{"id":4018,"date":"2008-07-29T13:40:01","date_gmt":"2008-07-29T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2008\/07\/29\/developpement-senegal-lacces-a-leau-potable-a-dakar-toujours-difficile-dans-la-banlieue\/"},"modified":"2008-07-29T13:40:01","modified_gmt":"2008-07-29T13:40:01","slug":"developpement-senegal-lacces-a-leau-potable-a-dakar-toujours-difficile-dans-la-banlieue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2008\/07\/29\/developpement-senegal-lacces-a-leau-potable-a-dakar-toujours-difficile-dans-la-banlieue\/","title":{"rendered":"DEVELOPPEMENT-SENEGAL: L&#39;acc\u00e8s \u00e0 l&#39;eau potable \u00e0 Dakar toujours difficile dans la banlieue"},"content":{"rendered":"<p>DAKAR, 29 juil (IPS) &#8211; Les populations des banlieues de Dakar, la capitale du S\u00e9n\u00e9gal, continuent de souffrir des perturbations dans la distribution de l&#39;eau, notamment dans certaines zones comme Yeumbeul, Diamaguene et Camb\u00e9r\u00e8ne.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>En effet, dans ces banlieues dakaroises, beaucoup de familles n&#39;ont pas acc\u00e8s \u00e0 l&#39;eau potable. Cependant, la S\u00e9n\u00e9galaise des eaux (SDE), une soci\u00e9t\u00e9 anonyme charg\u00e9e de la distribution, rassure que ce manque d&#39;eau sera bient\u00f4t un souvenir lointain apr\u00e8s la r\u00e9solution de certains probl\u00e8mes techniques.   A Diamaguene, une banlieue situ\u00e9e non loin de la route nationale 1, la plupart des maisons n&#39;ont pas de branchements d&#39;eau de la SDE. La population dans cette localit\u00e9 est oblig\u00e9e de se d\u00e9placer avec des bidons pour aller dans les autres quartiers environnants chercher de l&#39;eau \u00e0 boire et pour faire le m\u00e9nage.   Astou Diagne, une habitante de Diamaguene, ne retient pas sa col\u00e8re. Pour elle, leur localit\u00e9 est plut\u00f4t un vivier \u00e9lectoral pour les partis politiques et apr\u00e8s les \u00e9lections, les \u00e9lus oublient les promesses faites. &#8220;Lors des campagnes \u00e9lectorales, les politiciens sont venus dans notre localit\u00e9 avec des promesses bien ficel\u00e9es, surtout celle li\u00e9e \u00e0 l&#39;acc\u00e8s de l&#39;eau potable, mais nous n&#39;avons toujours pas de branchement d&#39;eau bien que nous ayons fait des demandes \u00e0 la SDE. Nous souffrons trop pour l&#39;eau ici&#8221;, se lamente-t-elle.   Dans cette banlieue Diamaguene, il n&#39;y a qu&#39;une seule borne fontaine g\u00e9r\u00e9e par Malick Ndiaye qui d\u00e9clare que les femmes envahissent le lieu d\u00e8s les premi\u00e8res heures du matin pour avoir plus de chance d&#39;obtenir de l&#39;eau. &#8220;Les plus chanceuses sont celles qui se r\u00e9veillent t\u00f4t, elles peuvent avoir de l&#39;eau pour une journ\u00e9e&#8221;, confirme \u00e0 IPS, Fatou Diop Gueye, une m\u00e8re de famille.   Selon Ndiaye, ce n&#39;est pas facile pour lui aussi car son sommeil est souvent troubl\u00e9. &#8220;Les femmes viennent me d\u00e9ranger \u00e0 n&#39;importe quelle heure pour que je v\u00e9rifie si l&#39;eau coule au robinet parce qu&#39;\u00e0 la mi-journ\u00e9e, l&#39;eau ne coule plus et les femmes, pour faire la cuisine, se rabattent sur des puits&#8221;, r\u00e9v\u00e8le-t-il.   Adama Niang, une \u00e9tudiante en droit \u00e0 l&#39;Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar, habitante de cette banlieue, est consciente de la qualit\u00e9 douteuse et des dangers encourus en consommant l&#39;eau de puits. &#8220;Je sais que l&#39;eau de puits est impropre \u00e0 la consommation sans un traitement pr\u00e9alable, mais on n&#39;y peut rien, puisqu&#39;on ne dispose m\u00eame pas de robinet \u00e0 la maison&#8221;, se plaint-elle.   En raison de l&#39;importance de l&#39;eau pour leurs besoins, les populations des banlieues ne se plaignent m\u00eame pas du prix de l&#39;eau vendue \u00e0 la borne fontaine. Malick vend le bidon de cinq litres d&#39;eau \u00e0 25 francs CFA (environ 0,06 dollar), tandis que le baril de 50 litres co\u00fbte 150 FCFA (environ 0,36 dollar). Ailleurs dans certains quartiers, la m\u00eame quantit\u00e9 d&#39;eau est vendue un peu moins ch\u00e8re.   A Camb\u00e9r\u00e8ne par contre, une autre banlieue situ\u00e9e \u00e0 10 kilom\u00e8tres du centre-ville, beaucoup de familles se retrouvent avec des canalisations et des branchements d&#39;eau potable dispers\u00e9s un peu partout. Des tuyaux d&#39;eau potable ne sont pas loin parfois de ceux de l&#39;assainissement ou des toilettes. Ce qui non seulement n&#39;est pas conforme, mais peut causer des risques \u00e9normes en cas de cassure des tuyaux, explique \u00e0 IPS, Adama Di\u00e8ye, un technicien de la SDE.  