{"id":3664,"date":"2007-10-04T13:40:01","date_gmt":"2007-10-04T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2007\/10\/04\/afrique-de-lest-pourquoi-les-femmes-restent-enfermees-dans-le-commerce-informel\/"},"modified":"2007-10-04T13:40:01","modified_gmt":"2007-10-04T13:40:01","slug":"afrique-de-lest-pourquoi-les-femmes-restent-enfermees-dans-le-commerce-informel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2007\/10\/04\/afrique-de-lest-pourquoi-les-femmes-restent-enfermees-dans-le-commerce-informel\/","title":{"rendered":"AFRIQUE DE L&#39;EST: Pourquoi les femmes restent enferm\u00e9es dans le commerce informel"},"content":{"rendered":"<p>LILONGWE, 4 oct (IPS) &#8211; Au Malawi, jusqu&#39;\u00e0 un quart de tous les m\u00e9nages sont dirig\u00e9s par des femmes. L&#39;agriculture est le pilier de l&#39;\u00e9conomie et quelque 80 pour cent des Malawites d\u00e9pendent directement de ce secteur. Avec une moyenne de six enfants par m\u00e9nage, la plupart des femmes s&#39;engagent dans de petites entreprises pour arrondir leurs revenus issus des activit\u00e9s agricoles.   <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Comme le commerce devient de plus en plus sophistiqu\u00e9 et mondial, les petites femmes d&#39;affaires du Malawi sont confront\u00e9es \u00e0 un d\u00e9fi majeur, celui d&#39;\u00eatre \u00e0 la hauteur des changements &#8212; sp\u00e9cialement parce que le taux d&#39;alphab\u00e9tisation des femmes adultes repr\u00e9sente environ quelques mis\u00e9rables 44 pour cent. (Jusqu&#39;\u00e0 72 pour cent des hommes sont lettr\u00e9s).   Seulement cinq pour cent des femmes au Malawi, en Zambie, au Zimbabwe, au Swaziland, en Namibie et en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo sont inform\u00e9es des opportunit\u00e9s d&#39;affaires disponibles dans la r\u00e9gion, selon une \u00e9tude de 2007 r\u00e9alis\u00e9e pour le compte du March\u00e9 commun pour l&#39;Afrique orientale et australe (COMESA).  Les r\u00e9sultats de cette recherche ont \u00e9galement montr\u00e9 que les femmes d&#39;affaires du COMESA font face aux m\u00eames d\u00e9fis concernant leur capacit\u00e9 \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer dans le march\u00e9 de l&#39;exportation. Ces conclusions constituent un avertissement pour les femmes de la r\u00e9gion, a d\u00e9clar\u00e9 Mary Malunga, pr\u00e9sidente de la F\u00e9d\u00e9ration des associations nationales des femmes d&#39;affaires du COMESA (FEMCOM).  Elle pr\u00e9side \u00e9galement l&#39;Association nationale des femmes d&#39;affaires du Malawi (NABW).   La FEMCOM travaille dans le sens de la promotion des programmes qui int\u00e8grent les femmes dans le commerce et le d\u00e9veloppement depuis juillet 1993. Elle s&#39;est actuellement engag\u00e9e dans un programme visant \u00e0 sensibiliser les femmes au sein de la zone de libre-\u00e9change (FTA) du COMESA sur les march\u00e9s d&#39;exportation. La FTA comprend Djibouti, l&#39;Egypte, le Zimbabwe, la Zambie, le Madagascar, le Soudan, l&#39;Ile Maurice, le Malawi et le Kenya.   &quot;Nous voulons renforcer les capacit\u00e9s des membres de la FEMCOM dans la gestion des affaires et des exportations pour que les femmes de la r\u00e9gion soient en mesure de faire concurrence favorablement \u00e0 la fois sur le march\u00e9 r\u00e9gional et mondial&quot;, a indiqu\u00e9 Malunga \u00e0 IPS.  Les secteurs sur lesquels la FEMCOM se concentre sont l&#39;agriculture, la p\u00eache, l&#39;exploitation mini\u00e8re, l&#39;\u00e9nergie, le transport et la communication. L&#39;organisation regarde \u00e9galement vers les ressources naturelles dans le but d&#39;am\u00e9liorer les conditions \u00e9conomiques des femmes.  Le COMESA a une politique de genre qui souligne clairement le r\u00f4le important des femmes dans les activit\u00e9s r\u00e9gionales. Malgr\u00e9 cette politique et la vision ainsi que les objectifs nobles du COMESA, d\u00e9clare Malunga, l&#39;in\u00e9galit\u00e9 de genre reste un probl\u00e8me majeur qui affecte les efforts d&#39;int\u00e9gration r\u00e9gionale.    &quot;Les femmes en particulier ont tendance \u00e0 avoir un acc\u00e8s limit\u00e9 aux march\u00e9s r\u00e9gionaux et internationaux. Mais les facteurs qui engendrent cette situation n&#39;ont pas fait l&#39;objet d&#39;une \u00e9tude bien \u00e9labor\u00e9e&quot;, s&#39;inqui\u00e8te Malunga.   La compr\u00e9hension du r\u00e9gime commercial du COMESA par les femmes d&#39;affaires malawites est minime. La nature et le niveau de participation des femmes d&#39;affaires malawites au commerce intra-r\u00e9gional du COMESA se font uniquement \u00e0 travers le commerce informel transfrontalier.  La FEMCOM a d\u00e9couvert que malgr\u00e9 le lancement de la zone de libre-\u00e9change du COMESA en 2000, des femmes commer\u00e7antes dans les diff\u00e9rents Etats membres sont toujours soumises au harc\u00e8lement douanier.  Ceci comprend des fouilles injustifi\u00e9es et la confiscation des biens par des douaniers qui ne sont pas sensibles au genre. Ces exp\u00e9riences d\u00e9couragent plusieurs femmes \u00e0 entreprendre des activit\u00e9s au-del\u00e0 de leurs fronti\u00e8res.   