{"id":4373,"date":"2009-05-20T13:40:01","date_gmt":"2009-05-20T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/05\/20\/afrique-le-savoir-est-un-pouvoir-pour-des-agriculteurs\/"},"modified":"2009-05-20T13:40:01","modified_gmt":"2009-05-20T13:40:01","slug":"afrique-le-savoir-est-un-pouvoir-pour-des-agriculteurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/05\/20\/afrique-le-savoir-est-un-pouvoir-pour-des-agriculteurs\/","title":{"rendered":"AFRIQUE: Le savoir est un pouvoir pour des agriculteurs"},"content":{"rendered":"<p>NAIROBI, 20 mai (IPS) &#8211; Suite \u00e0 une formation offerte par l\u2019Alliance pour une r\u00e9volution verte en Afrique, une centaine de paysans au centre du Kenya, impr\u00e9gn\u00e9s d\u2019une compr\u00e9hension am\u00e9lior\u00e9e de leur march\u00e9s locaux, sont en train d\u2019imposer des prix plus \u00e9lev\u00e9s pour leurs bananes.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>&#8220;Ces agriculteurs avaient l\u2019habitude de vendre les bananas en regardant simplement le r\u00e9gime. Le commer\u00e7ant venait dicter son prix. Avant, ils vendaient le kilo \u00e0 trois shillings (0,04 cent US), maintenant ils vendent dix fois plus&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS, Anne Mbaabu, directrice du Programme de l\u2019acc\u00e8s au march\u00e9 de l\u2019Alliance pour une r\u00e9volution verte en Afrique (AGRA).  L\u2019AGRA, une organisation qui r\u00e9unit des paysans, des scientifiques chercheurs, des entreprises et des gouvernements pour accro\u00eetre la productivit\u00e9 et les revenus, travaille avec le Groupe des agriculteurs de Kamahuha, mettant en liaison les paysans avec des acheteurs avec qui ils communiquent directement utilisant des t\u00e9l\u00e9phones portables.   &#8220;L\u2019acheteur peut dire : &#39;Je veux des bananes qui ne sont pas avari\u00e9es, je veux qu\u2019elles soient de cette maturit\u00e9 et de cette quantit\u00e9&#39;. Le paysans n\u00e9gociera ensuite le prix, puisque pr\u00e9c\u00e9demment refus\u00e9, lorsqu\u2019il estimerait simplement ce prix&#8221;, a affirm\u00e9 Mbaabu.<\/p>\n<p> Am\u00e9liorer l\u2019acc\u00e8s aux informations du march\u00e9 et renforcer la capacit\u00e9 des fermiers africains \u00e0 comprendre les tendances et les besoins du march\u00e9 \u00e9taient le point central d\u2019une rencontre des experts agricoles tenue du 13 au 15 mai \u00e0 Nairobi, au Kenya.  Le th\u00e8me de cet \u00e9v\u00e8nement \u00e9tant le r\u00f4le des march\u00e9s dans l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration de la croissance \u00e9conomique de l\u2019Afrique tout en am\u00e9liorant les revenus des agriculteurs pauvres, il a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 que pour que les paysans gagnent, ils doivent non seulement produire, mais \u00e9galement avoir un acc\u00e8s effectif aux march\u00e9s afin de vendre leurs r\u00e9coltes \u00e0 des prix justes.<\/p>\n<p> Penser local Les march\u00e9s en Afrique, a-t-on constat\u00e9, sont mal organis\u00e9s et instables. Les paysans manquent d\u2019informations sur les prix en gros ou au d\u00e9tail actuels au point qu\u2019ils ils ont besoin de n\u00e9gocier de bons prix pour leurs produits.   &#8220;Vous devez conna\u00eetre d\u2019abord l\u00e0 o\u00f9 se trouve le march\u00e9. Si vous n\u2019avez pas acc\u00e8s aux informations, les agriculteurs ne peuvent m\u00eame pas acc\u00e9der aux march\u00e9s ou y participer. Alors, la grande question est de fournir des informations ad\u00e9quates pour que les paysans soient non seulement conscients des march\u00e9s, mais pour qu\u2019ils soient \u00e9galement conscients des besoins des march\u00e9s parce que les besoins changent beaucoup&#8221;, a indiqu\u00e9 Akinwumi Adesina, vice-pr\u00e9sidente de l\u2019AGRA pour la politique et les partenariats.