{"id":4276,"date":"2009-02-27T13:40:01","date_gmt":"2009-02-27T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/02\/27\/sante-botswana-la-prevalence-du-vih-reste-elevee\/"},"modified":"2009-02-27T13:40:01","modified_gmt":"2009-02-27T13:40:01","slug":"sante-botswana-la-prevalence-du-vih-reste-elevee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/02\/27\/sante-botswana-la-prevalence-du-vih-reste-elevee\/","title":{"rendered":"SANTE-BOTSWANA: La pr\u00e9valence du VIH reste \u00e9lev\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p>GABORONE, 27 f\u00e9v (IPS) &#8211; Malgr\u00e9 des investissements financiers consid\u00e9rables dans la pr\u00e9vention et le traitement, le Botswana conna\u00eet seulement une baisse modeste de la pr\u00e9valence du VIH, notamment parmi les femmes. <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Des estimations officielles r\u00e9v\u00e8lent qu\u2019un Botswanais sur six, \u00e2g\u00e9 de plus de 15 ans, vivait avec le VIH et le SIDA en 2008. Cela, bien que le Botswana soit le premier pays africain \u00e0 fournir un traitement anti-r\u00e9troviral (ARV) gratuit \u00e0 travers le pays et \u00e0 introduire des tests de routine du VIH dans les centres de sant\u00e9 publique.  Pourtant, des responsables du gouvernement ne veulent pas reconna\u00eetre qu\u2019il y a un \u00e9chec et affirment qu\u2019une pr\u00e9valence \u00e9lev\u00e9e pourrait \u00eatre un bon signe.<\/p>\n<p> &#8220;Dans certains cas, et bien s\u00fbr le n\u00f4tre, une pr\u00e9valence \u00e9lev\u00e9e signifie un programme de traitement r\u00e9ussi. Si davantage de personnes sont mortes du SIDA, alors la pr\u00e9valence baisserait, mais si vous avez gard\u00e9 plus de personnes en vie \u00e0 cause d\u2019un programme d\u2019ARV r\u00e9ussi, comme dans notre cas, il est probable que la pr\u00e9valence va soit augmenter ou se stabiliser&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Batho Molomo, coordonnateur de l\u2019Agence nationale pour la coordination du SIDA (NACA).<\/p>\n<p> Molomo a indiqu\u00e9 qu\u2019une baisse lente de la pr\u00e9valence pourrait avoir de nombreuses raisons. &#8220;Une telle stabilisation pourrait \u00eatre \u00e9galement li\u00e9e \u00e0 un \u00e9quilibre entre un nombre faible de nouvelles infections et un nombre plus faible de d\u00e9c\u00e8s. Jusqu\u2019au moment o\u00f9 nous pourrons explicitement mesurer de nouvelles infections, nous ne pouvons pas attribuer la pr\u00e9valence \u00e9lev\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9chec de nos programmes&#8221;, a-t-il insist\u00e9.<\/p>\n<p> Molomo a soulign\u00e9 \u00e9galement le fait que parmi les personnes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 19 ans, les taux de pr\u00e9valence du VIH ont baiss\u00e9 de 32,4 pour cent en 1995 \u00e0 17,2 pour cent en 2007. &#8220;En effet, nous ne sommes pas en train d\u2019\u00e9chouer pour combattre l\u2019\u00e9pid\u00e9mie&#8221;, a-t-il dit.<\/p>\n<p> Les estimations statistiques du gouvernement montrent que le programme national pour le traitement avait emp\u00each\u00e9 environ 52.000 d\u00e9c\u00e8s d\u2019adultes vers la fin de 2007. Mais des experts de la sant\u00e9 estiment que l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re seule, environ 14.000 nouveaux adultes et 690 enfants ont \u00e9t\u00e9 nouvellement infect\u00e9s au virus au Botswana, qui a une population de 1,7 million d\u2019habitants.  Aucun changement de comportement Des activistes anti-SIDA croient que le probl\u00e8me est d\u00fb au fait que les campagnes de sensibilisation sur le VIH\/SIDA au Botswana n\u2019ont pas pu susciter un changement de comportement, notamment chez les jeunes, cibler les groupes minoritaires et r\u00e9duire la discrimination des personnes s\u00e9ropositives.  Selon l\u2019Enqu\u00eate du Botswana sur l\u2019impact du SIDA (BAIS) en 2004, 76 pour cent de jeunes adultes \u00e2g\u00e9s de 15 \u00e0 24 ans ont reconnu avoir des rapports sexuels avec un(e) partenaire sexuel(le) non-mari\u00e9(e), non-cohabitant(e) dans les 12 derniers mois. Cette \u00e9tude a constat\u00e9 \u00e9galement que le nombre de jeunes ayant des rapports sexuels non-prot\u00e9g\u00e9s apr\u00e8s avoir consomm\u00e9 de l\u2019alcool a presque tripl\u00e9, de cinq pour cent 2002 \u00e0 14,7 pour cent en 2007.   Le gouvernement esp\u00e8re r\u00e9gler ce probl\u00e8me en lan\u00e7ant une campagne de sensibilisation du public sur le VIH qui comprend l\u2019\u00e2ge appropri\u00e9, l\u2019\u00e9ducation en milieu scolaire pour promouvoir l\u2019abstinence, accro\u00eetre l\u2019acc\u00e8s aux pr\u00e9servatifs, encourager la jeunesse \u00e0 retarder d\u2019un an les rapports sexuels et encourager la circoncision volontaire des hommes.  