D&#39;autres probl\u00e8mes majeurs rencontr\u00e9s par les femmes au sein du COMESA sont des proc\u00e9dures inhabituelles et compliqu\u00e9es dans la gestion des exportations, le manque de comp\u00e9tences pour le contr\u00f4le de la qualit\u00e9, le conditionnement, la gestion et les techniques d&#39;importation.  &quot;L&#39;acc\u00e8s inad\u00e9quat \u00e0 l&#39;information commerciale et \u00e0 l&#39;\u00e9tude de march\u00e9s constitue \u00e9galement une barri\u00e8re importante \u00e0 la participation des femmes au commerce. Les femmes ont tendance \u00e0 \u00eatre plus s\u00e9rieusement touch\u00e9es que les hommes par ces probl\u00e8mes du fait du niveau d&#39;instruction bas de la majorit\u00e9 des femmes au sein du COMESA&quot;, souligne Malunga.   Elle est \u00e9galement pr\u00e9occup\u00e9e du fait que des femmes pourraient \u00eatre exclues par inadvertance des avantages de la zone r\u00e9gionale de libre-\u00e9change \u00e0 cause des proc\u00e9dures compliqu\u00e9es, telles que l&#39;adh\u00e9sion aux r\u00e8gles d&#39;origine dans le but d\u2019exempter des biens de taxes douani\u00e8res.<\/p>\n<p> &quot;La plupart des femmes peuvent ne pas \u00eatre au courant de cette exigence \u00e0 cause de l&#39;analphab\u00e9tisme et du manque d&#39;informations tandis que la majorit\u00e9 peut ne pas avoir les qualit\u00e9s requises pour recevoir des certificats d&#39;origine \u00e0 cause des proc\u00e9d\u00e9s de production qu&#39;elles utilisent&quot;, indique Malunga.  L&#39;acc\u00e8s inad\u00e9quat aux cr\u00e9dits et aux financements a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement cit\u00e9 par la pr\u00e9sidente de la FEMCOM comme barri\u00e8re principale \u00e0 la participation effective des femmes dans le commerce r\u00e9gional et international. Elle dit que l&#39;exigence des nantissements emp\u00eache beaucoup de femmes d&#39;\u00eatre \u00e0 m\u00eame d&#39;acc\u00e9der aux cr\u00e9dits puisqu&#39;elles ont un acc\u00e8s et un contr\u00f4le limit\u00e9s sur la propri\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p> La faible qualit\u00e9 des biens produits par les femmes est une autre barri\u00e8re qui les bloque en les emp\u00eachant de faire concurrence efficacement dans des \u00e9conomies lib\u00e9ralis\u00e9es.<\/p>\n<p> D&#39;autres facteurs conduisant aux d\u00e9fis sont l&#39;incapacit\u00e9 de former des partenariats et des entreprises communes, l&#39;inad\u00e9quation des sources de capitaux pour les femmes entrepreneurs et la faible capacit\u00e9 des associations commerciales f\u00e9minines.   La formation qui a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e par la FEMCOM comporte par cons\u00e9quent la sensibilisation sur le r\u00e9gime commercial du COMESA, la gestion de la qualit\u00e9, le conditionnement, l&#39;information sur le march\u00e9, la gestion des normes et des affaires.  Les femmes malawites ont les possibilit\u00e9s pour percer sur le march\u00e9 r\u00e9gional avec des biens et des produits fabriqu\u00e9s localement, d\u00e9clare Evans Lwanga, consultant travaillant au secr\u00e9tariat du COMESA et qui forme actuellement les femmes dans le marketing de l&#39;exportation.  &quot;Il y a beaucoup de possibilit\u00e9s. Ces femmes sont tr\u00e8s laborieuses. Le d\u00e9fi est qu&#39;elles manquent d&#39;informations au sujet des march\u00e9s&quot;, Selon Lwanga. &quot;Le COMESA est intervenu pour renforcer les capacit\u00e9s des femmes afin qu&#39;elles soient inform\u00e9es des accords commerciaux dans la r\u00e9gion&quot;.  Le programme \u00e0 long terme de la FEMCOM est de renforcer ses propres capacit\u00e9s pour fournir des ressources techniques et financi\u00e8res. Son objectif est de permettre aux femmes d&#39;affaires de participer activement au commerce intra-r\u00e9gional de fa\u00e7on formelle.  La FEMCOM Malawi travaille \u00e9galement pour cr\u00e9er une association des femmes exportatrices qui plaidera activement pour des politiques favorables \u00e0 l&#39;implication des femmes dans le march\u00e9 de l&#39;exportation. Elle fera \u00e9galement pression sur les d\u00e9cideurs pour le compte de ses membres afin de les alerter sur les probl\u00e8mes que les femmes rencontrent sp\u00e9cialement aux postes frontaliers.  La FEMCOM a demand\u00e9 au gouvernement du Malawi d&#39;impliquer des associations commerciales et des individus dans la formulation des politiques qui ont un impact direct sur leurs activit\u00e9s. En outre, des douaniers et des agents de postes frontaliers devraient \u00eatre form\u00e9s dans le traitement de la client\u00e8le et la connaissance du r\u00e9gime commercial du COMESA.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LILONGWE, 4 oct (IPS) &#8211; Au Malawi, jusqu&#39;\u00e0 un quart de tous les m\u00e9nages sont dirig\u00e9s par des femmes. L&#39;agriculture est le pilier de l&#39;\u00e9conomie et quelque 80 pour cent des Malawites d\u00e9pendent directement de ce secteur. 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