{"id":4161,"date":"2008-11-26T13:40:01","date_gmt":"2008-11-26T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2008\/11\/26\/sante-afrique-de-louest-preparer-une-base-de-donnees-des-plantes-medicinales\/"},"modified":"2008-11-26T13:40:01","modified_gmt":"2008-11-26T13:40:01","slug":"sante-afrique-de-louest-preparer-une-base-de-donnees-des-plantes-medicinales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2008\/11\/26\/sante-afrique-de-louest-preparer-une-base-de-donnees-des-plantes-medicinales\/","title":{"rendered":"SANTE-AFRIQUE DE L&#39;OUEST: Pr\u00e9parer une base de donn\u00e9es des plantes m\u00e9dicinales"},"content":{"rendered":"<p>OUAGADOUGOU, 26 nov (IPS) &#8211; Pour une meilleure connaissance et une saine utilisation des plantes m\u00e9dicinales de sa zone d&#39;intervention, l&#39;Organisation ouest-africaine de la sant\u00e9 (OOAS) a d\u00e9cid\u00e9, sous l&#39;impulsion de l&#39;Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS), de cr\u00e9er un document unique de la pharmacop\u00e9e traditionnelle sous-r\u00e9gionale.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Un comit\u00e9 d&#39;experts pour la production de ce document unique de la pharmacop\u00e9e phytoth\u00e9rapeutique sous-r\u00e9gionale a \u00e9t\u00e9 mis sur pied \u00e0 l&#39;issue de quatre jours de discussions \u00e0 Ouagadougou la semaine derni\u00e8re.  &#8220;L&#39;objectif est de pr\u00e9parer, compiler la base de donn\u00e9es de la pharmacop\u00e9e, cette rencontre est le d\u00e9but du processus, nous sommes en train de collecter des informations scientifiques qui seront utilis\u00e9es pour ce document&#8221;, explique \u00e0 IPS, Dr Kofi Busia, charg\u00e9 de programme m\u00e9decine traditionnelle de l&#39;OOAS bas\u00e9e \u00e0 Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.<\/p>\n<p> Le document comprendra les plantes m\u00e9dicinales communes dans tous les pays membres de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des Etats de l&#39;Afrique de l&#39;ouest (CEDEAO), qui sont utilis\u00e9es pour le traitement des maladies prioritaires : le paludisme, la tuberculose, le VIH\/SIDA, ainsi que les maladies \u00e9mergentes comme le diab\u00e8te et l&#39;hypertension.<\/p>\n<p> Le document sera \u00e9labor\u00e9 sous forme de livre, mais accessible aussi \u00e0 tous les partenaires et au public d\u00e9sireux d&#39;utiliser ces plantes, selon Busia.<\/p>\n<p> L&#39;objectif est de favoriser les pratiques et les produits d&#39;une m\u00e9decine traditionnelle bas\u00e9e sur les preuves. &#8220;Environ 80 pour cent de nos populations utilisent la m\u00e9dicine traditionnelle, donc leur institutionnalisation aura comme impact pour nos pays d&#39;importer moins de m\u00e9dicaments&#8221;, souligne Busia.  &#8220;Ces plantes font partie de notre culture, donc c&#39;est un respect pour notre culture en faisant ce travail pour ces plantes qui sont disponibles partout&#8221;, ajoute Busia.<\/p>\n<p> La r\u00e9union de Ouagadougou a regroup\u00e9 des chercheurs et des experts dans le domaine de la m\u00e9decine traditionnelle des pays membres de la CEDEAO, les responsables de l&#39;OOAS et des repr\u00e9sentants de l&#39;OMS. Elle fait suite \u00e0 la cr\u00e9ation, depuis deux ans, du programme ouest-africain de la m\u00e9decine traditionnelle.<\/p>\n<p> &quot;Cette rencontre vient \u00e0 son heure car nous estimons avoir assez de donn\u00e9es sur les plantes qui poussent dans nos pays&quot;, affirme le professeur Guata Yoro Sy, de la Facult\u00e9 de m\u00e9decine, de pharmacie et d&#39;odontologie \u00e0 l&#39;Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar, au S\u00e9n\u00e9gal.  Selon lui, la rencontre de Ouagadougou est l&#39;aboutissement juste d&#39;ann\u00e9es d&#39;efforts faits par les Etats et les universit\u00e9s. Sur environ 2.500 esp\u00e8ces pr\u00e9sentes au S\u00e9n\u00e9gal, 300 sont utilis\u00e9es par les tradipraticiens, et une centaine a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e par les chercheurs.<\/p>\n<p> &quot;Il y a assez de recherches et il est temps de compiler tout cela dans un livre qui sera officiellement reconnu par nos Etats, et qui soient une source pour tous ceux qui veulent utiliser ces plantes&quot;, indique Sy \u00e0 IPS, ajoutant : &quot;Ils y trouveront la mani\u00e8re d&#39;utiliser ces plantes et les contr\u00f4les \u00e0 faire&quot;.  