{"id":4207,"date":"2009-01-10T13:40:01","date_gmt":"2009-01-10T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/01\/10\/culture-nigeria-la-danse-attire-la-jeunesse-dans-le-musee\/"},"modified":"2009-01-10T13:40:01","modified_gmt":"2009-01-10T13:40:01","slug":"culture-nigeria-la-danse-attire-la-jeunesse-dans-le-musee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/01\/10\/culture-nigeria-la-danse-attire-la-jeunesse-dans-le-musee\/","title":{"rendered":"CULTURE-NIGERIA: La danse attire la jeunesse dans le mus\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p>KANO, Nigeria, 10 jan (IPS) &#8211; Tous les jours ouvrables, chaque soir, au coeur de la vieille cit\u00e9 de Kano, dans le nord du Nigeria, les sons d\u2019une troupe de la danse koroso peuvent \u00eatre entendus de l\u2019int\u00e9rieur des murs de couleur bordeaux du Mus\u00e9e Gidan Makama.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e est situ\u00e9 pr\u00e8s du palais de l\u2019\u00e9mir. C\u2019est une structure traditionnelle avec des murs en terre cuite \u00e9pais gardant ses galeries fra\u00eeches.  Au centre des locaux, il y a une estrade ouverte. Le Groupe de Koroso et de th\u00e9\u00e2tre de Gidan Makama est le nom officiel de la troupe de danse traditionnelle qui pr\u00e9sente quotidiennement ici un spectacle pour divertir les gens dans la cit\u00e9, notamment la jeunesse grouillante de la vielle cit\u00e9.<\/p>\n<p> Les danseurs s\u2019habillent tous en brun, avec des perles de d\u00e9coration autour de leur t\u00eate, au poignet et \u00e0 la cheville. Les danseurs ont des hochets en perle attach\u00e9s \u00e0 la cheville et au poignet; ce sont les koroso qui donnent leur nom \u00e0 la danse et les hochets cr\u00e9ent leur propre musique lorsque les danseurs montent sur l\u2019estrade.   Les musiciens sont align\u00e9s le long du c\u00f4t\u00e9 bas de l\u2019estrade. L\u2019un joue le kanzagi, le tam-tam le plus percutant; un autre joue le ganga, fait avec une peau blanche de mouton, son compagnon avec une voix basse. Les autres jouent des fl\u00fbtes sarewa, faites de tiges de ma\u00efs s\u00e8ches.  Sur l\u2019estrade, un danseur plie ses jambes derri\u00e8re son cou, puis envoie son bras au dos, s\u2019attachant comme un faisceau bien rang\u00e9. Un autre lui nettoie une poussi\u00e8re imaginaire sur ses yeux avec ses orteils, puis se moule dans une position impossible, d\u00e9pla\u00e7ant un membre libre comme l\u2019embrayage d\u2019une voiture.  Les danseurs \u00e9voluent par paires, parfois s\u2019assistant pour r\u00e9aliser des formes impossibles, chacun s\u2019effor\u00e7ant parfois pour l\u2019emporter sur l\u2019autre.<\/p>\n<p> L\u2019histoire dit que la musique koroso est arriv\u00e9e \u00e0 Kano en 1972. Selon les informations d\u00e9tenues par le Bureau de l\u2019histoire et de la culture de l\u2019Etat de Kano, certains pasteurs fulani visitant la vielle cit\u00e9 de Kano ont appris \u00e0 un nouvel ami rencontr\u00e9, Mahmud Sarkin Busa, quelques nouveaux pas de danse accompagn\u00e9s par une fl\u00fbte fulani.   Cela est rapidement devenu populaire, et ces simples m\u00e9lodies de fl\u00fbte ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es et enrichies avec l\u2019ajout d\u2019autres instruments musicaux hausa.<\/p>\n<p> La danse aussi a chang\u00e9 au cours des trois derni\u00e8res d\u00e9cennies. En 1987, une nouvelle chor\u00e9graphie d\u00e9nomm\u00e9e Marwalle \u2013- s\u2019inspirant d\u2019une danse festive ex\u00e9cut\u00e9e par des jeunes pendant la saison des r\u00e9coltes &#8212; a \u00e9t\u00e9 ins\u00e9r\u00e9e dans le koroso pour son entr\u00e9e dans le Festival national des arts et de la culture du Nigeria.  De nombreuses petites troupes de danse ont cr\u00e9\u00e9 leurs propres et uniques versions du koroso en y incorporant des pas de danse des musiciens comme M.C. Hammer et Michael Jackson, ou de la star congolaise du Makossa, Awilo Logomba.  Selon un officiel du mus\u00e9e, Danlami Sani, le groupe \u00e9tait form\u00e9 par le mus\u00e9e pour danser quotidiennement, afin d\u2019attirer des gens dans le mus\u00e9e. Jusqu\u2019\u00e0 200 personnes prennent part au spectacle journalier, venant de toute la ville et d\u2019autres endroits de l\u2019Etat.  Malam Uba Uba, le vice-pr\u00e9sident du groupe de danse Gidan Makama, a indiqu\u00e9 \u00e0 IPS que bien que l\u2019entr\u00e9e soit payante aux spectateurs, le mus\u00e9e ne per\u00e7oit aucun sou de la troupe.