C&#39;est \u00e9galement une banlieue o\u00f9 les ruelles sont \u00e9troites car la localit\u00e9 n&#39;a pas \u00e9t\u00e9 lotie par les services topographiques. En outre, l&#39;eau qui sort du robinet est parfois rouge\u00e2tre. Selon Marthe Ndong, une enseignante de cette localit\u00e9, non seulement l&#39;eau ne coule pas, mais elle a une saveur d\u00e9sagr\u00e9able. &#8220;L&#39;eau qu&#39;on boit ici est vraiment sp\u00e9ciale. Parfois, elle ne sort m\u00eame pas du robinet ou quand elle appara\u00eet, c&#39;est avec une couleur rouge et une saveur vraiment pas agr\u00e9able, mais on fait avec&#8221;, dit-elle \u00e0 IPS d&#39;un ton moqueur.   Cependant, la direction de la S\u00e9n\u00e9galaise des eaux rassure que le probl\u00e8me d&#39;acc\u00e8s \u00e0 l&#39;eau potable sera r\u00e9gl\u00e9 bient\u00f4t. Le directeur g\u00e9n\u00e9ral de la SDE, Mamadou Dia, a indiqu\u00e9 que les perturbations, notamment au cours de ce mois, se sont accentu\u00e9es \u00e0 cause du remplacement, par la Soci\u00e9t\u00e9 nationale des eaux du S\u00e9n\u00e9gal (SONES), d&#39;une ancienne conduite en b\u00e9ton qui date de 1958. Les deux objectifs de cette op\u00e9ration \u00e9taient d&#39;am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de l&#39;eau et d&#39;accro\u00eetre la quantit\u00e9, en particulier dans les banlieues.  Dia a \u00e9galement affirm\u00e9 que les besoins de Dakar sont de 295.000 m\u00e8tres cubes tandis que l&#39;offre est de 300.000 m\u00e8tres cubes et que la moindre perturbation, m\u00eame une fourniture d&#39;\u00e9lectricit\u00e9, suffit \u00e0 cr\u00e9er un d\u00e9ficit dans la distribution de l&#39;eau.  D&#39;autres stations de traitement d&#39;eau sont en construction et les travaux seront termin\u00e9s en d\u00e9cembre prochain, selon le directeur g\u00e9n\u00e9ral de la SONES, Cheikh Fall, dont la soci\u00e9t\u00e9 publique est charg\u00e9e de la planification et des investissements dans le secteur de l&#39;eau.  Par rapport \u00e0 une \u00e9ventuelle augmentation de la facture d&#39;eau, Fall rassure qu&#39;il n&#39;y en aura pas. &#8220;Depuis 2003, il y a eu l&#39;augmentation du prix des intrants, mais la facture d&#39;eau n&#39;a pas augment\u00e9&#8221;, d\u00e9clare-t-il \u00e0 IPS. &#8220;La couleur rouge\u00e2tre de l&#39;eau (dans la banlieue) ne signifie nullement que l&#39;eau n&#39;est pas potable, elle est tr\u00e8s bien contr\u00f4l\u00e9e par des laboratoires comme l&#39;Institut Pasteur. Plus de 90 pour cent de l&#39;eau pr\u00e9sente une potabilit\u00e9&#8221;.  Selon les archives de la SDE, un S\u00e9n\u00e9galais re\u00e7oit au minimum 35 litres d&#39;eau par jour, et tous les usagers ne payent pas l&#39;eau au m\u00eame prix. Si le co\u00fbt moyen de l&#39;eau est de 419 FCFA (environ un dollar) le m\u00e8tre cube, il est factur\u00e9 en moyenne \u00e0 268 FCFA (0,64 dollar) aux mara\u00eechers, 372 FCFA (environ 0,89 dollar) aux usagers domestiques et 639 FCFA (1,5 dollar) aux usagers industriels.  La distribution de l&#39;eau courante est \u00e9galement li\u00e9e \u00e0 la disponibilit\u00e9 de l&#39;\u00e9lectricit\u00e9 qui active les pompes, mais avec les d\u00e9lestages intempestifs, les puits des banlieues de Dakar risquent de voir s&#39;allonger la queue des usagers pour rechercher patiemment l&#39;eau, cette denr\u00e9e pr\u00e9cieuse.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DAKAR, 29 juil (IPS) &#8211; Les populations des banlieues de Dakar, la capitale du S\u00e9n\u00e9gal, continuent de souffrir des perturbations dans la distribution de l&#39;eau, notamment dans certaines zones comme Yeumbeul, Diamaguene et Camb\u00e9r\u00e8ne.<\/p>\n","protected":false},"author":576,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,10,12,1,3,30,29],"tags":[],"class_list":["post-4018","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-droits-humains","category-environnement","category-headlines","category-population-refugies","category-special-culture-religion-et-genre","category-west-africa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4018","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/576"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4018"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4018\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4018"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4018"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4018"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}