Des responsables esp\u00e8rent \u00e9galement r\u00e9duire le nombre d\u2019hommes et de femmes qui ont plusieurs partenaires sexuels(les) et accro\u00eetre de 60 pour cent l\u2019utilisation correcte du pr\u00e9servatif.<\/p>\n<p> Toutefois, des activistes anti-SIDA estiment que le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 doit focaliser l\u2019\u00e9ducation relative au VIH sur les groupes \u00e0 haut risque, d\u00e9plorant que la plupart des efforts de pr\u00e9vention aient jusque-l\u00e0 cibl\u00e9 les femmes enceintes et, plus r\u00e9cemment, les jeunes.   &#8220;Nous n\u2019avons pas pu cibler des minorit\u00e9s et les groupes marginalis\u00e9s ou ceux qui risquent le plus comme les travailleurs de sexe, les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, les femmes qui ont des rapports sexuels avec des femmes&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Cindy Kelemi, coordonnatrice du traitement et de l\u2019alphab\u00e9tisation du R\u00e9seau du Botswana sur l\u2019\u00e9thique, le droit et le VIH\/SIDA (BOLENA).<\/p>\n<p> Elle a \u00e9galement critiqu\u00e9 la l\u00e9gislation du pays sur le VIH : &#8220;Il y a certaines politiques qui handicapent l\u2019acc\u00e8s au traitement pour les enfants nouveaux-n\u00e9s qui sont non-nationaux. Si le p\u00e8re est un national et la m\u00e8re est une non-nationale, l\u2019enfant ne peut pas avoir acc\u00e8s au traitement et la m\u00e8re ne peut pas acc\u00e9der \u00e0 la [Pr\u00e9vention de la transmission m\u00e8re-enfant du VIH] (PTME)&#8221;.  &#8220;Par ailleurs, le Botswana n\u2019a aucune loi traitant du VIH\/SIDA sur le lieu de travail, ce qui a cr\u00e9\u00e9 une situation o\u00f9 des employeurs peuvent discriminer des employ\u00e9s&#8221;, a expliqu\u00e9 Kelemi.  Les hommes ne sont pas cibl\u00e9s David Ngele, directeur du R\u00e9seau des personnes vivant avec le SIDA au Botswana (BONEPWA), dit que l\u2019un des principaux d\u00e9fauts des campagnes de sensibilisation du pays est qu\u2019elles ignorent les hommes.  &#8220;Les hommes exercent le pouvoir dans des foyers \u00e0 cause de la nature patriarcale de la plupart des soci\u00e9t\u00e9s traditionnelles africaines, et il est donc important qu\u2019ils soutiennent les femmes dans la PTME, dans les tests et dans les pratiques de rapports sexuels s\u00fbrs&#8221;, a soulign\u00e9 Ngele. &#8220;Mais les hommes \u00e9taient laiss\u00e9s derri\u00e8re parce que le gouvernement visait particuli\u00e8rement des zones, telles que les centres de sant\u00e9 pr\u00e9nataux&#8221;.  Des campagnes de pr\u00e9vention isol\u00e9es telles que celles-ci, ont connu peu de succ\u00e8s, comme le r\u00e9v\u00e8lent les statistiques du gouvernement : le taux de pr\u00e9valence national du VIH des femmes enceintes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 49 ans, visitant uniquement les centres de sant\u00e9 pr\u00e9natale, a baiss\u00e9 de quatre pour cent, passant \u00e0 33,4 pour cent, entre 2003 et 2007.  Cependant, des responsables du minist\u00e8re de la Sant\u00e9 demeurent optimistes, affirmant que les chiffres ne racontent pas toute l\u2019histoire et que des progr\u00e8s consid\u00e9rables ont \u00e9t\u00e9 faits dans la r\u00e9duction de la transmission m\u00e8re-enfant du VIH.  &#8220;Nous estimons que sans le programme de la PTME, la transmission [de la m\u00e8re \u00e0 l\u2019enfant] serait \u00e0 40 pour cent, mais [gr\u00e2ce \u00e0 la PTME] elle est actuellement \u00e0 quatre pour cent. Ceci est un succ\u00e8s clair&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Dr Boga Fidzani, conseiller pour le suivi et l\u2019\u00e9valuation de la NACA.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>GABORONE, 27 f\u00e9v (IPS) &#8211; Malgr\u00e9 des investissements financiers consid\u00e9rables dans la pr\u00e9vention et le traitement, le Botswana conna\u00eet seulement une baisse modeste de la pr\u00e9valence du VIH, notamment parmi les femmes.<\/p>\n","protected":false},"author":649,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,1,3,4,28,30],"tags":[],"class_list":["post-4276","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-headlines","category-population-refugies","category-sante","category-southern-africa","category-special-culture-religion-et-genre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4276","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/649"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4276"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4276\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4276"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4276"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4276"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}