{"id":4216,"date":"2009-01-16T13:40:01","date_gmt":"2009-01-16T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/01\/16\/economie-tanzanie-investir-largent-amasse-sous-le-matelas\/"},"modified":"2009-01-16T13:40:01","modified_gmt":"2009-01-16T13:40:01","slug":"economie-tanzanie-investir-largent-amasse-sous-le-matelas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/01\/16\/economie-tanzanie-investir-largent-amasse-sous-le-matelas\/","title":{"rendered":"ECONOMIE-TANZANIE: Investir l\u2019argent amass\u00e9 sous le matelas"},"content":{"rendered":"<p>ARUSHA, Tanzanie, 16 jan (IPS) &#8211; Omari Saidi a appris de mauvaises nouvelles sur la crise financi\u00e8re internationale, mais ce chauffeur tanzanien \u00e2g\u00e9 de 34 ans s\u2019est senti tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9 du march\u00e9 mondial pour s\u2019inqui\u00e9ter.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Saidi, vivant avec un revenu de 1.500 dollars par an, n\u2019a jamais eu un compte bancaire ni contract\u00e9 un pr\u00eat commercial ou n\u2019a jamais appris la gestion financi\u00e8re personnelle. Ses \u00e9conomies sont cach\u00e9es sous un matelas dans sa modeste maison \u00e0 Arusha, dans le nord de la Tanzanie.  C\u2019\u00e9tait seulement en novembre 2008 que l\u2019inqui\u00e9tude par rapport au craquement du cr\u00e9dit mondial a commenc\u00e9 par signifier quelque chose pour Saidi &#8212; il a investi 50 dollars dans le march\u00e9 financier local. &#8220;Je n\u2019utilise pas un compte bancaire parce que les frais sont \u00e9lev\u00e9s et l\u2019int\u00e9r\u00eat est tr\u00e8s faible&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Saidi. &#8220;J\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de mettre mes \u00e9conomies dans le march\u00e9 financier parce que je veux un profit&#8221;.  &#8220;Tout ce que je peux faire, c\u2019est d\u2019observer et de prier&#8221;, a-t-il ajout\u00e9, en haussant les \u00e9paules.<\/p>\n<p> Il y a une augmentation du nombre des Tanzaniens pauvres, comme Saidi, essayant leur chance sur le march\u00e9 financier. Cette nation d\u2019Afrique de l\u2019est, l\u2019une des plus pauvres du monde, est un petit acteur dans le commerce international et la majorit\u00e9 de ses 40 millions d\u2019habitants sont exclus de l\u2019\u00e9conomie mondiale.  Un tiers de la population vit avec un dollar par jour, ou moins de 64 pour cent des d\u00e9penses du foyer sont faites sur l\u2019alimentation, selon le Bureau national des statistiques du pays. Les besoins quotidiens prennent tout ce qui reste des d\u00e9penses \u00e0 faire, alors la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9pargner est limit\u00e9e.  Mais une nouvelle cat\u00e9gorie est en train d\u2019\u00e9merger avec un nombre croissant de Tanzaniens mettant de c\u00f4t\u00e9 une petite somme d\u2019argent \u00e0 la Bourse de Dar es Salaam, dans l\u2019espoir de gagner plus d\u2019argent.<\/p>\n<p> Selon le r\u00e9gulateur de la bourse, les premi\u00e8res offres publiques pour le compte de trois entreprises cette ann\u00e9e ont attir\u00e9 une r\u00e9action enthousiaste de la part des hommes d\u2019affaires de troisi\u00e8me ordre, des petits exploitants agricoles et des femmes.  &#8220;L\u2019entreprise s\u2019\u00e9largit vraiment&#8221;, a affirm\u00e9 dans un entretien avec IPS, Fratern Mboya, pr\u00e9sident-directeur g\u00e9n\u00e9ral de \u2018Tanzania&#39;s Capital Markets and Securities Authority\u2019 (l\u2019Autorit\u00e9 des march\u00e9s financiers et des titres en Tanzanie). &#8220;Une grande partie de cette croissance vient des gens de tous les jours qui ach\u00e8tent des actions&#8221;.  