{"id":3324,"date":"2007-01-31T13:40:01","date_gmt":"2007-01-31T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2007\/01\/31\/forum-social-mondial-tache-dure-pour-mettre-fin-au-vih-sida-face-a-la-violence\/"},"modified":"2007-01-31T13:40:01","modified_gmt":"2007-01-31T13:40:01","slug":"forum-social-mondial-tache-dure-pour-mettre-fin-au-vih-sida-face-a-la-violence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2007\/01\/31\/forum-social-mondial-tache-dure-pour-mettre-fin-au-vih-sida-face-a-la-violence\/","title":{"rendered":"FORUM SOCIAL MONDIAL: T\u00e2che dure pour mettre fin au VIH\/SIDA face \u00e0 la violence"},"content":{"rendered":"<p>NAIROBI, 31 jan (IPS) &#8211; La question de la violence exacerbant la propagation du VIH\/SIDA, en particulier chez les femmes, est rest\u00e9e l&#39;un des sujets br\u00fblants au Forum social mondial (FSM), qui a pris fin la semaine derni\u00e8re dans la capitale k\u00e9nyane.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>De l&#39;Afrique \u00e0 l&#39;Asie, des activistes ont r\u00e9it\u00e9r\u00e9 le fait que la violence \u00e0 l&#39;\u00e9gard des femmes reste une menace \u00e0 la lutte contre le VIH\/SIDA, et qu&#39;en l&#39;absence d&#39;une action des gouvernements pour s&#39;attaquer \u00e0 la question, gagner la guerre contre la maladie sera une t\u00e2che ardue.<\/p>\n<p> &quot;La violence est largement une cause d&#39;infection chez un grand nombre de femmes; la violence dans les maisons et dans les rues, la violence partout&quot;, a d\u00e9clar\u00e9 Ludfine Anyango, la coordonnatrice nationale de lutte contre le VIH\/SIDA \u00e0 &#39;Action Kenya-International&#39;.<\/p>\n<p> Le fait que les femmes n&#39;aient pas le dernier mot dans la n\u00e9gociation de leurs relations sexuelles les expose au risque d&#39;infection par la maladie, ont reconnu des participants au forum.<\/p>\n<p> &quot;Plusieurs femmes ne peuvent m\u00eame pas choisir quand avoir des rapports sexuels et quand ne pas en avoir. Bon nombre ne peuvent pas demander \u00e0 leurs maris d&#39;utiliser un condom parce qu&#39;en plus d&#39;\u00eatre suppos\u00e9es \u00eatre infid\u00e8les, elles craignent d&#39;\u00eatre battues. La femme n&#39;a alors autre choix que celui de continuer \u00e0 avoir des rapports sexuels non prot\u00e9g\u00e9s avec son \u00e9poux&quot;, a ajout\u00e9 Anyango.<\/p>\n<p> La violence dans les rues expose \u00e9galement les prostitu\u00e9es au risque d&#39;infection au VIH, selon Ros Sokunthy de Programme des femmes pour un changement, une organisation luttant pour les droits des femmes, y compris des prostitu\u00e9es, au Cambodge.<\/p>\n<p> &quot;Une travailleuse du sexe n\u00e9gocie avec un homme. Lorsqu&#39;elle arrive sur le terrain, elle trouve plus d&#39;un homme et ils veulent tous avoir des rapports sexuels avec elle. Lorsqu&#39;elle refuse, elle est battue ou viol\u00e9e&quot;, a indiqu\u00e9 Sokunthy \u00e0 IPS.<\/p>\n<p> &quot;Habituellement, la prostitu\u00e9e a deux condoms. Si sur le terrain elle trouve trois ou quatre hommes, les condoms ne seront pas suffisants. Les hommes vont la battre si elle refuse d&#39;avoir des rapports avec eux, ou insistent pour utiliser des pr\u00e9servatifs qui ne sont pas solides ou peuvent se d\u00e9chirer facilement, l&#39;exposant \u00e0 l&#39;infection du VIH&quot;, a-t-elle soulign\u00e9.<\/p>\n<p> Ces sc\u00e9narios, selon les experts, expliquent pourquoi davantage de femmes que d&#39;hommes sont infect\u00e9es par le VIH\/SIDA. Le rapport du Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH\/SIDA (ONUSIDA) dit qu&#39;en Afrique subsaharienne &#8212; qui abrite environ 64 pour cent de la population mondiale vivant avec le VIH\/SIDA &#8212; plus de femmes que d&#39;hommes sont infect\u00e9es.  