{"id":4316,"date":"2009-03-30T13:40:01","date_gmt":"2009-03-30T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/03\/30\/developpement-ouganda-creer-une-chaine-deau-potable\/"},"modified":"2009-03-30T13:40:01","modified_gmt":"2009-03-30T13:40:01","slug":"developpement-ouganda-creer-une-chaine-deau-potable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/03\/30\/developpement-ouganda-creer-une-chaine-deau-potable\/","title":{"rendered":"DEVELOPPEMENT-OUGANDA: Cr\u00e9er une &#39;cha\u00eene d&#39;eau potable&#39;"},"content":{"rendered":"<p>KATOSI, Ouganda, 30 mars (IPS) &#8211; L\u2019Ouganda d\u00e9pense pr\u00e8s de 10 millions de dollars chaque ann\u00e9e pour traiter des maladies hydriques; le temps productif perdu du fait de la maladie et les soins du malade ont un impact financier encore plus grand. Mais les habitants du village de Katosi, sur les rives du lac Victoria, n\u2019attendent pas que le gouvernement trouve une solution.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Au cours des ann\u00e9es r\u00e9centes, le gouvernement ougandais a organis\u00e9 plusieurs campagnes nationales tourn\u00e9es vers l\u2019approvisionnement en eau potable comme une mani\u00e8re de pr\u00e9venir le chol\u00e9ra, la bilharziose et d\u2019autres maladies hydriques.  Mais entre 40 et 60 pour cent des Ougandais \u2013 la situation est pire dans les zones rurales et parmi les citadins pauvres \u2013 n\u2019ont toujours pas acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau potable, selon le conseil d\u2019administration pour le D\u00e9veloppement de l\u2019eau de l\u2019Ouganda.  Quatre-vingt-dix pour cent des habitants du village de p\u00eache de Katosi, dans le district de Mukono, souffrent de la bilharziose ou une certaine forme de vers parce qu\u2019ils boivent l\u2019eau impropre du lac Victoria. Leonard Kulumba, un agent de terrain de &#39;Katosi Women Development Trust&#39; (Association pour le d\u00e9veloppement des femmes de Katosi), encourage la collecte de l\u2019eau de pluie comme un moyen d\u2019att\u00e9nuer le probl\u00e8me.  &#8220;Nous voulions cr\u00e9er ce que nous appelons une cha\u00eene d\u2019eau potable, parce que les \u00e9coliers buvaient l\u2019eau souill\u00e9e des mares et le temps qu\u2019ils mettent pour recueillir cette eau des puits \u00e9tait plus long qu\u2019il ne fallait. Ils pourraient mettre presque deux heures pour recueillir l\u2019eau de ces puits, lequel temps ils auraient utilis\u00e9 pour \u00eatre au cours. Alors, nous les avons aid\u00e9s en \u00e9rigeant des citernes en ciment pour [emmagasiner l\u2019eau de pluie et] les sauver de cette t\u00e2che&#8221;.   Kulumba d\u00e9clare \u00e0 plusieurs occasions que des bagarres \u00e9clateraient entre les villageois et les enfants envoy\u00e9s chercher de l\u2019eau. &#8220;Les filles n\u2019\u00e9taient pas en s\u00e9curit\u00e9 avec les villageois aux puits. Parfois, des bagarres \u00e9clataient entre les villageois et les \u00e9coliers, au cours desquelles certains \u00e9coliers seraient bless\u00e9s. Alors, nous avons voulu les sauver de ces dangers&#8221;.   Des femmes de Katosi construisent des citernes pour elles-m\u00eames et forment des membres de la communaut\u00e9 en mati\u00e8re d\u2019hygi\u00e8ne de base. Namaganda Masitulah, une dirigeante communautaire et l\u2019une des b\u00e9n\u00e9ficiaires, indique que sa citerne de collecte d\u2019eau de pluie lui a \u00e9conomis\u00e9 beaucoup d\u2019argent qu\u2019elle avait l\u2019habitude de d\u00e9penser \u00e0 acheter de l\u2019eau pour l\u2019usage domestique et pour les animaux.<\/p>\n<p> &#8220;J\u2019ai beaucoup b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 parce que lorsque je n\u2019avais pas une citerne de collecte d\u2019eau, j\u2019\u00e9tais oblig\u00e9e d\u2019acheter de l\u2019eau chez les gens qui vont chercher l\u2019eau du lac. Certaines d\u2019entre nous sont des veuves, et le projet nous a beaucoup aid\u00e9es. Quand les gens sont venus nous examiner, ils ont constat\u00e9 que la plupart des personnes avaient la bilharziose \u00e0 cause de l\u2019eau du lac en contamin\u00e9e. On nous a conseill\u00e9 d\u2019obtenir un traitement pour cela et on nous a aussi d\u00e9parasit\u00e9es \u00e0 cause de l\u2019eau qui n\u2019est pas potable dans la communaut\u00e9&#8221;.   La bilharziose, appel\u00e9e aussi schistosomiase, est caus\u00e9e par un ver parasite plat rencontr\u00e9 dans les eaux douces le long des rives des lacs et des mares, \u00e9troitement associ\u00e9 aux escargots. Cette maladie est rarement fatale, mais elle endommage les organes internes et peut r\u00e9duire la croissance et le d\u00e9veloppement cognitif des enfants.  