{"id":3462,"date":"2007-04-27T13:40:01","date_gmt":"2007-04-27T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2007\/04\/27\/developpement-afrique-des-evenements-extremes-sur-leau-prevus\/"},"modified":"2007-04-27T13:40:01","modified_gmt":"2007-04-27T13:40:01","slug":"developpement-afrique-des-evenements-extremes-sur-leau-prevus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2007\/04\/27\/developpement-afrique-des-evenements-extremes-sur-leau-prevus\/","title":{"rendered":"DEVELOPPEMENT-AFRIQUE: &#39;&#39;Des \u00e9v\u00e9nements extr\u00eames sur l&#39;eau&#39;&#39; pr\u00e9vus"},"content":{"rendered":"<p>PRETORIA, 27 avr (IPS) &#8211; En Afrique, 25 pays conna\u00eetront une p\u00e9nurie d&#39;eau ou un stress hydrique au cours des 20 \u00e0 30 prochaines ann\u00e9es. Ceci signifie que 16 pour cent de la population africaine, soit 230 millions d&#39;habitants, seront confront\u00e9s \u00e0 une p\u00e9nurie d&#39;eau d&#39;ici \u00e0 2025, et 32 pour cent soit 460 millions de personnes vivront dans des pays en proie \u00e0 un stress hydrique \u00e0 ce moment.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Ces chiffres proviennent d&#39;un document pr\u00e9sent\u00e9 par Ahmed Nejjar du bureau r\u00e9gional Afrique de l&#39;Organisation mondiale de la sant\u00e9 \u00e0 une conf\u00e9rence sur la gestion de l&#39;eau. La conf\u00e9rence de deux jours, intitul\u00e9e Gestion de l&#39;eau en Afrique en 2007, a connu la participation de repr\u00e9sentants d&#39;organisations multilat\u00e9rales, non gouvernementales et gouvernementales. Elle a pris fin dans la capitale sud-africaine, Pretoria, le 24 avril.<\/p>\n<p> On peut noter des signes de changement climatique dans la r\u00e9duction de la pluviom\u00e9trie et dans les s\u00e9cheresses graves en Afrique, ont pr\u00e9venu des \u00e9cologistes \u00e0 la conf\u00e9rence. Les niveaux des fleuves sont en train de baisser. Dans des cas extr\u00eames, des fleuves s&#39;ass\u00e8chent.<\/p>\n<p> &quot;Je me suis rendu au Limpopo au d\u00e9but d&#39;avril et j&#39;ai vu le fleuve \u00e0 un niveau bas. Avril est suppos\u00e9 \u00eatre la fin de la saison pluvieuse (au moment o\u00f9 le niveau de l&#39;eau devrait \u00eatre encore \u00e9lev\u00e9 en Afrique du Sud)&quot;, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS, Marius Classen, responsable des ressources en eau au &#39;Council for Scientific and Industrial Research&#39; (Conseil pour la recherche scientifique et industrielle &#8211; CSIR), une organisation gouvernementale de recherche bas\u00e9e \u00e0 Pretoria.<\/p>\n<p> Ce sc\u00e9nario se retrouve partout en Afrique. Par exemple, le niveau du lac Victoria, la plus grande nappe naturelle d&#39;eau douce d&#39;Afrique, est en train de diminuer au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, ce qui a affect\u00e9 la fourniture \u00e9lectrique de l&#39;Ouganda.<\/p>\n<p> Certains \u00e9cologistes ont attribu\u00e9 la baisse du niveau du lac Victoria au changement climatique tandis que d&#39;autres l&#39;ont imput\u00e9e \u00e0 la d\u00e9cision de d\u00e9vier l&#39;eau du lac vers un barrage avoisinant. Le Kenya, l&#39;Ouganda et la Tanzanie tirent tous l&#39;eau du lac.