{"id":4297,"date":"2009-03-13T13:40:01","date_gmt":"2009-03-13T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/03\/13\/sante-kenya-des-ruptures-de-medicaments-menacent-la-sante-publique-2\/"},"modified":"2009-03-13T13:40:01","modified_gmt":"2009-03-13T13:40:01","slug":"sante-kenya-des-ruptures-de-medicaments-menacent-la-sante-publique-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/03\/13\/sante-kenya-des-ruptures-de-medicaments-menacent-la-sante-publique-2\/","title":{"rendered":"SANTE-KENYA: Des ruptures de m\u00e9dicaments menacent la sant\u00e9 publique"},"content":{"rendered":"<p>NAIROBI, 13 mars (IPS) &#8211; Lorsque des centres de sant\u00e9 publics sont souvent en rupture de m\u00e9dicaments \u00e0 tel point qu\u2019un travailleur communautaire est oblig\u00e9 d\u2019acheter des m\u00e9dicaments de base comme des calmants en gros pour \u00eatre utilis\u00e9s par la communaut\u00e9, alors il y a un probl\u00e8me.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Florence Machai, qui travaille avec des communaut\u00e9s \u00e0 Lugale dans l\u2019ouest du Kenya, est dans une telle situation. &#8220;Je stocke des \u2018Panadols\u2019 (des calmants) dans ma maison pour les gens parce que lorsqu\u2019ils fr\u00e9quentent le centre de sant\u00e9 local, ils retournent sans m\u00e9dicaments. Ils ne peuvent pas acheter ces calmants&#8221;, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 un forum public tenu en f\u00e9vrier pour discuter d\u2019une rupture persistante de m\u00e9dicaments que des centres de sant\u00e9 publics sont en train de conna\u00eetre.   Onyango Wambia, un agent de sant\u00e9 communautaire \u00e0 Maseno, district de Kisumu dans l\u2019ouest du Kenya, d\u00e9crie le manque de m\u00e9dicaments dans des h\u00f4pitaux publics et le co\u00fbt \u00e9lev\u00e9 des m\u00e9dicaments dans les centres de sant\u00e9 priv\u00e9s. &#8220;L\u00e0 o\u00f9 je travaille, beaucoup de gens sont en train de mourir parce qu\u2019ils ne peuvent pas supporter le co\u00fbt \u00e9lev\u00e9 des m\u00e9dicaments dans les pharmacies priv\u00e9es&#8221;.   Wambia, un diab\u00e9tique, a lui-m\u00eame recouru \u00e0 une th\u00e9rapie alternative o\u00f9 il m\u00e2che huit clous de girofle, du gingembre et de l\u2019ail chaque jour pour baisser son niveau de sucre \u00e9lev\u00e9. Il affirme qu\u2019ils sont amers, mais bon march\u00e9. Une dose de m\u00e9dicaments pour le diab\u00e8te est vendue dans des pharmacies priv\u00e9es \u00e0 environ 24 dollars, consid\u00e9rablement \u00e9lev\u00e9 dans un pays o\u00f9 des statistiques gouvernementales indiquent que la moiti\u00e9 de la population vit avec moins d\u2019un dollar par jour.   &#8220;Si les m\u00e9dicaments conventionnels \u00e9taient disponibles et abordables, je retournerais les prendre&#8221;, a ajout\u00e9 Wambia.  Bien que des autorit\u00e9s aient tent\u00e9 de fournir un traitement gratuit et subventionn\u00e9 dans des centres de sant\u00e9, des ruptures de stock fr\u00e9quentes de m\u00e9dicaments ont caract\u00e9ris\u00e9 le secteur de la sant\u00e9 publique. Les plus touch\u00e9s par cette crise sont les pauvres et les gens dans les zones rurales.<\/p>\n<p> Veronica Kalunde, qui fournit des soins \u00e0 domicile \u00e0 des patients \u00e0 Kibera, un quartier pauvre de Nairobi, la capitale k\u00e9nyane, indique que parce qu\u2019il n\u2019y a pas de m\u00e9dicaments dans les centres de sant\u00e9 publics, des familles se tournent vers le secteur priv\u00e9 o\u00f9 les prix sont consid\u00e9rablement \u00e9lev\u00e9s, les obligeant \u00e0 prendre des doses incompl\u00e8tes.   &#8220;Des gens ach\u00e8tent de petites doses et abandonnent plus tard le traitement \u00e0 mi-chemin. Ils sont embarrass\u00e9s entre l\u2019achat de la nourriture pour la famille et des m\u00e9dicaments, et plus tard, oublient le traitement&#8221;, a expliqu\u00e9 Kalunde.  Cela est dangereux puisque les patients risquent de d\u00e9velopper une r\u00e9sistance aux m\u00e9dicaments, selon des experts en sant\u00e9 comme Patrick Mubangizi, un pharmacien et coordonnateur r\u00e9gional pour l\u2019Afrique de \u2018Health Action International\u2019 (HAI).<\/p>\n<p> HAI, qui est un r\u00e9seau mondial comprenant des ONG, des consommateurs, des universitaires et des fournisseurs de soins de sant\u00e9, s\u2019est associ\u00e9 \u00e0 Oxfam et \u00e0 \u2018Kenya Treatment Access Movement\u2019 (Mouvement pour l\u2019acc\u00e8s au traitement du Kenya) pour mettre la pression sur le gouvernement en vue de mettre fin \u00e0 la crise. La campagne &#8220;Stop Stock-Outs&#8221; (Arr\u00eater les ruptures de stock) veut que les m\u00e9dicaments essentiels soient restaur\u00e9s dans les rayons des h\u00f4pitaux en vue d\u2019un acc\u00e8s facile \u00e0 ceux qui en ont besoin.  Les m\u00e9dicaments essentiels, tels que d\u00e9finis par l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS), sont des m\u00e9dicaments utilis\u00e9s pour traiter des maladies courantes, y compris le paludisme, la pneumonie, la diarrh\u00e9e, le VIH, la tuberculose, les diab\u00e8tes et l\u2019hypertension. L\u2019OMS exige que ces m\u00e9dicaments soient disponibles dans tous les centres de sant\u00e9 publics.