<\/p>\n<p> Des experts comme Ade Freeman de l\u2019Institut international de recherche sur le b\u00e9tail (ILRI) estiment que les march\u00e9s locaux et r\u00e9gionaux fournissent la plus grande opportunit\u00e9 aux fermiers africains, au lieu des march\u00e9s favorisant un domaine.   La population de la Communaut\u00e9 d\u2019Afrique de l\u2019est \u2013 le Kenya, l\u2019Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda et le Burundi \u2013 s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 environ 100 millions d\u2019habitants; plus de 389 millions de personnes vivent dans les pays qui constituent les March\u00e9s communs pour l\u2019Afrique orientale et australe.  &#8220;Nous parlons des grands march\u00e9s, en termes de nombres de personnes qui sont impliqu\u00e9es. Et les gens auront toujours besoin d\u2019acheter des aliments. Certains de ces pays connaissent une croissance \u00e9conomique d\u2019environ cinq \u00e0 six pour cent par an. Donc, tous les facteurs qui favorisent une demande croissante de l\u2019agriculture dans ces march\u00e9s \u00e9voluent dans la bonne direction, offrant une opportunit\u00e9 pour que les march\u00e9s locaux et r\u00e9gionaux soient exploit\u00e9s&#8221;, a affirm\u00e9 Freeman.<\/p>\n<p> Il existe plusieurs obstacles qui ont \u00e9touff\u00e9 le commerce r\u00e9gional, y compris des tarifs douaniers \u00e9lev\u00e9s. &#8220;Les structures tarifaires en Afrique sont en r\u00e9alit\u00e9 beaucoup plus \u00e9lev\u00e9es entre les pays qu\u2019elles ne le sont entre l\u2019Europe et l\u2019Afrique. Alors, cela fait qu\u2019il nous est difficile de faire du commerce entre nous-m\u00eames&#8221;, a soulign\u00e9 Adesina.  Il y a eu \u00e9galement des appels pour que les normes de la r\u00e9glementation douani\u00e8re (des exigences auxquelles une personne exportant ou important des biens ou des services devrait adh\u00e9rer, et elles varient d\u2019un pays \u00e0 un autre) soient harmonis\u00e9es afin de que les gens puissent transporter facilement les biens \u00e0 travers les fronti\u00e8res.   L\u2019acc\u00e8s seul ne suffit pas Mais pour que les agriculteurs pauvres augmentent la productivit\u00e9 et entrent dans ces march\u00e9s, ils ont besoin d\u2019\u00eatre appuy\u00e9s par des semences, des engrais, l\u2019irrigation et des technologies de gestion des insectes nuisibles. Et l\u2019intervention du gouvernement pour fournir cet appui constitue des subventions, une question \u00e9pineuse dans les n\u00e9gociations internationales sur le commerce.<\/p>\n<p> Le point de vue de Mbaabu est diff\u00e9rent. &#8220;Ces subventions, comme on les appelle, sont cibl\u00e9es. Ce ne sont pas simplement des subventions de massives; elles ciblent ceux qui n\u2019ont pas la capacit\u00e9 d\u2019en acheter, et une fois qu\u2019ils sont en mesure d\u2019obtenir ces intrants, ils deviennent autosuffisants dans la production de leurs aliments et ensuite, vous finissez par r\u00e9duire la pauvret\u00e9. Alors, ne criminalisons pas les subventions; c\u2019est un soutien, un appui orient\u00e9 vers nos agriculteurs&#8221;.<\/p>\n<p> Au Kenya, le gouvernement a, au cours de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, baiss\u00e9 les prix de l\u2019engrais, de 79 dollars aux 33 dollars actuels. Cela est encore trop cher pour beaucoup de fermiers, selon Peter Njoroge, pr\u00e9sident de la Ligue des petits producteurs de caf\u00e9. Il a dit \u00e0 IPS qu\u2019un bon nombre d\u2019agriculteurs sont en train d\u2019abandonner l\u2019agriculture du fait des co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s des intrants, et il veut que les autorit\u00e9s r\u00e9duisent davantage les prix des engrais ou m\u00eame les distribuent gratuitement aux petits agriculteurs.  