<\/p>\n<p> Le fleuve Limpopo, qui est partag\u00e9 entre l&#39;Afrique du Sud et son voisin du nord, le Zimbabwe, a donn\u00e9 son nom \u00e0 la province sud-africaine du Limpopo avec sa population de huit millions d&#39;habitants. &quot;La majorit\u00e9 des populations du Limpopo d\u00e9pendent de la nappe phr\u00e9atique. Le fleuve alimente la nappe phr\u00e9atique. Lorsqu&#39;il s&#39;ass\u00e8che, il affecte la nappe&quot;, a indiqu\u00e9 Classen.<\/p>\n<p> &quot;La nappe phr\u00e9atique est extr\u00eamement importante en Afrique. On estime que plus de 75 pour cent de la population africaine utilisent l&#39;eau de la nappe phr\u00e9atique comme leur principale source d&#39;eau de boisson&quot;, a soulign\u00e9 Nejjar dans le document qu&#39;il a pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la conf\u00e9rence.<\/p>\n<p> &quot;Auparavant, nous avions une bonne pluviom\u00e9trie, mais les pluies commencent par se faire rares. Nous devrions nous attendre \u00e0 plus de s\u00e9cheresses&quot;, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la conf\u00e9rence, Kevin Scott, un chercheur au &#39;Institute for Agricultural Engineering&#39; (Institut de g\u00e9nie rural) d&#39;Afrique du Sud. Il est impliqu\u00e9 dans des travaux de recherche dans la province du Limpopo.<\/p>\n<p> &quot;La pluviom\u00e9trie baisse dans la r\u00e9gion. Nous devons travailler ensemble pour avoir une vision conjointe&quot;, a-t-il soulign\u00e9.<\/p>\n<p> Des \u00e9cologistes \u00e0 la conf\u00e9rence ont pr\u00e9venu que la plupart des effets du changement climatique seront perceptibles dans ou \u00e0 travers l&#39;eau. Le climat sera caract\u00e9ris\u00e9 par une variation plus grande et plus intense, des \u00e9v\u00e9nements hydriques extr\u00eames.<\/p>\n<p> La Revue Stern de 2006 a estim\u00e9 le niveau actuel de la temp\u00e9rature mondiale, qui est responsable de la fonte de la glace dans l&#39;Arctique et de la s\u00e9cheresse en Afrique australe, \u00e0 0,6 degr\u00e9 centigrade. La revue a enqu\u00eat\u00e9 sur les aspects \u00e9conomiques du changement climatique et le d\u00e9veloppement et a \u00e9t\u00e9 produite par une commission pr\u00e9sid\u00e9e par Sir Nicholas Stern, conseiller du gouvernement britannique.<\/p>\n<p> Si la temp\u00e9rature monte \u00e0 4 degr\u00e9s centigrades, cela provoquera potentiellement une diminution de 30-50 pour cent dans la disponibilit\u00e9 de l&#39;eau dans certaines r\u00e9gions vuln\u00e9rables comme l&#39;Afrique australe et la M\u00e9diterran\u00e9e, indique le rapport. Si cela atteint 5 degr\u00e9s centigrades ou plus, des niveaux croissants de la mer menaceront de grandes villes du monde, avec des effets d\u00e9vastateurs.<\/p>\n<p> Une partie de la solution se trouve dans la collecte et une bonne utilisation de l&#39;eau de pluie, selon Johnson Klu de &#39;Mvula Trust&#39;. Le trust a fourni \u00e0 750.000 Sud-Africains un niveau de base de fourniture d&#39;eau et \u00e0 plus de 500.000 autres des installations sanitaires am\u00e9lior\u00e9es pendant ces cinq derni\u00e8res ann\u00e9es en Afrique du Sud.<\/p>\n<p> L&#39;autre solution se trouve dans la technologie. Dans son discours d&#39;ouverture au &#39;World Mano-Economic Congress&#39; \u00e0 Pretoria le 23 avril, le vice-ministre de la Science et de la Technologie d&#39;Afrique du Sud, Derek Hanekom, a exhort\u00e9 les scientifiques &quot;\u00e0 nous aider dans notre qu\u00eate de r\u00e9duction de moiti\u00e9 du nombre de personnes n&#39;ayant pas un acc\u00e8s durable \u00e0 une eau de boisson potable et \u00e0 des installations sanitaires de base&quot;.