi que les opportunit\u00e9s de profit limit\u00e9es pour les produits GM en Afrique.<\/p>\n<p> Les promoteurs de la biotechnologie croient que la plupart des pays africains manquent de la r\u00e9glementation appropri\u00e9e pour guider les demandes de la biotechnologie agricole et la recherche.  Makinde a indiqu\u00e9 \u00e0 IPS que le NEPAD a commenc\u00e9 par relever le d\u00e9fi. &#8220;Il est vrai que l\u2019adoption de la biotechnologie a \u00e9t\u00e9 lente en Afrique; toutefois, nous avons vu les avantages de cet instrument dans le reste du monde, notamment les pays en d\u00e9veloppement d\u2019Asie comme les n\u00f4tres. Nous constatons que nous avons besoin de le seriner \u00e0 nos d\u00e9cideurs que nous perdons beaucoup d\u2019avantages en n\u2019adaptant pas ces technologies&#8221;.<\/p>\n<p> Il a ajout\u00e9 que &#8220;Nous au NEPAD et d\u2019autres r\u00e9seaux r\u00e9gionaux des biosciences, sommes impliqu\u00e9s dans le renforcement des capacit\u00e9s de nos d\u00e9cideurs pour avoir cette confiance, pour avoir les connaissances et les aptitudes \u00e0 traiter les demandes. Parce que ce qui se passe est que lorsqu\u2019un institut \u2013 public ou priv\u00e9 \u2013 fait une demande pour effectuer un essai, il met beaucoup de temps, parce que (les gouvernements) ne savent pas comment le faire (l\u2019examen d\u2019une demande).  &#8220;Nous sommes en train de former nos r\u00e9gulateurs afin qu\u2019ils puissent approuver ou d\u00e9sapprouver tous les projets qu\u2019ils jugent bons ou pas bons pour les pays&#8221;.<\/p>\n<p> Le fait que les vari\u00e9t\u00e9s de cultures g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es et la recherche biotechnologique soient largement d\u00e9tenues et contr\u00f4l\u00e9es par des firmes transnationales qui d\u00e9veloppent des produits qui promettent des rendements \u00e9lev\u00e9s, est \u00e9galement ressenti comme un obstacle pour l\u2019Afrique d\u2019en b\u00e9n\u00e9ficier.  Dr Theresa Sengooba, du Programme pour les syst\u00e8mes de la bios\u00e9curit\u00e9 de l\u2019IFPRI a dit: &#8220;Nous sommes en train d\u2019examiner les r\u00e9formes commerciales multilat\u00e9rales pour voir la fa\u00e7on dont les fermiers africains peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de la recherche pour accro\u00eetre la production alimentaire. Bien s\u00fbr, nous savons que la recherche est co\u00fbteuse et que les entreprises des semences doivent se faire de l\u2019argent. Mais elles ont la responsabilit\u00e9 sociale et, selon moi, je pense que cela peut \u00eatre fait \u00e0 travers des n\u00e9gociations comme ce qui s\u2019est produit dans un accord r\u00e9cent entre Monsanto et le gouvernement du Ghana&#8221;.  Rosegrant a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS que la situation est en train de changer progressivement, avec des firmes comme Monsanto affichant un int\u00e9r\u00eat pour la recherche des produits qui pourraient s\u2019adapter aux conditions africaines.  &#8220;Les entreprises priv\u00e9es qui d\u00e9veloppent les meilleures technologies des OGM ont constat\u00e9 maintenant que le march\u00e9 africain est en train de s\u2019accro\u00eetre; alors, elles d\u00e9veloppent des cultures favorables \u00e0 l\u2019Afrique. Si le secteur public peut travailler avec des entreprises priv\u00e9es, ils peuvent s\u2019engager dans des arrangements de recherche conjoints pour rendre la technologie disponible. Mais je pense qu\u2019aucune de ceux-ci n\u2019est possible sans un secteur public fort en termes de cadre de r\u00e9gulation, pour assurer que la technologie est sans danger et fixer des prix qui profitent \u00e0 l\u2019agriculteur&#8221;.  Les agriculteurs africains seront en train de voir des d\u00e9veloppements avec un vif int\u00e9r\u00eat. Il y a beaucoup de travail en avant pour que les promoteurs de la biotechnologie d\u00e9veloppent des vari\u00e9t\u00e9s, des r\u00e9glementations et des garanties qui peuvent satisfaire les demandes des gouvernements et des populations pour la bios\u00e9curit\u00e9, ainsi que ma\u00eetriser le manque de cr\u00e9dit des petits fermiers pour acheter de nouvelles semences de marque chaque ann\u00e9e \u2013 et peut-\u00eatre, un instinct naturel pour garder la souverainet\u00e9 des semences.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>KAMPALA, 7 juil (IPS) &#8211; L\u2019Afrique doit embrasser la biotechnologie agricole ou elle risque d\u2019\u00eatre exclue d\u2019une importante r\u00e9volution technologique qui a eu \u00e0 augmenter la production alimentaire en Europe, en Am\u00e9rique du nord et en Asie.<\/p>\n","protected":false},"author":616,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,37,11,27,12,1,3,21],"tags":[],"class_list":["post-4423","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-afrique-cultiver-le-futur","category-developpement","category-east-africa","category-environnement","category-headlines","category-population-refugies","category-science-technologie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4423","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/616"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4423"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4423\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4423"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4423"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4423"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}