{"id":4146,"date":"2008-11-14T13:40:01","date_gmt":"2008-11-14T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2008\/11\/14\/education-afrique-nouvelles-dynamiques-necessaires-pour-lenseignement-superieur\/"},"modified":"2008-11-14T13:40:01","modified_gmt":"2008-11-14T13:40:01","slug":"education-afrique-nouvelles-dynamiques-necessaires-pour-lenseignement-superieur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2008\/11\/14\/education-afrique-nouvelles-dynamiques-necessaires-pour-lenseignement-superieur\/","title":{"rendered":"EDUCATION-AFRIQUE: Nouvelles dynamiques n\u00e9cessaires pour l&#39;enseignement sup\u00e9rieur"},"content":{"rendered":"<p>DAKAR, 14 nov (IPS) &#8211; Au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies, les inscriptions dans les institutions sup\u00e9rieures en Afrique ont augment\u00e9 consid\u00e9rablement, tandis que les allocations des Etats africains au sous-secteur de l&#39;enseignement sup\u00e9rieur n&#39;atteignent pas 20 pour cent des budgets allou\u00e9s \u00e0 l&#39;\u00e9ducation.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Ce constat a \u00e9t\u00e9 fait par le ministre de l&#39;Enseignement sup\u00e9rieur d&#39;Afrique du Sud, Nadeli Pandor, au cours d&#39;une conf\u00e9rence r\u00e9gionale tenue de lundi \u00e0 jeudi \u00e0 Dakar, au S\u00e9n\u00e9gal, sur le th\u00e8me &#8220;Nouvelles dynamiques de l&#39;enseignement sup\u00e9rieur et de la recherche : strat\u00e9gies pour le changement et le d\u00e9veloppement&#8221;.   Pourtant, personne ne doute du r\u00f4le de l&#39;enseignement sup\u00e9rieur dans le d\u00e9veloppement d&#39;un Etat, a indiqu\u00e9 Pandor. Ensuite, \u00e9tant donn\u00e9 l&#39;impact de l&#39;enseignement sup\u00e9rieur dans le d\u00e9veloppement durable et la lutte contre la pauvret\u00e9, la croissance \u00e9conomique et l&#39;am\u00e9lioration du niveau de vie g\u00e9n\u00e9ral des populations sont d\u00e9terminantes pour le d\u00e9veloppement du continent africain, a ajout\u00e9 le ministre sud-africain.   Les acteurs, partenaires et d\u00e9cideurs, venus de tout le continent africain, participer \u00e0 la rencontre, ont pos\u00e9 les jalons d&#39;un cadre strat\u00e9gique de d\u00e9veloppement du sous-secteur de l&#39;enseignement sup\u00e9rieur pour les 10 prochaines ann\u00e9es, en rapport avec les imp\u00e9ratifs du d\u00e9veloppement durable. Elle a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e par le bureau r\u00e9gional de l&#39;Organisation des Nations Unies pour l&#39;\u00e9ducation, la science et la culture (UNESCO) en partenariat avec le minist\u00e8re de l&#39;Enseignement sup\u00e9rieur du S\u00e9n\u00e9gal.   Ce cadre strat\u00e9gique consiste notamment \u00e0 impulser une nouvelle dynamique comme l&#39;assurance qualit\u00e9, la recherche et l&#39;innovation, et \u00e0 apporter des changements capables de rendre plus efficace le sous-secteur de l&#39;enseignement sup\u00e9rieur en Afrique. &#8220;Si des progr\u00e8s significatifs et encourageants ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s gr\u00e2ce au travail des chercheurs, l&#39;Afrique est loin d&#39;atteindre la masse critique pour son d\u00e9veloppement&#8221;, reconna\u00eet le Premier ministre du S\u00e9n\u00e9gal, Hadjibou Soumar\u00e9, venu pr\u00e9sider la rencontre.   