{"id":4380,"date":"2009-06-06T13:40:01","date_gmt":"2009-06-06T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/06\/06\/lesotho-des-croyances-culturelles-menacent-la-prevention-de-la-transmission-du-vih-de-la-mere-a-lenfant\/"},"modified":"2009-06-06T13:40:01","modified_gmt":"2009-06-06T13:40:01","slug":"lesotho-des-croyances-culturelles-menacent-la-prevention-de-la-transmission-du-vih-de-la-mere-a-lenfant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/06\/06\/lesotho-des-croyances-culturelles-menacent-la-prevention-de-la-transmission-du-vih-de-la-mere-a-lenfant\/","title":{"rendered":"LESOTHO: Des croyances culturelles menacent la pr\u00e9vention de la transmission du VIH de la m\u00e8re \u00e0 l\u2019enfant"},"content":{"rendered":"<p>MASERU, 6 juin (IPS) &#8211; Un centre de sant\u00e9 dans l\u2019un des districts les plus pauvres du Lesotho a enregistr\u00e9 un succ\u00e8s important dans la mise en \u0153uvre d\u2019un programme de pr\u00e9vention de la transmission du VIH de la m\u00e8re \u00e0 l\u2019enfant (PTME), mais les experts de la sant\u00e9 avertissent qu\u2019un nombre de facteurs, y compris les croyances culturelles et le stigma, menacent de faire avorter le programme.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>&#8220;C\u2019\u00e9tait la d\u00e9cision la plus difficile \u00e0 prendre dans ma vie, mais je savais que je devais le faire pour l\u2019amour de mon f\u0153tus. Les conseils que nous avons re\u00e7us avant le d\u00e9pistage ont beaucoup aid\u00e9 aussi&#8221;, s\u2019est rappel\u00e9e Nthabiseng Rannyali, 24 ans, qui a d\u00e9cid\u00e9 de faire le test du VIH pour prot\u00e9ger son f\u0153tus.  Rannyali, qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pist\u00e9e s\u00e9ron\u00e9gative, faisait partie d\u2019un groupe de m\u00e8res enceintes qui ont \u00e9t\u00e9 conseill\u00e9es par des m\u00e9decins de l\u2019H\u00f4pital de zone St James Mantsonyane, dans le district de Thaba Tseka, \u00e0 environ 200 kilom\u00e8tres de Maseru, la capitale de Lesotho, de faire le test du VIH.   Le district sanitaire de Mantsonyane est l\u2019un des plus pauvres au Lesotho, o\u00f9 seulement environ 15 pour cent des habitants ont acc\u00e8s \u00e0 un emploi salari\u00e9. La majorit\u00e9 vit de l\u2019agriculture et de projets communautaires occasionnels dirig\u00e9s par le gouvernement et, parfois par des organisations non gouvernementales (ONG).  L\u2019h\u00f4pital de zone supervise un r\u00e9seau de neuf centres de sant\u00e9, desservant une population de 64.000 habitants couvrant une r\u00e9gion de 2.000 kilom\u00e8tres carr\u00e9s.    Le programme de la PTME fait partie de l\u2019initiative du gouvernement du Lesotho pour acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019acc\u00e8s universel \u00e0 la pr\u00e9vention du VIH, au traitement, aux soins et au soutien d\u2019ici \u00e0 2010. Il vise \u00e0 augmenter le nombre de femmes enceintes s\u00e9ropositives qui b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019un cours complet de la prophylaxie anti-r\u00e9trovirale (ARV) pour r\u00e9duire de 80 pour cent le risque de la transmission de la m\u00e8re \u00e0 l\u2019enfant.    Le personnel de sant\u00e9 affirme que la r\u00e9ponse au programme de PTME du Lesotho a \u00e9t\u00e9 encourageante. Le nombre de centres de sant\u00e9 fournissant au programme est pass\u00e9 de neuf en 2004 \u00e0 166 vers la fin de l\u2019ann\u00e9e 2008. Le nombre de femmes qui ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la PTME et du traitement ARV subs\u00e9quent est pass\u00e9 de 421 en 2004 \u00e0 environ 5.000 vers la fin de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, selon les statistiques de 2009 du Conseil national du SIDA.<\/p>\n<p> Toutefois, les centres de sant\u00e9 ont commenc\u00e9 par \u00eatre confront\u00e9s \u00e0 quelques d\u00e9fis impr\u00e9vus dont les principaux sont les croyances culturelles et le stigma li\u00e9 au VIH et au SIDA.<\/p>\n<p> Khanyane Mabitso, le coordonnateur des soins de sant\u00e9 primaires \u00e0 l\u2019H\u00f4pital de zone St James Mantsonyane, d\u00e9clare que le stigma et les croyances culturelles font qu\u2019il est difficile au personnel m\u00e9dical de suivre les m\u00e8res s\u00e9ropositives et leurs b\u00e9b\u00e9s.<\/p>\n<p> &#8220;Il reste encore beaucoup \u00e0 faire apr\u00e8s l\u2019accouchement. Nous devons continuer par conseiller les m\u00e8res sur l\u2019hygi\u00e8ne personnelle, la nutrition, la prise des m\u00e9dicaments et d\u2019autres questions, mais certaines femmes disparaissent peu apr\u00e8s l\u2019accouchement quand elles sont inform\u00e9es de leur statut s\u00e9ropositif&#8221;, a-t-il soulign\u00e9.  &#8220;Du fait que le stigma est toujours associ\u00e9 \u00e0 la maladie, elles craignent que les gens au sein de la communaut\u00e9 puissent \u00eatre inform\u00e9s de leur statut et les m\u00e9prisent&#8221;, a expliqu\u00e9 Mabitso.  En dehors du stigma, des croyances culturelles emp\u00eachent les femmes de revenir dans le centre de sant\u00e9 o\u00f9 elles savent que les agents de sant\u00e9 leur conseilleront de ne pas exposer leurs b\u00e9b\u00e9s aux rites traditionnels et \u00e0 la m\u00e9decine par les plantes. Certaines femmes, par exemple, nourrissent leurs nouveaux-n\u00e9s avec des herbes pour les rendre forts, pendant que d\u2019autres croient que nourrir ou laver les b\u00e9b\u00e9s avec des arbustes les aide \u00e0 lutter contre des maladies et les immunise contre les attaques de sorciers.  Par ailleurs, un mythe local stipule que si un b\u00e9b\u00e9 refuse de t\u00e9ter, c\u2019est que sa m\u00e8re a commis l\u2019adult\u00e8re au cours de la grossesse. Par cons\u00e9quent, les m\u00e8res s\u00e9ropositives sont r\u00e9ticentes \u00e0 choisir la formule d\u2019alimentation exclusive.   Il est conseill\u00e9 aux m\u00e8res s\u00e9ropositives, qui ont mis au monde des b\u00e9b\u00e9s s\u00e9ron\u00e9gatifs \u00e0 travers la PTME, de nourrir leurs b\u00e9b\u00e9s au biberon, \u00e0 cause du risque \u00e9lev\u00e9 d\u2019infection \u00e0 travers l\u2019allaitement.  &#8220;Il y a un niveau \u00e9lev\u00e9 d\u2019analphab\u00e9tisme dans cette zone et nous travaillons pour s\u2019assurer que les m\u00e8res savent comment choisir [entre le sein et la formule d\u2019alimentation] et comment utiliser la formule du lait&#8221;, a confi\u00e9 Mabitso \u00e0 IPS, ajoutant que beaucoup de m\u00e8res continuent d\u2019ignorer les conseils des agents de sant\u00e9 et alternent entre les m\u00e9thodes d\u2019alimentation, souvent \u00e0 cause de la pression des femmes membres de la famille, plus \u00e2g\u00e9es, qui pensent qu\u2019elles connaissent mieux.  Pour ce qui est des avantages, de plus en plus de femmes, telles que Rannyali, comprennent maintenant la n\u00e9cessit\u00e9 de faire le test du VIH quand elles tombent enceintes, pour prot\u00e9ger leurs f\u0153tus.<\/p>\n<p> L\u2019introduction de la PTME \u00e0 l\u2019H\u00f4pital de zone St James Mantsonyane a \u00e9galement permis &#8220;de promouvoir des messages de pr\u00e9vention du VIH \u00e0 travers plusieurs communaut\u00e9s dans la r\u00e9gion du centre de sant\u00e9&#8221;, selon Ascension Martinez, un consultant ind\u00e9pendant. Le programme a \u00e9galement encourag\u00e9 les gens \u00e0 venir pour des conseils volontaires et le d\u00e9pistage et \u00e0 participer aux groupes de soutien.<\/p>\n<p> &#8220;Nous pouvons maintenant affirmer en toute s\u00e9curit\u00e9 que davantage de personnes ont des informations sur le VIH et le SIDA \u00e0 travers l\u2019\u00e9ducation et la formation. Mais, il est toujours difficile d\u2019\u00e9valuer l\u2019influence [du programme] sur le changement de comportement&#8221;, a observ\u00e9 Martinez.  Le Conseil national du SIDA du Lesotho envisage de mettre en \u0153uvre le programme de la PTME dans tous les 128 conseils de district du pays au cours des quelques prochaines ann\u00e9es.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>MASERU, 6 juin (IPS) &#8211; Un centre de sant\u00e9 dans l\u2019un des districts les plus pauvres du Lesotho a enregistr\u00e9 un succ\u00e8s important dans la mise en \u0153uvre d\u2019un programme de pr\u00e9vention de la transmission du VIH de la m\u00e8re&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/06\/06\/lesotho-des-croyances-culturelles-menacent-la-prevention-de-la-transmission-du-vih-de-la-mere-a-lenfant\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":661,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,13,11,1,3,4,28,30],"tags":[],"class_list":["post-4380","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-culture-religion-sport","category-developpement","category-headlines","category-population-refugies","category-sante","category-southern-africa","category-special-culture-religion-et-genre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4380","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/661"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4380"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4380\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4380"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4380"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4380"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}