<\/p>\n<p> &quot;Ils devraient aider \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer la r\u00e9alisation des Objectifs du mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement&quot;, a-t-il soulign\u00e9.<\/p>\n<p> L&#39;Afrique du Sud, per\u00e7ue comme une nation en proie \u00e0 un stress hydrique, a fait des progr\u00e8s puisque le gouvernement s&#39;est lui-m\u00eame engag\u00e9 \u00e0 r\u00e9duire de moiti\u00e9 le nombre de personnes n&#39;ayant pas acc\u00e8s \u00e0 l&#39;eau et aux installations sanitaires d&#39;ici \u00e0 2015, comme le requi\u00e8rent les Objectifs du mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement (OMD), des Nations Unies.<\/p>\n<p> Cornelius Ruiters, directeur g\u00e9n\u00e9ral adjoint de l&#39;infrastructure pour les ressources en eau au minist\u00e8re des Eaux et For\u00eats, a d\u00e9clar\u00e9, \u00e0 la conf\u00e9rence sur l&#39;eau, que depuis la fin de l&#39;apartheid en 1994, une infrastructure d&#39;eau de base a \u00e9t\u00e9 fournie \u00e0 environ 14 millions de personnes.<\/p>\n<p> Actuellement, 31 millions de Sud-Africains (67 pour cent de la population) ont gratuitement acc\u00e8s \u00e0 de l&#39;eau de base. Des installations sanitaires de base ont \u00e9t\u00e9 \u00e9galement fournies \u00e0 plus de 1,8 million de m\u00e9nages.  &quot;L&#39;objectif d&#39;\u00e9radication de tout le retard dans la fourniture d&#39;eau est fix\u00e9 \u00e0 2008. Pour les installations sanitaires, c&#39;est 2010&quot;, a indiqu\u00e9 Ruiters. &quot;Si cela est atteint, cela signifiera que l&#39;Afrique du Sud aura non seulement r\u00e9alis\u00e9 les OMD de r\u00e9duction de 50 pour cent du retard d&#39;ici \u00e0 2015, mais qu&#39;elle aura en fait combl\u00e9 tout le retard&quot;.                            Les effets du changement climatique de part et d&#39;autre du continent sont rest\u00e9s un sujet de pr\u00e9occupation. Les probl\u00e8mes politiques du Zimbabwe ont \u00e9t\u00e9 aggrav\u00e9s par des ph\u00e9nom\u00e8nes environnementaux comme l&#39;insuffisance de pluies et les s\u00e9cheresses.<\/p>\n<p> Ceci a contribu\u00e9 \u00e0 l&#39;afflux de quelque trois millions de Zimbabw\u00e9ens en Afrique du Sud, au Botswana et en Zambie ces derni\u00e8res ann\u00e9es, selon des groupes de d\u00e9fense des droits de l&#39;Homme et des militants.<\/p>\n<p> Le conflit dans la r\u00e9gion de l&#39;ouest du Soudan &#8211; le Darfour &#8211; est \u00e9galement li\u00e9 aux ressources naturelles, dont l&#39;eau.<\/p>\n<p> &quot;Au Nigeria, 1.350 miles (2.160 kilom\u00e8tres carr\u00e9s) sont transform\u00e9s en d\u00e9sert chaque ann\u00e9e. Des fermiers et bergers sont en train de se d\u00e9placer vers les villes&quot;, a indiqu\u00e9 aux participants \u00e0 la conf\u00e9rence sur l&#39;eau, Sue Taylor, responsable du programme du changement climatique au bureau de Pretoria du Fonds mondial pour la nature.<\/p>\n<p> &quot;Des gens parlent de la guerre de l&#39;eau. Avec le changement climatique, cela devient possible&quot;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PRETORIA, 27 avr (IPS) &#8211; En Afrique, 25 pays conna\u00eetront une p\u00e9nurie d&#39;eau ou un stress hydrique au cours des 20 \u00e0 30 prochaines ann\u00e9es. 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