Le ministre de l&#39;Enseignement sup\u00e9rieur et de la Recherche du Togo, Messan Adimado Aduayom, estime que les effectifs dans les universit\u00e9s en Afrique s&#39;accroissent de fa\u00e7on exponentielle, mais que les moyens restent insuffisants. &#8220;Par exemple au Togo, entre 1990 et 2007, les effectifs ont \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9s par six, mais les infrastructures ne suivent pas&#8221;, d\u00e9clare-t-il \u00e0 IPS.  Aduayom, affirme que son pays a fait des efforts depuis 2005 dans le domaine de l&#39;enseignement sup\u00e9rieur et dans la recherche en allouant des fonds pour r\u00e9habiliter les infrastructures. En terme de ratio, indique-t-il, le Togo a 640 \u00e9tudiants pour 100.000 habitants, alors que dans la sous-r\u00e9gion, le ratio est de 400 pour le m\u00eame nombre d&#39;habitants.  Gustave Kabr\u00e9, professeur \u00e0 l&#39;Universit\u00e9 de Ouagadougou, au Burkina Faso, a indiqu\u00e9 : &#8220;Au niveau du continent, les universit\u00e9s se sont multipli\u00e9es. Au S\u00e9n\u00e9gal, elles sont pass\u00e9es de deux universit\u00e9s \u00e0 six; au Burkina Faso d&#39;une universit\u00e9 \u00e0 trois universit\u00e9s, en C\u00f4te d&#39;Ivoire de deux universit\u00e9s \u00e0 quatre; et au B\u00e9nin d&#39;une universit\u00e9 \u00e0 deux dont une en construction&#8221;.<\/p>\n<p> Pendant ce temps, &#8220;le nombre des \u00e9tudiants dans l&#39;enseignement sup\u00e9rieur est pass\u00e9 de 5,6 \u00e0 8 millions entre 2000 et 2004&#8221;, explique-t-il \u00e0 IPS. &#8220;Dans de telles conditions, environ 20 millions d&#39;\u00e9tudiants pourraient frapper aux portes de l&#39;enseignement sup\u00e9rieur en Afrique en 2015 dont 9,4 millions dans les pays les plus pauvres de la r\u00e9gion&#8221;.<\/p>\n<p> Selon le dernier rapport de l&#39;UNESCO publi\u00e9 en octobre, le Burkina Faso, le Burundi, la R\u00e9publique centrafricaine, le Tchad et le Niger devraient scolariser en moyenne dix fois plus d&#39;\u00e9l\u00e8ves en 2020 afin d&#39;assurer un enseignement secondaire universel \u00e0 leur population.  A l&#39;inverse, selon le m\u00eame rapport, des pays comme le Swaziland, le Ghana, la Gambie, le Lesotho, le B\u00e9nin et le Togo, auront moins d&#39;effort \u00e0 fournir, mais ils devront tout de m\u00eame multiplier par deux ou trois le nombre de places pour leurs \u00e9tudiants dans l&#39;enseignement sup\u00e9rieur.<\/p>\n<p> Noureini Tidjani Serpos, sous-directeur g\u00e9n\u00e9ral pour l&#39;Afrique de l&#39;UNESCO, a expliqu\u00e9 que des organisations et des pays, dont la Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD) et la France, s&#39;investissent financi\u00e8rement pour relever les d\u00e9fis au niveau de l&#39;enseignement sup\u00e9rieur dans les Etats africains.   &#8220;La BAD a beaucoup soutenu l&#39;enseignement sup\u00e9rieur en ayant mobilis\u00e9 140 millions de dollars et 60 autres millions de dollars pour la p\u00e9riode 2009-2011&#8221;, confirme la vice-pr\u00e9sidente de la BAD, Zeinab El Bakri. &#8220;Mais il faut aussi une plus grande implication des femmes afin de pallier les insuffisances qui ont pour noms, entre autres, l&#39;absence de masse critique de personnels qualifi\u00e9s&#8221;, souligne-t-elle, invitant les pays africains \u00e0 proc\u00e9der \u00e0 des r\u00e9formes n\u00e9cessaires pour cr\u00e9er des centres d&#39;excellence.   