L&#39;OMS a mis en place sa premi\u00e8re strat\u00e9gie globale en mati\u00e8re de m\u00e9decine traditionnelle en 2002 pour aider les pays membres \u00e0 \u00e9laborer des politiques nationales d&#39;\u00e9valuation et de r\u00e9glementation des pratiques de cette m\u00e9decine. Cette strat\u00e9gie devrait permettre de d\u00e9velopper une base factuelle sur l&#39;innocuit\u00e9, l&#39;efficacit\u00e9 et la qualit\u00e9 de produits et pratiques de la m\u00e9decine traditionnelle.  Selon l&#39;OMS, au Ghana, au Mali, au Nigeria et en Zambie, le traitement de premi\u00e8re intention &#8212; pour 60 pour cent des enfants atteints de forte fi\u00e8vre due au paludisme &#8212; fait appel aux plantes m\u00e9dicinales administr\u00e9es \u00e0 domicile. L&#39;OMS estime, par ailleurs, que le march\u00e9 mondial des plantes m\u00e9dicinales, en expansion rapide, repr\u00e9sente actuellement plus de 60 milliards de dollars par an.  &quot;L&#39;int\u00e9r\u00eat pour la m\u00e9dicine traditionnelle a toujours \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent, mais il n&#39;\u00e9tait pas aussi d\u00e9velopp\u00e9 comme nous l&#39;aurions souhait\u00e9 car ce qui avait manqu\u00e9, en dehors du soutien financier, c&#39;est surtout l&#39;expertise dans la recherche scientifique&quot;, d\u00e9clare \u00e0 IPS, Marian Ewurama Addy, professeur de biochimie \u00e0 l&#39;Universit\u00e9 du Ghana, \u00e0 Accra, et pr\u00e9sidente du comit\u00e9 d&#39;experts sur la pharmacop\u00e9e traditionnelle d&#39;Afrique de l&#39;ouest.<\/p>\n<p> Selon Addy, le document comportera \u00e9galement toutes les plantes alimentaires qui poss\u00e8dent des vertus th\u00e9rapeutiques. &quot;Nous devons produire des m\u00e9dicaments, de sorte \u00e0 les mettre \u00e0 la disposition du plus grand nombre et afin de les rendre fiables&quot;, ajoute-t-elle.<\/p>\n<p> Selon l&#39;OOAS, l&#39;int\u00e9r\u00eat pour la pharmacop\u00e9e traditionnelle devrait am\u00e9liorer la collaboration entre les tradipraticiens d&#39;un c\u00f4t\u00e9 et les travailleurs du monde de la m\u00e9dicine moderne et les donateurs, de l&#39;autre, et permettre une meilleure vulgarisation des m\u00e9dicaments issus de la m\u00e9decine traditionnelle.  &quot;On devrait ainsi aboutir \u00e0 la production \u00e0 grande \u00e9chelle afin qu&#39;on puisse les voir dans les \u00e9tag\u00e8res des pharmacies au lieu de recourir \u00e0 l&#39;arri\u00e8re cour pour une racine ou une feuille&quot;, estime Addy.<\/p>\n<p> Pour Sy, la prescription des m\u00e9dicaments \u00e0 base de plantes locales passe par la sensibilisation des m\u00e9decins \u00e0 travers l&#39;introduction, dans le cursus de formation des m\u00e9decins et des pharmaciens, de la prescription des plantes.<\/p>\n<p> &quot;C&#39;est la seule alternative pour une utilisation durable des plantes qui doivent rentrer dans l&#39;effort de modernisation au lieu de rester au sein des tradipraticiens&quot;, rench\u00e9rit-il.<\/p>\n<p> L&#39;OOAS compte disposer d&#39;un centre r\u00e9gional de r\u00e9f\u00e9rence pour la certification des produits issus de la pharmacop\u00e9e traditionnelle, mais elle doit s&#39;appuyer pour l&#39;instant sur des centres existant au Burkina, au Ghana, et au Nigeria qui b\u00e9n\u00e9ficieront d&#39;un soutien pour r\u00e9aliser les diff\u00e9rents tests, indique Busia.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>OUAGADOUGOU, 26 nov (IPS) &#8211; Pour une meilleure connaissance et une saine utilisation des plantes m\u00e9dicinales de sa zone d&#39;intervention, l&#39;Organisation ouest-africaine de la sant\u00e9 (OOAS) a d\u00e9cid\u00e9, sous l&#39;impulsion de l&#39;Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS), de cr\u00e9er un&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2008\/11\/26\/sante-afrique-de-louest-preparer-une-base-de-donnees-des-plantes-medicinales\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,1,7,3,4,21,29],"tags":[],"class_list":["post-4161","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-headlines","category-politique","category-population-refugies","category-sante","category-science-technologie","category-west-africa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4161","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4161"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4161\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4161"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4161"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4161"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}