{"id":4189,"date":"2008-12-23T13:40:01","date_gmt":"2008-12-23T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2008\/12\/23\/agriculture-un-projet-pour-redonner-espoir-aux-producteurs-des-pays-de-linitiative-coton\/"},"modified":"2008-12-23T13:40:01","modified_gmt":"2008-12-23T13:40:01","slug":"agriculture-un-projet-pour-redonner-espoir-aux-producteurs-des-pays-de-linitiative-coton","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2008\/12\/23\/agriculture-un-projet-pour-redonner-espoir-aux-producteurs-des-pays-de-linitiative-coton\/","title":{"rendered":"AGRICULTURE: Un projet pour redonner espoir aux producteurs des pays de &#39;l\u2019Initiative coton&#39;"},"content":{"rendered":"<p>OUAGADOUGOU, 23 d\u00e9c (IPS) &#8211; Pour relancer une fili\u00e8re cotonni\u00e8re en proie \u00e0 des difficult\u00e9s dans les quatre pays de l\u2019Initiative coton, la Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD) a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019y injecter quelque 28 milliards de francs CFA (environ 56 millions de dollars) dans un projet intitul\u00e9 \u00abProjet d\u2019appui \u00e0 la fili\u00e8re coton-textile\u00bb.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>L\u2019objectif principal de ce projet lanc\u00e9 vendredi \u00e0 Ouagadougou, au Burkina Faso, est de pouvoir transformer, dans cinq ans, 25 pour cent du coton contre cinq pour cent actuellement, et de permettre ainsi aux pays concern\u00e9s d\u2019engranger une valeur ajout\u00e9e.<\/p>\n<p> \u00abNous accompagnons les Etats membres de l\u2019Initiative coton (B\u00e9nin, Burkina Faso, Mali et Tchad), en raison du poids du coton dans l\u2019\u00e9conomie de ces pays\u00bb, a expliqu\u00e9 \u00e0 IPS, Zinso Bou\u00e9, agro\u00e9conomiste charg\u00e9 de suivi des projets au bureau de la BAD au Burkina Faso.<\/p>\n<p> Le coton contribue pour environ 12 \u00e0 20 pour cent du produit int\u00e9rieur brut de ces Etats, indique Bou\u00e9. La part du coton dans les exportations est d\u2019environ 80 pour cent au B\u00e9nin, 66 pour cent au Burkina Faso, et 50 pour cent au Mali et au Tchad. Par ailleurs, la fili\u00e8re occupe plus de 10 millions exploitants r\u00e9partis dans 20.000 organisations de base dans les quatre pays.<\/p>\n<p> Le projet, qui s\u2019inscrit dans le cadre de la strat\u00e9gie de lutte contre la pauvret\u00e9 des quatre pays concern\u00e9s, s\u2019appuie notamment sur l\u2019Agenda pour la comp\u00e9titivit\u00e9 de l\u2019Union \u00e9conomique et mon\u00e9taire ouest-africaine (UEMOA) visant la s\u00e9curisation et l\u2019accroissement des revenus des producteurs de coton. Il s\u2019appuie \u00e9galement sur la promesse de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) de travailler pour \u00e9radiquer les subventions et d\u2019autoriser toute aide \u00e0 la fili\u00e8re. L\u2019OMC a \u00e9t\u00e9 saisie par les Etats africains sur le dossier du coton depuis 2002.<\/p>\n<p> Le projet permettra de s\u00e9curiser les revenus de plus de 900.000 exploitations et touchera, dans les quatre pays, une population de pr\u00e8s de 10 millions de personnes dont plus de la moiti\u00e9 sont des femmes, explique Bou\u00e9.  L\u2019Initiative coton, lanc\u00e9e en 2003 par ces quatre pays d\u2019Afrique de l\u2019ouest et du centre, vise \u00e0 d\u00e9fendre leurs producteurs de coton afin qu\u2019ils tirent profit des fruits de leur labeur face aux subventions accord\u00e9es \u00e0 leurs homologues du Nord.  Les autres r\u00e9sultats attendus sont un accroissement du revenu des cotonculteurs des pays de l\u2019initiative de 15 pour cent pour le coton, 10 pour cent pour le mais et le ni\u00e9b\u00e9 et une augmentation des revenues des transformateurs du coton de ces pays de 20 pour cent pour les artisans cibles dans des zones rurales et deux pour cent pour des \u00e9greneurs.<\/p>\n<p> Les productions additionnelles g\u00e9n\u00e9r\u00e9es gr\u00e2ce aux bonnes techniques agricoles, sont estim\u00e9es \u00e0 1,84 million de tonnes de coton, 654.000 tonnes de ma\u00efs, 240.500 tonnes de sorgho et 192.000 tonnes de mil dans l\u2019ensemble des pays, selon les documents du projet. Les actions du projet devraient \u00e9galement entra\u00eener une augmentation du revenu annuel des exploitants de 45.000 FCFA (environ 90 dollars) \u00e0 l\u2019hectare.<\/p>\n<p> \u00abNous avons espoir que ce projet va apporter quelque chose car cela peut limiter l\u2019immigration qui est le r\u00e9sultat pervers de la crise de la fili\u00e8re cotonni\u00e8re, car l\u2019exode rural commence \u00e0 prendre de l\u2019ampleur\u00bb, confie \u00e0 IPS, Charles Nouatin, \u00e9conomiste et coordonnateur du projet.