Lidia Mlay, 44 ans, une cliente d\u2019une banque depuis plus d\u2019une d\u00e9cennie, a contract\u00e9 des pr\u00eats dans une coop\u00e9rative locale de cr\u00e9dit pour acheter un titre \u00e0 la Banque nationale de microfinance. Son r\u00eave est de collecter un dividende chaque ann\u00e9e.  Elle a bien commenc\u00e9. Les actions du pr\u00eateur tanzanien sont pass\u00e9es \u00e0 70 pour cent, soit 1.020 shillings tanzaniens (82 cents), \u00e0 ses d\u00e9buts \u00e0 la Bourse de Dar es Salaam en novembre. L\u2019offre publique initiale (IPO) \u00e9tait tr\u00e8s populaire avec un taux de sursouscription de 300 pour cent.  &#8220;Mon niveau de vie augmente et j\u2019ai besoin d\u2019argent suppl\u00e9mentaire&#8221;, a confi\u00e9 cette technicienne de pharmacie dans un entretien avec IPS \u00e0 Arusha. &#8220;C\u2019est ma premi\u00e8re fois mais j\u2019esp\u00e8re que mon profit \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e sera plus grand que l\u2019int\u00e9r\u00eat que j\u2019ai pay\u00e9 sur mon pr\u00eat. Je suis nerveuse&#8221;.  Pour des pauvres sans aucune exp\u00e9rience sur les march\u00e9s financiers, les risques sont \u00e9lev\u00e9s s\u2019ils font le mauvais investissement.<\/p>\n<p> Dans une nation souffrant de niveaux \u00e9lev\u00e9s d\u2019analphab\u00e9tisme financier, beaucoup de ces nouveaux investisseurs peuvent s\u2019y lancer avec l\u2019espoir de gagner et une vague notion qu\u2019il existe un risque de perte, selon Ian Robinson, directeur technique du \u2018Financial Sector Deepening Trust\u2019 (Consolidation du trust du secteur financier).  Ce trust bas\u00e9 \u00e0 Dar es Salaam, qui re\u00e7oit des fonds des gouvernements du Canada, du Danemark, du Royaume-Uni, de Su\u00e8de, des Pays-Bas et de Tanzanie, a \u00e9t\u00e9 install\u00e9 en 2004 pour am\u00e9liorer l\u2019acc\u00e8s \u00e0 une gamme plus vari\u00e9e de gens aux services financiers.   Seulement neuf pour cent de la population adulte en Tanzanie, ou environ 1,9 million de personnes, ont des comptes bancaires ou empruntent de l\u2019argent aux institutions financi\u00e8res formelles, selon une \u00e9tude men\u00e9e en 2007 par \u2018FinScope\u2019 qui a enqu\u00eat\u00e9 sur les perceptions des consommateurs des services financierset sur des questions financi\u00e8res au nom du trust.  FinScope m\u00e8ne des enqu\u00eates en Afrique australe et est g\u00e9r\u00e9e par \u2018FinMark Trust\u2019 qui a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 avec le financement du d\u00e9partement britannique du D\u00e9veloppement international.  L\u2019enqu\u00eate r\u00e9v\u00e8le que 54 pour cent des Tanzaniens \u00e2g\u00e9s de 16 ans et plus sont &#8220;financi\u00e8rement exclus&#8221;, avec aucun moyen d\u2019\u00e9pargner et sont incapables d\u2019obtenir un quelconque cr\u00e9dit, m\u00eame de leur famille ou des amis.  Beaucoup de personnes dans le pays ont une faible ou aucune connaissance des aspects les plus essentiels du syst\u00e8me bancaire. Cinquante pour cent des Tanzaniens interrog\u00e9s pour une \u00e9tude de FinScope n\u2019avaient aucune id\u00e9e des cartes de paiement, des distributeurs automatiques ou des comptes d\u2019\u00e9pargne.