<\/p>\n<p> &#8220;Nous faisons jusqu\u2019\u00e0 31.000 naira (environ 200 dollars) chaque jour, que nous nous partageons, pas \u00e9quitablement, mais selon le rang official dans la troupe. Et nous mettons un peu de c\u00f4t\u00e9 pour le groupe \u2018en cas d\u2019une journ\u00e9e chaude\u2019&#8221;.<\/p>\n<p> Il souligne que la plupart des membres de la troupe n\u2019ont pas un autre emploi; alors ils d\u00e9pendent beaucoup de l\u2019argent qu\u2019ils re\u00e7oivent du spectacle. Bien que la paie journali\u00e8re ne soit pas consistante, elle est suffisante pour attirer un flux constant de demandeurs parmi ceux qui assistent aux spectacles. Mais, Uba maintient chaque fois la taille de la troupe \u00e0 18 membres.   Uba d\u00e9clare que sa troupe est diff\u00e9rente des premiers groupes de koroso, qui comprenaient des femmes comme danseuses. Uba a affirm\u00e9 qu\u2019au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es, les femmes n\u2019\u00e9taient pas les bienvenues au Mus\u00e9e de Gidan Makama, m\u00eame parmi les spectateurs, conform\u00e9ment \u00e0 une instruction de la direction du mus\u00e9e de respecter le syst\u00e8me de la charia dans l\u2019Etat.<\/p>\n<p> Une permission sp\u00e9ciale m\u2019a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e en tant qu\u2019une femme journaliste pour assister au spectacle, et la plupart des spectateurs r\u00e9guliers et des danseurs n\u2019\u00e9taient pas \u00e0 l\u2019aise avec ma pr\u00e9sence et ma cam\u00e9ra.<\/p>\n<p> L\u2019un des quelques spectateurs qui ont accept\u00e9 de s\u2019entretenir avec IPS, un adolescent Muhammad Auwal, a d\u00e9clar\u00e9 que le spectacle \u00e9tait une source de plaisir pour lui. Il a indiqu\u00e9 qu\u2019il \u00e9conomise ce qu\u2019il peut, pour visiter le mus\u00e9e chaque fois que cela est possible.   &#8220;Mes parents ne savent jamais que je viens ici si souvent, parce qu\u2019il se pourrait qu\u2019ils n\u2019aiment pas cela. Mais je demande de l\u2019argent \u00e0 mon p\u00e8re, lui disant que je veux acheter quelque chose&#8230; Mais je ne viens pas ici tous les jours, parfois je viens les jeudis et les vendredis quand je n\u2019ai pas le cours d\u2019islam&#8221;.<\/p>\n<p> Ali Abubakar Bature, le directeur des arts et de la culture du Bureau de l\u2019histoire et de la culture de l\u2019Etat de Kano, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS qu\u2019il croit que les municipalit\u00e9s locales dans l\u2019Etat devraient appuyer de tels groupes afin de promouvoir la culture et r\u00e9duire le ch\u00f4mage au sein de la jeunesse de Kano.  Le Bureau de l\u2019histoire et de la culture de l\u2019Etat, conserve sa propre troupe de koroso pour danser au cours de diff\u00e9rents \u00e9v\u00e8nements nationaux et internationaux. La troupe de l\u2019Etat implique \u00e9galement des femmes danseuses. Ironie du sort, la plupart d\u2019entre elles ne sont pas Haussa, mais certaines viennent des parties australes et orientales du pays; elles dansent rarement \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019Etat de Kano.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>KANO, Nigeria, 10 jan (IPS) &#8211; Tous les jours ouvrables, chaque soir, au coeur de la vieille cit\u00e9 de Kano, dans le nord du Nigeria, les sons d\u2019une troupe de la danse koroso peuvent \u00eatre entendus de l\u2019int\u00e9rieur des murs&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/01\/10\/culture-nigeria-la-danse-attire-la-jeunesse-dans-le-musee\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":640,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,13,1,30,29],"tags":[],"class_list":["post-4207","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-culture-religion-sport","category-headlines","category-special-culture-religion-et-genre","category-west-africa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4207","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/640"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4207"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4207\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4207"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4207"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4207"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}