<\/p>\n<p> Depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, la fili\u00e8re cotonni\u00e8re est malmen\u00e9e par la baisse des cours du coton au plan mondial, elle-m\u00eame soutenue par les subventions des pays d\u00e9velopp\u00e9es \u00e0 leurs producteurs de coton.  \u00abLe contenu du projet prend en compte les probl\u00e8mes qui minent le coton\u00bb, indique Fran\u00e7ois Traor\u00e9, pr\u00e9sident de l\u2019Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) et de l\u2019Association des producteurs africains (APROCA).<\/p>\n<p> Il y a deux ans, au Burkina, pour redonner confiance aux partenaires, les diff\u00e9rents actionnaires de la Sofitex &#8212; la principale soci\u00e9t\u00e9 cotonni\u00e8re &#8211;, que sont les producteurs, l\u2019Etat burkinab\u00e9 et la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise DaGris, ont d\u00e9cid\u00e9 de la recapitaliser de 8,8 millions de dollars \u00e0 77,6 millions de dollars environ.<\/p>\n<p> Pour encourager les producteurs, le gouvernement burkinab\u00e9 a d\u00e9bours\u00e9 6,5 milliards de FCFA (environ 13 millions de dollars) pour subventionner les engrais pour la campagne actuelle afin d\u2019obtenir une augmentation de la production qui a chut\u00e9 de 700.000 tonnes \u00e0 350.000 tonnes de 2007 \u00e0 2008.<\/p>\n<p> \u00abJe suis heureux que la transformation soit prise en compte dans ce projet. C\u2019est un axe qu\u2019on avait abandonn\u00e9, or en l\u2019appuyant, cela va donner de la valeur ajout\u00e9e et de l\u2019emploi aux tisseurs, et cela peut contribuer \u00e0 r\u00e9soudre la crise financi\u00e8re et sauver la fili\u00e8re\u00bb, estime Traor\u00e9.<\/p>\n<p> Pour permettre la transformation du coton, le projet renforcera, dans les diff\u00e9rents pays, les directions nationales de l\u2019artisanat, les artisans autour du volet textile et renforcer, dans un premier temps, les centres de formation artisanale, notamment les centres de jeunes filles. Le projet permettra ainsi aux jeunes filles de travailler pour mieux gagner leur vie.<\/p>\n<p> Namba Yalla, le coordonnateur du projet au Tchad, y voit une opportunit\u00e9 pour redorer le blason d\u2019une fili\u00e8re qui fait vivre deux millions de personnes dans son pays. \u00abDans les conditions actuelles, le coton cr\u00e9e beaucoup plus de probl\u00e8mes aux gens qu\u2019il n\u2019en r\u00e9sout\u00bb, affirme-t-il \u00e0 IPS.<\/p>\n<p> Au Tchad, le projet pr\u00e9voit un appui pour le renouvellement des \u00e9quipements des femmes qui font le tissage, la cr\u00e9ation d\u2019un centre national d\u2019appui \u00e0 la formation \u00e0 la transformation artisanale et semi-industrielle.<\/p>\n<p> Le Tchad a eu sa plus importante production de coton en 2004, avec 225.000 tonnes, mais depuis, elle a chut\u00e9, tournant autour de 120.000 et 160.000 tonnes.  Le projet pr\u00e9voit \u00e9galement la construction de plus de 2.500 kilom\u00e8tres de pistes rurales, 75 magasins de stockage et 60 march\u00e9s ruraux pour l\u2019am\u00e9lioration des revenus des producteurs de coton et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire des zones cibl\u00e9es par le projet.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>OUAGADOUGOU, 23 d\u00e9c (IPS) &#8211; Pour relancer une fili\u00e8re cotonni\u00e8re en proie \u00e0 des difficult\u00e9s dans les quatre pays de l\u2019Initiative coton, la Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD) a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019y injecter quelque 28 milliards de francs CFA (environ 56&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2008\/12\/23\/agriculture-un-projet-pour-redonner-espoir-aux-producteurs-des-pays-de-linitiative-coton\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,6,1,3,20,29],"tags":[],"class_list":["post-4189","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-economie-finances-le-commerce","category-headlines","category-population-refugies","category-travail","category-west-africa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4189","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4189"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4189\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4189"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4189"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4189"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}