<\/p>\n<p> &#8220;Avec le march\u00e9 financier, je pense vraiment qu\u2019il faut plus d\u2019\u00e9ducation, alors les gens comprennent qu\u2019ils sont en train d\u2019acheter un actif qui peut augmenter ou baisser&#8221;, a expliqu\u00e9 Robinson. &#8220;Ils ont besoin d\u2019\u00eatre pr\u00e9par\u00e9s pour un investissement \u00e0 long terme qui pr\u00e9sente \u00e9galement des risques&#8221;.  Le point de d\u00e9part devrait \u00eatre l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019acc\u00e8s aux \u00e9pargnes et aux cr\u00e9dits pour les personnes pauvres afin de les aider \u00e0 am\u00e9liorer leur condition, a-t-il soulign\u00e9.<\/p>\n<p> Expliqu\u00e9 en des termes simples, le march\u00e9 financier est une id\u00e9e que m\u00eame des investisseurs analphab\u00e8tes comprennent r\u00e9ellement, et ils ont vu des r\u00e9compenses \u00e9conomiques, selon Paul Makanza, directeur des questions d\u2019entreprise \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 de cigarette de Tanzanie (TCC).<\/p>\n<p> Les actions de la TCC, qui ont commenc\u00e9 par \u00eatre vendues sur le march\u00e9 financier local depuis huit ans \u00e0 410 shillings (33 cents), co\u00fbtent maintenant environ 1.800 shillings (1,44 dollar). &#8220;Le march\u00e9 financier a pris comme un incendie de for\u00eat parce que la sensibilisation s\u2019intensifie&#8221;, a expliqu\u00e9 Markanza \u00e0 IPS.  &#8220;Les gens comprennent cela d\u2019une mani\u00e8re fondamentale : C\u2019est comme acheter une tomate \u00e0 100 shillings (8 cents) et la revendre \u00e0 200 shillings (16 cents)&#8221;.  Un effort national pour promouvoir l\u2019alphab\u00e9tisation financi\u00e8re doit passer au sommet du programme public, selon Omar Mzee, vice-ministre des Affaires \u00e9conomiques et financi\u00e8res.<\/p>\n<p> &#8220;Les march\u00e9s de la capitale tanzanienne n\u2019ont pas encore contribu\u00e9 de mani\u00e8re significative au produit int\u00e9rieur brut du pays. Nous avons encore quelques produits qui sont cot\u00e9s \u00e0 la Bourse de Dar es Salaam, une tr\u00e8s petite base pour l\u2019investisseur puisque les march\u00e9s sont petits et tr\u00e8s peu liquides&#8221;, a-t-il indiqu\u00e9. &#8220;Nous avons besoin d\u2019\u00e9duquer le public&#8221;.  La Bourse de Dar es Salaam compte 13 soci\u00e9t\u00e9s cot\u00e9es et une capitalisation du march\u00e9 de 3,1 trillions de shillings tanzaniens (2,4 milliards de dollars), compar\u00e9s aux 161 milliards de shillings (124 millions de dollars) lorsqu\u2019elle avait commenc\u00e9 en 1998.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ARUSHA, Tanzanie, 16 jan (IPS) &#8211; Omari Saidi a appris de mauvaises nouvelles sur la crise financi\u00e8re internationale, mais ce chauffeur tanzanien \u00e2g\u00e9 de 34 ans s\u2019est senti tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9 du march\u00e9 mondial pour s\u2019inqui\u00e9ter.<\/p>\n","protected":false},"author":457,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,27,6,2,1,7],"tags":[],"class_list":["post-4216","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-east-africa","category-economie-finances-le-commerce","category-education","category-headlines","category-politique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4216","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/457"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4216"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4216\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4216"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4216"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4216"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}