<\/p>\n<p> Mais des enqu\u00eates trimestrielles, organis\u00e9es depuis 2003 par HAI et le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 pour \u00e9tablir la disponibilit\u00e9 et l\u2019acc\u00e8s des m\u00e9dicaments dans les h\u00f4pitaux publics, indiquent que les centres de sant\u00e9 publics ruraux disposent comme d\u2019habitude seulement de 50 pour cent des m\u00e9dicaments essentiels disponibles, alors que les centres de sant\u00e9 publics dans les zones urbaines sont l\u00e9g\u00e8rement mieux lotis avec 60 pour cent de disponibilit\u00e9.  En janvier, le pays a connu une rupture de BCG \u2013 un vaccin anti-tuberculose administr\u00e9 aux enfants avant qu\u2019ils n\u2019aient deux ans. Le pays avait \u00e9t\u00e9 \u00e9puis\u00e9 par ce qui a \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9 d\u2019un autre choc d\u2019approvisionnement.  En f\u00e9vrier, il y avait une grave rupture des m\u00e9dicaments anti-paludiques \u00e0 l\u2019H\u00f4pital provincial de Nyanza dans la province de Nyanza, dans l\u2019ouest du Kenya, avec des responsables de l\u2019h\u00f4pital reconnaissant que ce probl\u00e8me avait persist\u00e9 pendant des mois. Le paludisme est la cause principale de la mortalit\u00e9 et de la morbidit\u00e9 dans ce pays.<\/p>\n<p> &#8220;Il est inexcusable que des Kenyans d\u00e9pendant des centres de sant\u00e9 publics continuent de mourir et de souffrir de douleur et de traumatisme pour manque de m\u00e9dicaments essentiels pour traiter des conditions sanitaires courantes&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Mubangizi.   Le ministre de la Sant\u00e9, Anyang&#39; Nyong&#39;o, a annonc\u00e9 qu\u2019il y avait des stocks insuffisants de m\u00e9dicaments anti-paludiques et anti-tuberculeux dans les centres de sant\u00e9 publics \u00e0 travers le pays, indiquant que les stocks disponibles dureraient seulement sept mois.  Cette rupture a \u00e9t\u00e9 caus\u00e9e par des retards dans l\u2019approvisionnement et la distribution des m\u00e9dicaments. L\u2019Agence des approvisionnements m\u00e9dicaux du Kenya (KEMSA) joue ces r\u00f4les, mais son travail est handicap\u00e9 par le minist\u00e8re de la Sant\u00e9, qui verse des fonds pour ces services. Ce minist\u00e8re doit environ 21 millions de dollars \u00e0 ceux qui fournissent des m\u00e9dicaments \u00e0 KEMSA et par cons\u00e9quent, ces fournisseurs ont refus\u00e9 d\u2019envoyer davantage de m\u00e9dicaments jusqu\u2019\u00e0 ce que leurs dettes soient r\u00e9gl\u00e9es.<\/p>\n<p> Le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 affirme que le probl\u00e8me est en train d\u2019\u00eatre r\u00e9gl\u00e9. Le secr\u00e9taire permanent, James ole Kiyiapi, a d\u00e9clar\u00e9 le 5 mars que des paiements aux fournisseurs avaient d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9. Mais des craintes surgissent, selon lesquelles si la situation actuelle persiste, des rayons vides dans les pharmacies des h\u00f4pitaux publics continueront par \u00eatre la norme.   Ce n\u2019est pas seulement le Kenya qui conna\u00eet des ruptures de stock de m\u00e9dicaments. Le Malawi est \u00e9galement dans la m\u00eame situation, avec des centres de sant\u00e9 publics souvent en rupture de m\u00e9dicaments pour les infections opportunistes et le paludisme, selon Martha Bwathene de \u2018Malawi Health Equity Network\u2019 (R\u00e9seau pour l\u2019\u00e9quit\u00e9 en sant\u00e9 du Malawi).<\/p>\n<p> La situation du Malawi est aggrav\u00e9e par le fait que 60 pour cent du budget pour la sant\u00e9 du pays sont financ\u00e9s par des donateurs. &#8220;Maintenant avec le craquement mondial du cr\u00e9dit, le secteur de la sant\u00e9 peut se voir allouer de moins en moins d\u2019argent, ce qui signifie que les ruptures de stock peuvent se poursuivre pendant un long moment&#8221;, a soulign\u00e9 Bwathene au forum de Nairobi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NAIROBI, 13 mars (IPS) &#8211; Lorsque des centres de sant\u00e9 publics sont souvent en rupture de m\u00e9dicaments \u00e0 tel point qu\u2019un travailleur communautaire est oblig\u00e9 d\u2019acheter des m\u00e9dicaments de base comme des calmants en gros pour \u00eatre utilis\u00e9s par la&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/03\/13\/sante-kenya-des-ruptures-de-medicaments-menacent-la-sante-publique-2\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":215,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,27,6,1,3,4,28],"tags":[],"class_list":["post-4297","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-east-africa","category-economie-finances-le-commerce","category-headlines","category-population-refugies","category-sante","category-southern-africa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4297","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/215"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4297"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4297\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4297"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4297"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4297"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}