En dehors de la collecte de l\u2019eau de pluie pour usage domestique, l\u2019Association pour le d\u00e9veloppement des femmes de Katosi a constat\u00e9 que pendant que leurs enfants b\u00e9n\u00e9ficient de l\u2019eau potable \u00e0 la maison, ils boivent de l\u2019eau souill\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Elles ont maintenant fourni des citernes de collecte de l\u2019eau de pluie pour les quatre \u00e9coles primaires dans la zone.  Le r\u00e9v\u00e9rend Kintu Yosamu, le directeur de l\u2019\u00e9cole, affirme que le projet de collecte de l\u2019eau de pluie a aid\u00e9 les enfants \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 l\u2019eau potable. &#8220;Avant que la citerne ne soit construite, nous \u00e9tions dans la g\u00eane. Puisque nous \u00e9tions proches du bord du lac, nous ne pourrions pas obtenir de l\u2019eau potable. Maintenant, nous obtenons de l\u2019eau potable et les \u00e9coliers l\u2019utilisent tr\u00e8s bien&#8221;.   La collecte de l\u2019eau constitue seulement la premi\u00e8re partie de la cha\u00eene de l\u2019eau potable que l\u2019association est en train de construire. Les membres de l\u2019association apprennent \u00e9galement aux membres de la communaut\u00e9 \u00e0 laver les mains, l\u2019importance de bouillir l\u2019eau pour tuer des germes, de garder les r\u00e9cipients d\u2019eau propres et, plus r\u00e9cemment, l\u2019utilisation des filtres &#39;Biosand&#39; (\u00e0 base de sable) pour purifier l\u2019eau.    Les filtres sont des caisses en b\u00e9ton remplies d\u2019une couche de sable tr\u00e8s fin, et de sable \u00e0 gros grains puis de gravillon au fond. Lorsque l\u2019eau est vers\u00e9e en haut, elle se filtre lentement \u00e0 travers le sable et peut \u00eatre recueillie \u00e0 partir d\u2019un tuyau construit en bas. En trois semaines d\u2019utilisation, un &#39;biofilm&#39; se forme, compos\u00e9 de micro-organismes trouv\u00e9s dans l\u2019eau en filtration; avec le sable fin, ces micro-organismes coinc\u00e9s deviennent un moyen hautement efficace de purifier l\u2019eau.  Le R\u00e9seau d\u2019eau et d\u2019assainissement de l\u2019Ouganda, un groupement national d\u2019organisations non gouvernementales et communautaires, recommande que le mod\u00e8le install\u00e9 \u00e0 Katosi soit \u00e9largi \u00e0 toutes les zones rurales si l\u2019Ouganda doit am\u00e9liorer l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau potable. Mais certains experts de l\u2019eau, tels que le professeur Charles Basalirwa au d\u00e9partement de g\u00e9ographie de l\u2019Universit\u00e9 de Makerere, estiment m\u00eame que cela peut ne pas \u00eatre suffisant.   &#8220;Dans des zones comme le nord de l\u2019Ouganda o\u00f9 la majorit\u00e9 des toitures sont en paille, l\u2019eau de pluie peut \u00eatre recueillie simplement \u00e0 partir des arbres comme cela se faisait dans les temps anciens. Mais cela est une [source d\u2019eau] tr\u00e8s limit\u00e9e&#8221;, indique Basalirwa. &#8220;En plus, il y a un probl\u00e8me : o\u00f9 garderez-vous cette eau? Les co\u00fbts des r\u00e9cipients comme les citernes en plastique sont tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s, et m\u00eame ceux qui peuvent \u00eatre construits en utilisant le ciment&#8230; le ciment ces jours-ci est tr\u00e8s cher&#8221;.   Mais pour les membres de l\u2019Association pour le d\u00e9veloppement des femmes de Katosi, au moins la collecte de l\u2019eau de pluie a fourni, elle-m\u00eame, une solution durable \u00e0 un probl\u00e8me difficile.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>KATOSI, Ouganda, 30 mars (IPS) &#8211; L\u2019Ouganda d\u00e9pense pr\u00e8s de 10 millions de dollars chaque ann\u00e9e pour traiter des maladies hydriques; le temps productif perdu du fait de la maladie et les soins du malade ont un impact financier encore&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/03\/30\/developpement-ouganda-creer-une-chaine-deau-potable\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":613,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,10,27,12,1,3,4,30],"tags":[],"class_list":["post-4316","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-droits-humains","category-east-africa","category-environnement","category-headlines","category-population-refugies","category-sante","category-special-culture-religion-et-genre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4316","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/613"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4316"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4316\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4316"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4316"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4316"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}