Des participants du FSM ont \u00e9galement appris que des femmes \u00e9taient battues par leurs \u00e9poux lorsqu&#39;ils d\u00e9couvraient qu&#39;elles s&#39;\u00e9taient rendues dans des centres de tests de d\u00e9pistage et de conseils gratuits (VCTs).<\/p>\n<p> &quot;Nous avons eu des cas o\u00f9 certaines femmes viennent \u00e0 nous et nous disent &#39;s&#39;il vous pla\u00eet, ne dites pas \u00e0 mon mari que j&#39;\u00e9tais ici parce que s&#39;il l&#39;apprend, il me tuera lorsque je rentrerai&#39;. Lorsque nous suivons le cas, nous constatons que le mari est s\u00e9ropositif&quot;, a d\u00e9clar\u00e9 Mary Watiti, une conseill\u00e8re dans un centre VCT \u00e0 Kibera, le plus grand bidonville du Kenya.<\/p>\n<p> &quot;Cette peur am\u00e8ne plusieurs femmes \u00e0 renoncer \u00e0 conna\u00eetre leur statut s\u00e9rologique et \u00e0 continuer ainsi \u00e0 avoir des relations non prot\u00e9g\u00e9es avec leurs \u00e9poux&quot;, a-t-elle ajout\u00e9.<\/p>\n<p> Ce ph\u00e9nom\u00e8ne a relanc\u00e9 des appels en faveur de nouvelles lois pour s&#39;attaquer \u00e0 toutes les formes de violence \u00e0 l&#39;\u00e9gard des femmes, et d&#39;une application stricte de la loi dans des pays o\u00f9 une telle l\u00e9gislation existe d\u00e9j\u00e0. La modification des lois est per\u00e7ue comme l&#39;un des moyens efficaces de contrer la propagation du VIH\/SIDA.<\/p>\n<p> Le Kenya a \u00e9t\u00e9 sous les feux des projecteurs parce que disposant d&#39;une loi qui s&#39;attaquait \u00e0 la violence sexuelle, mais qui avait des lacunes qui permettaient que des femmes continuent d&#39;\u00eatre viol\u00e9es, avec tr\u00e8s peu de recours \u00e0 la justice.<\/p>\n<p> &quot;Bien que nous ayons la Loi sur les d\u00e9lits sexuels, elle ne reconna\u00eet pas le viol d&#39;une femme par son \u00e9poux; pourtant, le VIH\/SIDA est principalement propag\u00e9 \u00e0 travers les relations sexuelles&quot;, a soulign\u00e9 Inviolata Mbwavi, la coordonnatrice nationale du R\u00e9seau des personnes vivant avec le VIH\/SIDA au Kenya.<\/p>\n<p> Un projet de loi sur la violence conjugale, qui stipulait des peines strictes pour des agresseurs dans ce pays est-africain, \u00e9tait d\u00e9pass\u00e9 et doit maintenant \u00eatre d\u00e9pos\u00e9 \u00e0 nouveau sur la table du parlement. Le projet de loi a \u00e9t\u00e9 introduit en 2000.<\/p>\n<p> Toutefois, les lois seules ne suffisent pas pour s&#39;attaquer au VIH\/SIDA. L&#39;implication des hommes dans la lutte contre la pand\u00e9mie est cruciale, estiment des groupes comme l&#39;ONUSIDA, \u00e9tant donn\u00e9 que les hommes ne prennent g\u00e9n\u00e9ralement pas les devants en termes de recherche de services VCT et, parfois, compromettent la gestion et le traitement des personnes infect\u00e9es.<\/p>\n<p> Des sp\u00e9cialistes du VIH\/SIDA soutiennent que parce que les hommes semblent craindre la stigmatisation beaucoup plus que les femmes, ils se rendent rarement dans des centres VCT.<\/p>\n<p> Une \u00e9tude men\u00e9e en Indon\u00e9sie le mois dernier montre que neuf hommes sur 10 se sentaient offens\u00e9s lorsque leur partenaire leur demandait d&#39;aller dans un VCT et refusaient le test de d\u00e9pistage, tandis que huit femmes sur dix acceptaient d&#39;\u00eatre d\u00e9pist\u00e9es.<\/p>\n<p> &quot;C&#39;est parce que les hommes continuent de penser que le VCT et le VIH\/SIDA sont seulement pour des groupes \u00e0 haut risque&quot;, a indiqu\u00e9 \u00e0 IPS, Suksma Ratri de Rumah Cemara, une organisation de recherche sur le VIH\/SIDA.  