Le gouvernement du Malawi a \u00e9t\u00e9 f\u00e9licit\u00e9 pour avoir accept\u00e9 de fournir \u00e0 ses paysans des graines de ma\u00efs hybride et des engrais subventionn\u00e9s, commen\u00e7ant il y a trois ans. Depuis, il est pass\u00e9 d\u2019un grave d\u00e9ficit alimentaire pour devenir un exportateur net de ma\u00efs.  Et les r\u00e9sultats des fermiers utilisant des intrants \u00e0 rendement \u00e9lev\u00e9 sont tangibles. &#8220;Le point important est l\u2019augmentation de la productivit\u00e9 dans les zones o\u00f9 les paysans utilisent des intrants am\u00e9lior\u00e9s&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS, Joseph Mwangangi, le directeur r\u00e9gional des Programmes de renforcement de l\u2019agro-alimentaire au CNFC Inc, une organisation destin\u00e9e \u00e0 accro\u00eetre et soutenir les revenus ruraux \u00e0 travers l\u2019autonomisation des agriculteurs dans les pays en d\u00e9veloppement.  Mwangangi, dont l\u2019organisation travaille avec la Bourse des produits agricoles au Malawi, a indiqu\u00e9 une r\u00e9cente \u00e9tude faite par l\u2019Institut agronomique de Bunda, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Malawi, qui a constat\u00e9 que jusqu\u2019\u00e0 86 pour cent des fermiers utilisent des intrants am\u00e9lior\u00e9s. Cela, souligne l\u2019\u00e9tude, a conduit \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire accrue ou am\u00e9lior\u00e9e des m\u00e9nages.    M\u00eame avec ces progr\u00e8s, ce n\u2019est pas tout le monde qui est favorable aux subventions aux paysans pauvres. Hans\u00e1 Binswanger, un consultant priv\u00e9 en agriculture et en d\u00e9veloppement rural d\u2019Afrique du Sud, a pr\u00e9venu contre de potentiels risques associ\u00e9s aux programmes de subvention.   &#8220;S\u2019ils ne sont pas convenablement \u00e9labor\u00e9s et mis en \u0153uvre, ils peuvent provoquer des perturbations dans les march\u00e9s, entra\u00eenant des prix \u00e9lev\u00e9s qui sont compl\u00e8tement inutiles, et qui sont co\u00fbteux pour le gouvernement, co\u00fbteux pour son peuple. Cela sape les avantages escompt\u00e9s du programme de subvention des engrais et des semences&#8221;, a-t-il affirm\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NAIROBI, 20 mai (IPS) &#8211; Suite \u00e0 une formation offerte par l\u2019Alliance pour une r\u00e9volution verte en Afrique, une centaine de paysans au centre du Kenya, impr\u00e9gn\u00e9s d\u2019une compr\u00e9hension am\u00e9lior\u00e9e de leur march\u00e9s locaux, sont en train d\u2019imposer des prix&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/05\/20\/afrique-le-savoir-est-un-pouvoir-pour-des-agriculteurs\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":215,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,37,11,27,6,1,3],"tags":[],"class_list":["post-4373","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-afrique-cultiver-le-futur","category-developpement","category-east-africa","category-economie-finances-le-commerce","category-headlines","category-population-refugies"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4373","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/215"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4373"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4373\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4373"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4373"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4373"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}