Comme la BAD, le soutien de la France aux universit\u00e9s africaines et aux organisations sp\u00e9cialis\u00e9es dans l&#39;\u00e9ducation, n&#39;a jamais fait d\u00e9faut, affirme, pour sa part, Christophe Ruffin, ambassadeur de France au S\u00e9n\u00e9gal. &#8220;L&#39;appui de la France s&#39;articule autour des p\u00f4les d&#39;excellence \u00e0 vocation r\u00e9gionale, soutien \u00e0 la mise en place du syst\u00e8me Licence ma\u00eetrise doctorat (LMD), et \u00e0 l&#39;aide de la mobilit\u00e9 des \u00e9tudiants africains, notamment en master et doctorat; puisque 20 pour cent des \u00e9tudiants \u00e9trangers en France viennent d&#39;Afrique subsaharienne&#8221;, explique Ruffin \u00e0 IPS.  &#8220;Le besoin en financement annuel moyen pour l&#39;ensemble de 30 pays d&#39;Afrique varie entre 515 et 583 millions de dollars par an entre 2005 et 2015, selon les modalit\u00e9s de financement. Ce qui montre qu&#39;\u00e0 l&#39;\u00e9chelle des 30 pays, l&#39;ampleur du besoin en financement incite l&#39;Union europ\u00e9enne \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 d&#39;autres alternatives de financement&#8221;, a-t-il ajout\u00e9.<\/p>\n<p>  La r\u00e9duction drastique des ressources financi\u00e8res qui \u00e9taient consacr\u00e9es au sous-secteur et le r\u00e9tr\u00e9cissement consid\u00e9rable du corps des enseignants et chercheurs des institutions de l&#39;enseignement sup\u00e9rieur en Afrique, ont favoris\u00e9 le ph\u00e9nom\u00e8ne r\u00e9current de la fuite des cerveaux vers des r\u00e9gions du monde o\u00f9 le ciel est plus cl\u00e9ment, selon Anne Th\u00e9r\u00e8se Dong Jatta, directrice du bureau r\u00e9gional de l&#39;UNESCO pour l&#39;\u00e9ducation en Afrique, bas\u00e9 \u00e0 Dakar.   &quot;L&#39;universit\u00e9 n&#39;est pas destin\u00e9e \u00e0 ceux qui n&#39;ont besoin de rien, mais plut\u00f4t \u00e0 ceux qui ont besoin de tout. Cependant, l&#39;enseignement universitaire int\u00e8gre difficilement en Afrique les pr\u00e9occupations des \u00e9tudiants&quot;, souligne Dong Jatta. &quot;Et les gouvernants ne cherchent pas souvent \u00e0 inverser la tendance et combattre ainsi l&#39;ignorance de l&#39;environnement socio-\u00e9conomique dans laquelle sont b\u00e2tis les syst\u00e8mes universitaires du continent&quot;, se d\u00e9sole-t-elle.  La r\u00e9union de Dakar s&#39;est tenue en pr\u00e9lude \u00e0 la conf\u00e9rence mondiale sur l&#39;enseignement sup\u00e9rieur pr\u00e9vue \u00e0 Paris en juillet 2009.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DAKAR, 14 nov (IPS) &#8211; Au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies, les inscriptions dans les institutions sup\u00e9rieures en Afrique ont augment\u00e9 consid\u00e9rablement, tandis que les allocations des Etats africains au sous-secteur de l&#39;enseignement sup\u00e9rieur n&#39;atteignent pas 20 pour cent des&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2008\/11\/14\/education-afrique-nouvelles-dynamiques-necessaires-pour-lenseignement-superieur\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":576,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,6,2,1,7,21,29],"tags":[],"class_list":["post-4146","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-economie-finances-le-commerce","category-education","category-headlines","category-politique","category-science-technologie","category-west-africa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4146","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/576"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4146"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4146\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4146"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4146"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4146"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}