L&#39;incapacit\u00e9 \u00e0 demander des conseils et des tests de d\u00e9pistage emp\u00eache les hommes de prendre part aux programmes de traitement. Ceci peut amener des hommes infect\u00e9s \u00e0 retirer certains des m\u00e9dicaments \u00e0 leurs \u00e9pouses qui sont sous traitement.  Cette pratique est r\u00e9pandue dans des r\u00e9gions \u00e9conomiquement faibles \u00e0 travers les pays africains, selon James Kamau, coordonnateur de la Coalition de la soci\u00e9t\u00e9 civile sud-africaine sur le VIHSIDA.<\/p>\n<p> &quot;Des exp\u00e9riences dans le bidonville de Kibera et les r\u00e9gions les plus pauvres dans le centre et l&#39;ouest du Kenya indiquent que les femmes partageaient les m\u00e9dicaments&quot;, a-t-il dit.<\/p>\n<p> Mais des experts pr\u00e9viennent que le non-respect de la dose des anti-r\u00e9troviraux (ARV, le principal traitement pour le VIH\/SIDA) est un moyen s\u00fbr de d\u00e9velopper une r\u00e9sistance aux m\u00e9dicaments peu co\u00fbteux et abordables. Lorsque cela arrive, la personne affect\u00e9e sera oblig\u00e9e de d\u00e9bourser dix fois plus pour acheter des ARV qui peuvent s&#39;attaquer aux vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes du virus.<\/p>\n<p> &quot;Tant que nos hommes ne s&#39;impliqueront pas dans la guerre, alors nous devrions oublier la fin de l&#39;infection du VIH\/SIDA et la violence qui vient avec elle&quot;, a d\u00e9clar\u00e9 Lilian Musang&#39;u, une participante du FSM, venue du Malawi.<\/p>\n<p> Le FSM est une rencontre annuelle d&#39;activistes sociaux cherchant \u00e0 \u00e9laborer des moyens pour contrer la domination des nations occidentales riches. Cette rencontre de plusieurs dizaines de milliers d&#39;activistes se d\u00e9roule g\u00e9n\u00e9ralement en janvier, comme un contrepoids au Forum \u00e9conomique mondial, une rencontre annuelle de puissants hommes d&#39;affaires et de dirigeants politiques dans la station alpine de Davos, en Suisse.<\/p>\n<p> Depuis 2001, les rencontres du FSM se sont tenues au Br\u00e9sil et en Inde. L&#39;ann\u00e9e derni\u00e8re, c&#39;\u00e9tait un forum polycentrique qui s&#39;est d\u00e9roul\u00e9 en trois endroits, Bamako, au Mali; Caracas, au Venezuela; et Karachi, au Pakistan. Au moins 50.000 personnes venues des quatre coins du globe \u00e9taient pr\u00e9sentes \u00e0 l&#39;\u00e9v\u00e9nement de Nairobi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NAIROBI, 31 jan (IPS) &#8211; La question de la violence exacerbant la propagation du VIH\/SIDA, en particulier chez les femmes, est rest\u00e9e l&#39;un des sujets br\u00fblants au Forum social mondial (FSM), qui a pris fin la semaine derni\u00e8re dans la&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2007\/01\/31\/forum-social-mondial-tache-dure-pour-mettre-fin-au-vih-sida-face-a-la-violence\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":215,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,10,33,1,4,28],"tags":[],"class_list":["post-3324","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-droits-humains","category-forum-social-mondial","category-headlines","category-sante","category-southern-africa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3324","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/215"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3324"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3324\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3324"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3324"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3324"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}